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zoreglube

Licenciement salarié protégé (élus DP, CHSCT, ..)

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Bonjour ,

C'est un autre dossier , certes un peu en marge de ce sujet , mais il reflète hélas , la politique de management menée en ce moment :

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Modifié par assouan
précision dans le titre

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il y a 12 minutes, zoreglube a dit :

Bonjour ,

C'est un autre dossier , certes un peu en marge de ce sujet , mais il reflète hélas , la politique de management menée en ce moment :

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Oui,il y a un post dans les e-communiqués.

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Il y a 2 heures, zoreglube a dit :

Bonjour ,

C'est un autre dossier , certes un peu en marge de ce sujet , mais il reflète hélas , la politique de management menée en ce moment :

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"La direction avait en effet tenté de la déplacer puis de la mettre dans un placard" ça c'est la procédure habituelle sncf pour éloigner les gêneur 

aprés

" elle est en effet accusée d'avoir « été trouvée devant le poste de travail de sa chef, la souris à la main » - une chef dont elle partage le bureau depuis quatre ans… "

......s'il y a des "secrets défonce" dans le PC du chef ,pourquoi n'était il pas fermé avec en plus un code ??? faute professionnelle du chef ?

Modifié par jackv

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il y a 49 minutes, jackv a dit :

(...)

......s'il y a des "secrets défonce" dans le PC du chef ,pourquoi n'était il pas fermé avec en plus un code ??? faute professionnelle du chef ?

Tous les postes informatiques Sncf demandent un mot de passe pour ouvrir la session. Evidemment si tu pars faire pipi et que tu ne fermes pas ta session...

MAIS c'est en effet un peu HS ici : on ouvre ou on retrouve un sujet qui parle du management et des difficultés en particulier des élus du personnel svp ?

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il y a 34 minutes, jackv a dit :

elle est en effet accusée d'avoir « été trouvée devant le poste de travail de sa chef, la souris à la main » - une chef dont elle partage le bureau depuis quatre ans

"Comprenant qu’elle ne parviendrait pas à ses fins, la direction a alors changé de tactique. Elle a réuni des cadres qui voulaient bien participer au lynchage de Nathalie et a tenté depuis peu de renverser les rôles, de se faire passer pour la victime au lieu de l’harceleur. Nathalie a été pistée, épiée, accusée de déstabiliser les managers et même de…marabouter son équipe ! Elle vivait dans un climat de suspicion permanente, difficile à vivre et à supporter malgré le soutien affirmé de son équipe et des autres délégués du personnel (et bien sûr de ses camarades de combat)

Coup tordu :

Le 1er mars, Nathalie Pradelle, reçoit une demande d’explication (701). On lui reproche d’avoir « été trouvé devant le poste de travail de sa chef, la souris à la main » !

Pour cela la direction n’envisage rien de moins que de la licencier alors qu’elle partage le bureau de sa DPX depuis 4 ans".  Lu ici : 

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A l'issue du Conseil de Discipline, s'agissant d'une salariée protégée (secrétaire du CHSCT), l'Inspection du Travail devra être sollicitée pour autoriser ou pas, soit un licenciement, soit un déplacement par mesure disciplinaire si la décision finale tourne autour de ça. Il est rare que l'avis qui remonte du Conseil de Discipline ne repose pas sur ce genre de sanction, la direction RH soignant par définition et intérêt son instruction.

Comme d'autres, j'ai déjà été témoin de situations similaires. L'encadrement n'en peut plus, à tort ou à raison, d'un(e) salarié(e). Ces cadres sont eux-mêmes en souffrance (pas toujours commodes certains militants tout en étant parfois meilleurs professionnels que ces cadres !). Ils finissent par obtenir la promesse, comme forme de soutien de leur haute direction, qu'on fera taire le / la récalcitrant qui les empêche de manager en rond. Et ça tourne alors à la partie de bras de fer, sachant par expérience qu'en général tout n'est pas tout blanc, ni tout noir (rouge ?) d'un côté comme de l'autre. 

