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Bonjour tout le monde,

Ma question s'adresse avant tout aux électriciens qui rodent sur notre cher forum, mais toute personne dotée d'une science sur le sujet est la bienvenue. :)

En discutant avec un ami ingé électricien, je lui parlais des "graduateurs" (comme sur les 17000, les Re 4/4...), et il m'avait répondu, "non on dit un gradateur". Donc après recherche sur internet, j'ai vu qu'il existait un composant (dans le sens large du terme) nommé le "gradateur", destiné à moduler la tension et l'intensité d'un courant alternatif (wikipédia).

On lit au contraire que des machines continues (y compris sur ce forum) comme les CC 6500 ou les Z5300 sont équipées de graduateur, qui semble un peu différent. Dans un message sur le fil des CC 6500, , Ae 8/14 cite l'ouvrage "CC 6500/CC21000" des éditions de la régardane : >

et on parle bien de graduateurs.

Alors, s'agit-il d'une déformation ferroviaire? Ou d'un composant différent? D'ailleurs quand on tape "graduateur" sur wikipédia, on tombe seulement sur des pages de locos électriques: CC 6500, BB 17000, Ae 4/4 des CFF...

merci par avance!

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Bjr.

D'apres mes maigres connaissances,un gradateur fonctionne en courant alternatif et se comporte un peu comme un thyristor. Il s'ouvre et il se ferme pour laisser passer un peu de courant.

Un graduateur permet de changer le chemin du circuit.

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Invité Moustique69002

Confirmation pour le terme graduateur dans le cas des 6500/21000 & autres séries de locs équipées.

Belle pièce d'électro-mécanique, laquelle "baignait" dans une huile isolante ... de qualité.

A la faveur d'un souhait de changement de fournisseur, de qualité différente, quelques déboires, et retour à la case départ; c'était il y a ... 30 ans.

Modifié par Moustique69002
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Le gradateur est un composant électronique (et en un sens les machines modernes à hacheurs sont équipées d'une sorte de gradateur géant ?) et comme moustique l'a rappelé le graduateur est un gros organe électromécanique...

Modifié par Mak
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Le gradateur est un montage electronique composé de 2 thyristors tête-bêche en parallèle par phase (ou d'un triac pour les applications domestiques) Chaque composant s'occupant de la demi alternance de la tension et permettant de donner une tension variable de 0 à quasiment la pleine tension.

Le graduateur est un montage electromécanique qui peut changer par exemple de prise de transformateur (pour un réglage de tension en alternatif) ou de prise sur un rheostat (pour un réglage de tension en continu)

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Invité technicentre

Bjr.

D'apres mes maigres connaissances,un gradateur fonctionne en courant alternatif et se comporte un peu comme un thyristor. Il s'ouvre et il se ferme pour laisser passer un peu de courant.

Un graduateur permet de changer le chemin du circuit.

Pas tout à fait... Un graduateur permet de faire varier une tension et par conséquence l'intensité d'un circuit...

Le gradateur n'est plus de mise depuis l'apparition des thyrs fin des années 60...

Pour info, j'ai étudié le triac en stage électronique mais j'en ai jamais vu en vrai sauf dans les perceuses à variateur ancien...

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Un triac c'est équivalent à deux thyristors tête bêche avec une seule commande (gâchette) (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Triac )

Les triacs, tout comme les thyristors, peuvent être allumés via la gâchette en appliquant une impulsion de commande, mais ils n'ont aucun moyen de s'éteindre, sauf si le courant qui le traverse, devient inférieur au courant de maintien. Cela tombe bien, car en alternatif, le courant passe naturellement par zéro.

Les triacs n'ont jamais été développés pour de fortes intensités et de fortes tensions. Cela reste dans le domaine des applications domestiques, car lors de l'allumage du composant, la variation de courant n'est pas maîtrisée, elle dépend du circuit externe, et accessoirement de l'impulsion d'allumage. Cela génère beaucoup de perturbations radio (CEM).

Le terme gradateur est, pour moi, stupide, car le terme graduateur serait applicable (action de graduer) aussi bien en AC ou en DC

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Les triacs n'ont jamais été développés pour de fortes intensités et de fortes tensions. Cela reste dans le domaine des applications domestiques, car lors de l'allumage du composant, la variation de courant n'est pas maîtrisée, elle dépend du circuit externe, et accessoirement de l'impulsion d'allumage. Cela génère beaucoup de perturbations radio (CEM).

En fait la variation de tension ou de courant pour le Triac, comme le Thyristor et les composants contrôlés plus intelligents venus après type GTO puis IGBT n'est jamais contrôlée par le composant lui même mais par le circuit extérieur.

Les composants de puissance sont toujours contrôlés par effet d'amplification de manière à commuter efficacement et par l'effet d'amplification interne rapidement pour limiter les pertes par commutation dans le composant. Le reste du temps il y a soit du courant et pas de tension ou de la tension et pas de courant donc très peu de puissance, par contre lors de la commutation il y a les 2 donc de la puissance à dissiper. et plus on monte en fréquence plus on chauffe.

C'est donc en général des petits éléments L ou C selon les cas qui viennent limiter la montée du courant ou de la tension et limiter les perturbations electromagnétiques (plus les fronts sont raides plus les perturbations montent haut en fréquence)

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En fait la variation de tension ou de courant pour le Triac, comme le Thyristor et les composants contrôlés plus intelligents venus après type GTO puis IGBT n'est jamais contrôlée par le composant lui même mais par le circuit extérieur.

Les composants de puissance sont toujours contrôlés par effet d'amplification de manière à commuter efficacement et par l'effet d'amplification interne rapidement pour limiter les pertes par commutation dans le composant. Le reste du temps il y a soit du courant et pas de tension ou de la tension et pas de courant donc très peu de puissance, par contre lors de la commutation il y a les 2 donc de la puissance à dissiper. et plus on monte en fréquence plus on chauffe.

C'est donc en général des petits éléments L ou C selon les cas qui viennent limiter la montée du courant ou de la tension et limiter les perturbations electromagnétiques (plus les fronts sont raides plus les perturbations montent haut en fréquence)

La vitesse de variation du courant sur les gros thyristors est limitée physiquement (phénomène de propagation et de diffusion de l'impulsion d'allumage sur la surface de la pastille). Si l'impulsion d'allumage présente un front de montée en courant insuffisant, le composant peut se détériorer par création de points chauds. Ce que je voulais écrire, c'est que les composants de type triacs/thyristors ne présentent pas de zone linéaire maîtrisable. Les circuits d'aide à la commutation (externes au composant) permettent de respecter les limites du composant.

Alors que les IGBT présentent une zone de fonctionnement linéaire, qu'il faut effectivement franchir rapidement pour des problèmes thermiques, mais cette zone permet de maîtriser la commutation plus finement (commutation douce en théorie)

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