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Le Web des Cheminots

[X 4300 / 4500 / 4630 / 4750 / 4900] Photographies


IGS4

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En août 1995, l'élément automoteur X4614-XR8639 arborant sur chacune de ses faces avant un logo S.N.C.F. de grande dimension est garé entre deux services au dépôt de La Plaine (93).

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En juillet 1994, des Ambulances dans le Maine et Loire avec l'élément X4656-XR8661 desservant une gare située entre la Possonnière et Cholet (relation Angers - Cholet) et le prototype des Ambulances, l'élément X4670-XR8556 attendant le départ en gare d'Angers.

Pour la première photo, je n'avais pas noté la légende au dos de la photo papier et je ne sais plus où c'est pris (mon père m'a pourtant emmené pas mal de fois sur ses tournées sur cette ligne, mais j'étais jeune). Et pour ne rien arranger, toutes les gares s'y ressemblent! Lorsque j'ai publié cette photo sur Facebook, quelqu'un a identifié la photo comme étant prise à Chalonnes, un autre intervenant à Chemillé. Qui croire?

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En mai 1997, l'élément automoteur X4575-XR8594 est garé devant l'atelier du dépôt de Longueau (80).
Le dépôt de Longueau, parlons-en: c'est un dépôt de records pour les E.A.D.! Je me contenterai aujourd'hui d'évoquer quelques généralités et quelques détails.
En préambule, je précise que je tiens compte de la différenciation entre X4500 et 4630, qui n'est officiellement intervenue que dans la première moitié des années 80, les seconds étant auparavant considérés comme des X4500.
Si on se souvient dans un passé encore relativement récent du fort contingent détenu par Metz, c'est pourtant le dépôt de Longueau qui détient le record en matière d'E.A.D. en simultané puisqu'il en a eu jusqu'à 122 éléments. De peu, juste une journée, le soir du 22 mai 1979 entre l'arrivée de Marseille des X4580 et 4581 et le départ pour Lyon-Vaise le lendemain des X4712 et 13. A ce tournant y étaient affectés dans le détail 82 X4500: 4504, 06 à 08, 10 à 12, 14, 17 à 19, 22, 23, 26 à 30, 32, 35, 46 à 48, 51, 53, 59, 61, 63 à 608, 10, 17 à 21, 24 à 26; 32 X4630: 4711 à 42 et 8 X4750: 4750 à 4757.
Le titre de tête de série étant pour chacune des séries attribué aux X4546 (arrivé des A.N.F. le 09 septembre 1965), 4711 (même provenance, le 19 février 1976) et 4750 (toujours même provenance, le 18 avril 1977).
Par comparaison, Metz n'a bien plus tard pu au mieux qu'aligner 121 éléments: excusez du peu!
Longueau détient aussi deux autres records, avec la présence du plus fort nombre d'une seule et même série: 101 X4500 à partir du 15 septembre 1983 avec l'arrivée depuis Marseille du X4540, jusqu'au 05 janvier 1985 où c'est cette fois le X4541 qui s'en va sur Marseille également. Ces 101 éléments sont les 4501, 03 à 14, 17 à 30, 32 à 36, 38 à 41, 43, 45 à 48, 50, 51, 53, 55, 57, 59, 61, 63 à 610, 17 à 19, 25 et 26.
Enfin, ce dépôt possède aussi la rare particularité, comme Nevers, d'avoir eu en gestion simultanée quatre séries différentes (seul Sotteville a fait mieux en en ayant cinq: X4500, 4750, 4790, 4900 et 94750, sans oublier qu'il avait aussi eu encore plus tôt des X4300). En effet, Longueau a pu se targuer d'avoir à partir du 18 avril 1977 avec l'arrivée des A.N.F. du X4750 quatre séries (X4300, 4500, 4630 et 4750). Cette situation a cessé lors du départ du X4324 pour Tours-Saint-Pierre le 13 mai 1977.
J'en arrête là cette fois-ci pour les statistiques, que je complèterai prochainement, pour tous les dépôts ayant été titulaires d'E.A.D.

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Une vieille photo faite au format 110 en juillet 1991 avec l'élément X4690-XR8687 modernisé quelques mois plus tôt et encore comme neuf en U.M. avec une ambulance en gare de Nantes-Orléans (44), "Nantes" dirons-nous plus simplement puisque la gare de l'Etat n'est plus desservie par des trains de voyageurs.
Pour l'occasion, commençons un examen de la dotation en E.A.D. du dépôt de Nantes-Blottereau.
Nantes a été titulaire d'E.A.D., tous composés avec une XR8500 (24 places de première classe), en deux épisodes, un premier avec le X4359 en première affectation, en date du 29 juin 1965. L'effectif va croître jusqu'à concurrence de 24 éléments (X4307, 19, 20, 29, 34, 37, 46, 59 à 62, 90, 92, 94, 99, 4402, 04, 06, 07, 09, 12, 26, 30 et 31) avec des engins neufs et de seconde main d'Evreux et Lyon-Vaise. Dernier engin arrivé: X4346 le 24 mars 1969. Pour peu de temps puisqu'une légère rétraction du parc est opérée dès le 04 juin avec le départ des X4319 et 59 pour Sotteville. Dans le cadre du regroupement des séries, les 22 engins restants sont versés à Tours-Saint-Pierre le 06 avril 1970.
Second épisode: en prévision de l'emploi dans un proche avenir d'éléments automoteurs Z2 entre Tours et Angers, coupant le cordon d'alimentation naturel des Pays-de-la-Loire et zone Aunis-Saintonge, on prélève 22 éléments X4300 de Tours-Saint-Pierre en deux vagues de douze engins le 25 janvier 1982 (tête de série X4303), suivis de dix autres le 23 mai (fin de série X4412).

