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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 31/10/2011 dans toutes les zones

  1. 38 points
    Récit d'une partie d'une journée de service. D'avance excuses pour la longueur ! 3h00... Le réveil sonne (ou plutôt le portable diffuse la petite musique que l'on ne connaît que trop bien...). On se réveille difficilement, on sort sans bruit de la chambre et avant toute chose, on met en marche la cafetière, notre meilleure amie à cette heure ! 3h05... Le chat, bienheureux sur son canapé (disons qu'il me l'emprunte pour la nuit !) ouvre ses yeux, me regarde en baillant comme un paresseux puis retourne à ses rêves remplis de souris et de rideaux à déchirer ! Ca y-est, la cafetière, qui ne se plaint pas de l'heure, a fini son travail. Pendant la préparation (rapide) du p'tit déj, je jette un coup d'oeil à la fenêtre. Seul le vent et la pluie apportent une étincelle de vie dans ce tableau figé. Cela dit je m'en serais bien passé de cette foutue pluie... Le parking de l'immeuble est jonché de feuilles mortes (déjà...), les éclairages publics crachent leur halo de lumière, un peu inutile à cette heure. Au loin, passe la ligne de Plaisir-Grignon à Paris-Montparnasse. De la fenêtre, j'ai une vue sur les 50 premiers mètres du tiroir de Plaisir. Une Z5300 est garée, endormie comme toutes choses ce matin. Je me chargerai de la réveiller... 3h25... Petit dèj et toilette terminée, il est temps que je brave le froid de la nuit noire pour rejoindre la petite gare sans charme de Plaisir-Grignon. 5 minutes de marches suffisent pour la rallier, grâce à cela j'économise un taxi à la boîte et je gagne 20 min de sommeil ! C'est presque donnant-donnant ! Je ne croise bien-sûr personne. Le vent, la pluie, l'abscence de vie me font penser à tous ces films et série post-apocalyptiques qui ont le vent en poupe. Bref, l'imagination tourne à plein régime ! 3h35... J'arrive dans la gare. Elle est éteinte, les CAB fonctionnent normalement. Tant mieux, pas besoin d'appeler tout le monde pour qu'on m'ouvre comme cela m'est déjà arrivé ailleurs. Une boureuse roule (enfin plutôt roule 1 mètre, tasse le ballast, roule 1 mètre, tasse le ballast, roule 1 mètre...) à contresens sur la voie 2. Ya pas à tergiverser, ça bosse vraiment tout le temps dans cette boutique ! Je me dirige vers le poste où l'AC, qui attend avec impatience de retrouver son lit après une nuit de boulot, m'informe sans surprise que ma rame est au tiroir. En fait il y en a deux, elles sont coupées. Le collègue m'allume la gare. J'apprécie cette attention. Je lui souhaite une bonne nuit ! 3h45... J'arrive au-devant de ma rutilante 5300. Ce sera la 5308... Je me rappelle que sa petite soeur, 5309, a eu une rupture d'attelage récemment... Quel bon présage ! La PC se passe sans problème, l'EJ se fera à Paris. Je remarque que le électeur de puissance de la Z est sur 1. Encore un bon présage me dis-je... 4h15... Le signal s'ouvre au blanc, je m'avance vers la voie centrale. Les essuie-vitres sont en fin de vie, j'espère que ce sera différent de l'autre côté... Arrêt voie centrale, changement de bout, mise en service de la ZRx, les essuie-vitres sont tout aussi pourris, la pluie redouble de puissance. Il est bientôt l'heure du départ... 4h41... Départ pour paris, j'ai mis le sélecteur de puissance sur 2 compte tenu du super climat francilien. 1 cran, 2 crans, 3 crans... La zone 30 est dégagée, voyons voir si c'est comme Sader, si ça adhère ! Je mets sur "S", ça a l'air d'aller. Arrivée à Plaisir-les-Clayes sans encombre. Ces foutus essuie-vitres m'empêchent de bien voir la 4V mais bon je m'en sors pas si mal. Traversée de Villepreux au même niveau que la route. Une voiture roule dans le sens inverse en plein phares. Je me mets en fanaux, lui se met en code. J'adore cette connivence entre deux modes de transport pourtant concurrents ! L'arrivée à Villepreux-les-Clayes se fait sans encombre, des clients me saluent à mon arrivée. C'est très courant dans les premiers trains du matin et j'adore ça ! J'aperçois plusieurs clients en tenue de postier. Et y'en a encore pour les traiter de feignasses ! Enfin bref. Je repars. 1 cran, 2 crans, 3 crans, "S", "CR". Je roule à 50km/h. Le voltmètre batterie est stable, j'ai "fini" le rhéostat... On tente le couplage parallèle ? Allez on tente ! pourtant si j'avais su... Le voltmètre batterie fait ses soubresault caractéristiques et là c'est le drame ! L'escargot s'allume, l'AP s'énerve ! Pas de souci, je remets sur série... Les loupiottes s'éteignent, les a-coups dans la rame cessent... 60km/h... La rampe de Fontenay-le-Fleury arrive... La rampe et... la forêt de Bois d'Arcy... 55km/h... La vitesse se maintient. J'aborde la rampe. Les arbres alentours se secouent dans tous les sens en libérant les mêmes saletés qui jonchaient mon parking !... Bon sang ! Ca recommence ! Ces deux foutues lampes se rallument. Que je les aime pas ces loupiottes ! Pas le choix je coupe la traction... 50km/h... Je mets d'office le sélecteur de puissance sur 1. Ca me laisse le temps de perdre encore un peu de vitesse ! Va pour le cran par cran ! 1 cran, 2 crans, 3 crans, 4 crans... Ca tient mais je perds encore de la vitesse. Je tente le "S", les contacteurs passent encore 5 crans à peu près et les lumières du diable se rallument ! , je remets un peu à 0 mais je ne veux pas couper totalement la traction, j'ai trop pedu de vitesse... 4 secondes sur 0 et retour su "M". Ca tient... 40km/h... 30km/h puis la vitesse se stabilise... durant quelques 30 secondes et de nouveau, ma brave automotrice part en patinage ! Pas le choix, je coupe complètement la traction. La vitesse décroît inexorablement... 20km/h... Là j'ai chaud ! C'est pourtant pas un patache, c'est un foutu train de banlieue ! Je passe 1 cran, 2 crans, 3 crans, et re-patinage ! Retour à 0 ! 1 cran, 2 crans ! ça patine ! Fait ch... 10km/h... Seul le premier cran est supporté ! Je vais devoir maintenir cette vitesse ridicule avec un seul malheureux cran ! Pourvu que le rhéostat supporte ça ! Je déteste maltraiter le matériel ! Pas moyen de l'éliminer, pas moyen de couper la traction sinon c'est l'arrêt au milieu de cette foutue forêt sans pouvoir repartir ! Je m'arrache la rétine à fixer l'IV et le boitier de signalisation. Au moindre a-coup, je me dis "p... elle patine encore !" . Non ça va, ma Z me restera fidèle.Je regarde devant, des lumières oranges me sortent de la torpeur... 0km/h... Je suis arrêté à Fontenay... Les clients ensommeillés montent dans la rame sans se douter de l'aura de stress emprisonnée dans la cabine de conduite. J'ai pris 7 minutes mais ils ne m'en tiennent pas rigueur. Le départ de Fontenay se fera en extrême douceur, mon p'tit gris me le rendra. Le reste du trajet se fera sans problème, l'arrivée à PMP se fera avec 4 minutes de retard. Des clients me souhaitent une bonne journée. Si vous saviez... Merci d'avoir eu le courage de lire cette longue prose !
  2. 35 points
    J'ai eu la chance et le privilège ce Week end d'ouvrir la voie entre Morteau, La Chaux de Fonds (CH) et Besançon avec un beau voile blanc sur le sol. Il y avait jusqu'à 40cm au dessus du rail et un silence d'or. C'est suffisamment rare pour être apprécié à juste titre Dame nature m'a offert un beau spectacle dans son plus bel habit. Ne voulant pas garder ça que pour moi, je vous en fait profiter via ce sujet. Un paysage Magnifique, en symbiose avec la nature.... Morteau Locle col des roches (CH) Le Locle coté suisse (CH) Le Locle coté France (CH) Plaine de Morteau Grand Combe Chateleu Gilley, nota : la voie est sur un talus Maitre renard veille.....
