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Le Web des Cheminots

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Bonjour à tous

Dans le RH 821 concernant la reconnaissance de diplôme, il est stipulé que l'entreprise doit fournir un poste à un agent à court ou moyen terme ( l'agent a son diplôme en poche et est reconnu par la SNCF).

Ma question est : quel est concrètement cette durée?

On me précise que court terme c'est 1 an et moyen terme 3 ans maximum.

Je trouve cela un peu long 3 ans ( perte des connaissances acquises). Si quelqu'un a une réponse sur ce sujet je suis preneur.

Merci à tous

Cordialement

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Bonjour à tous

Dans le RH 821 concernant la reconnaissance de diplôme, il est stipulé que l'entreprise doit fournir un poste à un agent à court ou moyen terme ( l'agent a son diplôme en poche et est reconnu par la SNCF).

Ma question est : quel est concrètement cette durée?

On me précise que court terme c'est 1 an et moyen terme 3 ans maximum.

Je trouve cela un peu long 3 ans ( perte des connaissances acquises). Si quelqu'un a une réponse sur ce sujet je suis preneur.

Merci à tous

Cordialement

Ru as donné la réponse, c'est écrit dans le RH821, à court ou moyen terme, qui t'as précisé cette durée, je pense que cette personne s'est un peu trop avancé à partir du moment que le RH ne donne pas de durée précise.

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  • 9 mois plus tard...
Invité RAFALE

La reconnaissance de diplôme n'est pas automatique, loin de là. Pour ma part, je viens enfin d'obtenir un diplôme d'ingénieur. Je ne demande pas de reconnaissance, je vais quitter l'entreprise. Mais pour avoir vu des collègues tenter de le faire et bien c'est un parcours du combattant. Il y a trop de copinage et la tête du client y fait beaucoup.

 

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La reconnaissance de diplôme n'est pas automatique, loin de là. Pour ma part, je viens enfin d'obtenir un diplôme d'ingénieur. Je ne demande pas de reconnaissance, je vais quitter l'entreprise. Mais pour avoir vu des collègues tenter de le faire et bien c'est un parcours du combattant. Il y a trop de copinage et la tête du client y fait beaucoup.

 

​ tout a fait.. et on parle du lieu géographique du poste ?

Modifié par jackv
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Invité RAFALE

Je ne peux que te donner un exemple concret. Il y a 4 ou 5 ans environ, un agent sur Paris demande une reconnaissance d'une licence pro automatique et informatique industrielle, diplôme qu'il a passé en cours du soir et sur ses congés. Sa seule erreur, avoir initié la demande de reconnaissance après l'obtention du diplôme. Enfin bref, refus catégorique de la boîte. Pourtant, ce diplôme est très prisé dans le monde industriel. Résultat, l'agent a démissionné et dans la foulée embauche chez Airbus dans sa région natale. Avec le recul, il estime avoir fait le bon choix et une très bonne opération. Dans la nouvelle SNCF, un technicien de haute valeur n'a pas ou plus sa place.

Modifié par RAFALE
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  • 3 semaines plus tard...

C'est le cas de la plupart des gens qui acquièrent un diplôme sur leur temps libre ou en CIF à la SNCF. Je suis bien placé pour savoir qu'il est plus facile, et c'est déprimant, d'être embauché ailleurs plutôt que de se voir proposer une évolution interne... Dans un tel cas je commence à être convaincu que le mieux pour sa carrière, c'est de partir.

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(...) c'est déprimant, d'être embauché ailleurs plutôt que de se voir proposer une évolution interne... Dans un tel cas je commence à être convaincu que le mieux pour sa carrière, c'est de partir.

Je ne vais pas prendre parti sur le fond mais seulement tenter d'éclairer les raisons de ces blocages RH à la reconnaissance de diplômes en cours de carrière.

C'est enfoncer une porte ouverte de le rappeler mais l'embauche d'un agent SNCF se caractérise par un contrat (de travail). Un juriste dirait que le métier et la qualification pour lesquels le salarié est embauché sont une clause substantielle du contrat de travail. Et on sait qu'avant de porter son dévolu sur le bon candidat, l'entreprise l'aura longuement soupesé, évalué, comparé à d'autres, scruté sa formation, porté une appréciation sur ses diplômes.

