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Japon : une catastrophe planétaire.


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Pour moi la question n'est pas de savoir s'il y aura un accident majeur dans une de nos belles(!) centrales nucléaires mais quand.

Et je trouve que  l'Homme est bien présomptueux de vouloir dicter sa loi sur la nature

Salut ! En exclu pour chem'net, une photo du rat en question :

Images publiées

France. Une nouvelle carte pour définir les risques de séismes

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-France.-Une-nouvelle-carte-pour-definir-les-risques-de-seismes_39382-1777521_actu.Htm

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Partout les mêmes...

Fukushima : le patronat japonais souhaite que l'Etat indemnise les riverains

http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/05/02/fukushima-le-patronat-japonais-souhaite-que-l-etat-indemnise-les-riverains_1515947_1492975.html

Se montrant extrêmement critique vis-à-vis de son gouvernement, le chef du patronat japonais, Yonekura Hiromasa, a estimé, lundi 2 mai, qu'il revenait à l'Etat, et non à l'opérateur de Fukushima, d'indemniser les riverains de la centrale nucléaire accidentée lors du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Le gouvernement se défausse pour n'assumer aucune responsabilité", a dénoncé le président de la fédération Keidanren dans un entretien accordé à l'AFP, prenant la défense de la société Tokyo Electric Power (Tepco), critiquée pour sa gestion de l'accident nucléaire. "Je critique ouvertement le gouvernement au sujet des indemnisations", a-t-il ajouté.

Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants". "Ils ont toujours dit que Tepco était responsable de ces indemnisations, mais ce n'est pas vrai au regard de la loi", a-t-il insisté.

REJET DE TOUTE NATIONALISATION

Poussé par le gouvernement, l'opérateur a commencé à verser des indemnités aux personnes chassées de chez elles par l'accident provoqué par le tsunami qui a mis hors de service le système de refroidissement des réacteurs. "Cette attitude du gouvernement japonais a eu une influence vraiment négative sur les réactions de l'opinion mondiale en termes de politiques énergétiques", a-t-il jugé au sujet des décisions de plusieurs gouvernements de suspendre leurs programmes nucléaires.

Le patron des patrons a aussi vivement rejeté toute éventuelle nationalisation de Tepco, une hypothèse évoquée fin mars par le ministre délégué à la stratégie nationale. "Il y a un ministre stupide, ignorant, qui a mentionné l'éventualité d'une nationalisation de Tepco, qui ne peut en aucun cas avoir lieu", a-t-il affirmé.

"DÉSASTRE INIMAGINABLE"

Yonekura Hiromasa a assuré que l'opérateur avait construit et géré la centrale deFukushima Daichi sur la base des normes établies par l'Etat. Il a expliqué que la loi japonaise prévoyait que les opérateurs étaient responsables de tout dégât provoqué par leurs installations, sauf "en cas de désastre inimaginable, ou de conflit interne ou de terrorisme, auxquels cas l'Etat doit prendre à sa charge toutes les indemnisations".

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  • 1 mois plus tard...

"Des retraités japonais prêts à intervenir à Fukushima

TOKYO (Reuters) - "Je serai mort avant d'avoir un cancer !", s'exclame Yasuteru Yamada qui, à 72 ans, a levé une armée de 270 bénévoles retraités pour nettoyer le site nucléaire de Fukushima-Daichii, dévasté par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est du Japon.

Cet ingénieur à la retraite pense qu'il a encore quelques belles années devant lui mais il ne redoute pas les effets des radiations sur sa santé. Ce qui l'anime, ce n'est pas l'appât du gain, mais tout simplement le sens du devoir.

Pour cet homme qui a travaillé pendant 28 ans pour la société Sumimoto Metal Industries, le nettoyage du site de la centrale accidentée est une tâche trop vaste, complexe et importante pour être laissée au seul opérateur, Tepco, mis en cause pour sa gestion calamiteuse de la plus grave catastrophe nucléaire civile depuis Tchernobyl.

Il souhaite que les pouvoirs publics prennent le relais avec ses bénévoles aux tempes argentées et à l'expertise certaine en matière d'ingénierie civile et de BTP, prêts à intervenir sur une base purement bénévole, à la manière, dit-il, de la Croix-Rouge.

