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Le Lillois nous informe : http://www.cheminots.net/forum/index.php?s...c=17450&hl=

Au cours de l’émission "Revu et corrigé", diffusée le 16 janvier, et à laquelle participaient Christian Mahieux,

secrétaire fédéral de SUD-Rail, et Jean-Claude Delarue, porte-parole de la FUT-SP, les deux représentants du

PS et de l'UMP, Benoît Hamon et Eric Raoult, ont exprimé leur intérêt pour la grève de la gratuité

L'action de Jean Claude Delarue , émule, inspirateur ou collègue-concurrent de Julien Courbet, ne fait pas dans la dentelle.

http://www.sos-usagers.com/accueil.php , à ne pas confondre avec la FNAUT. Mais il faut lui reconnaitre une efficacité certaine.

Lors de l'émisssion, effectivement, Sud et M.Delarue ont réévoqué la possibilité de mettre en oeuvre la grève de la pince pour marquer une protestation des cheminots sans gêner les usagers. Les deux "politiques" présents ont opiné. Ce n'est pas gagné pour autant, la France étant assez allergique aux décisions de la Cour européenne des Droits de l'Homme. Que voulez-vous, c'est moins libéral que l'ouverture des marchés...

On en a déja parlé sur le' forum...

Une question qui n'est pas mince : quelle transcrption de la grève de la pince pour les porteurs de cartes d'abonnement ou de forfaits ?

Modifié par michael02
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Cela peut - dans certains cas - être envisageable comme moyen efficace de s'assurer le soutien de la population, avant de s'engager dans un autre type d'action. Cela s'est fait avec succès lors de la lutte des cheminots et des usagers pour sauver le Train Jaune de la direction de la SNCF. Je conçois bien une grève de la gratuité sur des revendications portant sur l'amélioration de la qualité de service.

En banlieue en IDF, les CAB sont régulièrement ouverts lors de manifestation pour laisser passer les jeunes. Il arrive souvent que les délégués étudiants ou lycéens élus dans les coordinations nationales des mouvements sociaux voyagent gratuitement dans le train avec l'accord d'un ASCT syndiqué ou qui soutient la lutte.

En revanche, cela ne peut masquer le fait que la grève reste l'arme principale des travailleurs. Parce que ce sont les travailleurs qui font tourner l'économie, produisent toutes les richesses, leur force principale réside également dans leur capacité de bloquer, désorganiser radicalement cette machine. Donc de frapper les patrons la où ça leur fait le plus mal, dans leur portefeuille. Qu'ils ont par ailleurs souvent à la place du coeur.

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Sauf que pour les conducteurs, sud se grattent la tête.

Va faire comprendre à des gars que tu as remonté comme pas possible que la grève se fera dans la cabine, en conduisant et sans défilé.

Et va faire accepter aux ASCT que la grève repose uniquement sur eux.

Ce matin, à la radio, un responsable sud restait sans réponse à ces questions.

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En revanche, cela ne peut masquer le fait que la grève reste l'arme principale des travailleurs. Parce que ce sont les travailleurs qui font tourner l'économie, produisent toutes les richesses, leur force principale réside également dans leur capacité de bloquer, désorganiser radicalement cette machine. Donc de frapper les patrons la où ça leur fait le plus mal, dans leur portefeuille. Qu'ils ont par ailleurs souvent à la place du coeur.

dans un secteur privé .............on comprend ce point de vue !

Mais au niveau d'un service publique , ce raisonnement est peu valable .

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Il ne faut pas oublier que le service public existe parce que les patrons en ont décidé ainsi et qu'il est indispensable au fonctionnement de toute l'économie! Les services publics sont avant tout des secteurs clés de l'économie qui sont orientés pour répondre aux besoins des patrons en terme d'accès aux infrastructures de télécommunications, d'approvisionnement en énergie, de transport de leur main d'oeuvre (du manoeuvre qui va à l'usine au cadre supérieur qui doit aller de Nancy à la City de Londres), de leur marchandises.

Le rôle de la SNCF est essentiellement de transporter de la main d'œuvre entre domicile et travail. Vient ensuite ses fonctions de transporteur de voyageurs "loisirs" qui alimentent l'industrie du tourisme, puis bien sur son rôle de transporteur de particuliers qui voyagent occasionnellement pour rendre visite à quelqu'un.