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L'élément X4690-XR8687 en tête d'une unité multiple avec une Ambulance arrive en juillet 1994 à Nantes (44) depuis Le Croisic ou Redon.
Regardons la deuxième partie de l'histoire des E.A.D. au dépôt de Nantes. Nous en étions arrêtés à ce que les X4300 étaient revenus dans les lieux depuis 1982.
La région des Pays-de-la-Loire ayant exprimé le souhait de rénover ses éléments, dont la S.N.C.F. décide que ce seront des X4630, plus récents, un premier engin, le X4715, arrive en éclaireur à Nantes le 15 avril 1985 depuis Lyon-Vaise, mais il ne fera pas partie de la dotation finale, composée d'éléments choisis parmi ceux justiciables d'une opération périodique d'ici deux ans et comme précédemment obligatoirement composés avec une XR8500 (24 places de première classe). Les X4300 seront ventilés sur Metz, Tours et Nevers, cette dernière affectation étant créée pour différentes raisons que nous verrons lors de l'étude de ce dépôt. Le 01 juin 1985, le X4320 part le premier pour Metz. L'arrivée du X4697 le 02 juin 1986 termine l'affectation des 21 éléments X4630 prévus, prélevés pour la plupart sur le parc de Lyon-Vaise, engins libérés par l'électrification de Lyon - Grenoble et porte l'effectif à son niveau maximal d'E.A.D. avec 33 engins (douze X4300: 4303 -tête de série- à 05, 24, 33, 34, 37, 83, 94, 4400, 06 et 12 et 21 X4630: 4636, 37, 56 -tête de série-, 68, 70 à 76, 78 à 82, 84, 86, 88, 93 et 97), qui commencera à décroître à partir du 09 juin (départ du X4383). Le dernier X4300 à quitter Nantes sera le 4400 le 27 septembre 1987. Désormais constitué uniquement de X4630, six éléments de cette série sont attribués depuis Nevers à Nantes le lendemain 28 septembre afin que ce dernier puisse muter ses cinq X2100 à Rennes et éradiquer les circulations de X2400 et remorques unifiées dans la région nantaise. Une nouvelle convention est signée pour moderniser six éléments X4630 permettant d'éliminer le rouge et crème dans la zone de Nantes (avec un complément de quatre X4300 de Tours-Saint-Pierre destinés à améliorer les conditions de transport et la desserte de la relation Le Mans - Château-du-Loir). Dans la pratique, cinq d'entre eux sont échangés contre des éléments sortant de modernisation, le X4631 déjà sur place étant modernisé aussi. Toutefois, des éléments rouge et crème reviendront certains étés afin d'épauler la dotation nantaise "habituelle" pour la desserte renforcée des stations balnéaires ligériennes. Le plus fort nombre de X4630, avec 29 éléments (X4631, 36 à 38, 43, 54, 56 -toujours tête de série), 57, 64, 68, 70 à 76, 78 à 82, 84, 86, 88, 90, 93, 97, 4727) sera atteint le 30 mai 1994 avec l'arrivée du X4727 et cessera le 25 septembre suivant avec son départ. Le renvoi le lendemain à Nevers du X4638 après son aimable concours estival concrétisera la fin définitive du rouge et crème dans les lieux et le retour aux 27 éléments normalement prévus. Les étés suivants, Nantes se fera prêter un X2100 et une XR6100 par Limoges.
Suite de l'étude prochainement.

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En juillet 1994, les éléments X4680-XR8677 et X4673-XR8670 stationnent en gare de Pornic (44) où ils viennent d'arriver de Nantes avant d'y repartir. A cette époque, la ligne était desservie uniquement pendant les services d'été, desserte rétablie à l'année en 2001. Un exemple à suivre pour Quiberon?
 
Terminons l'étude du parc d'E.A.D. du dépôt de Nantes, nous en étions arrivés à ce que les éléments rouge et crème y avaient définitivement disparu et que son parc était stabilisé à 27 éléments, 21 rénovés sur le modèle Ambulance (le premier projet comportait sept éléments seulement pour la desserte d'Angers - Cholet) et six en tant que modernisés, employés quasi exclusivement autour de Nantes, l'époque pendant laquelle ce dépôt alimentait aussi la Saintonge est révolue.
Nous sommes donc en 1994 et les Ambulances approchant la limite de parcours de révision, il devient pour l'occasion intéressant de procéder à leur modernisation en même temps que leur Révision Limitée ou Générale sera effectuée. Certains travaux de rénovation "Ambulance" compliquant la modernisation sur le type E.P.R. (Etablissement Public Régional) apparu ensuite parce que contradictoires, les Ateliers du Mans proposeront une version économique ne comportant que le seul changement de face avant et l'application de la livrée T.E.R.1987, comme ce qui avait été fait pour les X4790 lors de leur modernisation. Par souci de cohésion avec les autres éléments déjà modernisés et afin de supprimer les cinq places de front de la seconde classe, la Région décidera néanmoins une modernisation en intégrale de dix éléments seulement, ayant par ailleurs commandé dix exemplaires de l'automoteur du futur (X72500) pour éliminer les autres. Neuf éléments ex Ambulance complétés par le X4743 issu du X4609 transformé ont donc été traités au cours des années 1995 et 1996. En 1996, l'emploi d'une rame de voitures U.S.I. et U.I.C. sur les trains les plus chargés permet l'envoi à Longueau de trois Ambulances qui seront modernisées pour la Picardie. Les neuf restantes feront l'objet d'une A.T.P.-P.R. (Autres Travaux Programmés-PRolongement de parcours leur octroyant 400000 km (+ tolérance de 15 %, soit un total de 460000) et seront (r)envoyées sur Lyon-Vaise (six) et Nevers (trois) lors de la livraison des X72500 et même 73500, une partie des X72500 ayant finalement accompagné la progression du trafic plutôt que déterminé la fin des éléments non modernisés. La dernière étant la X4693 s'en allant le 12 juin 2001. Ne restent en lice que les seize éléments modernisés (X4631, 4636, 4643, 4654, 4657, 4664, 4670 -tête de série-, 4672, 4673, 4676, 4678 à 4680, 4682, 4690 et 4743) qui seront liquidés entre le 19 juin 2007 (X4743) et le 11 janvier 2010 (X4682) par radiation de quinze d'entre eux, le X4673 réussissant de son côté à gagner Nevers avec une utilisation à "l'Infra".
Nantes aura vu passer 73 E.A.D. différents, 35 X4300: 4303 à 05, 07, 19, 20, 24, 29, 33, 34, 37, 46, 59 à 62, 79, 83, 84, 88, 90, 92, 94, 99, 4400, 02, 04, 06, 07, 09, 10, 12, 26, 30 et 31 et 38 X4630: 4631, 36 à 38, 43, 54, 56, 57, 64, 68, 70 à 76, 78 à 82, 84, 86, 88, 90, 93, 97, 4709, 14, 15, 27, 30, 37, 38, 40, 41 et 43.