Dans un premier temps, le gouvernement nippon a réagi très fraîchement à son offre de services spontanée. Un collaborateur du Premier ministre Naoto Kan a même rejeté l'idée en parlant d'un "corps de volontaires au suicide".

Trois d'entre eux ont été victimes de malaise ce week-end en raison, semble-t-il, d'une chaleur excessive, et deux techniciens de la centrale de Fukushima ont reçu des doses de radiations très supérieures aux normes admises, ce qui accroît leur vulnérabilité au cancer et à d'autres maladies.

"MISSION SUICIDE"

"Le problème, c'est que la première vague de techniciens mobilisés est venue pour l'argent. Ils n'ont élevé, de ce fait, aucune objection aux conditions de travail", explique Yasutera Yamada, qui plaide pour une sécurité renforcée. "Nous, c'est le contraire: parce que nous fonctionnons sur une base bénévole, nous pouvons dialoguer avec Tepco sur un pied d'égalité."

L'opérateur espère arrêter d'ici janvier les trois réacteurs qui ont connu un état de fusion. Il faudra ensuite une décennie, voire plus, pour évacuer le combustible - uranium et plutonium - et "sécuriser" le site.

Kazuhiko Ishida, un ouvrier du BTP de 63 ans de la préfecture de Shiga, fait partie des volontaires mobilisés par Yamada. Signe particulier: il a participé, dans sa jeunesse, à la construction de l'enceinte extérieure du réacteur n°1 de Fukushima.

Aujourd'hui, il admet avoir des "sentiments très mitigés" face à la destruction de cette enceinte à la suite d'une explosion à l'hydrogène.

"Lorsque j'ai informé ma femme de ma décision de retourner sur le site accidenté, elle m'a simplement répondu de faire ce que je croyais devoir faire", raconte Ishida.

Yasuteru Yamada a été reçu lundi par le ministre du Commerce, Banri Kaieda, dont les services chapeautent l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (Nisa), et qui a paru à l'écoute de son idée d'un corps de bénévoles.

"Selon les situations, une mission suicide pourrait se révéler nécessaire", assure Yamada qui ajoute toutefois: "Ce serait, bien sûr, une mesure en tout dernier ressort. Je pourrais me porter volontaire pour semblable mission mais chacun doit décider en son âme et conscience."

Jean-Loup Fiévet pour le service français"

http://fr.news.yahoo...-124434034.html

Modifié par Tophe
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Il faudrait envoyer en priorité tous les pro-nucléaires et tous les ardents défenseurs de cette technologie mortifère...

Je suis sur qu'il y aurait moins de partisans du coup cartonrouge

Tepco qui s'est gavé pendant des années va maintenant profiter d'une main d'œuvre gratuite prête à mourir pour qu'il puisse continuer dans le futur.

Comment se fait -il que les particuliers doivent répondre financièrement et pénalement de leurs actes et pas les entreprises de ce type???

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  • 4 semaines plus tard...

L'aventure continue.....

[quote

Fukushima: "la contamination radioactive des sols s'étend"

Les alertes répétées de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), sur le périmètre trop restreint d'évacuation de la population niponne suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en mars dernier, semble se vérifier. En effet, les niveaux de radioactivité mesurés dans les sols de la ville de Fukushima, à 60 kilomètres de la centrale atomique, commencent sérieusement à inquièter les associations qui ont demandé un retrait des personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes et personnes âgées).

Ainsi, une mesure de la radioactivité dans le sol a montré un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme, alors que le taux maximum autorisé est de 10.000 becquerels au Japon. Trois autres prélèvements ont fait apparaître des taux compris entre 16.290 et 19.220 becquerels par kilogramme.

« La contamination des sols s'étend dans la ville », a alerté Tomoya Yamauchi, professeur à l'Université de Kobe spécialiste des radiations. « Les enfants jouent avec la terre... avec des substances hautement radioactives. L'évacuation doit être décrétée au plus vite », a-t-il affirmé.