En Conseil de Discipline, il arrive assez fréquemment que des représentants du personnel votent un déplacement par mesure disciplinaire (assorti ou non de mise à pied) pour éloigner une sanction plus radicale.

Quand il s'agit d'un salarié protégé, la balle se retrouve donc ainsi dans le camp de l'Inspection du Travail, seule à pouvoir dire administrativement s'il y a un lien ou non avec l'engagement militant (ce qui n'est pas forcément une science exacte). Dans l'affaire à l'issue dramatique d'Edouard Postal, tout ce que j'ai pu lire sur le sujet, a fait l'impasse à la fois sur les votes émis en Conseil de Discipline et sur la décision finale de l'Inspection du Travail. 

L'ouverture d'un sujet distinct serait sans doute opportune pour pouvoir continuer à commenter et alimenter les développements de l'affaire Nathalie Pradelle qui ne vont pas manquer de suivre. Ce n'est pas encore trop tard pour scinder si un administrateur veut bien prendre la main à cet effet.

 

 

 

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Messages déplacés dans un sujet ad hoc.

Modifié par assouan

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Lire en pièce-jointe, trouvé dans un tract SUD Rail, la sanction notifiée à Nathalie Pradelle à l'issue de la procédure en Conseil de discipline, évoquée plus haut.

Finalement, une mise à pied de 10 jours (ferme) avec un dernier avertissement (c'est généralement le tarif de base en Conseil de discipline dès lors qu'une radiation est initialement demandée).

Cela dit, l'affaire est allée si loin qu'il me semble difficile sinon impossible que l'intéressée et sa DPX puissent encore cohabiter dans le même bureau. Il faudra bien que l'une d'elle bouge. C'est le genre de chose qui se négocie parfois en marge et il n'est pas dit que nous en sachions un jour davantage ici.

 

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Courage à elle...

A la SNCB, on déplace vers des postes merdiques pour pousser à la démission.

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Sur la page Facebook du comité de soutien à Nathalie Pratelle ce n'est pas le même son de cloche :

"Pour ceux qui nous le demandent, aujourd’hui 16 juin à 14h30, Nathalie n’a toujours pas reçu de notification de sanction. La direction joue sans doute la même carte que depuis le début de cette pitoyable affaire, c’est dire qu’elle attend les délais maximum (jusqu’au 6 juillet) pour bien faire souffrir notre camarade Nathalie et lui faire endosser la peine maximale, c'est-à-dire le licenciement.
La pilule est plus facile à faire passer l’été, demandez à Macron, il en sait quelque chose.
Nous rappelons que nous n’accepterons aucune sanction à l’encontre de notre camarade, dont la probité n’est plus à démontrer. 
Qu’à la remise officielle de la notification, nous publierons toutes les pièces du dossier qui devaient rester confidentielles dans le cadre du conseil de discipline et du dossier déposé en justice, dossier que nous allons maintenir et enrichir pour que, nous l’espérons, justice soit rendue à notre camarade Nathalie Pradelle.
En attendant, la meilleure garantie pour elle comme pour nous tous, c’est encore votre soutien actif et nous vous en remercions.
Nous vous tenons informés dès que nous avons des nouvelles"
.

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J'essaye de lire entre les lignes. Il est probable que ce qui a été annoncé localement par SUD Rail  comme étant la sanction (10 jours de mise à pied + dernier avertissement), en se félicitant qu'il s'agit d'un recul de la direction, est ce qui serait sorti d'un avis majoritaire émis par les membres du Conseil de discipline. Pour contrer une menace de licenciement, les représentants du personnel essayent en général de dégager avec un ou plusieurs membres de la direction une majorité sur une sanction de niveau inférieur car l'autorité qui prend ensuite la décision finale ne peut alors pas aller au-delà (cf. 6.11 de l'article 6 du chapitre 9 du Statut). J'imagine les divergences de doctrine sociale et syndicale en la matière.

 

 

 

 

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Méthode "classique" au niveau RH...

