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Le Web des Cheminots

Mr sarkozy , pensez aux Harkis.....


Invité Gnafron 1er

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Les Harkis

Le mot harki ['aYki] désigne un individu servant dans une harka et vient du mot arabe haraka signifiant littéralement « mouvement », mais en réalité le terme était déjà utilisé au sens figuré pour désigner de petits affrontements, guerres, barouds entre tribus, ou contre un ennemi extérieur. Dans le langage courant, en France, il désigne les supplétifs engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie. Par extension, on a dénommé « harkis » tous les Algériens musulmans soutenant le statu quo de l'Algérie française durant cette période. Le terme, en Algérie, est synonyme de traître et collaborateur.

Les harkis pendant la guerre d’Algérie (1954-1962)

De 1957 jusqu’en 1962, les harkis sont des soldats indigènes musulmans engagés aux côtés de l’armée française dans des unités appelées harkas, tandis que l’Algérie française était constituée de départements. Au sein même de l’armée française, ils totalisent 63 000 hommes en décembre 1961. Le ministère des Armées évalue à 4 500 le nombre des soldats musulmans morts pour la France, pendant la guerre d’Algérie, et à plus de 600 les disparus. Au total, durant cette guerre, l’armée française a inscrit dans ses registres 160 000 harkis, moghaznis, GMPR devenus GMS ou « assès ».

Les accords d’Évian

À la suite de l’infléchissement de la politique française vers l’indépendance algérienne à partir de 1961, commencèrent la démobilisation et le désarmement des supplétifs. Les accords d'Évian signés le 18 mars 1962 prévoient que :

« L’État algérien souscrira sans réserve à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et fondera ses institutions sur les principes démocratiques et sur l’égalité des droits politiques entre tous les citoyens sans discrimination de race, d’origine ou de religion. Il appliquera, notamment, les garanties reconnues aux citoyens de statut civil français. »

— Accords d'Évian, chapitre II, partie A, article 1

« Nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque en raison :

d’opinions émises à l’occasion des événements survenus en Algérie avant le jour du scrutin d’autodétermination ;

d’actes commis à l’occasion des mêmes événements avant le jour de la proclamation du cessez-le-feu.

Aucun Algérien ne pourra être contraint de quitter le territoire algérien ni empêché d’en sortir. »

— Chapitre II, partie A, article 2

Les accords d’Évian ne prévoient aucune disposition particulière quant à la protection ou l’avenir des loyalistes et de leurs familles, qu’ils soient Pieds-noirs, Juifs séfarades ou harkis moghazis, fonctionnaires (2 millions de personnes), mais incluent une amnistie pour les actes effectués et les opinions émises avant l’indépendance, de toutes les parties.

La loi française du 23 février 2005, dans son article 2 dénoncera le non-respect des accords d’Évian qui prévoyaient pour le futur gouvernement algérien d’assurer la sécurité des harkis. Cet article de la loi ne sera pas critiqué par le président algérien Bouteflika. Le FLN prétendra qu’il ne s’agissait que d’une « déclaration » qui ne l’engageait pas. Ce qui, d’après des associations de rapatriés, donnera tout son sens au slogan de certains nationalistes algériens : « La valise ou le cercueil ».

Suite des accords d’Évian

Les harkis sont désarmés par l’armée française (repliée dans ses garnisons) qui laisse le territoire au FLN. Pendant une brève période, le nouveau pouvoir s’abstient de toute répression vis-à-vis des pro-Français, et à Paris le gouvernement, dirigé par Charles de Gaulle, limite fortement le nombre de ceux qui peuvent se replier sur la France.

Les assassinats (1954-1962)

Selon le rapport à l’ONU du contrôleur général aux armées Christian de Saint-Salvy, 263 000 autochtones étaient engagés du côté français ou récemment démobilisés, dont 60 000 militaires, 153 000 supplétifs et 50 000 notables francophiles. Familles comprises, il y avait plus d’un million de personnes potentiellement menacées sur les 8 millions de musulmans algériens.