Sur les 160.000 personnes proches de la centrale qui avaient quitté leur logement, la moitié a regagné depuis leur domicile, tandis que l'autre moitié située dans un rayon de 20 km du site accidenté, reste contrainte à l'exil.

Il y a 5 jours, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et membre de la Criirad, avait évoqué des "doses de radioactivité qui induisent des risques de cancer inacceptable, bien au-delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale". "On tolère sur place un taux de risque de cancer 20 fois supérieur à celui communément admis", avait t'il dénoncé.

]

http://www.enerzine....ls-setend+.html

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Quelques "bonnes" nouvelles du front....

http://www.actu-envi...-pvc-12906.php4

Fukushima : premières éclaircies sur le front de la catastrophe

S'il est trop tôt pour évoquer une stabilisation de la situation, des progrès ont été enregistrés en vue d'établir une boucle de refroidissement fermée. Reste que la contamination aérienne impose de nouvelles mesures.

L'évolution de la situation à la centrale de Fukushima dépend actuellement d'un élément clé : la décontamination des quelque 110.000 m3 d'eau radioactive accumulés sur le site de la catastrophe. En premier lieu, cette étape est indispensable pour permettre l'accès des travailleurs aux bâtiments hébergeant les réacteurs en perdition afin d'y rétablir le circuit de refroidissement. Ensuite, l'injection de l'eau retraitée dans le système temporaire de refroidissement, établissant ainsi une "boucle fermée", est essentiel pour limiter l'accumulation d'eau radioactive sur le site et son déversement vers le Pacifique. Le plan de stabilisation présenté par Tepco le 17 avril, prévoyait que ces opérations soient achevées en trois mois, soit d'ici mi-juillet. Si, à deux semaines de l'échéance, le délai semble difficile à tenir, deux bonnes nouvelles attestent cependant que ce processus suit son cours sans inflexion majeure.

L'eau ne s'accumule plus

Première bonne nouvelle, Tepco annonce que, malgré plusieurs arrêts imprévus, l'usine de traitement de l'eau radioactive, construite par Areva et l'américain Kurion et mise en route le 17 juin, fonctionne correctement.

Le 23 juin, Goshi Hosono, qui suit l'évolution de la situation pour le gouvernement japonais, déclarait que l'usine "[traite] plus d'effluents que le volume d'eau nouvellement contaminée" et que "les risques de débordement ont baissé." Ainsi, près de 5.000 m3 d'eau auraient été retraités depuis le début de l'opération. À terme, l'usine devrait traiter environ 1.200 m3 par jour, alors que 500 m3 d'eau s'ajoutent quotidiennement au volume accumulé sur le site.

"Un système comme celui-là devrait prendre un an pour être construit" a expliqué Goshi Hosono, soulignant la rapidité de sa mise en œuvre. De même, si la mise en route a été émaillée d'arrêts, le responsable gouvernemental a indiqué qu'en temps normal les réglages d'une telle installation nécessitent deux mois de travail.

Autre bonne nouvelle, la mise en œuvre d'une boucle fermée, avec l'injection de l'eau décontaminée dans le système de refroidissement provisoire des trois réacteurs, a débuté le 27 juin. Comme pour l'usine de traitement, cette opération a dû être rapidement interrompue suite à une fuite. Cependant, selon l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa), l'installation fonctionne maintenant sans interruption depuis mardi après-midi.

Une couverture PVC

Reste que ces progrès importants, s'ils valident en partie la stratégie défendue par l'opérateur, n'occultent pas les difficultés rencontrées par ailleurs. En particulier, malgré les mesures prises depuis plusieurs semaines, le confinement de la radioactivité reste problématique. Le programme de stabilisation de Tepco prévoyait de limiter la dispersion aérienne des particules radioactives en vaporisant de la résine sur les installations pour les fixer sur place. Or, cette option n'est pas suffisamment efficace, obligeant l'opérateur à modifier son programme.

