likorn

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À propos de likorn

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  • Entreprise
    CFF
  • Service
    Conduite des Trains
  • Métier & Lieu
    Mécanicien de ligne Voyageurs/Cargo
  1. Pour bien imager la chose, il ne faut pas oublier que si nous passons pas mal d'année à apprendre l'allemand à l'école (tout comme les alémaniques, qui apprennent tous à un moment ou un autre un peu de français), nous Romands avons un très gros problème. Nous apprenons l'allemand, qui n'est pas la langue que parlent nos concitoyens alémaniques. Ce chouette reportage sur le blackout de 2005, une panne électrique majeure qui paralysa l'entier du trafic ferroviaire du pays durant une journée, le montre assez bien et cela même si on ne parle pas allemand. La différence entre ce que parlent les personnes interviewées et le bon allemand de la narratrice est saisissant. D'ailleurs, activer les sous-titres automatiques montre aussi assez bien la difficulté de la chose.
  2. Moi je n'ai jamais rien compris au système, dès que je m'éloigne du métro j'ai l'impression de me faire avoir car n'ayant rien pigé. Donc je me limite au métro, hormis quelques très rares infidélités avec le RER pour aller à Roissy CDG. Mais en tant que touriste, marcher ou louer un vélo j'aime mieux que le bus ou le tram; et en tant que riche (car suisse) touriste, je peux même me payer plein de taxis.
  3. Nous en parlions il y a peu dans les actualités suisses, le bilinguisme. Voilà ce que ça donne, cette nouvelle obligation de comprendre ce que disent les autres.
  4. Pourtant c'est vraiment minimum vital que de connaître la validité des limites de vitesse, avec les priorités évidemment. Chez nous, c'est surtour les communes qui se font avoir, surtout dans les cantons qui ne disposent pas d'avoyer ou tout autre service de supervision et de contrôle. J'adore dépasser les gens qui restent à 30 ou 40 avec ma bécane dans ces cas-là. J'ai même dépassé un conseiller communal une fois, à Bevaix. Il m'a fait des appels de phare, je lui ai expliqué, il y a des panneaux désormais.
  5. Il était question de protecteur, pas de chef d'équipe. Ze-Rem ne posait aucune question quant à la progression. À bon entendeur.
  6. La libéralisation, que devait-elle apporter déjà? Ah oui, des dividendes.
  7. La correspondance en 4mn est suffisante à Berne. Aucun soucis pour la correspondance, sauf en cas de retard au delà de 10mn. En Suisse, les billets sont ouverts et donc valable sur tous les trains (sauf les billets à prix cassés achetés sur Internet, ces billets sont indiqués avec le signe "%"). Donc si vous n'avez pas de billet dégriffé, vous pouvez ne pas prendre le train prévu, il n'y aura aucune différence de prix ni rien à indiquer au contrôleur, bien entendu pour autant que vous respectiez l'itinéraire prévu par le billet. EDIT Pour faire simple, en dehors des billets dégriffés, vous pouvez prendre n'importe quel type de train à n'importe quelle heure pour faire Lausanne - Zurich-Aéroport. Il faut juste que cela soit fait le jour de validité du billet.
  8. C'est un cliché. La majorité des Suisses ne parlent qu'une seule langue. J'ai plein de collègues qui craignent les examens de langue que l'OFT va nous imposer. Et en Suisse-allemande aussi. N.B Par contre notre accoutumance aux accents et aux erreurs est plus importante. Le fameux discours de M.Schneider-Amman, germanophone, sur le rire nous a fait marrer, mais avec gentillesse. Notre lustucru n'étant pas francophone il y a quand même aussi un petit peu de respect, amusé, mais quand même. N.b deuxième Mon père est bilingue, ceci ne m'empêche pas de ne pas parler ni comprendre le suisse-allemand, même si un séjour linguistique (souhaoté par moi) m'a permis de bien appréhender l'allemand
  9. Oui enfin le problème des indépendants c'est justement qu'ils ne le sont pas. J'entends par là que la charge administrative, et donc totalement improductive, qui leur est imposée au regard du travail qu'ils peuvent fournir est beaucoup trop importante. En tous cas, c'est ce que disent et les études, et mes amis qui sont indépendants. Mais je n'ai pas de solution à ça, simplement l'idéal si anarchiste de permettre à tous d'être son propre maître, dans le respect de l'autre.