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Il y a 11 heures, PLANONYME a dit :

Sur la page Facebook du comité de soutien à Nathalie Pratelle ce n'est pas le même son de cloche :

"Pour ceux qui nous le demandent, aujourd’hui 16 juin à 14h30, Nathalie n’a toujours pas reçu de notification de sanction. La direction joue sans doute la même carte que depuis le début de cette pitoyable affaire, c’est dire qu’elle attend les délais maximum (jusqu’au 6 juillet) pour bien faire souffrir notre camarade Nathalie et lui faire endosser la peine maximale, c'est-à-dire le licenciement.
La pilule est plus facile à faire passer l’été, demandez à Macron, il en sait quelque chose.
Nous rappelons que nous n’accepterons aucune sanction à l’encontre de notre camarade, dont la probité n’est plus à démontrer. 
Qu’à la remise officielle de la notification, nous publierons toutes les pièces du dossier qui devaient rester confidentielles dans le cadre du conseil de discipline et du dossier déposé en justice, dossier que nous allons maintenir et enrichir pour que, nous l’espérons, justice soit rendue à notre camarade Nathalie Pradelle.
En attendant, la meilleure garantie pour elle comme pour nous tous, c’est encore votre soutien actif et nous vous en remercions.
Nous vous tenons informés dès que nous avons des nouvelles"
.

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J'essaye de lire entre les lignes. Il est probable que ce qui a été annoncé localement par SUD Rail  comme étant la sanction (10 jours de mise à pied + dernier avertissement), en se félicitant qu'il s'agit d'un recul de la direction, est ce qui serait sorti d'un avis majoritaire émis par les membres du Conseil de discipline. Pour contrer une menace de licenciement, les représentants du personnel essayent en général de dégager avec un ou plusieurs membres de la direction une majorité sur une sanction de niveau inférieur car l'autorité qui prend ensuite la décision finale ne peut alors pas aller au-delà (cf. 6.11 de l'article 6 du chapitre 9 du Statut). J'imagine les divergences de doctrine sociale et syndicale en la matière.

 

 

 

 

oui si en plus selon la formule consacrée : on peut sortir par le haut de cette affaire.....en faisant en sorte que nul ne soit discrédité RH et salariée...ce serait encore mieux...

combien de fois n' a ton pas entendu cela...

le pire est de dire (souvent la direction) : oui car il est urgent pour tout le monde de passer à autres choses tellement c 'est polluant depuis des mois.....

Les directions s'embarquent souvent dans des trucs pas possible souvent suite à un contexte et des réactions épidermiques,  mal préparés en amont......

ça donne des dossiers bancales, et ça conduits à des situations infernales pour tout le monde....et le premier qui plie est automatiquement discrédité. ;)

 

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Selon un tract spécifique de SUD Rail (sous en-tête Fédération), c'est finalement 9 jours de mise à pied et dernier avertissement.

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L'organisation syndicale se félicite : "Notre action et la mobilisation des cheminot(e)s ont payé, Nathalie ne sera pas licenciée".

On apprend dans les lignes de ce tract que : "Profondément marquée par cet épisode, Nathalie va maintenant quitter son service pour laisser derrière elle la souffrance et l'acharnement dont elle a été victime".

 

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Il y a 2 heures, PLANONYME a dit :

Selon un tract spécifique de SUD Rail (sous en-tête Fédération), c'est finalement 9 jours de mise à pied et dernier avertissement.

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L'organisation syndicale se félicite : "Notre action et la mobilisation des cheminot(e)s ont payé, Nathalie ne sera pas licenciée".

On apprend dans les lignes de ce tract que : "Profondément marquée par cet épisode, Nathalie va maintenant quitter son service pour laisser derrière elle la souffrance et l'acharnement dont elle a été victime".

 

dans quelles conditions ?

Sanction disciplinaire ou arrangement de gré à gré pour trouver un poste qui soit un véritable dépaysement où les compteurs sont remis à zéro ?

Parce que pour le coup, si au final l'important est que l’agent incriminée change de service, les solutions ne sont pas les mêmes sur le plan disciplinaire et les traces conservées aux dossier..... ;)

Les arrangements de gré à gré ne laissent en général pas de traces officielles.