L’historien Gilbert Meynier pour qui les Harkis sont des « mercenaires »[4] a déclaré dans une interview publiée dans le quotidien El Watan le 10 mars 2005 que les massacres avaient été moins importants et plus localisés que ce que déclarent certains journalistes comme Georges-Marc Benamou. Les chiffres des morts sont encore contestés car basés sur des témoignages locaux que l’on a ensuite étendu à l’ensemble du pays. Georges-Marc Benamou, dans son livre Un Mensonge français, avance le chiffre de 70 000 victimes. Le Comité national de liaison des harkis avance le chiffre de 150 000 harkis tués, et de 16 000 sauvés par leurs officiers français qui désobéirent aux ordres.

Les massacres de supplétifs ont commencé dès mars 1962 et ont culminé à l’automne. Les autorités françaises ont été au courant des faits comme le prouvent les rapports faits par des Français en Algérie. Ces massacres sont dus à des règlements de compte, des vengeances mais aussi au zèle des « marsiens », ralliés FLN de la 25e heure (au mois de mars 1962), voulant montrer leur patriotisme.

De Gaulle et les harkis

Selon Rémi Kauffer, de Gaulle voyait dans les harkis des « jouets de l’Histoire », et non des éléments de l’armée française[5]. Peu après son retour au pouvoir, en 1958, de Gaulle se met à douter de l’intégration des musulmans d’Algérie qui était sous-jacente à la constitution de harkas. Ainsi, le 5 mars 1959, il se confie en ces termes à Alain Peyrefitte : « Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcher de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ».

Il accepte cependant, lors de la nomination du général Challe comme commandant suprême en Algérie (fin 1958), sa proposition de porter l’armée au niveau nécessaire pour défendre tout le territoire, en enrôlant massivement des musulmans.

Au conseil des ministres du 25 juillet 1962, peu après l’indépendance de l’Algérie, lorsque Pierre Messmer, ministre des armées, déclare : « Des harkis et des fonctionnaires musulmans, les moghaznis, se disent menacés, d’où des demandes qui viennent à la fois des autorités civiles et militaires. Il faut prendre une position de principe. », de Gaulle répond : « On ne peut pas accepter de replier tous les musulmans qui viendraient à déclarer qu’ils ne s’entendront pas avec leur gouvernement ! Le terme de rapatriés ne s’applique évidemment pas aux musulmans : ils ne retournent pas dans la terre de leurs pères. Dans leur cas, il ne s’agit que de réfugiés ! Mais on ne peut les tels que s’ils couraient un danger ! ». Le Premier ministre Pompidou ajoute alors : « Deux camps militaires ont été installés pour eux en métropole ; ils sont submergés. Ces gens ne veulent pas travailler… » et de Gaulle conclut « Il faut les mettre en demeure de travailler ou de repartir ». Et alors, selon Peyrefitte, plusieurs ministres baissèrent la tête.

Les harkis en France à partir de 1962

Selon Philippe Denoix, « Louis Joxe, ministre d’État aux Affaires algériennes, adressa à l’armée une directive très secrète, le 12 mai 1962, menaçant de sanctions les militaires français qui organisaient le repli en métropole de leurs alliés musulmans en dehors du plan général de rapatriement », et ordonnant même le renvoi en Algérie des supplétifs débarqués en France. »

La note en date du 25 mai 1962, stipule notamment :

« Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront renvoyés en Algérie […]. Il conviendra d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure […]. Les promoteurs et les complices de rapatriements prématurés seront l’objet de sanctions appropriées. » Pierre Messmer, ministre des armées, a spécifié dans une note ministérielle de mai 1962 que les arrivées en France de harkis " dues à des initiatives individuelles […] représentent des infractions caractérisées. »

En fait, en 1962, il n’existe aucun plan d’évacuation ni de protection des harkis et de leurs familles, et le Gouvernement fut pris de court par l’arrivée des rapatriés. On estime (Philippe Denoix) à 15 000 ou 20 000 le nombre de familles de harkis, soit environ 90 000 personnes, qui purent s’établir en France de 1962 à 1968. La grande majorité resta en Algérie et des dizaines de milliers d’entre eux furent assassinés. Ces massacres perpétrés parfois par familles entières s’accompagnèrent souvent de tortures, de viols, etc, se déroulèrent dans le climat d’instabilité, de luttes internes (y compris armées) de l’ALN et du GPRA pour la prise de pouvoir qui précéda et suivit l’indépendance.

