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Le Web des Cheminots

Un contrôleur poignardé à huit reprises dans un TGV


Messages recommandés

Communiqué du Chu sur l'état de santé du collègue :

« La santé du patient est restée stable pendant la nuit.

Aucune complication n'est intervenue après l'intervention chirurgicale.

Il demeure sous surveillance médicale.

Un nouveau bilan sera réalisé en fin de matinée.»

ça rassure un peu, bon rétablissement à lui.

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Le Monde 13h00

Le trafic SNCF reprend progressivement après l'agression d'un contrôleur

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/06/fortes-perturbations-sur-le-reseau-sncf-apres-l-agression-d-un-controleur_1583610_3224.html

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Le Monde 13h00

Le trafic SNCF reprend progressivement après l'agression d'un contrôleur

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/06/fortes-perturbations-sur-le-reseau-sncf-apres-l-agression-d-un-controleur_1583610_3224.html

Ils racontent n'importe quoi ces journaleux à Toulouse y a toujours quasi rien qui va rouler jusqu'à demain matin (et je n'ai vérifié que Toulouse)...

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Libération 15h00

Retour progressif à la normale pour le trafic SNCF d'ici samedi matin

http://www.liberatio...s-tres-perturbe

Agression de contrôleur: le suspect «ne se souvient pas» des faits

http://www.liberatio...r-un-psychiatre

L'agresseur présumé du contrôleur SNCF «ne se souvient pas» des faits. Il a déjà été condamné et incarcéré, et souffre de problèmes d'alcoolisme.

L'homme suspecté d'avoir grièvement blessé à coups de couteau un contrôleur SNCF jeudi dans un train Lyon-Strasbourg "ne se souvient pas" de ce qui s'est passé, et était légèrement alcoolisé au moment des faits, a indiqué vendredi le procureur de Besançon, Alain Saffar.

Le suspect, âgé de 27 ans, a déjà été condamné et incarcéré brièvement trois fois. Il a également connu par le passé de brèves hospitalisations dans des services psychiatriques, a précisé Alain Saffar lors d'une conférence de presse.

Le suspect, célibataire, sans enfant et sans emploi, était examiné vendredi en début d'après-midi par un psychiatre à l'institut médico-légal de Besançon.

"Je déciderai des suites judiciaires à donner lorsque j'aurai connaissance de cette expertise", a dit Alain Saffar. "Soit la présentation à un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour tentative de meurtre aggravée, soit un placement d'office en psychiatrie".

Le jeune homme, domicilié à Mulhouse (Haut-Rhin) souffre de problèmes d'alcoolisme, selon le procureur. Au moment de son interpellation, jeudi matin, il a été contrôlé à 0,20 mg d'alcool par litre d'air expiré, soit 0,40 g par litre de sang.

Cette agression, et l'émotion qu'elle a suscitée chez les contrôleurs SNCF, provoquait vendredi de fortes perturbations sur l'ensemble du trafic en France, de très nombreux agents ayant fait valoir leur droit de retrait.

(Source AFP)

Modifié par Dom Le Trappeur
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Petite question aux actifs :

Est-ce que Pépy s'est exprimé en interne d'une manière ou d'une autre

directement vers les cheminots et en particulier les contrôleurs ?

Retour à la normale vendredi soir ou samedi à la SNCF

http://fr.news.yahoo.com/début-reprise-du-travail-à-la-sncf-094507479.html

PARIS (Reuters) - Le trafic ferroviaire reprend progressivement vendredi en France où un retour à la normale est attendu dans la soirée ou samedi matin, a annoncé Guillaume Pepy, le président de la SNCF.

Huit sites de la SNCF avaient voté à la mi-journée la reprise du travail après le mouvement spontané déclenché la veille par la violente agression d'un contrôleur du train, qui a provoqué de fortes perturbations du trafic.

"La bonne nouvelle, c'est qu'aucune assemblée générale n'a reconduit le mouvement", a dit Guillaume Pepy sur France 2. Il a ajouté que le trafic reprendrait normalement "en fin de soirée ou demain matin".

La reprise du travail a été décidée à La Rochelle (Charente-Maritime), Paris Sud-Est, Reims, Dijon, dont dépend le contrôleur agressé, Toulouse, Lyon, Marseille et Chambéry, a-t-on appris auprès de la SNCF.

Parallèlement, la direction de la SNCF a reçu dans la matinée un à un les représentants syndicaux.

Elle s'est engagée à présenter dès lundi un plan d'urgence avec les services de sécurité, selon le syndicat Unsa.