  3. 32 points
    Une forme au loin... Sûrement encore un chat, il y en a plein par là... Il faisait bon en ce matin d'été. Les matinées en cette saison sont plus supportables, on travaille à la fraîche, le jour se lève tôt, dissipant plus rapidement le voile de fatigue qui nous harcèle au fil des kilomètres. Les voyageurs, peu nombreux, sont encore à mi-chemin entre pleine conscience et rêve éveillé. Après une circulation à vide pour mise en place du train, me voilà prêt à repartir en sens inverse vers la civilisation, avec cette fois des compagnons de voyage endormis bien agréables... Premier arrêt, une dizaine de tombés du lit nous rejoignent et c'est reparti... Le halo bien agréable du lever de soleil apparaît à l'horizon, prémisse d'une belle journée sûrement... Je roule à 90 km/h, inutile d'aller plus vite, la marche est ni trop tendue, ni ennuyeuse. Une courbe sur la droite. Une forme au loin... Le long de ma voie...Sûrement un chat, il y en a plein par là... Et puis, avec la fatigue, on voit des "trucs" parfois ! La forme bouge, rentre dans ma voie, je m'arrache la rétine pour constater que, non, ce n'est pas un chat. Cette "chose" a forme humaine. Il s'agit bien d'une personne. Je siffle à en casser la manette du sifflet. La personne se couche entre les rails. En une poignée de secondes, nos deux destins se lient. De toutes mes forces, je "tape l'urgence" comme si le degré de force avec laquelle on tape sur le champignon allait changer quelque-chose, j'actionne l'alerte radio en même temps tout en vociférant un flot d'insultes qui ne s'adressent en fait à personne mais me permettent d'évacuer toutes ces émotions qui me submergent en ce laps de temps pourtant si court. Il est trop tard, le bruit de la rencontre est terrible et le train met une éternité pour s'arrêter. Je lui en veux à ce train et à sa foutue énergie cinétique d'être si long à s'arrêter. L'arrêt est obtenu 400m après l'impact... Je tremble, j'informe le régulateur, je dis aux voyageurs ce qui nous est arrivé. Le ton de ma voix fait son petit effet, l'un d'eux tape à la porte et me propose son aide. Je le remercie chaleureusement. Tous les gens présents dans la voiture me lance des regards de compassion, une dame est en pleurs... Allez il faut se reprendre et aller voir si la personne est encore en vie même si l'espoir est mince. Après cette basse besogne, les lueurs des gyrophares des secours approchent. Pompiers, police, SUGE, astreinte traction sont présents et sont d'un soutien sans faille. J'ai soif... Très soif... Plus de deux heures après, on a l'autorisation de faire avancer la rame jusqu'à la gare suivante, le conducteur de relève s'en charge, pas question pour moi de faire avancer ce train. A quai, les voyageurs, patients, descendent sans un mot. Une collègue de la SUGE, se souvenant de mon étrange soif, m'apporte une bouteille d'eau, merci à elle... Au commissariat, j'apprendrai que mon infortuné compagnon était un homme âgé, dépressif. Je ne lui en veux plus, je suis triste pour lui et sa famille. Après une semaine d'arrêt, un fort besoin de "remonter" s'est fait sentir. Etrange... Ce récit résulte d'un besoin de coucher sur le papier (ou sur l'écran en l'occurrence) ce qui m'est arrivé, il est volontairement vague sur les lieux, les heures, etc... Merci de m'avoir lu. Moi ça m'a fait du bien de l'écrire.
  4. 29 points
    Bonjour à tous. Jeudi dernier, nous avons acheminé mes collègues et moi la rame TGV PSE N°45 du technicentre de Paris Sud Est à celui de Romilly-sur-Seine. Particularité du parcours, le sillon était tracé par la Voie Unique à Signalisation Simplifiée (VUSS) de Montereau à Flamboin, ce qui nous a évité un laborieux changement de bout à Noisy où Bobigny avec dépose et pose de l'attelage de secours sur la BB 60000. Voici les photos de cet acheminement. Encore une fois en grande quantité, désolé d'avance!!! Je ne sais pas faire court... Voici donc notre convoi entrant sur la voie 2 Est de la gare de Montereau. Il est formé de la BB 60026 tractant la rame TGV PSE N°45 acheminée en marchandise roulante. Cette dernière fait partie des chanceuses à subir une toute dernière rénovation leur procurant un prolongement de potentiel de vie d'une petite dizaine d'année dixit un chef du technicentre de Villeneuve. Le convoi une fois arrêté au pied du signal de sortie de la gare. Nous voici enfin parti avec un retard d'une quarantaine de minutes suite à un problème de sillon. Nous venons de longer la zone industrielle de Montereau sur notre gauche et nous apprêtons à franchir le pont enjambant la LGV LN1 ainsi que l'autoroute A5. A droite, une des deux voies permettant l'accès à la LGV, une autre jonction se trouvant en contrebas de notre voie sur la gauche. Nous passons au droit de la maison garde-barrières du PN N°22 de Noslong-Marolles situé au PK 115,36. L'origine de la ligne étant la gare de Paris-Est, Flamboin-Gouaix au kilomètre 95.081 et Montereau au kilomètre 122.677. Pour les fans de Serge le Lama, je l'ai retrouvé. Il s'est planqué dans une ferme située entre Noslong-Marolles et Courcelles-en-Bassée et tente de se faire passer pour un mouton. Quel déconneur ce Serge!!! Nous approchons de l'Installation Terminale Embranchée (ITE) CEMEX (acronyme de Cementos Mexicanos) qui est une entreprise de matériaux de construction ayant son siège au Mexique. C'est en partie grâce à ce client que la VUSS revoit circuler des trains. Nous retrouvons la pancarte "mi blanche - mi noire" propre à la signalisation des VUSS. Elle impose au conducteur de ne pas dépasser la vitesse de 30 km/h (40 km/k si repris au renseignement technique) à partir du repère d'entrée matérialisé par un chevron pointe en bas et ce sur toutes les aiguilles de l'établissement. Nous allons passer en vitesse le long de l'ITE CEMEX (km 112). Une rame de wagons trémies vides attend une locomotive de la filiale VFLI afin de pouvoir repartir faire le plein de granulats aux carrières de Gudmont près de Chaumont via les lignes 4 et 10. Voici à présent l'évitement neutralisé de Châtenay-sur-Seine (km 109,2). Pour la petite histoire, ce dernier a été entièrement refait à neuf pour les besoins des travaux de renouvellement de la ligne. Une fois ces derniers finis, il a été neutralisé... La sortie de l'évitement situé au kilomètre 108,2 constitue la limite entre les réseaux Sud-Est et Est. Décorations de Noël sur ce pont supérieur situé sur la commune de Vimpelles. Nous allons passé sous les restes d'un pont "scalpé"qui supportait autrefois la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Jouy-le-Châtel à Bray-sur-Seine du réseau départemental de Seine-et-Marne exploité par la Société générale des chemins de fer économiques. Nous sommes à proximité de la commune de Donnemarie-Dontilly qui était desservi par ce tramway de 1904 à 1950. Pourquoi tracer droit quand on peut tracer de travers. Ah!!!, les subtilités du dressage de la voie et de son nivellement sont impénétrables!!! Voici en image une des conditions sine qua non à la réactivation des circulations sur la VUSS, la pose de murs anti-bruit le long des maisons jouxtant la voie. Nous sommes à Everly, lieu où s'est monté l’association des riverains de la voie ferrée. Nous approchons de Flamboin. Voici la pancarte qui nous indique que nous retrouvons la liaison radio GSMR. Auparavant, les communications avec les agents circulations (AC) de Flamboin et de Montereau s'effectuaient à l'aide du GSM-GFU. Ce moyen de communication permet aux AC des gares encadrantes en cas de danger sur la ligne ( exemple: une personne signale via un téléphone de passage à niveau que son véhicule est coincé sur ce dernier) de nous envoyer via notre téléphone portable d'entreprise une alerte sonore correspondant à l'actuel Signal d'Alerte Radio utilisé sur les lignes équipées de liaisons radio sol/train. Il faut préalablement s'enregistrer dans le portable avant de s'engager. Je vous raconte ça car nous avons eu le droit à ce fameux appel d'urgence peu avant Noslong-Marolle. Il s'agissait simplement d'un test effectué par l'AC de Montereau pour contrôler le fonctionnement de ce dernier puisqu'avec les fêtes, il n'y a pas eu de circulations depuis un certain temps et il y a donc un protocole de vérification mis en place. Nous voici à présent arrêté en gare de Flamboin-Gouaix sur la voie 4. Il nous faut attendre une vingtaine de minutes le passage de l'intercité N°1745 Paris-Est--Belfort. Avis aux débroussailleurs amateurs, il faudrait venir couper quelques arbustes pour les prochaines fois... Voici le fameux 1745 avec à sa tête celle qui aura porté de nombreuses livrées différentes durant sa carrière, j'ai nommé la CC 72130. La nuit commence à tomber lorsque nous mettons notre dernier coup de frein afin d'immobilisé notre convoi en gare de Romilly-sur-Seine. Je descend afin de prendre ces toutes dernières photos pendant que les collègues vont manœuvrer afin de placer la rame coté technicentre, c'est à dire côté pair. Une fois dégagé un carré violet sur voie 1 en direction de Troyes, le convoi refoule et la rame TGV se tortille sur les nombreux appareils de voie. Pour finir ce lonnnnnngggggg reportage, une photo d'ensemble du convoi avec en arrière-plan à gauche une partie des ateliers du technicentre. Il est temps pour nous de défaire l'attelage de secours et de repartir haut-le-pied au dépôt du Bourget mais via la ligne 4 cette fois-ci!!! Le locotracteur Y 8000 de manœuvre équipé de l'attelage automatique lui, viendra dans la foulée cherché le TGV afin de le rentrer dans l'enceinte de l'établissement. Et voilà, c'est fini. Bonne soirée à tous et une nouvelle fois, meilleurs vœux à tous. Vincent.
  5. 27 points
    Les derniers mètres d'une carrière de plus de 1.5 million de km... La star du jour.... La semaine prochaine, il enlève le haut... L'UP Conduite du Web du Cheminot dignement représentée, avec Aldo500, son Médecin chef Prochain départ en retraite: Aldo500. Il a promis de nous inviter pour son "dernier malade".....