Depuis le 27 juin, Tepco a entrepris la construction d'une "couverture" du réacteur 1. Selon le rapport présenté le 24 juin, il s'agit de construire une structure métallique qui surplombe le bâtiment réacteur pour y fixer des membranes imperméables en PVC qui retiendront les particules radioactives. Cette couverture protégera aussi le réacteur des intempéries, limitant ainsi l'accumulation d'eau qui pourrait remettre en cause le travail entrepris par ailleurs pour évacuer l'eau stagnante. Enfin, cela permettra de mieux évaluer les dégâts en mesurant la concentration des matières radioactives qui s'accumuleront entre le bâtiment et la couverture.

Avec une hauteur de 54 m et des largeurs allant de 42 à 47 m selon les côtés, la tache s'annonce ardue. D'autant plus que l'édifice devra résister à la saison des typhons et à l'accumulation de neige. Si les travaux se déroulent comme prévu, le confinement de la radioactivité devrait être effectif à la fin du mois de septembre, voire fin novembre au plus tard. Or, le programme de stabilisation faisait de la limitation de la dispersion de la radioactivité, l'une des trois priorités du premier trimestre. Un objectif qui ne sera donc vraisemblablement pas atteint.

Quant aux réacteurs 2, 3 et 4, ils devraient être couverts dans un second temps. En l'occurrence, un niveau d'humidité de l'ordre de 99% interdit l'accès au bâtiment du réacteur 2 et les alentours des réacteurs 3 et 4 doivent encore être déblayés avant d'entreprendre la construction de la couverture.

Une amélioration précaire de la situation des piscines

Enfin, la situation des piscines contenant le combustible usé reste précaire. Le système d'injection de secours a permis d'abaisser la température de l'eau de la piscine du réacteur 2 à un niveau proche d'une situation normale. La piscine du réacteur 4 a, quant à elle, été étayée avec des piliers en acier afin de prévenir un risque d'effondrement.

Cependant, de nombreux assemblages ont chuté au fonds des bassins, menaçant ainsi de percer les piscines. Une menace qui ne pourra être écartée avant que le combustible usé ne soit totalement retiré des piscines.

Philippe Collet

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  • 6 mois plus tard...
Invité Gnafron 1er

Fukushima. L’élite japonaise s’offre une ville en Inde

En dépit des messages rassurants qui seuls percent (rarement) l’indifférence médiatique, la crise que le Japon traverse depuis le début de l’accident de Fukushima demeure ingérable et affectera durablement l’avenir du pays. Mais cet avenir n'affectera pas tout le monde. La prochaine ville japonaise sera... en Inde.

Le recouvrement achevé d’un des quatre bâtiments éventrés par une tente en nylon est loin de constituer une début de résolution de la crise environnementale que le Japon traverse.

Pour comprendre ce qui se passe derrière ce paravent pudique, je vous propose de regarder la situation en partant d’abord des décombres de la centrale nucléaire pour s’en éloigner progressivement. Une périple qui nous mènera jusqu’en Inde.

Sur le site même de Fukushima.

Il faut d’abord relever les conditions dramatiques et héroïques dans lesquelles les équipes sur place travaillent. Un quatrième employé, âgé d’une soixantaine d’année, est mort subitement le 11 janvier, officiellement d’un arrêt cardiaque. La police a emporté le corps pour autopsie.

La température dans le réacteur n° 2 a effectué de subites variations passant de 48.4°C à 102°C le 12 janvier puis atteignant les 142°C le 14 janvier. Une « panne de la sonde » selon TEPCO.

Les travaux de construction de la tente du bâtiment 2 ont été suspendus à partir du 5 janvier pour concentrer les efforts sur le bâtiment n° 4 dont plusieurs pans de murs ont été démolis depuis novembre. Il est acquis désormais que le couvercle de l’enceinte de confinement de ce réacteur git à plusieurs dizaines de mètres de son emplacement d’origine.

Le réservoir de désalinisation du système de refroidissement de secours présente des fuites.

300 tonnes d’eau contaminée de Césium radioactif (49 à 69 Becquerels par cm²) a été trouvé le 13 janvier dans des tunnels proches de l’unité 3.