L'Unsa "considère qu'il est temps de reprendre le travail", a déclaré à l'issue de la rencontre Roger Dillenseger, secrétaire général adjoint.

En revanche, Sud-Rail a estimé qu'il fallait présenter un tel plan dès ce vendredi et, surtout, annoncer des embauches "pour faire face à la déshumanisation des gares et des trains", a dit l'un des délégués, Stéphane Boulade.

En conséquence, le syndicat soutient "tous les agents qui sont dans l'action", a-t-il ajouté, précisant que les assemblées générales étaient souveraines.

Guillaume Pepy avait appelé les cheminots à ne pas pénaliser les clients, dont des milliers ont été un temps bloqués jeudi en fin de journée dans des gares.

NE PAS PÉNALISER LES USAGERS

Les trains avaient peu circulé vendredi matin à l'exception du réseau Transilien en Ile-de-France sur lequel le trafic est quasiment normal.

Le trafic était normal également pour Thalys et Eurostar, a fait savoir la SNCF.

L'agression du contrôleur a provoqué jeudi l'indignation de ses collègues qui ont cessé le travail et provoqué de fortes perturbations du trafic ferroviaire partout en France.

Aucun train de nuit n'a circulé dans la nuit de jeudi à vendredi. Tous les voyageurs présents dans les gares ont pu rejoindre leur destination ou être assistés pour trouver un hébergement pour la nuit, précise la SNCF.

Guillaume Pepy avait invité dans la matinée les syndicats à se montrer raisonnables. "L'émotion est grande et je la comprends mais il ne servirait à rien de pénaliser les usagers parce qu'un déséquilibré a commis un geste fou", a-t-il dit.

Selon le récit de la SNCF, le contrôleur a reçu huit coups de couteau alors qu'il intervenait auprès d'un passager "au comportement déséquilibré et agressif".

Touché au bras et à l'abdomen, perdant beaucoup de sang, l'homme a été transporté par hélicoptère à l'hôpital de Besançon dans un état jugé très préoccupant.

L'agresseur, âgé d'une trentaine d'années, a été interpellé et placé en garde à vue. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative de meurtre aggravé.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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Ne serait on pas en train de chercher toutes sortes de circonstances "attenuantes" au sinistre personnage qui a commis ce crime ??? Alcool, cannabis, etc...

à 0.4 g dans le sang, on est en dessous du seuil legal autorisé pour la conduite...

On veut aussi le taxer de fou, mais il semble plutôt en desherence, comme un nombre de plus en plus important de personnes qui sombrent ... Et on fait quoi ??? aucune question à se poser sur la tournure de la société, que ce genre de personne apprend à execrer, et dont la violence est l'ultime reponse...

Oui, il me semble coupable et responsable de ses actes, tout comme la société qui l'a généré....Scène de la violence quotidienne allant s'amplifiant.

Fabrice

Modifié par Fabr
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Ne serait on pas en train de chercher toutes sortes de circonstances "attenuantes" au sinistre personnage qui a commis ce crime ??? Alcool, cannabis, etc...

à 0.4 g dans le sang, on est en dessous du seuil legal autorisé pour la conduite...

On veut aussi le taxer de fou, mais il semble plutôt en desherence, comme un nombre de plus en plus important de personnes qui sombrent ... Et on fait quoi ??? aucune question à se poser sur la tournure de la société, que ce genre de personne apprend à execrer, et dont la violence est l'ultime reponse...

Oui, il me semble coupable et responsable de ses actes, tout comme la société qui l'a généré....Scène de la violence quotidienne allant s'amplifiant.

Fabrice

C'est exactement ce que j'étais en train de me dire. Si on le considère alcoolique à ce seuil , alors beaucoup de conducteurs le sont !

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Il n'y a qu'une expertise psychiatrique qui puisse le dire.

Nuance, subtile, mais nuance quand même: je dis qu'il me "semble", une expertise dira si il l'est ou non....

Fabrice

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C'est exactement ce que j'étais en train de me dire. Si on le considère alcoolique à ce seuil , alors beaucoup de conducteurs le sont !

Et il est mediatiquement, et socialement, plus simple de le declarer fou, irresponsable, bref toutes sortes de choses ne pouvant arriver au commun des mortels, c'est un "accident"....

Pour moi, il me semble que c'est bien plus grave que celà, ce sont des quantités de personnes qui versent dans cette misère crasse, mais il est bien plus confortable de ne rien dire....