  6. 27 points
    6 février 1995 - 6 février 2015... 20 ans de boite!! Je me souviens de ce jour si particulier, ou tout timide, je me suis présenté à la feuille de l'Antenne de Paris Nord.... Et aussi de la fierté de repartir le soir avec ma carte SNCF havane, synonyme d'appartenir désormais à cette grande famille des cheminots que je ne connaissais que par quelques accompagnements avec un ami conducteur. 20 ans déjà, 20 ans seulement. 20 ans déjà, tellement le temps a passé vite depuis ce jour là, depuis la formation TB, l'examen, et le souvenir à jamais gravé de mon premier train seul à mon compte: 2 tours Paris Pontoise avec la 17085 et la VB2N N25. La cabine faisait facilement 25 m2!! Puis s'en suivirent presque 6 ans à effectuer de la banlieue sur le Nord et la ligne D, avec les galères de régularité, les voyageurs irrités, les "Z'y va" du 9-3, mais aussi les belles rencontres avec certains touristes à Roissy. Il y a eu aussi, comment ne pas l'oublier, le 12 juillet 1998 et la finale de la coupe du monde de foot. "Et 1, et 2, et 3 zéro", alors que j'ai assuré le premier train supplémentaire au départ du Stade de France pour ramener les supporters vers le centre de Paris. Quelle ambiance!! Puis, à la faveur d'une permutation au printemps 2002 est arrivée ma période villeneuvoise, ou j'aurai passé un peu plus de 8 ans de ma carrière. Le beau roulement 121, ou, à ce moment là en 2002, on faisait tous les types de train du MA80 au V160, ainsi que de la Z2N. Et on a vu arriver la spécialisation, la perte de la charge Z2N et des missions voyageurs, et le pire de tout, les divers "plan Fret de la dernière chance", puis la création du roulement EPOC, premier roulement "spécialisé" au Fret, avec la joie de faire le MVGV, sans doute le plus beau train de ma carrière malgré la pénibilité de la tournée... Mais aussi à cette même période, qu'on a commencé à subir la perte de certains contrats au profits des nouvelles EF ou de la concurrence interne, jusqu'à ce que la charge de travail, même au sein du roulement combiné devienne si faible qu'on nous incite à partir à la banlieue ou à profiter de la passerelle vers le dépot de Paris en vue d'une formation TGV. J'ai donc intégré l'effectif du dépot de Paris Charolais à l'automne 2010. J'ai été reformé à la banlieue et au V160, autorisations que j'avais perdu suite à l'application de la TT0035, puis la formation TGV un an plus tard. 20 ans seulement, tellement les réformes se sont succédées, tellement on a vu l'entreprise se décomposer, se réorganiser pour en assurer une meilleure "vente par appartement".... Et ce n'est pas fini... Entre l'imposition des RHR, les 35h, les réformes des retraites, et maintenant celle à venir du RH0077, qu'est ce qu'on s'est pris!!! Ce n'est plus du tout l'entreprise que j'ai connu il y a 20 ans.... Quand en 1995, on évoquait une possible arrivée de la concurrence, ou de repousser l'age de la retraite, ca faisait franchement sourire. Aujourd'hui, on se marre beaucoup moins. On rajoute les visites médicales d'aptitude, sorte de couperet, d'épée de Damoclès qui nous fait croire que nous avons à la conduite des CDD de 3 ans, et les incertitudes sur notre avenir, comment se motiver? En 1996, juste un an après mon embauche, un "vieux" m'avait dit ceci "Je n'ai pas connu le meilleur du chemin de fer, mais alors vous les jeunes, qu'est ce que vous allez morfler!!" Je le trouvais bien pessimiste, et finalement, comme il avait raison..... Alors voilà.... J'en suis là 20 ans plus tard. Aujourd'hui, il me reste environ 11 ans à faire pour atteindre l'age pivot puis éliminer la décote. Est ce que médicalement je pourrai aller jusqu'au bout? A quoi va ressembler le nouveau RH? Va-t-on subir une nouvelle réforme des retraites? Sans compter le flicage de plus en plus présent de nos gestes de conduite, même hors évènement, avec l'ATESS. Signification : Attention Tu Es Sous Surveillance.... Me pèse aussi de plus en plus la solitude en RHR. Les tournées des roulements sont montées de manière telle qu'on a parfois du mal à se retrouver au moins à deux pour partager un repas, ou même simplement un café. Sans y voir une théorie du complot, c'est à se demander si ce n'est pas fait exprès!! Bref.... Si le métier et la rigueur professionnelle de chaque instant qu'il impose me plaisent toujours, tous les "à coté" deviennent de plus en plus pesants. Tous ces faits, ces incertitudes, concourent à ce que je ne sois plus vraiment motivé à m'investir, et je ne suis pas le seul quand j'en discute avec des collègues de tous dépots... J'ai toujours la chance d'exercer un métier qui était presque un rêve de gosse. Même si la magie a disparu depuis bien longtemps, j'espère que ces années futures me donneront quand même professionnellement de bons moments et pas trop de galères.... Ai-je raison d'y croire?
  7. 27 points
    Ma petite contribution Neige du Haut Doubs du coté de Morteau ce week end et ouverture de voie
  8. 24 points
    Je vous partage cette photo inclassable et sans prétention qui a plus de 10 ans maintenant. On va dire que c'est une archive à plusieurs raisons: La BB 9702 décolle de la voie 7 de Paris Gare de Lyon avec un rame V2N au soir du 2 novembre 2006 et avec le Poste 1 en arrière plan... Quelques éléments de ce cliché ont maintenant soit disparus, soit changés
  9. 24 points
    Bonsoir à tous, Le malchanceux (ou plutôt chanceux) mécano de ce train c'était moi. Il s'est passé que quand j'ai mis le chauffage train, le moteur s'est emballé car il était alimenté à la fois par le carburant et l'huile ... quand j'ai commandé l'arrêt du chauffage train il continuait d'accélérer ! Après avoir commandé l'arrêt moteur depuis la cabine, j'ai bien commandé l'arrêt de l'alimentation en gasoil, ce qui a fait qu'il a arrêté d'accélérer, mais il ne s'est pas arrêté de tourner pour autant, car l'huile continuait à l'alimenter. Et là rien à faire, juste à espérer qu'il n'y ait pas de catastrophe ... la détonation a eu lieu lorsque j'étais à côté du moteur en train de tenter de l'arrêter au pupitre de lancement. Mais il n'y a rien eu à l'intérieur, tout s'est passé en toiture. L'isolateur était pile poil au-dessus de l'échappement, et la fumée dense et chargée de ferraille a fait la liaison électrique entre les deux côtés de l'isolateur. Le boum, c'est ça. Il n'est pas directement lié à l'engin moteur. D'ailleurs les tresses et autres câbles de masses sont restés intacts, ce qui prouve que le courant n'est pas passé par la loc. Mais j'aime quand même cette idée que je suis le seul à avoir eu de la tension ligne en 72100. Suite à cela a été ordonnée la coupure d'urgence par l'Escale, qui a bloqué tout le trafic entre Val-de-Fontenay, Le Raincy et la Gare de l'Est. Un silence de mort en cet endroit après les faits ... c'était irréel. Le turbo a claqué, et un cylindre a morflé. Mais je suis chanceux car en général ce genre d'avarie arrive en roulant et est donc indétectable. L'arrêt moteur n'est donc pas commandé et celui-ci s'emballe jusqu'à le piston sorte de son logement (on le retrouve en général dans la coursive). Donc un peu de dégâts, mais moins que ça aurait pu être. Bonne soirée. Christophe
  10. 24 points
  11. 24 points
    Suite de la saga.... Toujours sur la même ligne, toujours dans le Haut Doubs. Encore quelques petites photos pour la route prise à la même période. Je pense les dernières de l'hiver car la neige à du bien fondre depuis. Cette fois ci la voie est très bien dégagé et le givre se mélange à la brume pour parer les arbres de blanc. Le soleil aussi fait une apparition moins timide que la fois précédente. Les mêmes paysages vu encore sous un autre profil. Cette fois ci à la montée sur Morteau Le jour se lève sur Avoudrey, entre le Valdahon et Morteau Le soleil se lève sur Gilley encore dans les nuages L'arrivée sur Gilley, après la courbe Sortie de Gilley en direction de Morteau Tunnel de Remmonot, taillé à vif dans la roche qui domine le doubs La draisine tourne toujours pour le déneigement et les glaçons
  12. 24 points
    Salut à tous ! Il m'est arrivé un truc sympa ce matin et je tenais en faire part à la communauté du forum (ça me permet aussi de me vider un peu la tête en ces temps). Alors voilà , Ce matin, j'ai pris mon TER (Centre) de 7h30. Comme vous vous en doutez, c'est la pleine heure de pointe, la TER2N arrive vite à sa limite de capacité et on se sent un peu "infiltré en milieu hostile" quand on est de la boîte en incognito parmi tout ces voyageurs forçat du rythme "métro boulot dodo" qui n'ont que rarement et malheureusement de réelle sympathie envers les agents SNCF... Assis sur mon strapontin, le paysage défile dans la nuit matinale&humide avant d'arriver à Versailles, là, de charmantes personnes (féminines...) montent à la place des Rambolitains et autre Paris-Chartrains partis en courant de la rame pour avoir la correspondance avec leur train DEFI (ligne U) déjà à quai. Soudain, dans toute cette agitation apparaît une jeune femme d'à peu près mon âge qui emprunte ce train tout les matins, l'ayant déjà vue, je n'y prêta pas plus d'attention, préférant m'affairer sur les actualités et l'album de U2 que débitaient mon fidèle smartphone. On passe Meudon et son traditionnel panorama sur Paris à toute allure lorsque mon attention fut portée à nouveau sur cette jeune femme debout devant moi, mais cette fois-ci, mon instinct aura bien fait les choses. Je n'eut le temps de détourner un oeil d'elle que je vis les yeux de cette jeune femme vaciller de la même façon qu'une 8500 lancée à pleine vitesse sur une aiguille et son visage tourner à une teinte quasi-cadavérique avant de la voir littéralement s'effondrer contre la porte de la TER2N ! Dans ce genre de moment, votre cerveau se fiche dorénavant bien de ce qui vous entoure, vous n'agissez plus que par réflexe et tout ce que votre formation secouriste vous aura inculqué ressortira comme si elle venait de se terminer à la seconde où cette jeune femme s'effondra contre cette porte. J'arrachai mes écouteurs et me mit immédiatement accroupi face à cette personne. Je pris son bras, releva se tête avec précaution et commença à "prendre contact" avec elle. Elle me répondit difficilement, j'étais soulagé tout en étant inquiet quand je pensais aux conséquences que les malaises voyageurs avaient parfois dans les transports à ces heures-là. Je continuais à lui parler et finit par lui demander si elle pouvait se tenir debout, elle se releva et je lui conseilla que les pompiers de Montparnasse soient appelés, elle refusa dans un premier temps, en effet, elle semblait aller mieux...Je ne put détacher mon regard d'elle à présent. Alors que tout les autres voyageurs de la rame regardaient la scène avec des yeux ébahis tout en étant passif d'attitude, la jeune femme fut repris de malaise, elle se tenu d'abord la tête avec sa main avant de chanceler à nouveau, elle n'eut le temps de toucher le sol que je la rattrapais dans sa chute, nous étions en pleine arrivée à Montparnasse, nous étions aux premières loges pour sortir sur le quai qui défilait déjà, avec des gens pressés derrière nous, je ne pris aucun risque, aidée par une dame qui put tenir notre voyageuse malade, j'enfilai mon gilet orange SNCF afin d'être le plus voyant possible pour les pompiers et les personnels de la gare afin qu'ils puissent nous retrouver en cas de pépin parmi cette marée humaine qui allait se déverser sur le quai. J'ouvris la