Fin 1962, 20 000 supplétifs avaient été accueillis dans les camps d’hébergement militaires en France et 3 200 se sont engagés dans l’armée française. Fin novembre 1963, le ministère des Rapatriés chiffre à 42 000 le nombre de musulmans ayant transité dans les centres d’accueil. Au final, 91 000 harkis et membres de leurs familles purent s’établir en France de 1962 à 1968.

L’installation dans les camps

Les premiers rapatriements de harkis sont effectués entre les accords d’Évian et l’été 1962, à l’initiative de quelques officiers, démissionnaires ou non, souvent des anciens responsables des unités harkis. Comme les directives officielles interdisent ces rapatriements, des filières clandestines sont mises en place, qui dispatchent en dehors de tout contrôle officiel ces familles de harkis vers les régions du Sud-Est, du Sud-Ouest en bordure du Massif Central (Ardèche, Dordogne, Lozère, Tarn…) ainsi de vers l’agglomération lyonnaise et vers Roubaix.

Après les massacres de l’été 1962, le décret du 8 août 1962 met en place un dispositif officiel d’accueil. Les familles de harkis sont logées dans les baraquements de camps militaires, qui ont parfois servi pour d’autres populations (Espagnols catalans, militants suspects d’appartenir au FLN, Indochinois) : camps de transit du Larzac et de Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), puis celui du Camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), de Sainte-Livrade près de Villeneuve-sur-Lot, de Saint-Maurice-l'Ardoise et Lascours, situés sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres (Gard), de La Rye (Vienne), de Bias (Lot-et-Garonne).

Entre 1962 et 1969, quelque 42 500 personnes ont transité par ces camps censés éviter un déracinement brutal aux familles et les protéger contre d’éventuelles représailles du FLN. On distingue deux types de camps, les hameaux forestiers, perdus en pleine campagne et les cités urbaines à la périphérie des villes. Les hameaux forestiers, dont le nombre varie de 42 à 75 sont situés dans le midi et hébergent chacun de 20 à 50 familles. En 1982, il n’y a plus que 23 hameaux de forestage. Les 42 cités urbaines consistent en 2 000 logements Sonacotra près des villes d’Amiens, Bourges, Dreux, Lodève, Louviers, Montpellier…

Le 31 janvier 1964, les préfets reçoivent du ministre des Rapatriés François Missoffe une note où il est écrit : « Vous ne devez reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés (c’est-à-dire les pieds-noirs) demandeurs de logement et particulièrement mal logés... ». Ainsi le provisoire va durer vingt ans et même plus et comme le note Catherine Wihtol de Wenden, cette situation :

« ... favorise la marginalisation de populations trop coupées du reste de la société et maintenues dans une position d’assistés par l’encadrement social et administratif des cités et hameaux. Un encadrement qui a donné l’habitude, voire le goût, d’un certain contrôle social et enfermé parfois les populations dans une logique identitaire que le clientélisme associatif et politique a pu renforcer. »

La dispersion

Des révoltes se produisent au cours de l’été 1975 parmi les résidents des camps de Bias et Saint-Maurice-l’Ardoise. Une politique de dispersion succède alors aux regroupements. Les camps et les hameaux sont officiellement supprimés, mais leurs résidents restent souvent sur place. En même temps que des bureaux d’information, d’aide administrative et de conseils (BIAC) sont créés, des mesures spécifiques sont prises pour disséminer les communautés et favoriser leur intégration. Cependant les communautés harkies résistent à la dispersion, ayant tissé sur place des solidarités ou pour diverses raisons financières.

Selon Philippe Denoix, en 1990, la population issue des « musulmans français d’Algérie » dépasse les 400 000. En 1991, on assiste à une révolte d’enfants de réfugiés harkis dans plusieurs villes françaises.

La loi française du 23 février 2005

La loi du 23 février 2005 (controversée notamment dans son article 4) traite des harkis en France. Elle fixe les conditions de versement d’indemnités en reconnaissance des services rendus et des souffrances endurées par eux. À noter que les harkis contestent dans leur ensemble ces déclarations car ces indemnisations ne font que transformer la rente viagère dite « Jospin » qui est une retraite militaire déguisée en capital versable en une seule fois. Par ailleurs, certains harkis sont toujours en attente de ces indemnisations.