Et ce qui va de pair avec ce milieu, c'est la violence permanente des rapports humains....directs, car notre société est violente, par procuration.

Fabrice

Modifié par Fabr
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Une pensée pour le contrôleur.

Soutien aux collègues qui font valoir certainement leur droit de retrait au moins pour manifester leur émotion et leur solidarité.

okok

Même si j'ai été bloqué sur Marseille depuis hier, en tant que représentant d'une EF privé,

j'apporte mon soutien au collègue

attaqué par un forcené connu des forces de l'ordre revoltages !!!

Tous mes voeux d'un prompt rétablissement ...

Fred

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Invité necroshine

Ce soir, infos de 18h sur RTL,

les invités présents etaient : Pierre Perret, et, le deputé Lionel Lucas....

L'un comme l'autre condamnaient l'agression mais, l'un comme l'autre ne comprenaient pas l'arrêt de travail....

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Petite question aux actifs :

Est-ce que Pépy s'est exprimé en interne d'une manière ou d'une autre

directement vers les cheminots et en particulier les contrôleurs ?

J'ai rencontré quelques collègues contrôleurs, commerciaux et conducteurs actifs aujourd'hui :

Ils n'ont eu aucune informations officielles de la direction et aucune communication de Pépy à leur intention hors le temps réel affiché...

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"...Ce soir, infos de 18h sur RTL, les invités présents etaient : Pierre Perret, et, le deputé Lionel Lucas.

L'un comme l'autre condamnaient l'agression mais, l'un comme l'autre ne comprenaient pas l'arrêt de travail..."

Alors si Pierre Perret, célèbre auteur respectable de la chanson "le Zizi" ne comprend pas la réaction des contrôleurs, alors c'est qu'ils doivent avoir tort...

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J'ai rencontré quelques collègues contrôleurs, commerciaux et conducteurs actifs aujourd'hui :

Ils n'ont eu aucune informations officielles de la direction et aucune communication de Pépy à leur intention hors le temps réel affiché...

un Temps Réel a été diffusé en interne jeudi soir.

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Ce soir, infos de 18h sur RTL,

les invités présents etaient : Pierre Perret, et, le deputé Lionel Lucas....

L'un comme l'autre condamnaient l'agression mais, l'un comme l'autre ne comprenaient pas l'arrêt de travail....

Moi non plus à vrai dire ...

Je trouve qu'un refus général et illimité de tous les contrôleurs de France de contrôler les titres de transports dans les trains, mais sans empêcher ceux ci de rouler, aurait été super bien perçu par l'opinion publique et aurait bien plus affolé la direction !

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Contrôleur poignardé : le suspect dit ne se souvenir de rien

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Controleur-poignarde-le-suspect-dit-ne-se-souvenir-de-rien_39382-1997791_actu.Htm

L’homme de 27 ans suspecté d’avoir grièvement blessé à coups de couteau un contrôleur SNCF, des faits dont il dit ne pas se souvenir, sera présenté samedi à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, a annoncé vendredi le parquet de Besançon.

Le contrôleur SNCF agressé à coups de couteau jeudi à bord d’un Lyon-Strasbourg était ce soir dans un « état stabilisé ». Les médecins espéraient qu’il pourrait reprendre connaissance, a annoncé le procureur de Bezançon Alain Saffar lors d’une conférence de presse.

Le suspect présenté samedi au parquet

Aucun organe vital n’a été touché, mais le contrôleur souffre d’un hémopneumothorax et « présente dix plaies dont trois qui sont plus sérieuses et plus sévères que les autres : deux au niveau du thorax sur la droite et une au niveau du front qui a entraîné une fracture de l’os frontal ».

Le suspect, célibataire, sans enfant et sans profession, « sera présenté demain au parquet qui ouvrira une information pour tentative d’homicide volontaire aggravé », a précisé le procureur. Le dossier « sera confié à un juge d’instruction », qui devrait mettre en examen le jeune homme, a-t-il ajouté.

Test d’alcoolémie positif

L’agresseur présumé, domicilié à Mulhouse (Haut-Rhin), est « un garçon qui a des précédents judiciaires, qui a été condamné à quelques reprises, qui a été incarcéré à quelques reprises et qui a fait aussi des séjours brefs, cinq à six semble-t-il, en hôpital psychiatrique », selon M. Saffar.

Au moment de son interpellation, jeudi matin, il a été contrôlé à 0,20 mg d’alcool par litre d’air expiré, soit 0,40 g par litre de sang. Des analyses sont en cours pour déterminer s’il était sous l’emprise de stupéfiants.