porte, les voyageurs de mon wagon sortirent heureusement dans le calme, à présent, je me croyais devenu soldat aidant son camarade de section blessé sur le front, je tenais notre jeune malade par l'épaule en boitant sur le quai devant une foule de voyageurs. (Au risque de me répéter mais, celle-ci était ébahie lorsque son regard se posait sur nous tout en étant passive dans sa majorité face à ce qu'il se passait, un spectacle qui m'interloqua quelque peu...) Je pris la décision d'aller voir le CRL du train, arrivés à sa cabine sans trop d'encombre, je tapai contre sa porte côté quai, il me vit habillé de mon EPI tout en supportant une passagère, il ouvrit la porte, je le salua très rapidement avant de lui dire : "Appelle les pompiers, le PRCI, ce que tu veux !" Il décrocha immédiatement le combiné de la radio pendant que j'installai notre voyageuse assise sur le rebord du quai où était accostée la TER2N, les jambes détendues tout en lui soutenant le dos et la tête pour qu'elle soit dans une position la plus sécuritaire possible mais alors je la vis&sentis sursauter, cela me glaça le sang mais cela était "simplement" dû au bruit correspondant à la mise en marche des anti-enrayeurs de la rame... 2 voyageurs du train s'arrêtèrent pour nous aider, d'une gentillesse incroyable comparé à l'image qu'une majorité m'avaient renvoyé jusqu'à maintenant depuis que notre passagère étaient tombée, ils nous proposèrent de l'eau, d'aller chercher un café et d’appeler les pompiers, mais je dû refuser leurs aimables propositions car la sirène du petit camion électrique rouge des pompiers de Montparnasse retentissait déjà au loin et les PIVIF et autres vigiles de la gare étaient déjà sur place. Le conducteur ne partit que lorsque le pompier sortit de son petit camion, je le remercia très fortement et me répondit avec un grand sourire qu'il : "n'avait fait que son boulot !" avant de partir vers l'arrière du train, une coupe de la rame (qui était en UM) l'attendait déjà ! Le pompier quant à lui pris le relais de mon aventure, il déplaça la voyageuse avec mon aide vers le mur de milieu de quai et posa quelques questions à la jeune femme quelque peu perturbée, je l'aida à répondre et resta malgré tout, pour moi, je me devais de rester jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité dans le camion des pompiers, un peu lorsque l'on vous enseigne de ne jamais raccrocher le premier lors d'un appel aux services d'urgence mais cette fois-ci en grandeur nature. Le pompier me demanda une dernière fois de l'aider à porter notre passagère jusqu'à son petit camion qu'il avait manœuvré de façon à ce que tout se passe de la meilleure façon possible. Une fois notre passagère en sécurité avec son sac à main dans le camion, je demandai au pompier si je pouvais partir, il acquiesça et me remercia au même titre que notre jeune voyageuse qui eut l'air de puiser dans ses ultimes ressources pour me remercier de loin avec un regard brillant et un sourire éclatant... Que les quelques voyageurs du train venus à notre secours, les PIVIF et vigiles de la gare Montparnasse, le conducteur et les pompiers locaux soient très chaleureusement remerciés, dans l'espoir qu'ils verront ce récit et qu'ils gardent à l'esprit qu'ils ont tous fait un boulot formidable ce matin du 17 décembre 2014 ! Votre doudou est quant à lui reparti aider à secourir d'autres voyageuses sur rail d'un autre genre juste après cette aventure...
  13. 23 points
    Bonsoir à tous, Suite à visite du chantier de la LGV marocaine Kénitra-Tanger ainsi que de l'atelier de maintenance TGV, voici quelques vues des rames Duplex 2N2 à Tanger dans leur atelier. J'essaierai de poster quelques photos du chantier plus tard. Bonne soirée!
  14. 23 points
    Lyon Perrache terminus du train...BB 7291 - Train 17763 - Paris Bercy > Lyon Perrache - 23/04/2017. Mon premier Paris Lyon en titulaire ...... Miam j'aime ce boulot.....
  15. 23 points
    Si si, il fut un temps pas si lointain où, à Genève, nous roulions une BB25500 en tête d'une RIO. Pourtant, point d'ETCS, point d'Euro compatibilité, on se démerdait avec ce que l'on avait. Aussi, pour nous, c'était la découverte de véhicule aux caractéristiques absolument étrange: on nous parlait de BP-URG, de cran de shuntage et autre Grand Débit. De notre côté c'était le règne du "boc en bas", des graduateurs commandés par électronique et de l'à-coups haute-pression (avec une Conduite Générale qui montait à 7,5bar). Un monde, un univers totalement différent. Bien sur nous roulions depuis quelques années en connaissant le KVB, mais en dehors de ça aucun instrument français ne nous était connu. Lors de mes premières descentes sur La Plaine, on m'a raconté - en rigolant - que le ralentissement 30 et le rappel 30 furent systématiquement franchis et exécutés à 40 Km/h pendant plusieurs décennies, avant que les Bem 550 - équipé KVB - ne vinrent mettre un peu d'ordre dans la conduite locale; le mécano aux commandes se pressait alors d'ajouter "mais tu sais, les aiguilles et le block sont suisses, donc prévus pour le 40, c'est juste que nos amis frouzes sont bien lent". Pour simplifier la signalisation, seuls des carrés étaient implantés sur le tronçon, de manière à ce que les panneaux soient infranchissables même lors de simple protection contre le rattrapage. Il fallait limiter au maximum les différences avec la signalisation suisse, laquelle interdit tout franchissement de signal à l'arrêt sans ordre. Mais, bien que l'on parle de simplification, les manœuvres se déroulaient selon les règles suisses. Aussi j'ai un très drôle souvenir du chef de gare de Vernier-Cargo, s'arrachant les cheveux lorsqu'un mécanicien TGV SNCF - en pleine manœuvre - lui demandait un bulletin pour franchir un carré fermé pour une manœuvre alors que justement les règles helvétiques prévoient que les panneaux restent fermés en de tels cas, ou encore cette incompréhension totale du pauvre mécano fret qui était parti vaillamment à l'assaut de son carré fermé - sur ordre de manœuvre - sans presser BP-MV et s'était retrouvé piteusement planté et bien sur paniqué, croyant avoir commis l'irréparable, croyant avoir attaché à sa patte la casserole qui le poursuivrait toute sa carrière. La ligne, équipée en Block Manuel Unifié, réservait régulièrement son lot de problèmes. Pas que le système ne soit pas fiable ou peu sûr, non; simplement que les block étaient longs, qu'il n'y avait qu'un câble pour la libération et qu'une annonce d'arrivée simultanée par deux postes adjacents créait toujours un dérangement, que les retards en provenance de la France étaient fréquent et source de conflits sur la voie simple de Châtelaine, et que là au milieu devait encore se faufiler le trafic marchandise montant à Vernier-Cargo. Un air de far-west pour nous qui étions habitué à des gares télécommandés et des voies banalisées. Et puis il y avait le KVB, ce fameux engin du diable. Chez nous, c'était le règne du ZUB, un compagnon de route discret que tu n'entendais en général jamais, sauf dans deux cas : en cas d'enrayage puis de reprise d'adhérence (synonyme d'augmentation de vitesse sur le tachymètre, ce qui déclenchait toujours le 1er niveau d'alerte), où lorsque tu oubliais de le libérer en approchant un signal ayant commuté. En dehors de ça, si par hasard il se manifestait, c'est que réellement seul le freinage d'urgence pouvait t'amener à respecter l'ordre donné par la signalisation. Avec le KVB il fallait voir les choses différemment ,le KVB avait ses humeurs, il aimait voir ta crainte dans ses réactions, il aimait sentir un freinage continu, lent, régulier; il ne supportait pas l'absence de réaction immédiate alors que nous, nous avions comme seule règle de nous arrêter avant le rouge. Le saut technique était important, il fallut créer une catégorie spéciale rien que pour ces trains. Pensez-donc, des véhicules qui roulaient en catégorie voyageur mais atteignaient à peine un rapport de freinage de 70% selon nos normes alors que la plus basse possible était de 95% (sans quoi on chutait en catégorie marchandise). Dès lors, on créa un truc hybride, le R70, qui faisait se dresser les cheveux de n'importe quel inspecteur de l'Office Fédéral des Transports. On apprit à rouler un véhicule doté d'un frein électrique qu'il ne fallait pas utiliser de peur de le bloquer, alors qu'il y avait belle lurette que le frein à récupération freinait à lui seul tous nos véhicules moteurs. Enfin, il ne fallait pas oublier la maintenance assurée par la SNCF. Au début elle cru pouvoir s'occuper des ses véhicules de la même manière que si un agent SNCF était au commande; il lui fallut vite déchanter! L'usure des freins, avec un mécano CFF en tête, fut trois fois plus importantes que prévus initialement. Aussi, l'entretien dépêcha un agent traction qui vint voir comment nous roulions: je me souviens encore de la crispation de ses muscles lors de nos entrées, le pauvre. Et il y aurait encore tant à dire... Le chef de gare de Vernier qui parti en voiture amener un bulletin à un train arrêté à Satigny (gare en transit automatique par compteur d'essieu sur un tronçon indiqué aux RT comme étant en block manuel) suite à un dérangement de block, car la radio Sol-Train passait trop mal pour le lui dicter; ou encore ce fameux jours où une radio dérangée envoyait des signaux d'alertes radio à tout bout-de-champ et que - fidèle à leur formation première - seuls les mécanos CFF continuaient de rouler en marche à vue malgré ladite alarme, au grand effroi des mécanos SNCF présents dans le coin; ou encore ce grand moment de solitude d'un agent qui - en VUT - mis 5 minutes dans le noir à trouver l'interrupteur de quittance de la RSO et resta planté dans l'intervalle, sachant que chez nous ledit interrupteur s'allume lorsqu'il faut l’acquitter. Ah cette ligne mixte Genève-La Plaine-(Bellegarde). Elle fut parfois notre cauchemar, mais elle avait son charme, indéniablement. Ne serait-ce que parce que La Plaine vendait glace, café et autres boisons à des prix défiants toutes concurrences... Cet été, elle passera en BAL, respectivement sera télécommandé par le Centre d'Exploitation de Lausanne au travers d'Iltis. (A 17:30, il y a une approche de signal fermé façon CFF, la grande peur des inspecteurs tractions SNCF...A 23:30, il y a démarrage sur Ralentissement 30 fermé)
  16. 22 points
    Quand une NAT effectuait des essais sur la ligne de la Maurienne... ça donne des rencontres atypiques comme en ce jour du mois de juin 2009, à Modane, où la rame 01 côtoie la BB 25188
  17. 22 points
    Le besoin de comprendre quelque chose d'inimaginable ... mais aussi un besoin morbide d'exister par ses supputation ("si je trouve avant tout le monde, imagine mes chevilles"). J'ajoute pour tous : Ca semble très compliquer pour certains d'attendre. Attendre que ceux savent expliquent. Car dites vous bien qu'on en a rien à secouer que truc ou bidule ait, avant tout le monde, une particule de vérité. La vérité sortira des enquêtes, pas de supputations à partir de deux photos et deux vagues idées. Et j'en peux plus de ce petit jeu qui consiste à vomir ses conneries pour finir par une petite phrase laconique façon "mais attendons les enquêtes". Je viens de voir Sarko le faire et je n'ai pu que gueuler devant ma TV. Sauf qu'ici on peut un peu plus que gueuler, alors les madame Irma du ferroviaire, allez donc sur un forum de voyance. Ici on parle chemin de fer, pas boule de cristal.