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Nous poursuivons la visite du dépôt de Longueau (80), haut lieu de l'E.A.D. avec le X4504-XR8304 qui vient de sortir de l'atelier et est bon pour reprendre du service en juin 1996.
Statistiques du dépôt de Longueau, nous en étions arrêtés en 1977, avec le départ du dernier des X4300.
Les deux séries X4300 et X4500 ont été affectées en mélange car considérées de mêmes caractéristiques et nous allons nous intéresser aujourd'hui à la morphologie du parc des X4300.
Ce parc sera constitué jusqu'à avoir un ensemble compris entre 75 et 80 éléments, atteint début 1969. Le rapport sera d'un tiers X4300-deux tiers X4500 mais la sacro-sainte règle du regroupement des séries intervient et à partir de ce moment-là on observe un chassé-croisé avec Lyon-Vaise et les deux dépôts vont s'échanger leurs éléments de façon à doter Lyon-Vaise en X4500 plus puissants.
Un an plus tard, le nombre de X4500 est descendu à 34 éléments alors que les X4300 sont 46. On va alors assister à un grand jeu de chaises musicales avec la livraison des X4630 à Nevers puis à Lyon-Vaise, qui va permettre à ces dépôts de reverser leurs éléments X4500 à Longueau, ce dernier envoyant ses X4300 à Metz où ils contribueront notamment à l'élimination des De Dietrich ainsi qu'à Tours-Saint-Pierre. Une manoeuvre de changement de remorques étant opérée au passage à Longueau, beaucoup faisant le trajet Lyon-Vaise - Metz via Longueau où elles troqueront leur motrice X4500 pour une X4300.
Le parc continue de croître pour tourner autour de 90 éléments.
Notons à titre anecdotique la perte en 1967 du X4365 transformé en T.G.S. ainsi que des radiations en 1973 avec les X4347, 85 et 4562 détruits l'année précédente dans la terrible catastrophe de Vierzy, ou encore pour des problèmes de fiabilité des moteurs Poyaud la transformation des X4351 et 71 en X4624 et 25 par substitution d'un Saurer à leur Poyaud d'origine, ainsi qu'en 1975 l'arrivée du X4626 issu du X4382 par même modification, complétée d'une reconstruction après qu'il ait été gravement endommagé dans une collision quasi frontale avec un sous-marin, CC65000 en gare de Gensac-la-Pallue.
Alors que le parc des X4300 est tombé à un plus bas de seulement huit éléments (contre 82 X4500) fin avril 1975, l'absorption le 01 juin 1975 des seize X4300 de Sotteville (qui résultait déjà de la prise en compte des engins d'Evreux lors de sa dissolution) fait remonter ce parc à 24 éléments et permet à Longueau de dépasser la centaine d'éléments. Néanmoins, la baisse inexorable du parc X4300 se poursuit et à partir du printemps 1976 les dépôts de Nevers et Lyon-Vaise étant exclusivement constitués de X4630 les engins sortant de livraison sont désormais livrés directement à Longueau ils auront presque raison des X4300. Il faudra l'apport des premiers X4750 dont l'affectation à Longueau se justifie par leur utilisation principale sur la paire de trains "La Flèche d'Argent" pour en arriver à bout.
Le dépôt aura vu défiler 67 X4300: 4303 à 06, 17 à 19, 21, 24, 30, 33, 43, 44, 47, 49, 51, 52, 54, 56, 58, 59, 63 à 71, 73 à 77, 79, 85, 86, 95 à 98, 405, 08, 10, 11, 13 à 20, 24, 25, 27 à 29 et 32 à 39.

