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Large victoire du "non" en Martinique et en Guyane


Invité Gnafron 1er

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LARGE VICTOIRE DU "NON" EN GUYANE ET EN MARTINIQUE

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En Guyane, où la mobilisation s'est révélée moyenne avec 48% de votants, les électeurs ont voté "non" à 69,80%. En Martinique, le refus de l'évolution statutaire s'est imposé encore plus largement avec 79,3% des suffrages, et un taux de participation significatif de 54,61%.

En Guyane, tous les représentants de la gauche, les parlementaires et les élus des exécutifs régional et général avaient appelé à voter pour le "oui" et la victoire du "non" semble signer le divorce entre peuple et élus, à deux mois des élections régionales.

Quatorze maires sur les 34 communes de Martinique, ainsi que les présidents du département et de la région, avaient décidé de mener campagne pour le "oui", au sein de la coalition du Rassemblement martiniquais pour le changement (RMC).

Seules deux communes ont suivi le mot d'ordre de leur premier magistrat: les Anses d'Arlet et Rivière Pilote, fief du mouvement indépendantiste (MIM).

Dans un communiqué, l'Elysée a pris acte "de la réponse négative claire que les électeurs ont apportée à la question posée ce 10 janvier, en écartant l'institution en Martinique et en Guyane d'une collectivité d'outre-mer régie par l'article 74 de la Constitution".

La présidence française estime que "ce choix traduit l'attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République".

NOUVEAU VOTE LE 24 JANVIER

"Je suis surpris par l'ampleur du résultat, mais pas par la tendance", a dit Marcellin Nadeau, maire et conseiller général Modemas (mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine) du Prêcheur, partisan du "oui".

"A 80% de 'non', c'est un vote de panique", a analysé Claude Lise, président du conseil général et sénateur. Selon lui, la consultation intervenait trop tôt, dans un contexte de crise.

"La peur a été distillée comme un véritable poison mortifère", appuie le député Alfred Marie-Jeanne, président du MIM et de la région.

"Ce soir, il n'y a qu'une seule perdante, c'est la Martinique. Mais la marche vers la responsabilité reste à l'ordre du jour, le combat continue", a-t-il ajouté, sans préciser s'il se retirera de la vie politique, comme il l'avait laissé entendre dans un meeting pendant la campagne.

A Fort-de-France, en Martinique, Serge Letchimy, l'héritier politique d'Aimé Césaire et chef du PPM (parti progressiste martiniquais), appelait à voter "non" au 74 qu'il juge inadapté.

Malgré la victoire, il a refusé de céder à tout "triomphalisme".

"Cette campagne nous a divisés mais elle ne nous a pas séparés. Nous devons trouver la force de nous respecter, et de nous élever collectivement vers ce qu'il y a d'essentiel: les valeurs humaines, les valeurs démocratiques, et l'intérêt supérieur de la Martinique !", a proclamé ce défenseur d'une autonomie négociée, inscrite dans la constitution dans les prochaines années.

Dès dimanche soir, à 21 heures, le maire de Fort-de-France a invité les électeurs à accepter la création d'une assemblée unique, lors de la consultation du 24 janvier.

Dans 15 jours, les Martiniquais et les Guyanais devront retourner dans l'isoloir pour choisir entre le statu quo institutionnel, ou la fusion des conseils général et régional en une collectivité unique.

Dominique Baréto, édité par Jean-Stéphane Brosse

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