Ceux liés à une sanction disciplinaires eux laissent une "jolie" trace pour un temps défini par les textes, avec toutes les conséquences en terme d'avancement  de grades ou

d 'échelons et ce de façon tout à fait officielle et codifiés supprimant à l'agent tout véléïté de contester valablement un refus d'échelon ou de grade à l'échéance normal si le temps de purge n'est pas atteint.....(en général de 1 à 3 ans).

;)

 

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il y a 51 minutes, capelanbrest a dit :

Sanction disciplinaire ou arrangement de gré à gré pour trouver un poste qui soit un véritable dépaysement où les compteurs sont remis à zéro ?

On en saura sans doute davantage un peu plus tard puisque le Comité de soutien promet sur sa page Facebook de rendre public toutes les pièces du dossier lorsque la sanction sera officiellement notifiée (pas sûr toutefois que "calmer le jeu médiatique" ne fasse pas partie du deal si deal il y a et qu'au nom des principes de réalité le Comité de soutien ne finisse par se faire plus discret).

Mais de ce que je comprends de ce que j'ai déjà lu (et je crois que j'ai écumé à peu-près tous les sites militants qui relayaient cette affaire), il y a bien sanction : dernier avertissement avec mise à pied de 10 jours ou 9 jours selon les sources.

Dans la mesure où le Comité de soutien affirme toujours qu'aucune sanction n'a encore été notifiée (et qu'il rappelle à qui veut l'entendre que pour sa part il refusera toute sanction !), connaissant le fonctionnement du Conseil de discipline (il m'est arrivé d'y siéger parmi les représentants du personnel et parfois comme défenseur d'un comparant), la sanction évoquée et a priori pas encore notifiée relève de ce qui est sorti d'un vote majoritaire. Car c'est le seul vote qui verrouille les affaires, l'autorité hiérarchique ne pouvant alors pas aller au-dessus.

Concrètement, face à une menace de licenciement, les représentants du personnel préfèrent essayer de la jouer fine en amenant au moins un représentant de la direction sur une sanction inférieure : ici dernier avertissement (ça ne mange pas trop de pain) et 9 ou 10 jours de mise à pied. C'est beaucoup (si aucun sursis) et j'imagine que le nombre de jours a âprement été discuté. C'est peu toutefois si on relève que cela fait 3 mois que l'intéressée est en mise à pied conservatoire et qu'il va donc falloir lui régulariser ses salaires comme si elle avait continué à travailler (moins les 9 ou 10 jours de cette mise à pied conservatoire devenant définitifs à l'issue de cette procédure disciplinaire). Mais c'est toujours trop et c'est injuste si l'intéressée n'est nullement coupable des faits qu'on lui a reprochés et qu'elle est en fait victime de répression antisyndicale. Chacun se fera son opinion.

Comme je l'avais déjà écrit, sur une affaire qui va aussi loin, il est difficile de recoller les morceaux. Qui imaginait la collègue pouvoir reprendre son poste dans le même bureau avec la responsable qui a voulu sa peau ? Dans un cas comme ça, le retour impliquait sans doute le déplacement du cadre pour que ce soit vivable. Laquelle (puisque c'est une cadre) pouvait donc aussi l'avoir mauvaise d'avoir l'impression de se faire lâcher par sa direction. J'ai vu ça plusieurs fois. Le haut encadrement promet de soutenir un cadre envoyé au charbon et puis finalement, la réalité sociale de l'entreprise, le rapport de force, tout ça... font que les choses ne se passent pas forcément comme on les apprend dans les livres et les écoles de management. 

Pour en sortir, il faut donc trouver un arrangement. Je trouve d'ailleurs que c'est plutôt une bonne nouvelle pour les relations sociales que même SUD Rail sache y faire. 

La collègue se prend son dernier avertissement (mais je n'imagine pas qu'elle court un risque de récidive, au contraire puisque quiconque dans la hiérarchie fera dorénavant très attention à ne pas prêter le flanc). Puis elle accepte un déplacement décidé en marge hors procédure disciplinaire (le déplacement par mesure disciplinaire existe aussi dans le barème des sanctions mais comme personne ne l'évoque ainsi je pense que c'est elle qui demande / accepte son affectation ailleurs).