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Les éléments automoteurs X4540-XR8550 et X4600-XR8667 relaient au dépôt de Saint-Brieuc (22) en compagnie de X2100 en septembre 1995.
Regardons la dotation E.A.D. du dépôt de Rennes.
Ces engins y arrivent sur le tard avec une affectation destinée à éliminer les dernières remorques Decauville par le biais d'une recomposition des roulements d'engins puisqu'il était entendu qu'en matière de concept d'autorails avec remorques Rennes ne disposerait en situation finale que de 35 X2100 et vingt XR6100-6200 et que les X4500 n'avaient évidemment pas vocation à être tractés comme les remorques qu'ils allaient remplacer.
Si le dépôt voyait quotidiennement passer les X4630 de Nantes et les X4750, 4790 et 4900 de Sotteville, qui venaient y relayer autant que pour profiter comme les X4300 de Tours-Saint-Pierre et les X4500 de Sotteville des installations de reprofilage dont il disposait, il n'avait encore jamais été titulaire d'éléments de cette famille.
Un effectif embryonnaire de deux éléments fut constitué avec les X4520 arrivé de Sotteville le 22 mars 1989 rapidement suivi du X4540, Ces engins seront utilisés à la formation des techniciens du dépôt et mécaniciens appelés à les utiliser. Six mois plus tard, le dépôt reçoit huit autres éléments de Longueau et Sotteville, ce qui permet de monter un roulement qui les fera rouler sur la radiale Rennes - Saint-Malo et Rennes - Brest et ses affluents de Loudéac, Lannion et Roscoff, Dol - Dinan - Lamballe (- Saint-Brieuc) et Rennes - Châteaubriant.
Très rapidement, le conseil régional de Bretagne signera une convention pour faire moderniser huit éléments sur les années 1990 à 1992, ce qui occasionnera un chassé-croisé avec les dépôts de Marseille et Longueau, 1990 marquant d'ailleurs un léger renforcement de l'effectif qui passe à douze éléments. Dans le même laps de temps, leurs courses sur Saint-Malo seront drastiquement réduites au profit d'un renforcement de leur service sur Châteaubriant, les BB67300 en charge des R.R.R. s'accommodant mal du profil en dents de scie de cette dernière ligne, d'autant que les R.R.R. devaient être plus à l'aise sur des voies mieux dressées comme celles de la ligne de Saint-Malo.
En 1995, le X4543 rejoint le dépôt afin de lui permettre de ne pas déroger à l'expression "treize à la douzaine".
En 1996, dans le cadre d'un échange triangulaire visant à équiper Marseille avec des X2200 et remorques XR6100 en provenance de Limoges pour remplacer les X4500 sur la difficile ligne internationale Nice - Coni, Rennes cède à ce dernier et à Toulouse ses sept X2100 demeurés en livrée bleu Anglais (X2126 à 31 et 50) pour ne garder que les verts, envoie les trois XR6101 à 03 à la gérance de Clermont-Ferrand et récupère de Marseille et Longueau six éléments. Afin de pallier à la perte de confort et une modernisation en bonne et due forme étant prévue pour prolonger les engins vingt ans, on se contentera pour ces engins dont on sait qu'ils ne disposent plus de cette espérance de vie d'une rénovation avec réemploi en seconde classe des sièges reconditionnés à cinq places de front et récupérés d'Ambulances passées en modernisation. En première classe, les sièges d'origine sont conservés mais ré houssés façon première classe voiture Corail d'origine (tissu Corinthe à damiers rouges) et des rideaux rouge Bordeaux remplacent les jaunes précédents. Les cloisons et porte bagages d'origine sont conservés. En outre, on leur appliquera une livrée verte calquée sur les éléments modernisés, une autre version proposée par les Ateliers du Mans faisant état d'une livrée ou le vert aurait remplacé le rouge et le blanc le gris et crème des éléments non modernisés.
Le X4624 traité par les Ateliers du Mans en tant que "prototype" (il fallait bien ça pour une telle modification!) se distinguera des cinq autres éléments par l'adoption sur ses faces frontales de sigles dits "nouille" tandis que les autres, traités par les Ateliers de Nevers, recevront le sigle polychrome dit "casquette" sous les vitres latérales de cabines de conduite. Certains bénéficieront aussi de pares-brises montés sur joint néoprène plutôt que sur mastic afin d'enfin solutionner une des maladies des E.A.D.: l'infiltration d'eau dans les cabines de conduites qui avaient tendance à être inondées par gros temps, susceptible de survenir en Bretagne! Toutefois, cet essai principalement sur des engins de Rennes est un hasard, certains pensionnaires de Longueau ayant aussi été ainsi équipés, une généralisation ayant été empêchée puisque les Opérations Périodiques avec sortie en non modernisés étaient sur la fin. Comment n'y avait-on pas pensé plus tôt par comparaison avec les éléments modernisés, ou même d'autres engins?
Il est assez étonnant que les surcoûts des travaux de rénovation n'aient pas été imputés à la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur puisque c'est cet organisme qui a été l'initiateur des mouvements de matériel au détriment de son homologue bretonne. Ces six éléments seront utilisés pour renforcer les prérogatives de la série sur les lignes sur lesquelles ils officient habituellement, un éventuel emploi sur Brest - Quimper ne s'étant pas concrétisé. En revanche, les X4500 iront dès lors aussi circuler sur les lignes dites du Réseau Breton par location aux C.F.T.A. les exploitant.
De même, on les verra aussi parcourir les sections de lignes (Rennes -) Dol-de-Bretagne - Caen, Rennes - Vitré, Rennes - Redon et, ce n'est un secret pour personne, pousser certains étés jusqu'à Auray et Quiberon. Exceptionnellement, il est arrivé de les réutiliser au pied levé à Caen pour rallier Le Mans, avec retour à l'envoyeur par le même itinéraire.
Les mutations découlant des échanges d'engins entre ceux passant en révision fournis par Longueau et ceux y allant en compensation permettront à Rennes d'atteindre le 24 février 1997 un pic maximal de 21 éléments avec l'arrivée du X4595 (effectif à ce moment-là: X4503, 07, 25, 40 tête de série, 42, 43, 46, 50, 56,, 59, 70, 88, 92, 95, 600, 06, 08, 15, 16, 22 et 24), situation éphémère puisque le départ du X4507 le 27 février puis des X4588 et 4608 échangés contre le X4620 ramènent le 11 juin suivant la dotation aux 19 éléments (cinq rouge et crème, six rénovés et les huit modernisés) prévus en fin d'opération.
Remplacés par des X73500, l'effectif va alors subir une érosion (départs vers Nevers, Marseille, Sotteville et radiations) dès 1999 puis en 2001 et 2002 le ramenant à treize éléments (X4525, 42 tête de série, 46, 50, 56, 59, 92, 600, 06, 15, 16, 20 et 24), comprenant un rouge et crème, quatre rénovés et toujours les huit modernisés.
A partir de 2006, ce sont les A.G.C. qui vont pousser vers la radiation l'effectif résiduel avec le départ du X4525, dernier rouge et crème, en date du 06 novembre 2006. Le X4592, dernier rénové, quitte Rennes le 12 novembre 2007 et la radiation du X4615 le 07 octobre 2008 entérine la disparition de l'effectif qui aura existé presque vingt ans. On ne verra plus l'ombre d'un E.A.D. à Rennes puisqu'entre temps les engins qui lui étaient étrangers n'y venaient déjà plus.
Rennes a vu passer dans ses affectation 29 éléments différents, certains plusieurs fois: 4502, 03, 07, 20, 23, 25, 30, 40, 42, 43, 46, 50, 56, 59, 70, 88, 91, 92, 95, 600, 06, 08, 10, 15, 16, 20, 22, 24 et 25.

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L'élément automoteur X4506-XR8615 dont la prise U.M. est ouverte, est garé non loin de la rotonde chez lui au dépôt de Longueau (80) en juin 1996.
Poursuivons l'analyse du parc E.A.D. de Longueau. Après avoir passé en revue la gestion des X4300 que ce dépôt a eu et déjà plusieurs données sur les X4500, continuons avec l'analyse de son parc global et détaillé. Le parc maximal (121 éléments) a été précisé précédemment, c'était en 1980 et la dotation va ensuite baisser à cause de plusieurs facteurs.
Plusieurs mutations estivales de X4500 à Marseille seront opérées pendant les étés 1980 et 1981, mais le parc est reconstitué à chaque entrée en vigueur de service d'hiver. En septembre 1981, les X4750 dépossédés des trains "Flèche d'Argent" sont priés de migrer vers Metz et Sotteville où leur aptitude et nervosité seront toujours mieux mises à profit. Le parc des X4500 s'enrichira pour passer de 83 X4500 à ce moment-là et atteindre son record de 101 en 1983. Cela est rendu possible par l'arrivée d'éléments de Marseille où la livraison de R.I.O. P.A.C.A. entame leurs prestations sur l'aire marseillaise. Pour autant, la dotation ne gonfle pas davantage car ces X4500 venus de Marseille permettent de redistribuer des X4630 sur Nevers et Lyon-Vaise. La mixité X4500/4630 permet en effet à Longueau de servir de monnaie d'échange avec les engins des deux séries afin de conserver une homogénéité des séries dans les autres dépôts. Cette faculté sera continuellement mise à profit. Notons d'ailleurs qu'à partir de 1985 l'affectation des E.T.G. à Lyon-Vaise aurait aussi pu permettre à ce dernier de disposer de nouveau de X4500 si on l'avait voulu puisque qu'avec les E.T.G. et les X4630 les motrices de cette série devenaient "transparentes" niveau maintenance (sans nécessité de pièces qui leur auraient été spécifiques).
De fait, l'effectif des X4630 va fondre au profit des X4500 pour se retrouver à un minimum de dix éléments au soir du 19 septembre 1983: 4711 (tête de série), 14, 16 et 18 à 24. Retour de balancier en 1985 lorsque Lyon-Vaise divise quasiment son parc de X4630 par deux suite à l'électrification de Lyon - Grenoble, puisque Nantes n'absorbera pas tout les éléments libérés. Pour autant, l'effectif global ne gonflera toujours pas pour autant puisque Longueau va se dessaisir de nombreux X4500 au profit de Sotteville, à hauteur de ce que ses X4500 officiaient sur la Haute-Normandie, les rapprochant ainsi de leur zone d'action, et reprenant en plus les prérogatives des X3800 de Sotteville, liquidés pour l'occasion. Les X4500 se maintiennent à environ 80 éléments, complétés par à peine une vingtaine de X4630. Une nouvelle ponction est opérée en 1989 chez les X4500 afin d'alimenter Rennes, Le dépôt a aussi à déplorer une radiation prématurée après que l'X4508 fut accidenté. La direction du Transport décidera en effet que sa remise en état n'est pas nécessaire alors que le parc autorail et automoteurs thermiques commence à se tendre. La caisse de la remorque sera néanmoins remise en état ultérieurement par les Ateliers du Mans malgré les graves avaries qu'elle avait subi afin d'en remplacer une autre. Des échanges ont lieu avec Sotteville et Rennes pour fournir ces dépôts en éléments modernisés, quelques mouvements de X4630 sont aussi enregistrés. Le parc a continué de s'éroder pour finalement se stabiliser à 90 éléments, environ 70 X4500 et une vingtaine de X4630, valeur qu'il conservera pendant plusieurs années si l'on excepte quelques variations mineures.
En parlant d'éléments modernisés, ceci nous amène à 1992 qui va voir arriver à Longueau le premier élément du genre. Nous reprendrons justement l'étude de Longueau ultérieurement à partir de ce repère.

