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RATP ne fait pas jouer la concurrence


jackv

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Le bruit courait depuis longtemps sur radio moquette

La Cour des comptes accable la RATP pour sa gestion du marché du RER A

" Il est du devoir du président de la République de s'impliquer dans les transports de la région capitale ", déclarait Nicolas Sarkozy lors de l'inauguration des nouvelles rames, en 2011.

AFP

La Régie n'a pas fait jouer la concurrence, ce qui a engendré un surcoût de 190 millions d'euros

Rutilantes dans leur robe d'acier grise et verte, elles traversent depuis près d'un an l'Ile-de-France d'est en ouest en passant par Paris. Inaugurées le 5 décembre 2011 par Nicolas Sarkozy, les nouvelles rames à deux étages du RER A devaient, selon le président de la République, à l'orée de sa campagne présidentielle, améliorer les transports de " millions " de voyageurs. Aujourd'hui, ces rames font l'objet d'un rapport critique de la Cour des comptes, resté confidentiel depuis juin 2012, et que Le Monde s'est procuré.

Lors de la signature du marché en 2009, l'offre réelle d'Alstom a atteint plus de 25,8 millions d'euros par train. La RATP a tenté d'obtenir une participation du STIF paritaire mais au prorata du coût réel. Elle a essuyé un refus net et clair de la part de M. Huchon. La Régie s'est vue contrainte de prendre à sa charge les 190 millions d'euros supplémentaires par rapport à ce qu'elle aurait dû payer si elle avait fait la vérité des prix dès le départ. Au final, le STIF ne supporte que 37 % du coût réel total, au lieu de la moitié. " La stratégie " de la RATP " était peu efficace pour tirer les prix vers le bas ", observe M. Migaud. Avec une seule entreprise sur les rangs, elle n'était pas en position de force pour négocier. Le bluff sur les prix " a privé la Régie d'une partie du financement qu'elle pouvait espérer du STIF ", conclut la Cour.

En juin 2012, le marché des 65 trains a été réévalué à 2 milliards d'euros. Le STIF promet toujours de verser 650 millions d'euros. Reste 1,35 milliard d'euros à la charge de la RATP, soit plus des deux tiers du coût. Consolation : selon la Cour, la Régie devrait se voir compenser en " grande partie " ce manque à gagner après 2039. Ce sera aux collectivités qui financent le STIF de mettre la main à la poche pour payer au prix fort la facture présidentielle de 2011.

Béatrice Jérôme

http://www.lemonde.f...ml?version=null

et derrière cela c'est le contribuable et l'usager qui paye

Modifié par assouan
précision dans le titre
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Et si la RATP avait fait jouer la concurrence on l'aurait accusé de ne pas privilégier le constructeur national...

extrait

"Avec une seule entreprise sur les rangs, elle n'était pas en position de force pour négocier"

Il y eu je pense un appel d'offre...

Le financement a été assuré uniquement par le STIF et la RATP si j'en crois le texte de l'article...

l'Etat impose mais ne paye pas...

Les actionnaire d'Alstom ont du se frotter les mains...merci Sarko !

Tiens ça nous renvoie à la situation actuelle sur le redressement productif non avec l'exemple de Florange ou le cas de DOUX en Finistère ?

  • J'adore 1
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cette polémique ridicule ne grandit pas Migaud.

la notion de vérité des prix n'a aucun sens sur du matériel qui durera 35 ans. DAns ce domaine, une construction au rabais se paie très cher dans les années qui suivent l'achat

pour rappel à ce monsieur : le marché du MI-79, avec des prix tellement tirés que la Soferval a fait faillite et la livraison suspendue pendant pas mal de temps (près de 2 ans ?, je ne me souviens plus exactement ?) temps pendant lequel la RATP a dû jongler avec les 23000 pour les maintenir en état de survie

et que dire de la compatibilité MI2N-MI09 si on avait eu deux constructeuirs difrférents ?

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la notion de vérité des prix n'a aucun sens sur du matériel qui durera 35 ans. DAns ce domaine, une construction au rabais se paie très cher dans les années qui suivent l'achat

Je ne vois pas en quoi un appel d'offres devrait nécessairement entraîner une construction au rabais. Tout dépend du cahier des charges. Rien n'oblige à choisir le matériel sur la seule base du prix.

Si de nombreux matériels nouveaux ont connu des débuts catastrophiques et ne semblent pas conçus pour durer 40 ans, je ne pense pas que ce soit un problème de procédure d'achat.

et que dire de la compatibilité MI2N-MI09 si on avait eu deux constructeuirs difrférents ?

On arrive à faire fonctionner en UM des Z2N de conception très différente, je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible entre matériels de constructeurs différents, pour autant que cela soit demandé.

Accessoirement, le constructeur a beau être le même et le matériel quasiment identique, il me semble que la compatibilité MI2N-MI09 a connu quelques ratés. Comme quoi...

Modifié par Cyril83
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j'ai cité le MI-79. Le MF 67 a vécu la même histoire d'appel d'offres avec des prix sous-estimés pour remporter le marché.

en allant un peu plus loin, voir les Fyra qui ne roulent toujours pas ou seulemnt maintenant avec plus de 6 ans de retard, Ansaldo-Breda ayant remporté le marché sans avoir les capacités de le réaliser

il y a des dizaines d'exemples de ce genre, le dernier en date étant celui de l'ICE-D

Je ne vois pas en quoi un appel d'offres devrait nécessairement entraîner une construction au rabais. Tout dépend du cahier des charges. Rien n'oblige à choisir le matériel sur la seule base du prix.

et sur quoi alors ? la bonne mine du PDG ? quelles garanties peut donner un fournisseur qui n'a aucun CV d'au moins 40 ans pour suivre son matériel ?

Encore une fois, on oblige le rail à singer la route, sauf que si ta voiture ne convient pas, de toutes façons dans 5 ans elle sera bonne à changer. Pas une locomotive !!

On arrive à faire fonctionner en UM des Z2N de conception très différente, je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible entre matériels de constructeurs différents, pour autant que cela soit demandé. Acessoirement, le constructeur a beau être le même et le matériel quasiment identique, il me semble que la compatibilité MI2N-MI09 a connu quelques ratés. Comme quoi...

comme quoi ... si ça pose déjà un pb pour deux matériels du même constructeur, comment ça pourrait aller mieux avec deux fournisseurs différents ?

La rédaction d'un cahier des charges et délégation complète de la conception, selon les directives CE est tout sauf un progrès. Les relations étroites qu'entretenait la DETE avec Alstom, MTE ou Jeumont a permis des réalisations au juste prix et sans équivalent question rentabilité économique ( 9200, 16000, 16500 etc ..) .

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La rédaction d'un cahier des charges et délégation complète de la conception, selon les directives CE est tout sauf un progrès. Les relations étroites qu'entretenait la DETE avec Alstom, MTE ou Jeumont a permis des réalisations au juste prix et sans équivalent question rentabilité économique ( 9200, 16000, 16500 etc ..) .

Certes...

Il est vrai qu'il n'existe sûrement pas au catalogue des concurrents d'Alstom de matériel comparable au MI2N et, en plus, compatible avec celui-ci. On a vu (avec la NAT, par exemple) ce que peut donner un matériel nouvellement conçu. Le choix de la RATP peut donc se tenir, surtout qu'il y avait une demande politique forte (suivez mon regard) pour que le problème de la saturation du RER A soit "résolu".

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  • assouan changed the title to RATP ne fait pas jouer la concurrence

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