Sans oublier son rôle dans le transport de marchandises pour les grandes industries, en France comme à l'étranger.

Ainsi que son rôle dans les politiques à très long terme d'aménagement du territoire en fonction des besoins économiques de l'ensemble du secteur patronat, bien content de voir l'Etat prendre en charge ce type d'investissement peu rentable à court terme, mais très utile à long terme.

Une grève dans les transports - que l'opérateur soit privé ou public - a des répercussions immédiates sur l'ensemble de la sphère économique. Idem pour l'énergie ou les télécommunications. C'est aussi cela qui fait la force des travailleurs des transports, l'énergie, les télécommunications : leur poids immense dans la vie sociale et économique de tout le territoire, de tout les secteurs de l'économie.

Ce n'est pas pour rien que le député Raoult (une bonne crapule bien réactionnaire) préfèrerait largement une grève de la gratuité qu'une grève ouvrière avec arrêt de travail.

Je ne nie absolument pas l'idée que la grève de la gratuité peut être très utile. Cela soulignerait d'autant plus que les cheminots de tous services peuvent puiser leur force dans leur capacité à contrôler le chemin de fer et l'orienter dans les intérêts du plus grand nombre. Ce serait l'idéal pour sympathiser avec les usagers, aller à leur rencontre, populariser des revendications, établir des jonctions. D'ailleurs, dans ce type de conflits, les agents commerciaux en gare et sur les trains auront un rôle primordial à jouer. La bataille pour la légalisation de ce type de conflit doit être mené jusqu'au bout et j'espère qu'elle aboutira.

Mais cela ne peut occulter le fait que même si cela peut être considéré comme une tactique valable, elle ne peut en aucun cas être un substitut définitif à l'arrêt de travail massif et déterminé, allant en s'étendant d'un secteur à l'autre, marqué par des démonstrations de force soutenue par une majorité de la population qui s'associe au mouvement.

Modifié par DavidKorner
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....

Mais cela ne peut occulter le fait que même si la grève de la pince peut être considéré comme une tactique valable, elle ne peut en aucun cas être un substitut définitif à l'arrêt de travail massif et déterminé, allant en s'étendant d'un secteur à l'autre, marqué par des démonstrations de force soutenue par une majorité de la population qui s'associe au mouvement.

Magistral ...

... sous la réserve que la lutte puisse s'accorder des trèves et de constater que le système politique dans lequel l'homme n'exploiterait pas l'homme et inversement reste à inventer... Ne parlons pas de l'expérience collectiviste comme solution. Elle a fait ses preuves a contrario.

La société idéale est décrite quelque part dans ses principes, mais ce n'est plus de la politique, c'est de la religion ... Je parle bien des principes assez largemnt partagés par les grandes religions, et pas de la façon dont certains les détournent à leur profit ... (non je n'ai pas dit debeuliou, ni même notre NS, ni même tous les tyrans théocratiques ... non... enfin... bon ...)

Pour en revenir à la sncf, le dernier paragraphe relance la question : comment faire, avant de penser à l'élargir, pour qu'une grève "classique" des cheminots soit soutenue par les usagers... ? hmmm ?

Modifié par michael02
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Super le grève de la pince.

Les ASCT ne vont plus rien faire si on suit votre raisonnement.

Une grève pour les guichets, ensuite une autre locale pour la traction, une autre pour les ASCT, etc...

Et en EAS, on fait comment? On n'ouvre plus les portes?

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Il ne faut pas oublier que le service public existe parce que les patrons en ont décidé ainsi et qu'il est indispensable au fonctionnement de toute l'économie!

Heu , pour commencer !

J'en conclue qu'Olivier Besancenot , M.G Buffet , B.Thibaut , Sud, etc... sont les courroies de transmission du MEDEF puisqu'ils revendiquent l'amélioration des services publics (voir leurs dévélloppements ).Donc , le patronant devrait facilement satisfaire cela car ça améliorerait le fonctionnement de l'économie .Non ?

Parfois , j'ai du mal à suivre tes raisonnements re !