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Il y a 13 heures, E.T.G. a dit :
Nous poursuivons la visite du dépôt de Longueau (80), haut lieu de l'E.A.D. avec le X4504-XR8304 qui vient de sortir de l'atelier et est bon pour reprendre du service en juin 1996.
Statistiques du dépôt de Longueau, nous en étions arrêtés en 1977, avec le départ du dernier des X4300.
 

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 a gauche du bâtiment on voit ce qui doit être le nez gris et jaune d'une BB 62400 . Tout a droite du bâtiment , la partie avec 1 étage devait être un poste d'aiguillage pour commander toutes les aiguilles  la rentée du dépôt , cela n'a jamais été fait les aiguilles sont restées manœuvrées a pied d'œuvre , mais ce local du premier étage a été longtemps le local "d'analyse des huiles moteur autorail " régulièrement sur les engins (surtout ceux avec moteur 517) il était prélevé de l'huile moteur (dans des bocaux en verre le parfait et c'est là qu'était analysé l'huile pour vérifier que le moteur fonctionnait normalement , pas de présence de gas-oil , de limaille, et vieillissement de l'huile.

la voie ou il est stationnait était celle des fosses a fraisil du temps de la vapeur c'est sur ces fosses remplies d'eau qu'étaient nettoyer les boîtes a fumées et les tubes a fumée des loc vapeur avant d'être dégarées dans les rotondes ou de ressortir...( plus d'un jeune coupeur de BG , la nuit , avec le peu d'éclairage , est tombé dans ces fosses, les cendres flottant sur l'eau cachaient la présence de la fosse...

le  x4504 j'y ai perdu un tourne vis qui est tombé sous la plancher dans l'armoire électrique de droite

 

Il y a 13 heures, E.T.G. a dit :
L'élément automoteur X4506-XR8615 dont la prise U.M. est ouverte, est garé non loin de la rotonde chez lui au dépôt de Longueau (80) en juin 1996.
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sur les voies de rentrée et sortie du dépôt 

Modifié par jackv
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il y a une heure, jackv a dit :

 a gauche du bâtiment on voit ce qui doit être le nez gris et jaune d'une BB 62400 .

le  x4504 j'y ai perdu un tourne vis qui est tombé sous la plancher dans l'armoire électrique de droite

Oui c'est bien une extrémité de BB62400 qui est visible à gauche.

Ton tournevis avait été retrouvé par Ernest lors du passage en R.G. suivant au Mans, il avait glissé sous le plancher en permali du fourgon. D'ailleurs il y est toujours à ta disposition!

Nan j'déconne!🤣😏

 