  10. Bon ce n'est pas dimanche et en plus nous sommes déjà en juillet, mais j'avais un peu de retard. Il me restait un 26 minutes.
  11. Il y a deux aspects. Historiquement, les compagnies privées suisses sont des compagnies non concernées par la nationalisation et la création des CFF de 1902, la plupart sont donc antérieures à ce qui apparait aux yeux des français comme étant "la compagnie historique". Ces compagnies ont toutes un réseau, même les l'Orbe-Chavornay (Travys) circule sur sa propre infrastructure, la plus courte du pays avec ces 4kms de long. Historiquement toujours, l'immense majorité des compagnies privées suisses sont en mains publics, ou alors sont des filiales des CFF. Il n'y a que dans le trafic marchandise que l'on retrouve de réel "nouveaux entrants" avec Crossrail, par exemple. Enfin, la concurrence est assise sur plusieurs lois antérieures à l'ouverture du marché. Celle des Chemins de fer mais aussi celle relative à la Durée du Travail qui fut introduite en ... 1907. Là aussi, il est a noté que personne (et surtout pas les CFF*) ne la respectait avant l'arrivée de la concurrence, simplement parce que celle-ci amena la création d'un organe indépendant de contrôle (l'OFT). Second point, la réalité des pratiques. Les CFF ont certainement une, voir la meilleure, des CCT, mais ce n'est pas l'entreprise qui rémunère le mieux son personnel, ni celle qui offre les meilleures conditions selon ce que l'on entend par "condition": -Par exemple, le BLS offre de meilleurs salaires, mais une semaine de vacance en moins. Leur caisse de pension est par contre en bien meilleur état que la notre. -Beaucoup de "petites compagnies" offrent de moins bon salaire, mais des horaires moins pénibles. -La plupart des petites entités disposent toujours de personnel universel, ayant certains jours de la conduite, de la manœuvre, du contrôle et de l'entretien. -La concurrence existe aussi pour le personnel. Beaucoup de jeunes mécanos partent au BLS, qui paie mieux; beaucoup d'anciens du BLS viennent aux CFF, qui offrent plus de congé. Un nombre assez conséquent de candidats aux CFF viennent des compagnies privées, mais pas mal d'anciens y retourne pour les horaires. Il y même des gens qui ont des temps partiels chez plusieurs compagnies, pour la diversité. Fondamentalement, dans la plupart des compagnies privées le dialogue entre le personnel et la direction existe. Il n'est pas toujours aisé, mais en général le directeur habite dans la région. Il y a des cas rigolos où le directeur habite une commune dans laquelle un employé est membre de l’exécutif communal. Bref non, dumping il n'y avait pas puisque chaque entreprise parcourait ses lignes et qu'aujourd'hui elle reprennent toujours entre elle, dans la pratique, le personnel au salaire de l'ancienne entreprise. D'ailleurs la loi l'oblige dans le cas d'une concession (le trafic dans lequel on peut faire du bénéfice). En ce qui concerne le trafic non soumis à concession (donc non rentable), il existe une CCT nationale et des règlements imposés par l'OFT. Et puis les décisions sont prises par les Cantons, il est beaucoup plus facile de discuter à ce niveau, par exemple le Canton de Vaud n'a pas très intérêt à voir le personnel de ses transports publics habiter à l'étranger; il est bien plus rentable de les voir habiter le Canton et payer leurs impôts sur place. En somme, la concurrence interne va simplement dans la direction suivante : les RER aux entreprises historiques cantonales, le trafic national au CFF avec quelques attaques du SOB et du BLS (mais ce n'est pas nouveau, ces compagnies ayant de tout temps pratiqué l'interpénétration) et comme le nombre de trains ne fait qu'augmenter, le personnel au pire change d'entreprise, mais en gardant le revenu de son précédant employeur. Ce qui nous pose réellement problème, c'est l'arrivée de compagnies