A noter, s'agissant d'une salariée protégée, en cas de licenciement ou même de déplacement par mesure disciplinaire, il n'était pas du tout certains que l'Inspection du travail donne son accord. Une éventualité que la direction SNCF a bien dû devoir peser.

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il y a 31 minutes, PLANONYME a dit :

On en saura sans doute davantage un peu plus tard puisque le Comité de soutien promet sur sa page Facebook de rendre public toutes les pièces du dossier lorsque la sanction sera officiellement notifiée (pas sûr toutefois que "calmer le jeu médiatique" ne fasse pas partie du deal si deal il y a et qu'au nom des principes de réalité le Comité de soutien ne finisse par se faire plus discret).

Mais de ce que je comprends de ce que j'ai déjà lu (et je crois que j'ai écumé à peu-près tous les sites militants qui relayaient cette affaire), il y a bien sanction : dernier avertissement avec mise à pied de 10 jours ou 9 jours selon les sources.

Dans la mesure où le Comité de soutien affirme toujours qu'aucune sanction n'a encore été notifiée (et qu'il rappelle à qui veut l'entendre que pour sa part il refusera toute sanction !), connaissant le fonctionnement du Conseil de discipline (il m'est arrivé d'y siéger parmi les représentants du personnel et parfois comme défenseur d'un comparant), la sanction évoquée et a priori pas encore notifiée relève de ce qui est sorti d'un vote majoritaire. Car c'est le seul vote qui verrouille les affaires, l'autorité hiérarchique ne pouvant alors pas aller au-dessus.

Concrètement, face à une menace de licenciement, les représentants du personnel préfèrent essayer de la jouer fine en amenant au moins un représentant de la direction sur une sanction inférieure : ici dernier avertissement (ça ne mange pas trop de pain) et 9 ou 10 jours de mise à pied. C'est beaucoup (si aucun sursis) et j'imagine que le nombre de jours a âprement été discuté. C'est peu toutefois si on relève que cela fait 3 mois que l'intéressée est en mise à pied conservatoire et qu'il va donc falloir lui régulariser ses salaires comme si elle avait continué à travailler (moins les 9 ou 10 jours de cette mise à pied conservatoire devenant définitifs à l'issue de cette procédure disciplinaire). Mais c'est toujours trop et c'est injuste si l'intéressée n'est nullement coupable des faits qu'on lui a reprochés et qu'elle est en fait victime de répression antisyndicale. Chacun se fera son opinion.

Comme je l'avais déjà écrit, sur une affaire qui va aussi loin, il est difficile de recoller les morceaux. Qui imaginait la collègue pouvoir reprendre son poste dans le même bureau avec la responsable qui a voulu sa peau ? Dans un cas comme ça, le retour impliquait sans doute le déplacement du cadre pour que ce soit vivable. Laquelle (puisque c'est une cadre) pouvait donc aussi l'avoir mauvaise d'avoir l'impression de se faire lâcher par sa direction. J'ai vu ça plusieurs fois. Le haut encadrement promet de soutenir un cadre envoyé au charbon et puis finalement, la réalité sociale de l'entreprise, le rapport de force, tout ça... font que les choses ne se passent pas forcément comme on les apprend dans les livres et les écoles de management. 

Pour en sortir, il faut donc trouver un arrangement. Je trouve d'ailleurs que c'est plutôt une bonne nouvelle pour les relations sociales que même SUD Rail sache y faire. 

La collègue se prend son dernier avertissement (mais je n'imagine pas qu'elle court un risque de récidive, au contraire puisque quiconque dans la hiérarchie fera dorénavant très attention à ne pas prêter le flanc). Puis elle accepte un déplacement décidé en marge hors procédure disciplinaire (le déplacement par mesure disciplinaire existe aussi dans le barème des sanctions mais comme personne ne l'évoque ainsi je pense que c'est elle qui demande / accepte son affectation ailleurs).

A noter, s'agissant d'une salariée protégée, en cas de licenciement ou même de déplacement par mesure disciplinaire, il n'était pas du tout certains que l'Inspection du travail donne son accord. Une éventualité que la direction SNCF a bien dû devoir peser.