  18. 22 points
    ​Un bonjour ? Un mot de soutien ? Une vague compassion ? Non.. le numéro de loc... J'arrête là pour rester polie !!!
  19. 22 points
    Encore un ce matin, encore un après celui de la semaine passée. Pas une semaine sans que l'astreinte ne sorte avec cette même rengaine : "c'est qui, c'est où ?" Ca en devient presque banal : chaque numéro de semaine correspond à un ou plusieurs accident. Accident de personne, suicide d'un collègue qui se couche sur le rail (déjà deux cette année), accident PN, avec à chaque fois des victimes. Mais au delà du compte macabre, il y a le conducteur et son ASCT, ces gens qui vont raconter les actions, les sons, les visions, minute par minute, comme pour mieux évacuer. Ils savent qu'ils ne pourront pas ou peu le faire avec leur proches (ce satané métier que pas grand monde ne comprend). On leur propose une aide psy, une voix au téléphone qui fait du bien. Mais certains ont besoin de plus. Alors parfois immédiatement, parfois plusieurs jours après, ils parlent avec leurs collègues mais avec retenue (faudrait pas passer pour trop faible aux yeux des copains). Ils parlent plus volontiers avec leur chef, quand celui ci daigne leur prêter oreille. Pourtant il ne suffit pas d'écouter, il faut revivre l’événement avec le conducteur qui détaille, qui se vide. Et après de longues minutes, on découvre au détour d'une phrase qu'au delà de l'accident en lui même, au delà de la vision d'horreur qui l'accompagne, c'est le son du choc ou des cris des voyageurs qui hante le conducteur plusieurs jours après (dans un automoteur, les gens sont juste derrière la porte de la cabine). Un autre c'est l'image de l'hélicoptère venu tenter de prolonger cette vie qui ne tient plus à grand chose. Et à chaque fois, une claque émotionnelle pour des gens qui vont devoir vivre avec ça. 2 jours d'arrêt et tout ira mieux. Ba non, parfois ça ne va pas mieux. Parfois c'est la goutte d'eau qui fait que tout s'écroule, parfois un coup d'arrêt avec cette question "putain mais j'ai fais quoi au bon dieu moi pour être rendu à mon cinquième en quelques années" ... "et demain, un autre ?" "Votre mission sera de déculpabiliser le conducteur". Pourtant je n'ai encore jamais vu un gars se sentir coupable d'avoir fait son métier. Mais j'ai vu des gens qui se prennent des chocs qui ruinerait moralement le moindre quidam en 2 min. Pas des sur-hommes pourtant, juste des gars qui savent, non pas que ça peut arriver mais que ça va leur arriver. Il ne savent pas quand, c'est tout.
  20. 21 points
    Bonjour à tous Je vais vous présenter un petit récit de ma journée de lundi, avec un train que j'aime plutôt bien Lundi matin, arrivée à 9h18 à Villefranche de Conflent. Au passage, c'est quand même terrible de devoir passer par Narbonne et Perpignan pour prendre le Train Jaune quand on vient de Toulouse, alors que Latour-de-Carol est directement liée à Toulouse... Mais bon, on va dire qu'il se mérite, ce train Après avoir acheté mon billet, je me rend sur le quai. Je vois alors la monture qui m'attend : C'est alors q'une paire d'automotrices "originelles" arrive en gare et ce met à quai : Je remarque alors que les cheminots s'agitent beaucoup. "Fais les essais de frein d'abord. Si ça marche pas, on prend le vrai !", entend-je. Quelques minutes plus tard, le conducteur sort de la Z 151 en faisant le V de victoire avec ces doigts ! Finalement, nous aurons droit aujourd'hui aux Z 100 ! Une classe de neige attend sur le quai. "Vous avez de la chance, vous allez avoir le vieux aujourd'hui", dis la guichetière de la gare aux enfants, tout en vérifiant leurs billets. La monture du jour est donc composée des Z 117 et 108. Le petit train suit donc sa voie en direction des hauteurs des Pyrénées. Nous passons la gare d'Olette - Canaveilles les Bains. Puis, passage du fameux pont Séjourné Quasi immédiatement après, nous arrivons en gare de Fontpédrouse - Saint Thomas les Bains Le train croiseur nous attend déjà. De plus, une équipe de l'Infra attend sur le quai. Pendant que les équipes des deux trains discutent, on s'affaire à embarquer une fraise à bord de notre train. L'équipe au complet, avant les départs des deux trains. Départ pour Mont-Louis. Le train croiseur quitte lui aussi la gare... ... avant de s'engager sur le pont Séjourné à son tour Nous continuons alors notre chemin à travers les montagnes Nous passons le fameux pont Gisclard Puis soudain, arrêt en pleine voie. Après quelques inquiétudes quant à la suite du voyage, il s'est avéré que c'est simplement l'équipe Infra qui descendait avec la fraise ! Finalement, nous arrivons bien à La Cabanasse Les chasse-neiges sont prêts à l'action au cas où, tandis que la classe de neige va bientôt rejoindre les pistes ! Après quelques minutes d'arrêt, nous quittons Mont-Louis pour rejoindre Font-Romeu... ... mais avant Font-Romeu, petit arrêt à la gare la plus haute de France ! Nous continuons donc notre chemin vers Font-Romeu La route fait la promotion du train Nous voyons déjà au loin la gare de Saillagouse Mais avant cela, petit arrêt à Estavar Puis on continue dans la courbe qui mène à Saillagouse Nous y arrivons enfin Puis, après la passage de quelques haltes sans s'y arrêter, nous arrivons à Bourg-Madame A partir d'ici, l'Espagne n'est plus très loin... En cet endroit, la frontière est matérialisée par une rivière, qui est longée par la seconde rangée d'arbre Finalement, nous retrouvons enfin les "grand trains" Arrivée à Latour-de-Carol où le "Parisien" attend sagement l'heure du départ. Notre train est déjà prêt à repartir ! Du côté voie normale, à l'instar de ses homologues à voie métrique, CN2 est lui aussi prêt à l'action ! La gare internationale de Latour-de-Carol - Enveitg avec sa célèbre particularité... ... celle de pouvoir accueillir les trains de trois écartements différents Voilà, voilà
  21. 21 points
    Une des huit Z 21700 (Z 21500 équipée pour circuler sur LGV) : Petit(s) tour(s) au Croisic : "Le Croisic - gare fleurie" Le Croisic le WE, un air de "grande gare" (I) : TGV A et rail DC, un alliage d'époques différentes : Le Croisic le WE, un air de "grande gare" (II) : Dernier train assuré en rame tractée, jusque septembre 2017 : le Ter 200 Interloire du WE pour Orléans, en 26000 et rame Corail depuis septembre 1997 (de septembre1994 à septembre 1997 avec 22200 V200 de Rennes)
  22. 21 points
    Petit périple Châtillon - PRS 14 de St Léger - Châtillon avec la 336. J'ai été commandé sur ma réserve pour emmener un rame vide à Rennes afin de remplacer une autre en panne mais après départ de Châtillon appel du PAR pour me demander de faire demi-tour en ligne suite au dépannage concluant de la rame en question. Une occasion de faire des photos au PRS 14 de St Léger lors du changement d'extrémité et en attendant le passage de plusieurs circulations.