En zones contaminées

Les cartes des zones contaminées les plus récentes montrent que la contamination s’étend bien au delà ces précédentes évaluation. Deux zone très contaminées se trouvent dans les faubourgs de Tokyo. Les zones plus faiblement contaminées s’étendent j’jusqu’a 250 km au sud-ouest de la centrale, une zone où l’on rencontre une des plus hautes densités de population de la planète.

http://blog-imgs-26-origin.fc2.com/...

Dans le reste du japon.

Mais la contamination s’exporte aussi hors des zones directement atteintes. Ainsi une jeune habitante de la ville de Nihonmatsushia constaté avec stupeur que l’appartement dont elle venait de prendre livraison était anormalement radioactif. La raison en était qu’on avait intégré dans le béton des matériaux contaminés à la suite de l’accident de Fukushima.

Le même phénomène de dissémination affecte aussi les usines de traitement des eaux usées : Dans certains centres de traitement des eaux usées, les boues résultat du traitement concentrent des taux élevés de radioactivité, interdisant leur usage comme fertilisant. Les autorités les stockent sans savoir comment s’en débarrasser.

La fuite vers l’étranger.

Face à cette perte irrémédiable de terres habitable, le Japon se tourne vers l’étranger.

Le gouvernement Japonais, accompagné des grands nom de l'industrie Japonaise, vient de signer un accord afin de créer une ville japonaise dans le sud de l'Inde.

chennai-078d4.jpg

D’une capacité de 50.000 personnes et d’une superficie d'environ 2 km², cette « station balnéaire de qualité Japonaise » offrira tout le luxe de la vie moderne, « parc industriel, hôpital, galeries marchande, mini-golf ». Certains au Japon y voient un plan de l'élite Japonaise en vue d' abandonner le navire.

Les lignes de crédits que la banque du Japon a ouvert pour favoriser les échanges avec l’Inde ( 15 milliards de $) et la Corée du sud (70 milliards) indignent la population qui s’attendait à ce que la priorité aille à la reconstruction et la décontamination des zones dévastées au Japon même et à l’évacuation des zones trop fortement contaminées encore habités.

Bref, selon que vous serez puissant ou misérable, vous cohabiterez avec des becquerels ou vous jouerez au golf dans une station balnéaire bien loin de Fukushima.

Une ville balnéaire où vos enfants ne risqueront pas de jouer dans des bacs à sables rayonnant 20 µS/h, la norme pour le reste des enfants japonai

Source: agoravox.

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Et dans cet espace en location, seront ils en sécurité ?

Il y a une centrale nucléaire pas loin ....

C'est dans wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_centrales_nucl%C3%A9aires_de_l'Inde

Evidemment si on pense au fond que cette catastrophe a été causée par le tsunami et le séisme et non pas par l'énergie nucléaire non maitrisée, on peut comprendre que le choix d'une zone moins sismique suffit ...

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://profvirtuel.free.fr/elementaire/sciences/images%2520sciences/volcancarte.jpg&imgrefurl=http://profvirtuel.free.fr/elementaire/sciences/volcan3.htm&h=440&w=892&sz=143&tbnid=h6da9uHNsTKMrM:&tbnh=61&tbnw=124&prev=/search%3Fq%3Dzones%2Bsismiques%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=zones+sismiques&docid=7qrPyFWyWLYtZM&hl=fr&sa=X&ei=YqkaT43ZO46p8QOF_9ygCw&sqi=2&ved=0CEgQ9QEwBQ

Modifié par michael02
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  • 1 mois plus tard...

Un an après, les joueurs de flûte de Fukushima

http://www.liberation.fr/monde/01012394771-un-an-apres-les-joueurs-de-flute-de-fukushima

Par NADINE RIBAULT écrivaine et THIERRY RIBAULT chercheur au CNRS (Maison franco-japonaise de Tokyo)

Aujourd’hui, un tiers de la surface totale du département de Fukushima est contaminé à un taux supérieur à 37 kilobecquerels par m2, alors que, dans le cas de Tchernobyl, 0,3 % de la Russie, 6 % de l’Ukraine et 14 % de la Biélorussie étaient contaminés au même niveau. Ceci sans prendre en compte le fait que la densité de population du département de Fukushima est trois fois plus élevée qu’en Biélorussie.