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Toute la question est de savoir dans quel sens tu orientes les services publics, de quel point de vue tu te places, celui des milieux populaires, du "petit usager", ou exclusivement du patronat et ses intérêts économiques.

Prenons un exemple comme La Poste dont il est actualité aujourd'hui. Il faut prendre en compte le fait que l'ouvrier moyen utilise ces services une fois par mois, voir 1 fois par semaine. L'industriel l'utilise à des volumes gigantesques tout les jours.

Cela se reflète dans les choix d'organisation et de production de La Poste. Idem pour la SNCF, EDF, GDF, France Télécom etc.

La mobilisation sociale, certaines décisions politiques volontaristes influent également sur la façon dont sont organisés les services publics.

Plusieurs facteurs à prendre en compte, en ne perdant pas de vue le fait que le patronat n'a pas du tout la même conception de ce que devrait être un service public que les gens que tu cites, mais ne va jamais demander la fermeture des chemins de fer, des infrastructures d'énergies, télécommunications, bref, des services publics. Mais ils vont imprégner ces structures d'une tout autre orientation que la notre dictée par leur intérêt de classe à eux.

Ceci dit, je suis pour la gratuité des transports collectifs, au moins de proximité. Cela existe déjà dans certaines villes en France. En IDF, plusieurs catégories sociales ne payent pas les transports collectifs également, suite à des décisions politiques. Cela ne veut pas dire que dans les villes ou cela est en place, sous prétexte que les transports sont gratuits, que les agents de ces entreprises ne doivent pas faire grève!

En tout cas, j'entends régulièrement cette demande de la part d'usagers avec qui je parle des mouvements sociaux à la SNCF. Des agents d'EDF ont également utilisé de cette tactique appliqué à l'énergie en rétablissant le courant dans les foyers qui n'avait pas pu payer. Ou en coupant l'approvisionnement de la résidence du premier ministre en parallèle! Il serait bête de ne pas se saisir de ce type d'actions, mais il ne faut pas en faire l'alpha et l'oméga de la mobilisation sociale.

A la RATP, les contrôleurs ont fait la grève de la pince il y a quelques mois. Malheureusement, pas de succès car ils sont restés isolés, le conflit fut peu médiatisé, peu d'impact sur les recettes de l'entreprise au final, pas d'impact sur les circulations de la RATP.

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Et puis vu la communication dans notre entreprise (aussi bien celle de la direction que celle dans une gare en fait), la majorité des clients auront déjà acheté et composté leur billet ou abonnement mensuel. Donc que vont faire les ASCT le mois d'après quand ils auront repris leur pince, mais que les clients n'auront pas acheté de titre de transport cette fois?

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La grève de la pince, ok, mais comment faire si une équipe de ziva STT fout le bordel?

+100 % d'accord avec toi

Dans ces cas là faudra pas que les clients ou usagers comme vous voudrez se plaignent des conditions sur leur voyage !

Maintennat reste à savoir si cela pourra se faire !

@+ Marc

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(...)

En revanche, cela ne peut masquer le fait que la grève reste l'arme principale des travailleurs. Parce que ce sont les travailleurs qui font tourner l'économie, produisent toutes les richesses, leur force principale réside également dans leur capacité de bloquer, désorganiser radicalement cette machine. Donc de frapper les patrons la où ça leur fait le plus mal, dans leur portefeuille. Qu'ils ont par ailleurs souvent à la place du coeur.

Dans notre cas, celui de la Sncf, la grève massive frappe surtout les ouvriers justement pour reprendre ta terminologie : les employés, salariés, petits commerçants qui prennent le train pour venir bosser... (et je t'épargne le couplet sur le fait qu'ils n'ont pas le choix car obligés d'habiter loin vu les prix prohibitifs pratiqués par les scandaleux propriétaires fonciers en centre-ville). Les patrons sont dans leurs "laguna" et autres voitures de fonction pour rejoindre leurs bureaux.

Sérieux quoi : on frappe les patrons là où ça leur fait mal quand nous faisons grève, nous ????????????