Et elle ne procède pas de la même façon, ni n'a les mêmes exigences (heureusement) selon qu'elle embauche un technicien ou un ingénieur. Voilà pourquoi, quand elle croit avoir dans ses effectifs un technicien (c'est un exemple), elle fait la gueule si elle découvre un matin que c'est devenu un ingénieur en dehors de ses propres cursus. Car autant c'est en toute connaissance de cause et avec le niveau d'exigence qui, dans notre exemple, correspond à l'emploi de technicien qu'elle a sélectionné tel candidat, autant s'il avait fallu embaucher un ingénieur elle n'aurait pas retenu les mêmes critères et pas forcément retenu la même personne. C.Q.F.D.

Voilà qui explique cette notion de court ou moyen terme dont la durée exacte n'est pas précisée avant la reconnaissance effective du diplôme. Il faudrait lire : un certain temps. Le temps pour l'entreprise de porter une nouvelle évaluation sur la personne et lui trouver le point de chute idoine. Le technicien, elle connait. Mais l'ingénieur, pas trop.

Et c'est aussi parce qu'elle ne connait pas l'ingénieur que l'entreprise est sensible aux recommandations et appuis  qui peuvent s'exprimer. Ce qui peut être perçu comme du copinage.

 

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Là tu viens juste de reconnaître que la gestion des ressources internes SNCF est exactement la même que dans le privé, entièrement orientée vers la stratégie de rentabilité (vision court terme), mais à l'encontre du développement personnel qui est pourtant promu par les lois et par les nombreux dispositifs de formation en france.

Bizarrement ça ne m'étonne même pas....

J'anticipe la contradiction éventuelle d'un brestois : "tu crois que tu nous apprends quelque chose là ? c'est comme ça depuis toujours blablabla"

Et je réponds : non. il y a eu un changement très net dans ces politiques de gestion de ressources (in)humaines, depuis le milieu des années 90. L'idée de fond c'est de casser la corporation des cheminots, limiter le syndicalisme aux officines qu'on connait bien (et qu'on maîtrise bien en interne), et avoir un troupeau d’exécutants bien dociles et d'encadrants bien formatés, pour appliquer des politiques décidées très loin de la base et du contexte des métiers.

C'est une stratégie très risquée, et les divers incidents et accidents qui ont marqué l'actualité en sont un peu le reflet.

Certaines boites du privé essaient de faire machine arrière, et cherchent à atténuer les effets dévastateurs de ce mode de gestion, mais c'est très difficile d'inverser une tendance qui s'est imposée depuis 20 ans, donc très long et couteux. Et moi ça me fait gagner ma vie.

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Là tu viens juste de reconnaître que

Attention, pour que ce soit clair (je commence à connaître les sensibilités et les réactions épidermiques sur ce forum), je ne cherche pas à reconnaître quoique ce soit. J'essaye simplement d'éclairer, d'expliquer avec ce que je sais, et ce que j'ai vu et constaté. 

Personnellement, à chaque fois que j'ai été confronté à une problématique de reconnaissance de diplôme obtenu hors cursus de l'entreprise, c'est en me plaçant aux côtés du demandeur (dans le cadre de fonctions représentatives du personnel). Demandeur qui, comme témoigné, avait le plus grand mal à obtenir ce qui lui paraissait légitime. Cela dit, cette reconnaissance finit toujours pas se faire si le postulant ne lâche pas le morceau avant (en laissant tomber ou en démissionnant) car même pour un RH il est politiquement incorrect de ne pas reconnaître un diplôme. Mais il a toujours fallu laisser un peu de temps au temps. 

Sur le formatage, je suis rentré à la SNCF en 1976. Le souvenir que j'en ai, c'est que ce n'était pas triste déjà. Oui, ça a donc dû être toujours comme ça. Et à l'époque et les années suivantes, la rébellion s'exerçait dans une organisation devenue par la suite une "officine" si j'ai bien compris ton propos. 