  23. 21 points
    La réouverture de ce topic, confirme ma première impression : stupéfait pas les commentaires de beaucoup d'entre vous, qui êtes soi-disant des "Cheminots". J'en suis a me demander si j'ai bien bossé dans la même boite que vous, tant j'ai l'impression d'être à des années lumières de la mentalité et de la grande solidarité entre collègues que j'ai connue ! C'est une surenchère de propos moralisateurs, de tentatives d'explications plus ou moins farfelues, où chacun y va de son hypothèse, sur qu'il détient la vérité en sa qualité de Cheminot. Aucune place n'est permise par l'humilité et par la retenue minimum qu'impose un tel accident ! Il y en a beaucoup parmi vous que je n'aurais pas aimé avoir comme "collègues" et qui seraient certainement plus à leur place à BFMTV , devant un tableau blanc et un feutre, tel un professeur de technologie ferroviaire. 32 ans de conduite de trains, m'ont appris avoir beaucoup d'humilité et de ne surtout pas regarder d'autres collègues impliqués dans des accidents, avec un regard inquisiteur, trop conscient qu'une erreur est tellement vite arrivée. Un peu de retenue, de recul et d'empathie, permet de se regarder le matin dans une glace et de se demander si soi-même, on est sans reproche dans son métier, avant de pointer du doigt les erreurs qui auraient peut-être été commises lors de ce dramatique accident. Bref, je vous laisse à vos "expertises" éclairées, en ayant une grande pensée pour les victimes et pour tous les collègues présents dans cette rame TGV, qui vont vivre des heures difficiles aussi bien au niveau professionnel que dans leur vie privée.
  24. 21 points
    C'est vrai, c'est un concourt de circonstance rare, d'autant plus qu'il fait jour, sans quoi pas de photo pour immortaliser ce moment et profiter du paysage nappé de blanc. Je me considère donc très chanceux.... Aller quelques autres pour la route, je vois que ça plait
  25. 21 points
    Bonsoir, je suis de retour ce soir à VIERZON (en voiture) et je suis "colère" j'ai participé à mon modeste niveau, à la remise en état de la caténaire en aidant les collègues des travaux (ayant eu à gerer en partie avec des collègues caténaires l'accident de CHOISY). j'ai aussi écouté et soutenu des collegues, des collegues m'ont écouté et soutenu. La solidarité cheminote, elle existe et elle existera toujours! Je vous le dit tout de suite, je ne donnerai aucun détail sur l'enquète en cours, je ne ferai aucune hypotèse sur l'accident en lui même, je n'incriminerai personne depuis notre président jusqu'a l'agent de terrain. Je tiens aussi à dire que je n'ai eu que le coté "technique" à gérer, des collegues (et des copains) ont vécu le déraillement en direct. J'ai donc la "chance" de ne pas avoir vu l'"horreur'" Mais je ne vais pas me gener pour dire une seule chose: Il est temps de revenir aux fondamentaux...Vite! très vite! Je ne vais pas me lancer dans de grandes proses mais vous donner pelle mele mes impressions d'ex DPX et de formateur INFRA car ça suffit! j'en ai marre de: -voir des agents de terrains que l'on écoute plus -voir des services qui ne se parlent plus -voir des "gueguerres" interservices -voir des DPX qui ont 1 ans de formation théorique mis sur des postes techniques à grande responsabilité -voir des chefs d'unités passer leur temps à gérer des démarches de management imposées par des dirigeants n'ayant jamais mis un pied sur les voies et inadaptées à la vie de l'INFRA! -voir des centres de formations se dégrader parce que personne ne veut financer la remise en état -voir des DPX gérer depuis la veille technique jusqu'a la visite des extincteurs de leurs secteurs avec toutes les reponsabilités sur leurs épaules sans aucun appui concrêt! -voir des agents ayant de fortes compétences techniques à qui on refuse de l'avancement parce qu'ils ne valident pas des épreuves de français ou on leur demande de faire de la "prose" -voir des dirigeants jugés sur des démarches managériales et non plus sur leurs compétences techniques -voir des chefs se battrent avec 10 formulaires pour acheter un simple voltmètre ou une clef dynamometrique -voir des outils informatiques conçu par des informaticiens ne connaissant pas le terrain -voir que le management à pris le pas sur la technique -voir des dirigeants la "boule au ventre" en permanence -voir des DET sur des établissements aussi grand qu'une ancienne région essayant au mieu de gerer l'ingérable. -voir la pression lors des notations qui sont basés sur des critères sortant du coeur de metier -voir l'INFRA gérer l'urgence avec personne pour prendre des decisions claires -voir des règlements avec des pharses du type "à remettre en état dans les meilleurs delais" et puis aussi -voir les collegues de tout grade de mon établissement (depuis mon DET jusqu'à un collegue agent voie) qui pleurent de rage en pensant aux victimes ! A vous tous, collègues INFRA de tout grade et de toute fonctions: vous avez des reponsabilités, nous avons des reponsabilités, mais la plus importante c'est la sécurité des circulations ferroviaires et des agents et maintenant cela doit être votre unique priorité. NOTRE UNIQUE PRIORITE Puisse cet accident remettre enfin les choses à plat. J'ai confiance dans la capacité de tous les agents de l'INFRA, depuis le directeur délégué jusqu'a l'agent de terrain à repartir sur des bases saines. nous y arivveront mais à une seule condition: nous devrons allez tous ensemble en suivant la même voie; celle de la rigueur et des compétences techniques ! PS: http://www.rtl.fr/actualites/info/article/strasbourg-un-cheminot-tue-par-un-tgv-7763237156 j'aprends qu'un collegue c'est fait "ramasser" par un train aujourd'hui pu.... mer.. ça suffit!
  26. 20 points
    En 2007, suite à manque de matériel, la SNCF avait loué aux CFF une rame pour assurer des TER entre Genève-Lyon et Lyon-Dijon. Au départ de Lyon Perrache, c'est une BB 9200 qui tractait la rame en direction de la Bourgogne comme en ce 05 Mai 2007 avec la BB 9242:
  27. 20 points
    Un TGV Réseau a 3 motrices !! Acheminement entre Hellemmes et Paris Ourcq de la motrice M1 de la 508 par la rame 513 Passage a Santes (entre Lille et Don sainghin ) du convoi
  28. 20 points
    Je me permets de poster une archive de 2008 assez inédite... Les BB 67560 et 67565 se baladent sur la ligne Nice-Tende avec les BB 25236 légèrement maquillée et 6 voitures du VSOE afin de faire des prises de vues pour une pub pour Chanel. Sur cette photo, le convoi arrive en gare de Tende et croise l'X 2217 assurant un Cunéo-Nice. J'ai pas mal de photos de ce convoi qui sort de l'ordinaire pour cette ligne, si vous voulez je pourrais en mettre d'autres à l'occasion
  29. 20 points
    Rencontre entre deux génération à Arnac Pompadour...
  30. 20 points
    Nostalgie n°3 : BB-15001, alors sortie d'usine en verte : Photo : B.D. CC-72022 au dépôt de Belfort : Photo : B.D. CC-21001 : Photos : B.D.
  31. 20 points
    Ma dernier vue officielle depuis une cabine de conduite, au départ de PMP.
  32. 20 points
    Bonjour à tous Ce mois d'Août dernier, j'ai fais beaucoup de kilomètres pour cliquer ces machines ! Près de 1800kms affiché au GPS. Depuis les Charentes maritimes jusqu'à L'Allier en passant par la Touraine & l'Indre sans oublier la Haute Vienne, on les retrouve partout. On commence avec le Lundi 3, les 67237 & 67245 en évolution entre le triage & le dépot de Saint Pierre des Corps devant le poste 2. Je tente l'après midi du 10 sur la région de Limoges et finalement coup de bol, les 67564 & 67608 effectuant la desserte des carrières de Verneuil sur Vienne. Petit HLP le Lundi 17, la 67412 reliant le dépot de Tours pour celui de Limoges photographié devant la gare de Celon après un arrêt en gare dArgenton S/ Creuse Revoila la 67412 en tête de la desserte des carrières de Verneuil avec derrière elle la 67548 Passage à l'Ouest pendant 2 jours; la 67496 au coucher du soleil assurant lIC 3888 Bordeaux La Rochell le mardi 25. le lendemain, couplage Corail + pour le IC 3854 Bordeaux Quimper avec les 547 & 582. Retour en Touraine, encore un coup de chance le samedi 29, le train de machines Saint Pierre pour Nevers assuré par la BB 67210. Enfin le 30 Août, petit tour sur la ligne Bourges Montluçon pour profiter encore des corails. Ce jour, la 67357 est en charge du IC 3909. La 67615 assure lIc 3924 le "supplémentaire" du soir au site bien connu de Vallon. En espérant que cela vous à plu ! A bientôt.
  33. 20 points
    Rien de bien nouveau, la couche de neige est plus épaisse, l'ambiance encore plus hivernale. Photos entre Besançon et la Chaux de Fonds en Suisse.
  34. 20 points
    Histoire vraie vécue il y a peu en oral examen TB : Le candidat nous explique grosso modo ce qu'explique ADC01 et constate notre contentement. Sur ce fait, il se sent pousser des ailes et se dit qu'il va finaliser de nous satisfaire en apportant un complément : "Sur section à faible adhérence, lever un deuxième panto peut aider à réduire le patinage". On s'est regardé avec le collègue, on a regardé le candidat pour voir si c'était de l'humour ... on a demandé des précisions ... il a expliqué que l'appui sur deux points sur la caténaire permettait, par transmission des forces un meilleur appuie sur le rail (l'explication qu'on espérait ne pas avoir tant on se disait qu'un mec qui raconte ça, c'était une légende ferroviaire, un truc qu'on raconte pour faire rire). Forcément, on a tenu environ 10 secondes en se mordant les lèvres avant de rire aux éclats devant le pauvre candidat qui se demandait ce qui se passait. On lui a demandé entre deux rires si ça n’empêchait pas aussi la loc de décoller les roues avant quand le CRL tire trop ..." Et puis on a dit "on va oublier la deuxième partie de réponse, tu vas te reprendre mais merci pour cet exploit". Je suppose qu'un CRL lui en avait parlé en formation et que le stagiaire n'avait pas capté que c'était de l'humour. Nous on se demande encore s'il y avait pas une caméra cachée dans la salle ^^
  35. 20 points
    Bonjour, Encore une ou deux petite photos de saison avec le soleil. Un petit air de vacance à la montagne....