Ceci sans tenir compte du fait que les données du ministère japonais de l’Education et de la Science sont fournies pour un rayon de 100 km autour de la centrale pour le département de Fukushima, alors que les cartes disponibles font apparaître de nombreuses poches à plus de 30 kilobecquerels par m2 au-delà des 100 km de la centrale, soit une zone contaminée supplémentaire de 20 à 30 % pour le seul département de Fukushima. D’autre part, si l’on intègre la contamination à partir de 10 kilobecquerels par m2, c’est la quasi-totalité du département qui doit être considérée comme contaminée.

Par ailleurs, ne sont pris ici en compte que les dépôts de césium 137, excluant le césium 134, mais surtout tout autre type de radionucléides (plutonium, strontium) dont des «traces» sont régulièrement découvertes au gré des contrôles menés localement.

Enfin, ces données ne prennent pas en considération la situation dans les départements limitrophes : d’après les estimations du ministère, rendues publiques à l’automne, au moins treize départements, représentant 8 à 10 % du territoire japonais, sont contaminés. A titre de comparaison, imaginons ce que signifierait la contamination, pour une période d’au moins un demi-siècle, des régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Bretagne réunies.

Pour ce qui est du coût de la décontamination, les autorités japonaises ont déjà investi 800 milliards de yens (près de 8 milliards d’euros) depuis 1977 pour traiter 1 500 hectares pollués par le cadmium dans le département de Toyama, suite à une intoxication massive liée à l’exploitation minière, principalement durant la première moitié du XXesiècle, et il reste encore autant à faire. Pour une surface quarante fois plus étendue, combien coûtera la décontamination liée aux fuites radioactives de la centrale de Fukushima Daichi, et combien de temps sera-t-elle nécessaire ?

Les spécialistes japonais estiment que «la décontamination dans des zones résidentielles fortement touchées doit être effectuée dans un rayon de 100 mètres autour de chaque habitation, ce qui en pratique est presque impossible» (1). Qu’adviendra-t-il par ailleurs des 7 800 travailleurs qui sont intervenus sur le site de Fukushima Daichi, rien qu’entre le 11 mars et le 31 mai 2011, sachant qu’il en faudra des centaines de milliers d’autres pour continuer à «sécuriser» le site à l’avenir ?

C’est dans cette réalité que continuent d’œuvrer les lutteurs éternels. Notre ami, le compositeur Wataru Iwata (2), a quitté Tokyo lors de la catastrophe nucléaire pour se rendre, dans un premier temps, dans le Tohoku où il a fondé Projet 47, association qui est venue en aide à la population, avant de s’installer dans la ville de Fukushima pour y créer la première station de mesure autonome de la radioactivité (CRMS). Témoins des bouleversements que subissaient sa vie et son pays, nous lui avions alors adressé des lettres rendues publiques, puis nous avons écrit une chronique (3). Depuis un an, avec d’autres, souvent découragé, révolté, fatigué, il lutte.

Aujourd’hui, nous dit-il, 62 000 personnes, soit seulement 3 % de la population de Fukushima (moins de 10 % des enfants) ont quitté le département pour se réfugier dans la métropole de Tokyo, dans la région d’Osaka-Kyoto, à Hokkaido ou encore à Okinawa. La question, pour lui, est de savoir ce qui va se passer d’ici à avril, date de la rentrée scolaire et de la nouvelle année fiscale. Comment aider ceux qui sont décidés à partir (pour la plupart, envers et contre leurs proches qui ne les y «autorisent» pas) ? Comment éviter que ne reviennent ceux qui veulent «rentrer» ? Comment inciter les autorités à changer la loi relative aux suites de catastrophes naturelles en loi relative aux suites de catastrophes nucléaires afin que les «réfugiés» ne soient pas mis à la porte de leurs logements provisoires en mars 2013 ? Comment aider les paysans, les démunis qui, eux, ne peuvent pas partir ?