Modifié par PLANONYME
Correction faute de frappe
  • J'adore 2
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Là tu viens juste de reconnaître que la gestion des ressources internes SNCF est exactement la même que dans le privé, entièrement orientée vers la stratégie de rentabilité (vision court terme), mais à l'encontre du développement personnel qui est pourtant promu par les lois et par les nombreux dispositifs de formation en france.

Bizarrement ça ne m'étonne même pas....

J'anticipe la contradiction éventuelle d'un brestois : "tu crois que tu nous apprends quelque chose là ? c'est comme ça depuis toujours blablabla"

Et je réponds : non. il y a eu un changement très net dans ces politiques de gestion de ressources (in)humaines, depuis le milieu des années 90. L'idée de fond c'est de casser la corporation des cheminots, limiter le syndicalisme aux officines qu'on connait bien (et qu'on maîtrise bien en interne), et avoir un troupeau d’exécutants bien dociles et d'encadrants bien formatés, pour appliquer des politiques décidées très loin de la base et du contexte des métiers.

C'est une stratégie très risquée, et les divers incidents et accidents qui ont marqué l'actualité en sont un peu le reflet.

Certaines boites du privé essaient de faire machine arrière, et cherchent à atténuer les effets dévastateurs de ce mode de gestion, mais c'est très difficile d'inverser une tendance qui s'est imposée depuis 20 ans, donc très long et couteux. Et moi ça me fait gagner ma vie.

J'aime beaucoup tes allusions au brestois, mais c'est bien grosso modo à partir des années 80/90 que les choses se sont mises en place non concernant ces modes de gestion.

Personnellement j'ai toujours vécu avec....puisque je les vu se mettre se place dés le début de ma vie professionnelle.

Donc difficile de parler de ce qui se faisait dans l'ancien temps, ancien temps qui mathématiquement ne concerne plus que les gens aujourd’hui radiés des cadres.....

Concrètement OK tu reconnais un diplôme obtenu après coup...mais une DRH pourra toujours faire trainer pour trouver au candidat un poste(acceptable) correspondant à son éventuelle nouvelle position...

Parce que effectivement reste la possibilité de la reconnaissance avec la mutation qui va bien au fin fond du trou du cul du monde.....(pas sur que le nouveau promu y trouve son compte) on vit cela au quotidien dans fonction publique territoriale (on les appelle les reçus collés...z'ont le diplôme le concours l'examen mais pas de postes pour eux....c 'est ballot amis c 'est ainsi).

pour moi faire reconnaitre un diplôme acquis a postériori doit absolument faire partie d'un projet pro sérieux.....et la recherche du nouveau poste doit se faire concomitamment à la préparation du concours....examens dipplôme, au risque de se voir rien proposé une fois le papier obtenu.

Comme le dit Planonyme tout sera fait pour le candidat lâche l'affaire et seuls les plus tenaces obtiendront satisfaction.....de ce côté là rien n'a changé !

  • J'adore 1
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Il faut alors souligner l'énorme hypocrisie de ces grandes entreprises qui communiquent beaucoup sur le développement personnel, l'évolution, la progression, la formation des salariés, souvent en partenariat avec les organismes publics promoteurs, mais qui derrière freinent des 4 fers pour ne pas chambouler leur belle pyramide organisationnelle.

L'évolution et la formation sont pourtant prévues par le code du travail et par les conventions collectives, et le contrat de travail n'est pas une simple case dans laquelle on enferme éternellement un salarié. La gestion du personnel dans ces entreprises reste problématique, surtout quand on voit le résultat.

Et nos chers politiciens qui sont impatients d'anéantir le CDI ne vont pas arranger les choses. Sans le CDI mais avec la même philosophie RH qu'on connaît actuellement, les salariés vont y perdre des dents et les entreprises vont y perdre encore plus. Les chinois n'ont pas fini de racheter la France industrielle en lambeaux.

  • J'adore 1
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  • 2 mois plus tard...

En fait la blague ultime, c'est quand l'entreprise refuse de reconnaître un diplome acquis sur tes fonds et ton temps libre, mais que lorsque tu postules sur un poste vacant, on te dit que tu as tout à fait le profil, mais qu'il faut démissionner pour re-postuler en externe. Ca montre à quel point nous en sommes...

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