« Il se souvient de s’être tailladé les veines »

« Il n’a pas de souvenir de ce qu’il a pu faire durant les deux jours précédant » son geste, a raconté le magistrat. « Il ne se souvient pas du contrôle. Il ne se souvient pas d’avoir utilisé une arme, d’avoir été violent. Il se souvient cependant de s’être tailladé les veines ».

Le jeune homme - placé jeudi en garde à vue à la gendarmerie de l’Isle-sur-le-Doubs, à une dizaine de kilomètres de la gare de Clerval (Doubs) où il avait été interpellé peu après l’agression -, a été examiné vendredi à Besançon par un expert psychiatre. L’enjeu était de déterminer si la procédure judiciaire pouvait se poursuivre normalement, ou si le parquet devait envisager un internement psychiatrique.

Psychologiquement instable

Finalement, l’expert a conclu que le jeune homme présentait certes des « troubles certains, des défauts de contrôle de ses pulsions et de ses actes », mais que son état était « compatible avec la garde à vue et une éventuelle incarcération », a développé M. Saffar.

Au moment du contrôle dans le train, les témoins ont décrit « un état d’excitation important de l’intéressé ». Mais « une fois que l’agent a été blessé, ils décrivent au contraire quelqu’un qui fait preuve d’une certaine froideur, d’un détachement qui contrastait singulièrement avec l’état d’énervement qu’il présentait juste avant ».

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Alors si Pierre Perret, célèbre auteur respectable de la chanson "le Zizi" ne comprend pas la réaction des contrôleurs, alors c'est qu'ils doivent avoir tort...

surtout si il a la même position que le dénommé Lucas...

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24 heures après l'agression et au vu des informations

je crois que nous pouvons parler "d'une tentative d'assassinat".

Heu, c'est pas un poil exagéré ?

La tentative d'assassinat sous-entend la préméditation. A mon avis, l'agresseur n'a pas "choisi" cet ASCT. Il n'a pas volontairement pris le train à bord duquel le collègue se trouvait pour ensuite l'agresser.

Cette agression sera sans doute qualifiée de coups et blessures volontaires, ensuite elle sera modulé en "avec" ou "sans" intention de donner la mort.

Tout au plus le tribunal correctionnel, mais en aucun cas la cour d'assises.

Signé : un cheminot bloqué depuis jeudi à Paris, qui a volontairement choisi de rester sur place vendredi pour ne pas en rajouter à l'opinion "anti cheminot" qu'il devait y avoir dans les trains.

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Je trouve qu'un refus général et illimité de tous les contrôleurs de France de contrôler les titres de transports dans les trains

Ca s'appelle la grêve de la pince, et c'est illégal. Pire, c'est considéré comme une faute grave.

Mais un brassard noir en signe de solidarité avec le collègues, ça ça aurait eu de la gueule.

Et nul doute qu'un tas de clients auraient manifesté leur soutien aux contrôleurs présents.

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Invité SNCF 21

Ca s'appelle la grêve de la pince, et c'est illégal. Pire, c'est considéré comme une faute grave.

Mais un brassard noir en signe de solidarité avec le collègues, ça ça aurait eu de la gueule.

Et nul doute qu'un tas de clients auraient manifesté leur soutien aux contrôleurs présents.

Le non contrôle des billets, ça se fait déjà quand ils font le parcours intégral en cabine ou dans le compartiment de service ... Alors, qui aurait vu la différence !!!!

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Le non contrôle des billets, ça se fait déjà quand ils font le parcours intégral en cabine ou dans le compartiment de service ... Alors, qui aurait vu la différence !!!!

Oui, ben j'ai pas osé le dire, de peur de rajouter de l'huile sur le feu. ;)

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Encore un article du Figaro très objectif comme toujours, avec pour thème haro sur le droit de retrait...

en fait surtout contre les droits des salariés sous-entendus considérés comme des "terroristes"

Sauf qu'en dehors du titre et du sous titre, il n'y a aucun argument pour justifier que l'utilisation du droit de retrait serait illégalle.

De plus nombre d'informations contenus dans cet article sont surprenantes comme toujours :

"le contrôleur aurait été comme mort ... " je n'ai rien lu à ce sujet dans la presse...

"un ex-syndicaliste, devenu conseil en entreprise" non nommé comme il se doit...

