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Le Web des Cheminots

Grève Nationnale Du 4 Octobre 2005


Le 4 Octobre 2005, je serai:  

36 membres ont voté

  1. 1.

    • gréviste
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    • hors période de travail (Repos, Congés, etc...)
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Grève nationale du 4 octobre 2005

Ci-aprés le tract CGT mais qui doit etre commun à tout les OS

Les confédérations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC rejointes par l’UNSA, la FSU et Solidaires, appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs d’emplois et les retraités, à une journée nationale d’action le 4 octobre 2005 par des arrêts de travail, des rassemblements et manifestations dans toute la France.

La situation économique et sociale se dégrade dans le pays. Les indicateurs sont dans le rouge. La croissance atteint péniblement 0,5% au premier semestre pour une prévision annuelle de 1,50% déjà revue à la baisse. La consommation des ménages qui est pourtant le principal moteur de la croissance, diminue. La hausse des prix de la plupart des produits de base et du pétrole, l’accroissement du chômage et la précarité réduisent le pouvoir d’achat des ménages et pèsent sur la consommation.

Négligeant totalement l’ampleur des demandes sociales qui s’expriment dans le pays, le gouvernement Villepin poursuit brutalement, en les intensifiant, les mauvais coups contre le monde du travail. Par contre, il multiplie les décisions inspirées de la pensée libérale répondant ainsi aux demandes patronales. Les bénéfices des entreprises explosent et alimentent de façon indécente les revenus des actionnaires et les marchés financiers alors que les salariés de toutes catégories manifestent des attentes en matière de salaires, d’emploi, de services publics.

Le gouvernement, le MEDEF et les directions d’entreprises publiques ont les moyens de répondre aux revendications des salariés de ce pays.

Pour l’augmentation du pouvoir d’achat et des salaires et pensions des cheminots.

L’accord salarial 2005 à la SNCF prévoit seulement 1,8% d’augmentation des salaires et pensions alors que l’inflation atteint déjà 1,30% en 8 mois. Il ne répond pas aux reven-dications salariales des che-minots actifs et retraités.

La SNCF fait partie de ces entreprises dont les salaires des plus basses positions de la grille se situent sous le SMIC. La désindexation des salaires sur les prix tire vers le bas l’ensemble des salaires et pensions. Elle engendre des pertes de pouvoir d’achat, le sous-paiement des qualifications et les bas salaires de plus en plus nombreux.

La politique salariale du gouvernement et de la direction doit changer !

Le manque à gagner sur les salaires et pensions doit être comblé par la revalorisation du point de grille permettant la progression du pouvoir d’achat et la reconnaissance de nos qualifications.

Cela aurait aussi pour effet d’améliorer le financement de nos caisses de retraites et de prévoyance.

Des emplois de cheminots en nombre et au statut.

La direction poursuit à un rythme soutenu ses réformes et principalement son organisation par branches provoquant de nombreuses restructurations dans les établissements.

Toujours à la recherche de gains de productivité, ces restructu-rations qui ont pour objectif de transformer en profondeur la SNCF, s’accompagnent de sup-pressions massives d’emplois.

Les effets de cette politique se font de plus en plus durement ressentir sur le terrain avec des conséquences sur l’offre fer-roviaire, la régularité, le service rendu aux usagers, sur les conditions de travail des cheminots.

Les résultats semestriels affichés par la direction proviennent principalement d’une forte pression sur les charges notam-ment sur les emplois avec la suppression de 3.500 cheminots pour 2005. C’est aussi le résultat de la vente du patrimoine public qui affaiblit l’entreprise et son avenir.

Engluée dans sa gestion finan-cière, la direction freine le niveau des recrutements avec seulement 2.500 embauches réalisées à ce jour sur un total de 4.500 prévues pour 2005. Elle accélère les départs volontaires et les réformes.

Il faut mettre un coup d’arrêt à cette fuite en avant du gouvernement et de la direction et exiger des embauches au statut. Elles doivent se faire plus rapidement et d’une manière générale en tout début d’année pour répondre aux besoins du service public ferroviaire SNCF.

Obtenir des moyens

pour le service public ferroviaire SNCF.

Depuis plusieurs années, la politique libérale mise en œuvre eu Europe et en France sert la déstructuration et la privatisation de nombreux services publics.

La SNCF est de plus en plus entraînée sur les voies du libéralisme économique en assu-rant de moins en moins le service public.

Cet été, la SNCF annonce qu’elle va supprimer 70 trains rapides nationaux (Corail). En prenant cette orientation, la SNCF se substitue aux res-ponsabilités de l’Etat dans son rôle de décideur d’aménage-ment du territoire national et de la stratégie du service public SNCF.

Sommée par l’Etat d’équilibrer ses comptes et de dégager des profits, la direction en struc-turant la SNCF en branches d’activités s’inscrit dans une logique de marché et de concurrence. Cette logique d’ac-tivités handicape l’entreprise intégrée et son unicité dont la péréquation est un des principes fondateurs du service public.

Avec l’équivalent de 500.000 camions transférés sur la route à mi-parcours du plan fret, ce plan de casse favorise l’arrivée d’opérateurs privés. En pleine crise pétrolière, l’intérêt général voudrait que les pouvoirs publics développent et inves-tissent dans les infrastructures et le matériel.

L’audit Infra rendu public cette semaine relève la responsabilité de l’Etat dans la remise à niveau du réseau ferré et dans l’endettement du système ferroviaire.

Ainsi le désengagement de l’Etat vis-à-vis du service public se poursuit. Après le Fret, ce sont les trains « Corail ». Il faut arrêter ce processus et obtenir par l’action que l’Etat assume ses responsabilités en désen-dettant le système ferroviaire.

Les fédérations syndicales de cheminots CGT, FO, CFTC, SUD rail, CFE.CGC appelent les cheminots à la grève le mardi 4 octobre 2005 dans le cadre de la journée d’action unitaire interprofessionnelle de grèves et de manifestations.

Avec les cheminots actifs et retraités, elles exigent du gouvernement et de la direction SNCF :

- l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et pensions ;

- la création d’emplois statutaires ;

- l’arrêt des mauvais coups contre le service public et des moyens pour son développement.

Un préavis national sera déposé couvrant la période du 3 octobre à 20h00

au 5 octobre à 8h00.

Le débat autour de cette grève est ici:

http://www.cheminots.net/forum/index.php?showtopic=2051&st=0

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