Les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 :

Par un arrêt Comité Harkis et Vérité C/ Gouvernement français du 6 avril 2007, le Conseil d'État a jugé les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 comme contraires à la Convention européenne des droits de l'Homme. Ces deux articles opéraient en matière de droits des familles de harkis une discrimination en fonction du mode d'acquisition de la nationalité du harki demandeur. Le gouvernement a annoncé en fin d'année 2007 lors du vote de la loi de finances pour 2008 que la loi du 23 février 2005 allait être modifié pour être mise en conformité avec le droit international. Tous les harkis à qui le gouvernement avait refusé leurs droits vont pouvoir y prétendre.

De plus, par un autre arrêt du 6 avril 2007, les circulaires ayant servi de fondement à la politique gouvernementale à destination des familles de harkis ont été déclarées illégales par le plus haute juridiction administrative.

Position des associations de harkis vis-à-vis de la France

Le Comité national de liaison des harkis survivants a déposé une plainte contre la France « pour crime contre l’humanité ». Une seconde plainte pourrait être parallèlement déposée devant la Cour européenne des droits de l'homme. Selon Boussad Azni, président du Comité national de liaison des harkis (CNLH) : « En livrant les harkis, réfugiés en métropole, la France savait pertinemment qu’ils seraient massacrés… ».

Position du FLN puis de l’État algérien vis-à-vis des harkis

Le GPRA prendra la directive 442 du 10 avril 1962, relative aux « harkis, goumiers et ralliés servant dans les rangs ennemis », directive en violation des accords d’Évian :

« Si la révolution les a condamnés, il n’en reste pas moins que le peuple les frappe de son mépris et continuera à les haïr et les nier…

Nous devons user de tact et agir avec souplesse afin de les gagner provisoirement…

Leur jugement final aura lieu dans une Algérie libre et indépendante devant Dieu et devant le Peuple qui sera seul responsable de leur sort…

Les égarés abandonnés doivent être surveillés dans leurs moindres gestes et inscrits sur une liste noire qu’il faudra conserver minutieusement. »

Les exécutions de harkis commencent dès avril 1962 (à Geryville, à Bou Alam, liquidation du commando George...) et se perpétuent[réf. nécessaire].

Peu après l’indépendance de l’Algérie

Dans un premier rapport publié en 1963, la Croix-Rouge écrit[13]: « La visite systématique des lieux de détention a permis de recenser 2500 harkis dans les établissements pénitentiaires relevant du ministère de la justice, 1300 d’entre eux se sont inscrits en vue de leur transfert en France. Il semble que, parmi les harkis demeurés libres, un certain nombre aient été requis pour l’exécution de travaux d’utilité publique. La réintégration dans la communauté algérienne ne semble pas s’être faite sans heurts, au moins dans certaines régions, ce qui explique les hésitations du gouvernement algérien à rendre la liberté à un grand nombre de harkis détenus ». La Croix-Rouge a estimé en 1965 à 13 500 le nombre de harkis incarcérés dans les prisons civiles ou militaires algériennes.

Une procédure spéciale de rapatriement fut mise au point entre les gouvernements français et algériens en 1965 ; 1333 anciens harkis en bénéficièrent ; ils furent officiellement prévenus que tout retour leur était définitivement interdit. Leurs noms furent inscrits sur une liste noire, et ceux qui tentèrent, plus tard, de rentrer en Algérie furent refoulés sans ménagement.

En Algérie, les enfants de harkis n’ont pas eu le droit d’accéder à l'instruction supérieure, déscolarisés très tôt, dû au désintéressement de la part du gouvernement français. Les familles n’ont pas eu le droit d’enterrer en Algérie les harkis qui vivaient en France et y décédèrent.

Après 2004

En Algérie, la question des harkis et des pieds noirs a été abordée en 2004 au cours du 10e congrès de l’ONM (Organisation des anciens combattants de la guerre d’Algérie) qui, faisant la distinction entre les motivations des uns et des autres, estime possible le pardon aux harkis qui n’ont pas fait usage de torture contre le peuple algérien. Cette déclaration est interprétée comme un message à l’adresse du président de la république pour ne pas intégrer les harkis et autres Français coupables de crimes, dans la Charte sur la paix et la réconciliation nationale perçue et présentée avant l’ouverture de la campagne comme devant être une loi portant amnistie générale.