L'utilisation détournée des déclarations de la Fnaut qui a aucun moment ne parle du droit de retrait...

mais bon il y a au moins une vérité, les positions de la Direction SNCF restent bien ambigües...

SNCF : quand le droit de retrait paralyse les trains

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/07/01016-20111007ARTFIG00664-sncf-quand-le-droit-de-retrait-paralyse-les-trains.php

L'arrêt de travail des contrôleurs était illégal, mais accepté par la direction.

Il n'a fallu que quelques heures jeudi pour que le trafic de la SNCF soit totalement paralysé. Les uns après les autres, les 11 000 contrôleurs ont cessé le travail à la suite de l'agression d'un des leurs, grièvement poignardé dans un train Intercités assurant la liaison entre Lyon et Strasbourg, et que les premières informations donnaient pour mort. L'agresseur présumé, un jeune homme de 27 ans qui a séjourné plusieurs fois en hôpital psychiatrique, affirme ne se souvenir de rien. Il sera présenté aujourd'hui à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen.

Le blocage s'est diffusé extrêmement vite et les perturbations ont rapidement touché l'ensemble des liaisons (TGV, Intercités, TER…) et des régions, à l'exception de l'Ile-de-France. Des dizaines de milliers de voyageurs se sont ainsi retrouvés bloqués au milieu de nulle part, sans beaucoup d'informations à leur disposition. Certains ont même dû passer la nuit de jeudi à vendredi dans des trains à quai, faute de correspondance.

«Cacophonie»

La cause de ce désordre ? Le droit de retrait qu'ont fait valoir les contrôleurs, un dispositif qui s'applique uniquement en cas de danger grave et imminent pour la vie ou la santé d'un salarié. Pour les associations d'usagers, cette disposition est trop souvent dévoyée et l'agression malheureuse de jeudi en apporte une nouvelle preuve. «Il est regrettable que l'acte d'un déséquilibré entraîne la pénalisation des voyageurs, condamne Fabrice Michel, le porte-parole de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut). Il serait plus compréhensible qu'un tel événement entraîne une grève respectant un préavis et un dispositif d'information des voyageurs. Jeudi, nous avons assisté à une véritable cacophonie. La direction de la SNCF a tenté de gérer les problèmes des usagers tant bien que mal alors que les syndicats exprimaient une réaction épidermique.»

D'un point de vue juridique, le droit de retrait ne s'appliquait probablement pas. Les contrôleurs ont manifesté leur solidarité à l'égard de leur collègue mais n'avaient pas besoin de «se mettre en sécurité» comme le stipule le Code du travail. La direction de la SNCF l'a d'ailleurs admis vendredi à demi-mots, sans pour autant vouloir jeter de l'huile sur le feu. Guillaume Pepy, le président de l'entreprise publique, a reconnu qu'il ne s'agissait pas d'«une question juridique». Juste d'un «coup d'émotion» alors que l'information stipulant que l'agression était l'œuvre d'un fou a été diffusée plusieurs heures après les faits. «Les contrôleurs ont exercé leur droit de retrait instinctivement, sur la seule information que l'un d'entre eux avait été poignardé et était dans un état critique», confirme un ex-syndicaliste, devenu conseil en entreprise.

Pour nombre d'experts en relations sociales, le droit de retrait exercé par les contrôleurs est aussi peut-être révélateur d'un certain malaise à la SNCF. «La situation doit être extrêmement tendue pour qu'une agression de la sorte déclenche une telle réaction, affirme, surpris, l'un d'entre eux. On est quand même très loin de la bande de zoulous qui déambule dans les trains, agresse les passagers, violente les contrôleurs et pose de vrais problèmes de sécurité.»

À toute chose malheur est bon, dit-on, et cette agression va peut-être permettre de lancer une réflexion sur l'évolution du métier de contrôleur et les conditions dans lesquelles les agents exercent leur fonction, plus complexe que de poinçonner un ticket. Vendredi, les organisations syndicales ont été reçues par la direction. Elles ont réclamé un meilleur filtrage de l'accès aux quais, des effectifs adaptés à la typologie des trains, un développement de la sûreté dans les gares… Une autre réunion est déjà prévue lundi. Quant au trafic, il devait revenir à la normale ce matin.

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Ce n'est de toute façon pas une grève puisque il faut une alarme sociale avant. Ressentir une situation de stress en ayant appris l'agression d'un collègue empêchant de réaliser des contrôles sans risque est compréhensible.Mais, parler de danger grave et imminent dans un trajet en compartiment de service ou en cabine, il faut qu'on m'explique!

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