En tout cas merci pour tes précieuses précisions.🙂

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L'élément automoteur X4708-XR8705 est en train de rentrer chez lui au dépôt de Lyon-Vaise (69) en septembre 1996.
Profitons-en justement pour faire un focus sur la dotation E.A.D. de ce dépôt qui en a eu trois séries, qu'étaient les X4300, 4500 et 4630, les premiers et derniers en plusieurs épisodes.
La première affectation remonte au 05 juillet 1963 avec la livraison du X4311. Dix autres X4300 vont suivre jusqu'au 25 novembre de la même année. Le 30 novembre débute une affectation de X4500 avec la livraison du X4506. Chaque nouvelle arrivée de X4500 entraînera le départ de X4300 sur Tours-Saint-Pierre puis Evreux. Jusqu'au départ du dernier (X4321), intervenue le 16 avril 1964, la dotation restera comprise entre treize et onze éléments. Lors de cette affectation assez éphémère de X4300, le dépôt a eu les 4311 à 21. A partir de là, le parc va continuer à grossir et alors qu'il était passé à 34 éléments, le retour des X4300 est matérialisé par l'arrivée de Metz-Sablon du X4377 en date du 31 décembre 1966. Il sera aussi le premier E.A.D. de Lyon-Vaise (que nous appellerons maintenant simplement Vaise, afin d'éviter des répétitions inutiles) n'ayant pas été reçu de construction. Retour de balancier, chaque nouvelle arrivée d'un X4300 entraîne le débarras d'un X4500, qui seront ventilés sur Marseille et Longueau. Le 04 décembre 1967, Vaise progresse d'un coup et dépasse la cinquantaine d'éléments en récupérant l'effectif de Montargis, soit treize éléments. Nevers, qui a aussi été comme nous le verrons lorsque nous l'étudierons un gros dépôt de Caravelles, aurait bien été plus proche, mais il n'a eu de ces éléments qu'à partir de fin 1970. La progression se poursuit jusqu'au 14 décembre 1968, date de réception d'un ultime X4300, le 4429. Ces X4300 sont désormais 25 , ce qui y constitue le record. Revanchards et alors qu'ils n'étaient plus que 27, les X4500 commencent à revenir depuis les A.N.F. ou Longueau et sur le même principe que plus avant: chaque X4500 reçu entraînera le départ de X4300 sur Longueau et Nantes selon les cas. Pour la plupart d'entre eux concernant Longueau, il s'agit d'un échange X4500 contre X4300 alors que ça avait été l'inverse quelques années plus tôt entre les deux protagonistes. Le X4411 quitte les lieux le 20 juin 1969 et le dépôt se retrouve avec une dotation entièrement composée de X4500, au nombre de 54 mais qui va cependant continuer à grimper jusqu'au 13 juillet 1970 avec 61 éléments et l'arrivée du X4610, soit une moitié de la série. Ou presque: pour avoir la moitié effective de la série, il aurait fallu avoir 61,50 éléments, mais le dépôt n'a pas trouvé la virgule et nous ne chipoterons pas devant cette performance!🤣
Les X4300 passés par Vaise auront été 36 avec les 4311 à 21, 43, 44, 46, 47, 49, 51, 52, 54, 56, 58, 69 à 71, 77, 85, 86, 95 à 98, 404, 05, 08, 11 et 29. Les 61 X4500, effectif maximal simultané, toujours présents sont les 4506, 10 (tête de série) à 12, 14, 19 à 23, 25 à 30, 32 à 35, 45, 48, 50, 53, 55, 57, 59, 61, 63, 67 à 69, 78, 79, 87 à 96, 601 à 10 et 17 à 23.
Mentionnons parmi cette cavalerie certains éléments ayant eu des destinées particulières: l'élément X4532-XR8546 se serait bien passé d'être impliqué dans l'accident de Cosne-sur-Loire survenu le 21 octobre 1966. Démarrant de la voie "spéciale Bourges" pour se rendre à Nevers et placé en queue d'une triplette, une aiguille fut basculée sous l'XR, dernier véhicule du train alors qu'elle passait dessus à à peine 30 km/h, ce qui la fit se coucher, provoquant l'éjection de neuf de ses voyageurs qui furent tués. Cette remorque fut néanmoins réparée par les Ateliers du Mans après avoir été garée aux Ateliers de Nevers-Machines pour les besoins de l'enquête, sans qu'on sache à cette époque que cet établissement reverrait ces matériels à partir de 1993 pour leur prodiguer entre autres des R.L., R.G. ou R.A. Plus tard, le 29 novembre 1970, c'est le X4594-XR8623 dont la remorque placée en tête du train autorail T.A.2101 (train composé de deux éléments) dérailla puis tomba plusieurs mètres en contrebas des voies. Ceci après le heurt d'une toiture soufflée par une bourrasque et atterrie sur les voies, au P.K. 495,250, aux portes de Saint-Germain-au-Mont-d'Or en venant de Lozanne. Expertisée par des agents des Ateliers du Mans dépêchés au dépôt de Saint-Germain où elle fut évacuée, cette remorque déformée fut réformée puisque déclarée irréparable. Toutefois, de nombreux organes demeuraient récupérables. Acheminée sur Le Mans en transport exceptionnel car engageant le gabarit, une nouvelle XR8623 y fut créée après 5070 heures de travail avec ces équipements récupérés et montés sur une caisse neuve mais livrée peinte, nue de ses équipements et commandée pour l'occasion. Entre temps, la X4594 ayant reçu 925 heures de réparations sortait du Mans le 07 juillet 1971 remariée à la XR8627, dont la motrice 4408 avariée était en réparation, exceptionnellement aux Ateliers de Bischheim.
Vaise va toutefois commencer à perdre ses X4500 puisque les onze X4601 à 06 et 4617 à 4621 furent mutés le 01 octobre 1970 à Nevers afin d'y créer une dotation.
Les X4630 vont bientôt commencer par arriver, et nous verrons ça ultérieurement.

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L'élément X4665-XR8662 est en visite sous la remise du dépôt d'Amiens (80) en mai 1997. Signalons à ce propos que si les E.A.D. du réseau Nord sont administrativement affectés à Longueau, c'est en fait le dépôt d'Amiens, où ils sont garés au plus près de la gare entre deux services, qui réalise leur maintenance courante et les petites réparations. De fait, ces éléments ne vont à leur dépôt réel que pour les interventions les plus lourdes.
Profitons de cette vue pour continuer l'examen de la gestion de ces éléments par Longueau. Nous évoquions précédemment l'arrivée d'éléments modernisés. La Région Picardie a en effet signé en 1992 une convention pour l'amélioration des dessertes de certaines lignes comprenant un volet matériel dans lequel figure la rénovation des aménagements intérieurs de ses onze segments R.R.R. pourtant âgés de seulement six ans ainsi qu'un changement de couleur, ceux-ci passant au vert. Par ailleurs, la Région demande la modernisation de vingt E.A.D. X4630, ou par défaut, X4500. En même temps, un souhait de motoriser les éléments modernisés avec un moteur Man (déjà!) est émis, mais comme pour le projet de modernisation originel des E.A.D., qui prévoyait de "gonfler" les moteurs par une suralimentation, le coût annoncé fait capoter l'idée.
Le premier élément sera le X4666, déjà affecté à Longueau, qui sort le 04 septembre 1992. Sur la frange Nord de la France, les éléments modernisés Picardie seront surnommés "Baygon verts", du nom du produit insecticide dont une campagne publicitaire efficace passée a laissé des traces! Par analogie, les éléments Champagne-Ardennes seront appelés Baygon bleus vers Laon, où ils se rendent aussi quotidiennement. L'effectif total est resté stable à environ 90 éléments mais le temps que les vingt éléments soient traités sa consistance a un peu changé, au détriment des X4630 justement. La plupart des éléments étant en entrée de modernisation des pensionnaires de Lyon-Vaise et Nevers, les échanges avec ces dépôts ont été nombreux afin de compenser les engins qu'ils cédaient. On enregistre aussi une vague d'échange de huit éléments X4500 avec Marseille en septembre 1993, en plusieurs étapes. Le X4609 parvenu à échéance de révision quitte Longueau en 1995 et est transformé en X4630 pendant sa modernisation à l'issue de laquelle il rejoint Nantes. Le parc résiduel de X4630 n'étant que de 16, on trouve une pirouette afin d'éviter de moderniser des X4500 qu'on avait réussi à éviter jusque là en décalant quelques révisions ou prises en charge pour Picardie. Mais surtout, une rame de voitures U.S.I./U.I.C. est fournie à la Région S.N.C.F. de Nantes qui l'utilise au delà de ce périmètre puisqu'elle assure en roulement entre autres un parcours en triangle Nantes - Le Mans - Tours - Angers - Nantes, dont la plupart du parcours est sous caténaires, ce qui a pour effet de dégager trois X4630 de Nantes qui pourtant n'assuraient aucune de ces dessertes. Ces trois éléments, des Ambulances, sont mutées à Longueau puis modernisées. Fin 1996-début 1997, dans le cadre de la rénovation de six éléments X4500 pour la Bretagne dont Longueau en fournira cinq, on assiste à quelques échanges avec Rennes. Le vingtième élément modernisé pour la Picardie sera le X4744, ex Cannes - Ranguin devenu sans emploi et dont la S.N.C.F. s'est portée acquéreur. Cela permet aussi de radier le X4511 le 03 juin 1996, qui sera la première radiation au potentiel pour cette série. Cet engin sera toutefois garé quelques mois aux Ateliers du Mans avec instruction de le conserver en l'état afin de le prendre en Opération Périodique si besoin était, puis il sera finalement confié au chemin de fer touristique Quercyrail, aujourd'hui défunt. A partir de 1998, les Z23500 commencent à faire du tort aux X4500 qui circulent abondamment sous caténaires sur le territoire de la Région Nord-Pas-de-Calais et dont aucun n'est modernisé pour elle (les X4630 Picardie y rouleront régulièrement en remplacement inopiné). Les radiations en masses commencent pour les E.A.D. dont les X4300 et 4500 non modernisés sont remplacés au niveau national et selon les cas par des Z23500 mais surtout par les X72500, bientôt suivis par les X73500. La baisse des besoins à Longueau est largement supérieure aux radiations. Cela autorise l'envoi d'éléments encore valides sur d'autres dépôts afin d'y colmater les brèches, comme à Nevers où on recréée même une dotation de X4500 afin d'y compenser les pertes de X4300.
A suivre...