  36. 20 points
  37. 20 points
    on va mettre les points sur les I, il n'y a aucun argument narcissique, juste une remarque fortement ironique la gravité du sujet je la mesure Monsieur, comme tous les gens ici et comme tous les cheminots et les gars de la voie que vous semblez pressé de clouer au pilori, je crois que Pousse Cailloux et Soupeaulait ont dans leurs derniers messages exprimés chacun à leur manière le ressenti que peuvent avoir des gens du métier et la réflexion qu'un tel drame amène une telle catastrophe est forcèment un constat d'échec pour SNCF transporteur et GID, pour RFF etc. personne ne le nie, personne ne se lévera pour défendre l'indéfendable si celui- ci est avéré, alors stop la parano ! on cherche juste à vous dire que vous n'avez aucune bille pour mener la plus petite des investigations, je ne dis pas que vous être un mauvais ingé ou que vous ne posez pas des questions intéressantes, mais personne ici ne peut y apporter de vraies réponses autres que des spéculations (et si nous le pouvions, le devoir de réserve empecherait de le faire) vu la pauvreté des informations et photos disponibles. Certaines de vos remarques ("je n'ai pas accés aux informations sur l'état de la voie avant les TJD") préteraient à sourire si le sujet n'était pas si grave, pour qui vous prenez vous? Comme vous n'avez pas ce qu'il faut (relevés mauzin, compte rendu de tournées etc. et que vous ne l'aurez jamais) vous voulez "enqueter" à partir d'élements trés limités (photos) de plus, ce n'est pas votre métier que je sache; de vrais enqueteurs, mandatés, trés compétents sont chargés d'enqueter, laissons leur le soin de rendre leurs conclusions et préconisations, aprés il pourra (peut être) y avoir débat et reproches (si nécessaire, bien que cela soit toujours facile aprés) croyez le si vous le voulez mais je ne connais pas un cheminot digne de se nom qui n'ait été bouleversé par cette catastrophe. Croyez le aussi mais les gens du métier ne souhaitent pas que cela se reproduise et sauront mener leur introspection... Vous n'êtes pas à ce que nous sachions Juge d'instruction ou Procureur, alors cessez de vouloir instruire et prématurément inculper sur la base d'élements partiels (pour info, on sait même pas si une des photos du fil correspond ou non à la TJD, imaginez le niveau d'info que nous avons) des gens qui sans doute aujourd'hui souffrent aussi et sont pas super bien et se posent des questions. Et retirez vos fantaisies d'instruction pour "homicide par imprudence", vous interprétez tout !! Le parquet a ouvert une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires. Enfin, je vous signale à titre personnel, que j'ai commenté une photo (avec erreur pour certains points, que j'ai reconnues et corrigées par la suite) pour illustrer ce qu'on nous mettait à disposition, sauf que je l'ai fait une fois, sans insister, sans rien prétendre et sans me poser en enqueteur des samedis, dimanches et fêtes. Maintenant si vous voulez persister, libre à vous, mais vous indisposez beaucoup, non pas pour ce que vous soulevez (et pour les super révélations faites) mais par votre comportement trés déplacé... enfin si vous voulez continuer d'interpréter par photo la géométrie de la voie, continuez, et breveter ça vaut le coup !
  38. 20 points
    Y'a 30 ou 40 ans, il y avait moins de médias pour faire d'un aléas climatique un drame national. Y'a 30 ou 40, on avait des gens partout qu'on pouvait mobiliser. Aujourd'hui on a des gestionnaires dans des bureaux à Paris, des gens qui discutent, qui font des réunions, des plans d'action, des ... alors qu'il faut des gens sur le terrain avec des pelles.
  39. 19 points
    Bonjour à tous, petit reportage photo du 2/7/2017. (y'a ce que tu demandes dedans TGV-A). Les TGV 8503 (860) et 8253 (863) sont à Paris Montparnasse (départ à 8h52). Voici la 863 en tête. La 863 est équipée de la dernière livrée TGV inOui comportant le logo TGV classique en R1/R8, le logo TGV inOui sur les motrices et en R2/R7 ainsi qu'une nouvelle livrée avec un gros TGV inOui en R4 à la place du traditionnel bar. La 860 quand a elle avait une livrée Carmillon classique si ce n'est le logo SNCF des motrices remplacé par le TGV inOui, ainsi que la mention PARIS-BORDEAUX 2h04 et rien du tout en R1/R8. Au niveau du SIVE, la 860 n'était pas à jour (le SIVE intérieur est resté éteint une bonne heure d'ailleurs), il comporte la version 2 que l'on connaît depuis décembre 2016. On peut reconnaître cette version à l'extérieur par INØUI à la place du logo inOui. À l'intérieur le SIVE 3Ux version 3 affiche enfin à nouveau la vitesse ! Et petite nouveauté sympathique une photo du lieu d'arrivée … Et voici une nouveauté un peu plus imposante sur cette livrée Carmillon, la nouvelle livrée de la voiture bar ! Cette dernière n'est pour l'instant que sur la 863, et en plus d'un seul côté uniquement ! Enfin, une UM 3UFC 852 + 864 à Paris Montparnasse, les deux en livrée Carmillon classique. Notez que la 852 a perdu sa magnifique livrée "Bordeaux" mise pour l'inauguration des rames Océane en Décembre 2016. En espérant que ces photos vous auront plu, je vous souhaite une agréable journée
  40. 19 points
    L'EC 32 "Thomas Mann" Copenhague-Hambourg dans la cale du ferry entre Rodby et Puttgarten ce jour:
  41. 19 points
    Morez et ses viaducs
  42. 19 points
    Bonsoir , ... ce soir 27-03-17 , entre 2 Descentes rames du Technicentre P.OURCQ TEE , ç'était " mini - Revoyure " au butoir pour les Cousines Arzens ...
  43. 19 points
    Le 72084 + PSE 31 à Verneuil l'Etang ce midi (dédicace spéciale à SEV1977).
  44. 19 points
    Gare de Lyon aujourd'hui. Désertée. Hall 3: . Hall 2: Entre le hall 2 et le hall 1: Hall 1: Gare de Paris Bercy:
  45. 19 points
    Bonjour à tous, je suis la maman de cette jeune fille "invitée" dans la rame. Je suis également arrière-petite fille de cheminot. Ce que vous avez lu dans la presse est un peu tronqué. Mais concernant la présence à bord d'invités, au lieu de demander "que faisaient donc là ces personnes ?" comme si ces invités avaient une responsabilité, comme s'ils avaient fait des pieds et des mains pour s'imposer à bord ... on peut aussi poser la question dans l'autre sens ? "qui donc a pris la liberté d'inviter ces personnes ?" et pour Fanny, sans qu'elle ne sache rien sur les conditions ? Elle m'a appelée depuis le TGV d'essai quelques heures avant l'accident. Cela faisait depuis 6 heures du matin qu'ils avaient décollé de Paris. Elle ne savait rien de rien, et avait une invitation officielle, écrite d'un supérieur de son compagnon. Elle y est allée POUR FAIRE PLAISIR à son compagnon, lui montrer qu'elle voulait bien passer ce samedi dans les mêmes conditions que lui (d'ailleurs invité lui aussi, pendant son jour de congé). Vous savez je n'ai jamais utilisé l'expression "cobaye". Mais après m'être documentée, je crois comprendre que d'une part prendre des invités à bord d'une rame d'essai, cela dérangeait beaucoup certains techniciens, mais d'autre part, dans le même temps c'était quand même une pratique admise, y compris par les VIP. Aussi, puisque les pros étaient en train de faire des essais de survitesse, mais en ayant la maitrise du freinage, c'était donc une confiance aveugle que l'on demandait à ces invités naïfs comme était ma fille. Elle ne savait pas qu'elle remettait sa vie entre les mains de quelques uns, dans des conditions à risques plus élevées qu'une rame commerciale. Au contraire, elle se sentait en confiance et pensait juste se montrer gentille avec son compagnon en montant à bord. Vous voyez la différence ? Alors mettez-vous à notre place, lorsqu'on entend les responsables clamer à la radio, résumer l'accident en disant c'était un accident du travail. Vous comprenez que ce mensonge, en tout cas pour Fanny, est très injuste ? Prendre un invité à bord SANS LUI EXPLIQUER LES RISQUES, c'est un peu le mêler à une expérimentation où lui, l'invité, il ne sait pas grand chose, mais les autres, eux, savent qu'un peu avant le PK 404, ils ont DEJA connu des embrouilles, OUI DEJA, de vitesse et de freinage, et ils y vont à la guerre comme à la guerre, et en désactivant la fonction freinage automatique pendant qu'elle, elle somnole ignorante, assise dans l'une des voitures ? Ne m'en veuillez pas, j'aimerais savoir, c'est tout. Vous voyez, c'est par la bande que j'ai appris que ma fille avait été décapitée. Nous n'avons pas eu le droit de voir son corps. Et des restes d'elle ont été trouvés plusieurs jours après, du coup on nous a retiré le permis d'inhumer. Bon tous ces détails affreux peuvent arriver, mais arriveraient-il à un ministre décédé dans une rame d'essai ? emmènerait-on des visiteurs longer les débris de la rame au risque de marcher sur une tête décapitée ? comme si c'était peu important ? Nous le prenons comme un mépris. Et j'adore vous lire tous, car je vois bien dans vos propos, que vous êtes sur le terrain, avec une immense bonne foi et un haut degré de connaissance. Vous ne décidez pas en haut lieu, cependant. Vous ignorez sans doute certaines circonstances, c'est bien normal. Tout comme nous, famille de Fanny, sommes ignorants aussi des points techniques. Mais certains reconnaissent que la marge de freinage sur si peu de cantons, c'était un exercice perilleux. Soit. On peut bien envisager, pour faire des tests, des exercices périlleux. Mais si l'exercice avait été fait sur une ligne droite, reconnaissez, il n'y aurait pas eu cette notion supplémentaire de vitesse de 235 km/h selon le BEA, fait renverser une rame lors d'une courbe avec un angle tel que celui qui précédait le pont. Prenez s'il vous plait le schéma de vitesse exposé par la direction sur son site après le rapport d'enquete immédiate et essayer de placer sur le graphique la vitesse de 235 km/h, vous verrez alors que ce cap est atteint, pendant le freinage, TRES près de la courbe et du pont. Voila, pourquoi j'ai une peine supplémentaire à ma peine à vie, quand j'estime que oui, ma fille a fait l'objet d'une expérience périlleuse de vitesse, conçue dans des bureaux, affichée dans des conférences de presse, comme si c'était normal. Et JE VAIS FINIR en vous disant que ça ne concerne hélas pas seulement mon enfant, cela concerne les travailleurs à bord de cette rame, tous ont été victimes de ce projet de vitesse mal ficelé, pas seulement elle, tous les autres invités et tous les gens qui travaillaient vraiment en service. JE NE PARLE PAS SEULEMENT POUR MA FANNY. pardon pour la longueur de ce mail, et une petite pensée pour mon arrière-papy cheminot en Algérie puis Tunisie, Auguste ROCHE, il pleure je crois, mais il était comme vous, transposé à son époque. Il pleure tant que tout ne sera pas transparent.C'est bien normal.
