CITATION(zobos @ 20/12/2009 20:02)

Tu parles d'investir, je veux bien mais as tu la moindre idée du prix d'un tel investissement quand on connait le taux de rentabilité du fret sur rails????? J'en doute, tu serais sans doute plus mesuré.
tu seras sans doute étonné que je sois d'accord avec toi sur le faible (sinon négatif) retour sur investissement sur le fret ferroviaire. Je l'ai assez souvent souligné ici, justement pour mettre en doute que le privé puisse s'y coller. Parce que les taux de profit sont bien plus intéressants dans d'autres secteurs de l'économie ou tout simplement dans la finance.
Ce constat une fois fait, on se couche ?
On accepte de mettre le fret dans des mains que seul le profit à court terme sinon immédiat intéresse au risque de les voir laisser tout tomber comme Véolia, ou le Wisconsin RR avec vos prédécesseurs d'EWS ?
On accepte que le routier, à force de déréglementation, finisse d'achever tout espoir de remontée des prix du transport vers un niveau raisonnable pour ceux qui y travaillent, petites entreprises comme salariés ?
On accompagne même ce mouvement vers le bas en acceptant l'alignement progressif des conditions de travail des cheminots sur ce qu'il y a de pire ?
On accepte l'approche purement comptable qui est une ineptie au sens où elle est incapable de prendre en compte sérieusement les à-côtés ou dommages colatéraux de la réduction de trafic (pour cause de déficit) qu'elle sous-tend ?
ou bien on met cartes sur table, et on dit qu'il faut un soutien massif au transport ferroviaire, quelque soit son coût,
parce qu'il est vital pour le(s) pays, au même titre que les hôpitaux et les écoles ?
auquel cas se pose immédiatement la question de la destination de fonds publics : ce ne peut-être qu'une entreprise publique étroitement contrôlée par les pouvoirs publics.
auquel cas, il est inacceptable que des entreprises privées viennent prendre le trafic à marges pour ne laisser au public que les dessertes déficitaires ...
CITATION
en 2010 la donne a un peu changé... Il faut a un moment arrêter de se retourner et regarder devant (valable pour tout le monde)
hé oui, la donne a changé. Rassure-toi, je ne pleure pas sur le passé. Je suis très content d'avoir mes 3 h de train entre Paris et Marseille, et pas les 8 ou 9 h comme quand j'étais gamin.
Mais là où je ne te suis pas, c'est qu'il faut se retourner pour savoir
d'où tu viens. Il n'y a que comme ça que tu peux savoir
où tu vas !
En l'occurence, ceux qui nous gouvernent, à force de mettre la barre à droite toute, nous ramènent des décennies en arrière. Si on oublie les grandes pages écrites par notre pays, on pourrait croire que la société avance. En fait elle recule plein pot.
Je ne l'accepte pas, même si ce n'est pas avec mes petits bras musclés que j'arrêterai ça, il me semble fondamental au moins de ne pas se résigner. En parler autour de soi. Convaincre. C'est ça aussi, résister.