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Retournons dans les Alpes-Maritimes en septembre 1996 profiter des fabuleux paysages de la ligne Nice - Coni avec en guise d'entrée l'élément X4537-XR8368 vu en gare de Nice-Ville alors qu'il s'apprête à rentrer au dépôt et donc quelques vues de paysages traversés entre Sospel et Breil-sur-Roya, tel ce tunnel abandonné lors de la reconstruction du viaduc de Bévéra, situé juste après, ce nouveau viaduc ne s'inscrivant plus en prolongement du tunnel, dont on a contourné la colline.
Ensuite nous franchissons justement ce nouveau viaduc de la Bévéra, avec sa particularité de posséder une arche centrale perpendiculaire au tablier, de façon à s'appuyer sur les deux côtés du ravin qu'il franchit en biais.
Vue de la ligne serpentant en surplomb de Piene et enfin le portail sud d'un tunnel qui de tête doit être celui de Bancao, avec un premier signal pour préparer l'entrée en gare de Breil.

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En août 1996, l'élément automoteur X4340-XR8325 accompagné d'un autre élément non modernisé quitte la gare de Tours (37) pour rentrer au dépôt de Saint-Pierre des Corps, habituellement appelé Tours-Saint-Pierre.
En fait de X4340, la motrice est l'ancienne X4305 maquillée. En effet, l'élément X4340-XR8325 est parvenu à échéance de révision en 1994 et devant l'état de corrosion avancée en de nombreux points et curieusement sur la motrice seulement, les Ateliers du Mans préféreront prendre en révision la X4305, strictement identique techniquement, garée dans leur enceinte après sa radiation (premier élément retiré du service par radiation "naturelle") survenue le 08 mars 1993 et en bien meilleur état afin de la lui substituer.
Attaquons à présent la gestion des E.A.D. par le dépôt de Tours-Saint-Pierre, que nous abrégerons en "T.S.P.", dépôt qui touchera ses premiers éléments par mutation depuis Lyon-Vaise, avec comme tête de série le X4312 arrivé dans les lieux le 10 décembre 1963. Le parc va croître jusqu'à 17 éléments en 1965 puis 25 en 1967. 1967 voit aussi l'affectation dans ce dépôt de l'élément T.G.V. expérimental XBD4365-XAS2061, qui deviendra plus tard le T.G.S. Le 06 avril 1970, T.S.P. récupère la dotation de Nantes soit 22 éléments supplémentaires. En 1972, c'est Longueau qui alimente T.S.P. avec encore huit éléments mais certains repartent dès 1973. En 1973 toujours, le T.G.V. est radié, du moins administrativement: puisque son numéro n'est plus attribué mais physiquement, ses caisses sont réaménagées et renumérotées en T101-102 pour entamer sa carrière commerciale "charter" avec affectation à Caen. En 1973 également, signalons la défection du X4382, immobilisé après avoir subi de très lourds dégâts lors d'une collision survenue le 15 janvier 1972 avec une CC65000 en gare de Gensac-la-Pallue. Les Ateliers du Mans mettront à profit la reconstruction de cette motrice pour opérer la transformation de la motrice sur le modèle X4500 avec une sortie le 17 juin 1975 sous le numéro 4626.
A l'arrivée du X4333 de Metz le 30 septembre 1979, T.S.P. atteint son parc maximal avec 59 éléments: X4301 à 05, 07 à 16 (12 tête de série), 20, 24, 29, 31 à 37, 40, 46, 56, 60 à 62, 67, 70, 76, 79, 83, 84, 87, 88, 90, 92, 94, 4399 à 4404, 06, 07, 09, 10, 12, 16, 26, 30, 31, 40 et 41.
A cette époque, les E.A.D. de T.S.P. ont, et à plus forte raison qu'il s'agit d'un matériel pour dessertes omnibus ou petits express, un rayon d'action impressionnant puisqu'on peut les trouver simultanément à Royan, Alençon ou encore Besançon! Réputées à cette époque pour avoir un rayon d'action particulièrement étendu, les BB22200 de Marseille pourraient presque aller se rhabiller! Concernant nos éléments, il est vrai qu'il faut toutefois tenir compte dans leur utilisation de leur formation avec une XR8300 (douze places de première classe) ou 8500 (24 places), dont les utilisations et roulements sont différenciés. On notera justement deux journées de roulement particulièrement productives sur lesquelles deux éléments "24 places" quittent Tours le matin en U.M. pour Dijon, où ils seront scindés, un élément assurant un aller-retour jusqu'aux Laumes-Alésia et l'autre un aller-retour jusqu'à Besançon, avant de se retrouver à Dijon et de rentrer le soir à Tours!
Le parc va se maintenir ainsi jusqu'au 25 janvier 1982, et nous reprendront ultérieurement son étude à partir de ce moment-là.

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Photo d'ambiance avec des X4500 stationnant à quai en mai 1997 dans le Nord mais je ne dis pas où, je pense que c'est suffisamment indiqué sur la photo!