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Et puis vu la communication dans notre entreprise (aussi bien celle de la direction que celle dans une gare en fait), la majorité des clients auront déjà acheté et composté leur billet ou abonnement mensuel. Donc que vont faire les ASCT le mois d'après quand ils auront repris leur pince, mais que les clients n'auront pas acheté de titre de transport cette fois?

C'est vrai que ce type de grève ne concerne que le voyageur occasionnel et non l'habitué.

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La grève de la pince à la SNCF (et le CAB ouvert) serait comparable à celle que pourraient lancer les syndiqués de Carrefour s'ils annonçaient aux client "Servez vous, les caissières font grève de caisse". Le magasin ne tarderait pas à fermer définitivement.

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Il ya pas mal d'année, suite à la première grande grève dans les années 80 les ASCT avaient lancé une grève de la pince. Il me semble que celle-ci avait été jugée illégale par les tribunaux. Ce mouvement n'avait pas été considéré comme une grève, mais comme un refus catégorique de travail ...

Maintenant il faudrait approfondir et retrouver un viel agent de train qui n'a pas perdu la mémoire.

Modifié par Noisette
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Une question qui n'est pas mince : quelle transcrption de la grève de la pince pour les porteurs de cartes d'abonnement ou de forfaits ?

Les 9/10 des clients quotidiens TER ou Transilien possèdent un abonnement: la grève de la pince sera inutile.

Lors des grèves dans ma province, c'est toujours les TER qui sont le plus pénalisés et les TGV de/vers Paris circulent normallement.

Souvent avec moins de solutions de transports de rechange qu'en région parisienne (surtout pour les scolaires).

Le prolo subit les inconvenients sur les TER et comme il a payé d'avance son billet, on peut comprendre son ressentiment lors de grèves trop fréquentes (eh oui, cela arrive malgré les statistiques officielles).

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Je viens de trouver ça ...

http://www.sos-usagers.com/338.htm

Et si ça n'aboutit pas, la FUT-SP l'officine de M.Delarue, se sera fait de la pub au frais des cheminots qu'elle ne ménageait pas jusque cette opportunité...

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Sinon, il y a la grève du zèle. Si un organe de sécurité n'est pas fiable, même marqué au carnet de bord, on le fait réparer.

On peut aussi prendre son temps pour replacer les suréservations.

Salut Windson, certains te diront que tu es hors sujet, mais pour ma part, c'est ce type d'action qui a de l'avenir. La grève du zèle, on applique la règlementation au pointillé près. Non pas quelle ne soit pas respecter journalièrement, mais il y a toujours des aménagements ou ententes entre direction et certains agents ( de grè ou de force ) ou pour faire certains travaux.

Si chaque agent entre dans une grève du zèle, je pense qu'il ne faudrait pas longtemps à la direction pour lacher.

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Salut Windson, certains te diront que tu es hors sujet, mais pour ma part, c'est ce type d'action qui a de l'avenir. La grève du zèle, on applique la règlementation au pointillé près. Non pas quelle ne soit pas respecter journalièrement, mais il y a toujours des aménagements ou ententes entre direction et certains agents ( de grè ou de force ) ou pour faire certains travaux.

Si chaque agent entre dans une grève du zèle, je pense qu'il ne faudrait pas longtemps à la direction pour lacher.

"Hors sujet" par le fait que la grève du zèle n'est pas une action susceptible d'être a priori accueillie avec entousiasme par les voyageurs, puisque ça retarde les trains ...

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bonjour,

l'idée n'est pas mauvaise, cependant certains points m'interpellent :

- il ne s'agit pas d'une grève au sens propre du terme puisque les collègues ASCT seront payés et sur leur lieu de travail (ou alors il faudrait faire comme les urgentistes, bosser avec un brassard en grève")

- je doute de la légalité de cette action.

- les usagers seraient donc transportés sans titre de transport (ou sans titre de transport validé) ce qui pourrait entrainer de serieux problèmes d'assurance...

je pense que du point de vue sécurité, c'est pas top et il faudrait un personnel 100% gréviste.

et pourquoi ne pas cibler les publicités présentes sur les quais. décoller les affiches, les enlever mais sans dégradation... et ainsi contacter les entreprises qui détiennent les concessions. ce serait un sérieu manque à gagner pour la sncf, mais du point de vue légalité, on n'est pas bon...

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