Wataru Iwata a perçu un changement après la nouvelle année. La panique et le désespoir qui ont suivi la catastrophe, prenant les gens aussi bien que l’Etat dans leur train fou, ont évolué vers un calme froid propice à la pensée et à l’action. Là où la radiation circule, dangereuse, où l’Etat que l’on voulait «providentiel» est accusé de ne pas protéger et ne protégera pas, les membres des associations et les individus font ce qu’il est censé faire et, pour y parvenir, trichent et usent de ses failles, proposant par exemple aux mères qui ont fui pour mettre à l’abri leurs enfants, leur mari travaillant toujours dans la région de Fukushima, de divorcer afin de percevoir l’aide publique réservée aux femmes seules avec enfants. Les gens dépendent désormais de ces associations. Le président de l’une d’entre elles pense organiser des voyages scolaires apparemment anodins pour les collégiens et lycéens de la région de Fukushima et leur transmettre, à cette occasion, des messages précis destinés à convaincre leurs parents de partir. Il pense aussi à ouvrir à Fukushima un bar où il recevra les gens et organisera leur départ en toute clandestinité.

Les lutteurs éternels œuvrent, certes, en une lutte étrange et souterraine. Ils taillent, disent-ils, la flûte du joueur de Hamelin pour attirer hors du danger ceux qu’ils s’entêtent à vouloir protéger.

(1) «Mainichi», du 17 octobre 2011.

(2) Wataru Iwata sera à Paris les 28 et 29 mars. Renseignements : http://fr.crms-jpn.com

(3) «Les sanctuaires de l’abîme : chronique du désastre de Fukushima», éditions de L’Encyclopédie des Nuisances, Paris, mars 2012.

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  • 1 mois plus tard...
  • 4 mois plus tard...
Invité necroshine

Le Japon a l'intention d'abandonner le nucléaire d'ici à 2030

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/12/le-japon-a-l-intention-d-abandonner-la-nucleaire-d-ici-a-2030_1758865_3244.html#xtor=RSS-3208

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Invité Gnafron 1er

Le Japon a l'intention d'abandonner le nucléaire d'ici à 2030

http://www.lemonde.f...l#xtor=RSS-3208

Dans 18 ans , ils auront oublié ......!

qui a dit que c'est une filière d'avenir ?

:Smiley_41:

Les même qui pensaient que le charbon étaient une filière d'avenir malgré les morts à cause des "coups de grisou " , et des maladies pulmonaires .......

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Dans 18 ans , ils auront oublié ......!

Les même qui pensaient que le charbon étaient une filière d'avenir malgré les morts à cause des "coups de grisou " , et des maladies pulmonaires .......

C'est très triste pour eux, mais par rapport aux millions de personnes qui vont être tuées par le réchauffement climatique, dû en grande partie à la combustion du charbon, les mineurs ne représentent qu'une infime partie des victimes passées et à venir du charbon...

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Je me cite (copié collé de mon post des nouvelles de l'environnement)

Le nucléaire industrie d'avenir :Smiley_36: une catastrophe est inévitable à plus ou moins long terme. Le démantèlement des centrales est loin d'être facile, témoin Brennilis, SuperPHénix...

L'histoire de l'humanité est jalonnée de catastrophes réputées impossibles :

Fukushima

les Airbus qui ne peuvent pas décrocher (l'accident du Rio-Paris est un exemple, hélas pas isolé)

le Titanic qui ne peut pas couler et d'autres navires soit disant insubmersibles.

Ajout : tous les avions peuvent décrocher... En fait tout objet envoyé en l'air doit redescendre, la question étant la prise de contact avec la planète plus ou moins contrôlée mdrmdr

Pardon pour la partie aéronautique mais après tout un avion (genre A380 de préférence) peut bien tomber sur une de ces f... centrales. :Smiley_75:

  • J'adore 1
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Le nucléaire est tellement bien maîtrisé que tous les contrats d'assurance ont une clause "excluant le remboursement des dégâts provoqués par la désintégration d'un combustible nucléaire"

L'assurance du risque nucléaire est effectivement portée par des pools d'assurance spécifique :

http://www.assuratome.fr/fr/2-bienvenue

http://www.assuratome.fr/fr/19-les-pools-de-reassurance-du-risque-nucleaire

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