étrangères (notamment la RATP, une sacrée bande de chiens**), avec du personnel étranger (frontalier). C'est ça, le plus gros risque actuel pour nos conditions. Mais ce risque est national, il concerne tous les employés helvètes. *Mais avec la bénédiction absolue du personnel. Il faut bien comprendre que l'objectif numéro un du personnel de la régie était l'heure, pas la sécurité au sens "application strict du règlement". **J'assume tout en précisant que je ne vise pas forcément le personnel mais bien l'entreprise et ses manières, je déteste leurs pratiques et les connards qui leur servent de "négociateurs". Heureusement que nos politiciens sont encore conscients de la valeur du "dialogue social" et qu'ils pensent que l'emploi doit rester local. [EDIT] Notons un point, la Suisse est un pays de droite, et les cheminots n'échappent pas à cette règle. La plupart n'ont aucun problème avec la concurrence tant qu'elle reste "loyale". Il ne parait aberrant à personne, pas même à moi, de voir un Canton utiliser sa propre compagnie pour développer son offre de transport. Il y a même un avantage à cela, l'employé d'une telle compagnie qui habite ce canton a un droit de vote dans celui-ci : il a un pouvoir politique auprès du propriétaire de son employeur, ce n'est pas inintéressant. Mais comme indiqué, il faut que cela reste loyal. Changer d'employeur? Pourquoi pas, si cela amène une plus-value aux passagers et que moi, en tant qu'employé, je ne sois pas le dindon de la farce. Mais pour cela il faut un cadre réglementaire, et un pouvoir populaire. Nota : dans le lien ci-dessus, regardez en bas, sous le titre "À lire aussi", il y a un article nommé "soutient des employeurs à la CCT 21". Parfois, entre syndicats et employeurs, nous sommes mêmes d'accord entre nous.
  12. J'adore cette manière de présenter les choses : polyvalence... Le vrai mot c'est dumping, dumping social en l'occurrence mais dumping quand même.
  13. D'où l’intérêt helvète à ne pas tenir compte des signaux principaux en manœuvre ou sur voie interdite. C'est moins compliqué, et moins cher.
  14. C'est un point de vue. On n'accepterait pas ça en Suisse, car à 9h tu dois te réveiller, ou interrompre une activité, pour connaitre ton éventuel P.S. Comme tout est fait syndicalement pour éviter le travail sur appel, en deçà de 36 heures, on ne peut plus modifier ni ta P.S, ni ta F.S sans ton accord, et tu n'as aucune obligation de répondre au téléphone. De plus, quand tu parts en repos ou en congé, tu dois connaitre ta P.S suivante. Et elle n'est modifiable qu'avec ton accord. Marrant de voir les différences entre pays
  15. Non ce n'est pas de cela dont je parlais. Tu abordes l'aspect pénal d'une délit, je parlais de la classification statistique d'un accident. Je crois que tous les suisses sont au courant de cette loi, déjà parce qu'on l'a malheureusement votée par suite d'une initiative, et aussi parce que l'air de rien beaucoup s'en mordent les doigts. Mais c'est ce qui est intéressant dans le cadre des votations, ça peut donner des résultats étonnants et ça permet aussi de renvoyer dans les cordes ceux qui disent que "les politiciens font n'importe quoi" puisque là en l’occurrence, c'est le peuple qui a fait de la merde.* *Selon mon humble vision du monde, prévoir des peines plancher sans tenir compte des circonstances est absolument contre-productif et injuste, et je ne parle même pas de la sévérité de la peine d'un an de prison au minimum au regard de la Loi Suisse qui a tendance à punir la plupart des viols à des peines à peine supérieure (généralement deux ans à quatre ans). Car oui, hein, en Suisse, si tu es pris au radar dans le cadre du délit de chauffard (voir le lien de Delias), tu doit aller en prison pour un an minimum. Heureusement, l'initiative ne parlait pas de prison ferme est les juges utilisent pour l'instant le sursis.