J'aime assez ton analyse....sans être du sérail cheminot,  mais bossant dans une administration qui a peu ou prou les même règles de fonctionnement j'en étais arrivé quasiment aux mêmes réflexions.

Il va convenir désormais de donner un peu de temps au temps pour chacun reprenne sa place. (y compris le syndicat qui risque bien de revenir avec un vague communiqué laconique sur la situation  (ou pas) histoire de ne pas envenimer l'ambiance tout en tenant son engagement d'information publique.

Peut être l'agent elle même souhaitera que plus rien ne soit dit, à la faveur d'un nouveau poste histoire de repartir d'un bon pied et de faire taire les éventuelles bruits de couloirs.

Bref une victoire (ou un échec) en demi en demie teinte pour toutes les parties....de la direction au syndicat, en passant par l'agent...

Après en matière de harcèlement moral, la matérialité des faits est toujours très difficile à établir clairement entre ce qui résulte d'un management qui peut être certes "serré" mais dans les clous et un comportement qui vire à l'affaire personnelle. 

En arriver là,  prouve néanmoins une certaine rigidité de principe des deux parties confrontées....(enfin d’après ce que j'ai pu comprendre).

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Sur la page Facebook du Comité de soutien, on apprend que c'est finalement un dernier avertissement et 12 jours de mise à pied qui ont été notifiés.

On y apprend aussi que N1 ET N2 viennent d'être déplacés.

 

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Un nouveau cas (source et analyse SUD Rail) :

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Maintenant, c’est au tour de Pierre-Vincent, délégué SUD-Rail du Technicentre SNCF d’Achères, d’être victime de ces abus d’autorité ; sur des accusations montées de toute pièce, dénoncées par ses collègues de travail, la direction SNCF monte un dossier à charge en vue de la radiation des cadres (licenciement).

A ne pas en douter, la direction lui fait payer son engagement militant au CHSCT, et plus particulièrement sa participation au conflit de Juin 2016.

 

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J'ai l'impression que certain cadre font des essais de répression syndicale, est ce des fusées lancées dans certain service par des cadres téléguidés ou particulièrement agressifs personnellement,ou une politique concertée de l entreprise. En direction on aurait pu croire qu'il s'agissait de cadres qui n'avaient jamais été confrontés avec des OS, mais dans un technicentre cela semble bien différent. Une chose semble certaine c est que la direction s en prend surtout à une OS pour diviser en n ayant pa trop de mal puisqu il ne semble actuellement pas avoir de plate-forme unitaire et que surtout cette direction joue avec la faiblesse syndicale due aux cheminots eux-mêmes et aussi aux OS et à travers les OS aux trop peu nombreux militants qui restent.

Sans oublier que la répression semble surtout s adresser aux militants qui sont toujours en poste sur le terrain donc aux faits du réels. Il est bien connu que les directions sont plus en phase pour négocier avec les permanents qu elles pratiquent régulièrement qu avec les em........eur du terrain

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Question d'ignorant : Ces comportements (qui relèveraient de l'harcèlement) ne doivent pas être jugées par le tribunal correctionnel ?

Car si les faits sont avérés*, je ne vois pas pourquoi les harceleurs ne devraient pas (au minimum) être licenciés pour faute grave.

*Ce qui semble pas être évident à prouver... vu qu'il n'y a que rarement une preuve matérielle et peu de témoins en faveur de la victime (à vérifier cependant)

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il y a une heure, Inujust R. a dit :

Question d'ignorant : Ces comportements (qui relèveraient de l'harcèlement) ne doivent pas être jugées par le tribunal correctionnel ?

Car si les faits sont avérés*, je ne vois pas pourquoi les harceleurs ne devraient pas (au minimum) être licenciés pour faute grave.