  46. 19 points
    Séquence nostalgie (diapos de LVDR scannées) : L'Aquitaine à Sainte-Geneviève-des-Bois Cliché : Breton L'Étoile du Nord en forêt de Chantilly : Photo : Pilloux Le Mistral près de Macôn : Photo : B.D. CC-6539 "Maurienne" entre Chambéry et Modane : Photos : Avenas
  47. 19 points
    Un après-midi en Tarentaise (et en y allant). Samedi 16 Janvier 2016. Entre St Béron la Bridoire et Lépin Le Lac. Lépin Le Lac-La Beauche, durant l'arrêt commercial, et en attendant une circulation allant sur Lyon. St Pierre d'Albigny, durant l'arrêt commercial. Le signal n'est pas éteint. C'est juste le Ralent 60 qui clignote...... Entre St Pierre d'Albigny et Grésy sur Isère. Arrêt [C] (Circulation) à Grésy sur Isère, pour croiser un train allant sur Chambéry. Arrêt [C] à Cévins, pour croiser le Thalys qui descend de Bourg St Maurice. Arrêt commercial à Moûtiers-Salins-Brides les Bains, et en attendant un TGV qui descend. Entre Moutiers et Aime la Plagne. Arrêt commercial à Aime la Plagne. Entre Aime la Plagne et Landry. Arrêt commercial à Landry, et en attendant un TGV venant de Bourg St Maurice. Montagne à Landry.
  48. 19 points
  49. 19 points
    Bonjour à tous. Voici un petit résumé des quelques photos faites durant mon service au cours de cette belle année 2013. JANVIER On commence donc cette année 2013 avec une disparition remarquée de la scène francilienne, celle des p'tits gris qui ont tiré leur révérence ce jeudi 10 janvier 2013. J'ai pu assister, comme beaucoup d'entre vous au dernier départ commercial de la gare du nord, voie 36. Ce fut un moment particulièrement émouvant. Merci à LoÏc et aux membres de son association de sauvegarde du p'tit gris du Nord "appgnord" d'avoir organisé cette journée en leur hommage. La photo est faite depuis un pont enjambant la gare d'Ermont-Halte. Il s'agit de l'avant dernière circulation commerciale des p'tits gris. FEVRIER Photo collector!!!! Peut-être pas encore! Au début du mois de février a eu lieu une desserte test au départ de Beauvais, celle de l'entreprise de construction de tracteurs Massey-Ferguson. Il n'y a eu à ce jour qu'une seule circulation d'assurée mais FRET SNCF ne désespère pas d'y retourner. Affaire à suivre. MARS Voià encore un acheminement dont je souviendrais. Il s'agissait d'emmener cette rame TGV AVE (acronyme de Alta Velocidad Española, « grande vitesse espagnole ») exploitée par la RENFE, société nationale des chemins de fer espagnols. La rame N°24, après avoir subi quelques ennuis techniques lors de son acheminement dus à deux longues années d'immobilisation en Espagne, était finalement parvenue aux ateliers ALSTHOM de Belfort. Elle y eut subi une remise en état de marche puis cette dernière fut acheminée de Belfort au Technicentre Est Européen (TEE) de Paris-Ourcq afin d'y être équipée en matériels de mesure. Ce, en vue d'effectuer une campagne d'essais sur la LGV EST. AVRIL Voies de débord de la gare d’Étampes. Je viens d'immobiliser mon train de céréales vide à destination de la coopérative agricole d'île de France située en contrebas de la voie ferrée non visible sur cette photo. Alors que j'attendais l'agent de manœuvre pour débuter le refoulement chez le client, ce train de citernes emmené par la class 66228 d'ECR se présenta, moteur poussé au max afin de pouvoir gravir la rampe d’Étampes à Guillerval. MAI Nous sommes à présent sur la commune de Montereau-Fault-Yonne et plus précisément sur la voie de desserte de la zone industrielle N°1 longeant la Voie Unique à Signalisation Simplifiée menant à Flamboin-Gouaix. Ce jour-là, j'assurais la sortie de cette rame complète de wagons plats chargés de bobines de fils d'acier provenant de l'aciérie SAM à destination de l'usine INTERSIG de Saint-Pourçain-sur-Sioule. C'est un collègue de Clermont-Ferrand qui prendra le relais au triage de Montereau à l'aide d'une BB 26000 et emmènera le convoi jusqu'à Saint-Germain des Fossés. JUIN Alors que j'emmenais un train à Chalons-en-Champagne, j'ai croisé peu avant Nogent-l'Artaud-Charly l’autorail Picasso X 3943 du Chemin de Fer Touristique du Sud des Ardennes en ballade entre Amagne-Lucquy et Paris-Est. JUILLET C'est ce qu'on appelle désormais la concomitance d'activité dans les textes. A droite, la BB 75119 de FRET SNCF vient de livrer sa rame céréales vide au silo AXION de Villers-Cotterêts et s'apprêtent à retourner haut-le-pied au dépôt du Bourget alors que vient tout juste d'arriver le train Volkswagen emmené par la class 77028 d'ECR. AOUT Au mois d'août, je n'ai que peu travaillé donc pas grand chose à vous proposer mise à part cette photo de la BB 22403 venant se mettre en tête d'une rame d'approvisionnement (chantier RVB sur Mantes-la-Jolie) stationnée sur le chantier de Vernouillet-Verneuil servant de base arrière aux travaux. Je venais quant à moi de sortir une rame de trémies vides de l'Installation Terminale Embranchée Val de Seine Enrobés à destination des carrières de Voutré. SEPTEMBRE Petite photo insolite d'un plan de tomates poussant entre deux voies principales le long du triage d'Hausbergen. Ce jour-là, j'attendais le passage d'un TGV pour Paris-Est avant de pouvoir mener mon train de machines jusqu'à Vaires-sur-Marne. OCTOBRE Photo du dépôt de Sotteville-lès-Rouen que certains reconnaîtront prise alors qu'une belle averse orageuse était en préparation. NOVEMBRE Certainement la meilleure tournée que j'ai eu a assuré durant cette année 2013. La CC 72084, juste après le lancement de l'AGO par une froide matinée de fin novembre devant le technicentre de Romily-sur-Seine. Ils s'agissait là de l'acheminement de la rame TGV PSE N°28 radiée à destination du chantier de démantèlement du Mans. DECEMBRE Pour finir cette année 2013, voici une photo faite en gare d'Aunay-Tréon, terminus provisoire de la Voie Unique à Trafic Restreint ayant pour origine Dreux. Je dis "terminus provisoire" car la ligne continue en direction de Chartres. Elle n'est plus exploitée en service commercial. Les circulations reprennent depuis les silos de Saint-Sauveur - Châteauneuf mais depuis Chartres. Je venais d'assurer la restitution de cette rame vide d'engrais sortie de l'ITE Hurel-Arc. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne année 2014. A bientôt. Vincent.
  50. 19 points
    C'est pas la peine d'ergoter sans fin! - les agents impliqués dans cette affaire dramatique doivent être virés avant même d'être traduits devant le conseil de discipline, - l'élu qui s'est aperçu que le train qu'il voulait emprunter ne s'est pas arrété doit être médaillé (la légion d'honneur au moins) pour sa vigilance, - le journaliste qui a pondu cet article doit être nommé ministre de l'information pour n'avoir pas hésité à briser le mur du silence qui couvre habituellement ce genre de faits absolument intolérables et que la complaisance de trop nombreux médias, complices de l'administration et du pouvoir, cachent servilement au peuple assoifé de vérité et qui mérite d'être immédiatement informé de tout manquement aux obligations de résultat que trop d'employés, nantis et ultra-protégés par un statut inique, commettent quotidiennement au mépris du service qu'ils doivent rendre à une population laborieuse qui se léve tôt et qui, par son travail acharné, finance, par le biais d'impôts monstrueusement exagérés, cette profession incompétente..(ouf) .
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