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L'élément X4665-XR8662 est au repos au dépôt d'Amiens (80) en mai 1997.
 
Continuons l'examen de la dotation du dépôt de Longueau, où nous sommes rendus en 1998.
Les Z23500 entrent en service en Nord-Pas-de-Calais et par décalage commencent à libérer des X4500 qui seront soit radiés soit pour d'autres disposant encore d'un potentiel mutés ailleurs.
Au moment auquel débutent les radiations, le parc avait réussi à remonter à 95 éléments. Les X4502 et 4608 sont les premiers condamnés le 01 février 1998 et hormis quatre éléments échangés avec Marseille en 1999 dans le cadre de la rénovation Picardie X4500, Longueau n'enregistrera plus aucune arrivée.
En 1999, la Picardie désireuse de poursuivre la rénovation de ses matériels signe une nouvelle convention afin de traiter ses V.O.2N., voitures Corail, R.R.R. En ce qui concerne les E.A.D., compte-tenu des projections d'utilisation sur la Région, on optera pour la rénovation de X4500, rénovation qu'il convient de distinguer de la modernisation des X4630. Les Opérations Périodiques ayant cessé sur cette série, on traitera les éléments choisis parmi les derniers traités et disposant donc de la meilleure espérance de vie. Les éléments choisis devront toutefois être formés avec une XR8300 (douze places de première classe et 69 de seconde) et être "sanitarisables", c'est à dire pouvoir transporter des soldats sur brancards (61 E.A.D. avaient reçu les modifications nécessaires consistant en la pose de platines pour l'arrimage des brancards). Le choix d'éléments avec cette caractéristique s'explique par le fait que la dépose des banquettes (et des porte-bagages) est plus facile. Après étude par les Ateliers du Mans et réalisation d'une maquette dans l'élément X4422 récemment radié à Metz et acheminé à Longueau, où les éléments désignés sont traités au dépôt en ce qui concerne les aménagements intérieurs et par l'atelier wagons pour la réalisation de la livrée extérieure, calquée sur celle des éléments rénovés Bretagne, vingt éléments seront traités. Coté intérieur, les cloisons sont peintes en blanc et si on s'est contenté en première classe de re housser les sièges avec une couleur rouille, on trouve côté seconde classe des sièges individuels équipés d'un appui-tête à dominante bleu-violine. Certaines travées ayant été ramenées à quatre places de front en entrée de salle côté extrémité 2 des caisses afin de faciliter le cheminement dans les compartiments et éventuellement pouvoir accueillir davantage de voyageurs debout, on compensera la perte de capacité en installant deux sièges en face des toilettes sur les plateforme des mêmes extrémités. De nouveaux rideaux plissés de couleur bordeaux sont également installés en première classe tandis qu'en seconde ils sont bleus et les anciens porte-bagages sont restés en place. Ce programme étant à peine terminé, la Région demande le traitement de trois éléments supplémentaires, parmi lesquels par défaut figurera le X4589 équipé d'une remorque XR8500 (24 places de première classe et 49 de seconde). Notons que l'élément X4601-XR8505 a aussi été concerné mais la renumérotation de sa remorque qui a une histoire particulière, déjà relatée par ailleurs, est impropre puisqu'elle est bien aménagée sur le diagramme XR8300. Une 24ème motrice, la 4611, est également rénovée afin de remplacer la 4618 accidentée et qui ne sera pas réparée (collision avec un poids-lourd sur un passage à niveau entre Laon et Hirson). La X4618 ne sera radiée que le 04 mars 2003.
L'histoire des E.A.D. à Longueau est si riche que nous la terminerons dans une publication ultérieure.

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L'élément X4515-XR8332 que je vous avais présenté dans la région d'Alès dans une précédente publication est cette fois vu au dépôt de Nice-Saint-Roch (06) où il vient de rentrer avec un autre élément en août 1994.
Les pleins vont leur être faits et ils seront ensuite classés sur les voies de sortie en fonction de leur prochain service respectif.
Le mécanicien a oublié d'éteindre le projecteur frontal, dont on venait de décider d'en rétablir l'usage sur les engins qui en étaient munis et dont l'allumage n'était pas asservi à la mise en service du pupitre: à cette remise en fonction et notamment sur les E.A.D. non modernisés il y avait confusion dans les commandes entre les fanaux et le projecteur frontal, qui ne dépendaient pas du même interrupteur.

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Continuons le reportage sur le tournage du film La Voie est Libre.
Je vous avais précédemment présenté (et vous reverrez) l'élément X4502-XR8365, dont la motrice est l'acteur principal (ferroviairement parlant), ainsi que la X4321 qui avait servi à mettre en scène une explosion du train.
Mais il y avait un second élément, non retiré du service commercial lui, utilisé pour le tournage: le X4699-XR8696, un des deux modernisés Lyon - Bourg. Il servira à mettre en scène un ministre des transports venu assister à une remise en service d'une ligne.
Pour ce "transport ministériel", l'élément sera affublé de bandeaux horizontaux tricolores bleu-blanc-rouge au milieu des baies, ainsi que, puisqu'elle apporte un concours au financement du film, réalisé sur son territoire (et même plus précisément dans le département du Rhône, seulement), de logos de la Région Rhône-Alpes.
Nous voyons ici quelques jours avant les dernières prises de vue l'élément préparé avec ses décorations au dépôt de Lyon-Vaise en mai 1997 (sur la troisième photo, les logos sont ceux normalement affichés sur les engins conventionnés, indépendamment du film), puis en gare de L'Arbresle, où l'engin a en plus reçu des drapeaux bleu-blanc-rouge sur ses portes-drapeaux afin de terminer de le pavoiser. Lorsque j'ai pris ces photos, c'était le tournage de scènes figurant le train inaugural arrivant à son terminus, les scènes de son départ ayant été faites en gare de Lyon-Saint-Paul.
Sur la dernière photo, quelques jours après la fin des tournages, en juin, l'engin a retrouvé son compère habituel X4705-XR8702 avec lequel il assure du lundi au vendredi un aller-retour conventionné Bourg-en-Bresse - Lyon par les Dombes, soit un rythme de travail de 150 km journaliers du lundi au vendredi, que même les X4500 de Sotteville, pas très véloces, leur auraient envié! Ils arrivent ici en gare de Lyon-Perrache.
A cette époque, la Région a récupéré ces deux engins en reprenant à son compte leur conventionnement en lieu et place du Conseil Général de l'Ain, commanditaire de leur modernisation. Elle demandera à ce qu'ils soient toujours employés sur la desserte Lyon - Bourg, mais sur davantage de trains que l'aller-retour qui leur était jusque là assigné.

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