Ainsi pour la première fois, le président de la république Abdelaziz Bouteflika aborda officiellement la question des harkis au cours de la campagne pour le référendum sur la Charte sur la paix et la réconciliation nationale soumise au vote le 29 septembre 2005. Au cours de cette campagne, il tiendra à ce sujet des propos très différents de ceux qu’il avait tenus le 16 juin 2000 à la télévision française où il avait déclaré que le peuple algérien n’était "pas encore prêt" à accepter que des harkis puissent revenir en Algérie. Le président algérien a comparé les harkis aux collaborateurs français sous l’occupation nazie de 1940 à 1944, ce qui a suscité la colère des représentants de la communauté harkie, refusant cette comparaison.

Le président Bouteflika déclara par ailleurs au cours de cette visite : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 : le massacre de toute une famille, voire de toute une tribu apparentée à un harki ! ». Abdelaziz Bouteflika reconnaîtra le 2 septembre 2005, au stade Mohamed Boumezrag de Chlef des « erreurs à l’encontre des familles et des proches des harkis » et que « les enfants des harkis ne sont pas responsables des actes de leurs parents ». Il déclara plus tard que par le passé, de graves erreurs avaient été commises vis-à-vis des familles de harkis et que « une erreur serait de tenir rancœur aux enfants de harkis ».

D’après des associations de harkis, ces déclarations entretiennent le « mythe » que les harkis et leurs enfants souhaitent rentrer en Algérie, alors que la situation économique du pays pousse plutôt les jeunes Algériens à émigrer en France. Pour d’autres associations de harkis telles que « Harkis et droits de l’homme » ou « Ajir » certaines déclarations peuvent être considérées comme « un petit pas » vers une reconnaissance de la réalité des massacres. Elles demeurent toutefois sceptiques, et attendent de voir des changements concrets comme l’autorisation (encore interdite dans certaines communes) d’inhumer, en Algérie, les dépouilles des harkis morts en France.

Après 2007

Concernant les harkis restés en Algérie et leurs familles, dans le quotidien algérien Liberté du mardi 10 avril 2007, Khaled Bounedjma, président de la Coordination Nationale des Enfants de Chouhada, précise le contenu d’une loi de 1999 dont les circulaires d’application sont parues le 18 février 2007 : « Cette loi vise à préserver l’histoire du mouvement national. Grâce à cette loi, il sera désormais possible d’attaquer une personne qui était autrefois contre la Révolution algérienne et qui occupe aujourd’hui un poste à responsabilité. Il existe maintenant une disposition qui dit qu’une personne dont le père était un harki ne peut occuper un poste au niveau des institutions de l’État». Dans le cadre des élections législatives algériennes de 2007 Miloud Chorfi, porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), précise - dans le même esprit - dans La Tribune du 2 avril 2007, parmi les conditions requises pour être candidat : « l’assurance de n’être pas issu d’une famille contre laquelle a été retenue l’accusation d’avoir été « harki » pendant la période coloniale ».

Le 5 décembre 2007, le président de la République Française Nicolas Sarkozy, de retour d'une visite diplomatique à Alger, reçoit les représentants des harkis à l'Élysée. Il annonce des dispositions pour améliorer l'intégration des harkis en France, sans toutefois aller jusqu'à "reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de Harkis" comme il s'y était engagé lors de la campagne présidentielle.

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Mr Sarkozy , pourquoi vous et vos prédécésseurs ,n'ont pas avaient et reconnu ces gens en leurs accordant toutes leurs places auxquelles ils avaient droit , les Harkis avaient une haute considération pour la France et son drapeau.............;

Ils sont peut être plus patriotes que Mrs Polnareff ou Johnny Halliday...............###### !

Modifié par Gnafron 1er
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L'association Générations Mémoire Harkis demande la démission de Bussereau

Dépêche AFP du 7 février 2010 :

PARIS : L'association Générations Mémoire Harkis a demandé dimanche la démission du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, après un dérapage verbal sur les Harkis, "pour sauver l'honneur du gouvernement".

"La jurisprudence Georges Frêche l'invite à la démission pour sauver l'honneur du Gouvernement", affirme cette association dans un communiqué, en précisant qu'une délégation se rendra mercredi à Matignon à 15H00 pour déposer cette demande de démission de M. Bussereau.

