5121, le 05/08/2008 20:12, dit :
Beuh ! Pourquoi ils filialisent alors ?
A part ça, j'ai lu des chiffres que je n'arrive pas à retrouver : pour 3% des trains-km, les privés font 8 % des t.km. Ce qui veut dire qu'ils n'ont pris que du train complet. Tant que leur trafic est faible, ils pourront répondre du tac au tac aux clients ... et encore, ça commence à coincer. Mais quand il faudra ORGANISER 30 fois plus de trains, alors là, on en reparlera !
Encore une petite réflexion sur les agents SNCF qui sont hypnotisés par le serpent privé (les agenst ECR ou Véolia défendent leur boîte = leur croûte, c'est normal) :
comment peuvent-ils ne pas comprendre que l'organisation soi-disant plus efficace des privés n'est que la partie qu'on veut rendre visible de l'iceberg, et que derrière tout ça, il y a la destruction inéluctable des acquis de 50 ans de lutte. Que bientôt, les conducteurs de trains seront à la même enseigne que les conducteurs de poids lourds. Et ça c'est inacceptable, et pour celui qui travaille et pour la collectivité. Qu'un camion aie les roues en l'air chaque matin, avec un peu de pot, le conducteur s'en tire. Si c'est un train, ce sera une autre chanson.
La rentabilité du "risque calculé" est intégrée dans les modèles économiques, entre autres via les assurances. On peut compter sur les dirigeants actuels (y compris sur ceux de la SNCF qui poussent les ADC vers VFLI et autres) pour aller dans cette très mauvaise direction
Malheureusement, tu es bien en deçà de la verité: chaque matin ce sont une bonne dizaine de camions les roues en l'air sur l'ensemble du territoire Français..... et la plupart du temps celà fait tilt avec une bagnole et ses occupants, et je ne vois pas en quoi celà serait moins important qu'un train de voyageurs...le nombre, ah le "beau" calcul
Tu as parfaitement raison de dire que le dogme est bien celui d'une diminution du coût du transport, avec ce que celà induit en recherche de competitivité....personne ne l'ouvre quand toute une politique de bas coûts, grandes enseignes en tête, se clame haut et fort..hein, des fois que l'on pourrait consommer plus, avoir plus que son voisin
Que des dirigeants cherchent à améliorer le global service compétitivité, recherchant par délà les idées reçues de nouvelles solutions: trés bien, mais attention à ne pas vouloir réinventer la roue et savoir être credible et modèle lorsque l'on chasse les coûts.
Il semble se prendre un tournant, tragique, de l'homme fusible....enfin ce n'est que mon point de vue. "Le maillon faible", quoi..!!!
Fabrice