*Ce qui semble pas être évident à prouver... vu qu'il n'y a que rarement une preuve matérielle et peu de témoins en faveur de la victime (à vérifier cependant)

Tout est dit :  il faudrait que les faits et donc les attitudes soient caractérisées.... ;)

 

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Pour relancer un peu le sujet et continuer de parler de la répression managérial...De mon côté,je vais prendre sûrement de la mise à pied Pour non port d epi (casque pour être précis) j'ai bien formulé lors de l'etretien que j'ai eu avec la direction que c'était involontaire de ma part et que j'allais faire de mon mieux pour ne pas oublier de porter le casque (sachant que 6 mois plus tôt son port n'était pas obligatoire,ou dispensable) bien sur j'ai avertis les OS pour m'épauler...en résumé si la direction veut vous viser elle ne vous rateras pas....reste le mouvement social et la solidarité qui restent le fléau du patronat tout en étant la liberté et le bien être de l'ouvrier (je suis sûr que si mes collègues auraient poser les clous comme on dit vulgairement je n'aurais eu aucune sanction) ce ne fut pas le cas. 

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il y a une heure, Bruno30900 a dit :

Pour relancer un peu le sujet et continuer de parler de la répression managérial...De mon côté,je vais prendre sûrement de la mise à pied Pour non port d epi (casque pour être précis) j'ai bien formulé lors de l'etretien que j'ai eu avec la direction que c'était involontaire de ma part et que j'allais faire de mon mieux pour ne pas oublier de porter le casque

Si le port des EPI (casque) est obligatoire, tu n'as pas le choix, tu dois le porter et lors de l'entretien tu aurais du t'engager à respecter le règlement et non dire que tu allais faire de ton mieux pour ne pas oublier.

Un responsable ne peut pas ne pas réagir à ce type de réponse et je ne vois pas ou est l'aspect répression managériale dans ce cas.

Il faut comprendre que les aspects sécurité du personnel sont devenus une obsession chez tous les responsables (et pas qu'à la SNCF), car les accidents du travail sont devenus inacceptables pour les entreprises en raison de la diffusion de ces indicateurs vers l'externe.

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Le truc c'est que j'avais ma casquette de sécurité et non le casque...une demande d'explication était selon moi suffisante et j'aurais compris. Pour vous la mise à pied est nécessaire?justifié?

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Posté(e) (modifié)
Il y a 7 heures, Bruno30900 a dit :

Le truc c'est que j'avais ma casquette de sécurité et non le casque...une demande d'explication était selon moi suffisante et j'aurais compris. Pour vous la mise à pied est nécessaire?justifié?

Bonjour,

Je n'ai pas connaissance de casquette de sécurité, seul le port du casque est dit "sécurité".

Dans quel service ferroviaire travailles-tu ?

Pour avoir eu cette mise à pied, je pense que ce n'est pas la première fois que l'on a du te dire de porter un casque. Si c'est le cas, elle est justifiée.

Modifié par Pascal 45

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Posté(e) (modifié)
Il y a 2 heures, Pascal 45 a dit :

Bonjour,

Je n'ai pas connaissance de casquette de sécurité, seul le port du casque est dit "sécurité".

Dans quel service ferroviaire travailles-tu ?

Pour avoir eu cette mise à pied, je pense que ce n'est pas la première fois que l'on a du te dire de porter un casque. Si c'est le cas, elle est justifiée.

Une fois encore, comment commenter de tels sujets avec des informations aussi parcellaires ....

Votre collègues dit avoir averti les OS...je sais pas vous, mais moi s'il je suis dans une situation délicate, je n’avertis pas les OS, mais le délégué syndical de ma chapelle(en l’occurrence celui du syndicat auquel je cotise) .

et on voit la suite ensemble s'il y a lieu. (si toutefois la personne déléguée sur le plan local ne va pas, ça peut arriver,  je passe à l'échelon au dessus avec mon dossier bien ficelé)

3 lignes sur un forum sans les tenants de l'affaire, le passif ou pas, ça ne veut rien dire.

là où je te rejoints si ça a déjà été rappelé et consigné quelques part difficile d'échapper à un verdict écrit.

Notre ami devrait vraiment voir avec son syndicat la conduite à suivre, les risques encourus en matière de sanctions, en fonction de" l'ambiance de son site de travail" et sans doute également de son comportement. ;)

 

Modifié par capelanbrest

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