Interrogé jeudi par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de la socialiste Ségolène Royal, M. Bussereau avait répliqué: "Oui enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".

Peu après, le secrétaire d'Etat avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant qu'à "aucun moment" il n'avait "voulu mettre en doute l'honneur des harkis et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s'engager avec courage pour elle".

"A présent, Générations Mémoire Harkis prend acte des excuses formulées par (M. Bussereau) pour ces ignobles insultes à l'Histoire, mais se réserve tous les droits de poursuite y compris judiciaires afin que de telles attaques ou allusions attentatoires ne se reproduisent plus", conclut l'association.

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Puisqu'on parle des Harkis, j'aimerais rebondir sur les propos de Frêche à leur égard.

Les harkis sont des algériens ayant porté l'uniforme français contre les algériens désireux de retrouver une algérie libre.

Remplacez algériens par français et français par allemand, vous comprendrez mieux les propos de Frêche.

Et toujours en remplaçant algériens par français et français par allemand, dites-vous bien que cela ont été pendus ou emprisonnés et frappés d'indignité nationale.

Alors s'émouvoir des propos de Frêche et du traitement des harkis, c'est bien gentil, mais renvoyez-vous à notre propre histoire avant de juger trop hâtivement.

Modifié par krisamv
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Invité steakfrites

Puisqu'on parle des Harkis, j'aimerais rebondir sur les propos de Frêche à leur égard.

Les harkis sont des algériens ayant porté l'uniforme français contre les algériens désireux de retrouver une algérie libre.

Remplacez algériens par français et français par allemand, vous comprendrez mieux les propos de Frêche.

Et toujours en remplaçant algériens par français et français par allemand, dites-vous bien que cela ont été pendus ou emprisonnés et frappés d'indignité nationale.

Alors s'émouvoir des propos de Frêche et du traitement des harkis, c'est bien gentil, mais renvoyez-vous à notre propre histoire avant de juger trop hâtivement.

Oulala lala dans quoi tu te lances...

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Puisqu'on parle des Harkis, j'aimerais rebondir sur les propos de Frêche à leur égard.

Les harkis sont des algériens ayant porté l'uniforme français contre les algériens désireux de retrouver une algérie libre.

En cela , même si je ne suis pas militariste , la France a un devoir qu'elle a pas respecté .Le tout n'est pas d'avoir fait appel a des gens et ensuite les ignorer ....Trop facile !

Remplacez algériens par français et français par allemand, vous comprendrez mieux les propos de Frêche.

Il n'a pas à parler ainsi de gens qui sont aussi des français et des citoyens à part entière.

Et toujours en remplaçant algériens par français et français par allemand, dites-vous bien que cela ont été pendus ou emprisonnés et frappés d'indignité nationale.

Les harkis ont été méprisé avant l'indépendance par la France .Ils ont été oublié après l'indépendace....même sur le sol français .

Qu'ils le soient en Algérie car considéré comme des traites , ça peut s'expliquer mais que le pays pour lequel , ils ont combattu les ignore , est tout simplement dégueulasse !

Alors s'émouvoir des propos de Frêche et du traitement des harkis, c'est bien gentil, mais renvoyez-vous à notre propre histoire avant de juger trop hâtivement.

Justement , les harkis nous renvoie à notre histoire.Celle d'un pays colonisaterus qui n'a pas respecté les siens.....

Et Frèche , je m'en bats les coucougnettes

De toute manière , dans cette affaire , l'état français a méprisé tout le monde .Même les Français qui y sont allés et ont perdu une partie de leur jeunesse .Sauf que le français qui revenait sur le continent , n'était pas parqué dans des camps

et retrouvait "son sol " .Les harkis étaient déracinés et abandonné .Cette différence est importante !

Et cela nous renvoie à notre histoire .L'état force des jeunes à porter des armes contre une population qui ne nous a rien fait mais ensuite les ignore lorsqu'il s'agit de reconnaitre qu'ils ont été victime des essais nucléaires , on refuse de les reconnaitre "anciens combattants " pour ne pas leur octroyer les avantages qui vont avec.....

Ce serait un début de reconnaissance .

Donc puisque le GVT parle d'identité nationale....qu'il assume le passé de la France au regard de ceux ont souffert dans ce bourbier !

Modifié par MarcM
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Puisqu'on parle des Harkis, j'aimerais rebondir sur les propos de Frêche à leur égard.

Les harkis sont des algériens ayant porté l'uniforme français contre les algériens désireux de retrouver une algérie libre.

Remplacez algériens par français et français par allemand, vous comprendrez mieux les propos de Frêche.

Et toujours en remplaçant algériens par français et français par allemand, dites-vous bien que cela ont été pendus ou emprisonnés et frappés d'indignité nationale.

Alors s'émouvoir des propos de Frêche et du traitement des harkis, c'est bien gentil, mais renvoyez-vous à notre propre histoire avant de juger trop hâtivement.

Comme tout le monde , finalement , tu as été victime d'une forme d'intox ......

Après recherche , Frèche ciblait "une catégorie de personne :

- ceux étant parti à l'UMP.

En effet , il leur a reproché d'aller vers les Gaullistes qui les avaient trahi aux moments de la guerre d'Algérie .

A priori , Fréche a montrer trés tôt son hostilité à cette guerre d'Algérie !

Voici donc , le texte exact qui permet mieux de cerner l'intox :

"Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à partie par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :

« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! ».

Toutefois , un homme public doit savoir que si il s'exprime tous les mots pourront être utilisé .Et cette formulation n'est pas glorieuse de sa part .....;;; !

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1er Decembre 44, Camp Faidherbe de Thiaroye.................

Ils ne réclamaient que leurs dûs et maintenant , les enfants , petits enfants ont-ils été invité à "votre débat" ?..............

Voilà 66 ans qu'une trentaine de tirailleurs sénégalais sont tombés au champ d'horreur. Tués par les balles de leurs propres officiers. Les 37 combattants morts et 30 blessés réclamaient leurs primes de démobilisation et indemnités de détention. Ces primes s'élevaient entre 200 et 500 F CFA de l'époque. Le massacre de Thiaroye 44 a eu lieu à la fin de la seconde guerre mondiale 1939 - 1945.

Après la débâcle de l'Allemagne nazie battue par les Alliés, plusieurs tirailleurs sénégalais étaient accueillis au Camp Faidherbe de Thiaroye. Ils avaient contribué et participé vaillamment à la victoire des Alliés. Avant de rejoindre leurs familles, ces combattants originaires de plusieurs pays d'Afrique colonisés et qui exigaient leurs dus auprès de l'administration française, ont été abattus le 1 er décembre 44 par le colonisateur. Selon de nombreux historiens : « en 1944, étant donné qu'ils ont payé au prix fort la libération de la métropole occupée, ils ont pensé qu'ils avaient droit à ce qu'on pouvait appeler la prime de sang. Malheureusement les colons ne l'entendaient pas de cette oreille. Par peur peut être d'une manifestation incontrôlable pouvant menacer l'autorité, les colons tirèrent sans sommation dans le tas . Ces victimes sont aujourd'hui considérées dans la mémoire collective comme des martyrs. Ils incarnent l'innocence bafouée par la brutale injustice du colon ».

Le massacre de Thiaroye 44 reste vivace dans les esprits. Les historiens qui évoquent des chiffres officiels de 37 décès et 30 blessés parmi les tirailleurs font endosser la lourde responsabilité historique à la France, les pays des droits de l'homme.

Photo : les Tirailleurs entrant dans Paris !

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Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! ».

Toutefois , un homme public doit savoir que si il s'exprime tous les mots pourront être utilisé .Et cette formulation n'est pas glorieuse de sa part .....;;; !

Merci pour cette précision.

En tout cas, leur honneur ils l'avaient déjà perdu en s'étant battus contre leur propre pays au service des maîtres colonisateurs koiquesse

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Merci pour cette précision.

En tout cas, leur honneur ils l'avaient déjà perdu en s'étant battus contre leur propre pays au service des maîtres colonisateurs koiquesse

C'est indiscutable sauf si on prend en considération que beaucoup se considéraient Français (1) donc leurs logiques a suivi !

Mais cela n'empêche pas que le colonisateur(2) leur doit respect et reconnaissance

(1)Cette notion doit tenir compte du fait que dès le début, les combattants obtenaient la nationalité Française dès 1830 .Et aussi du temps de Napoléon III jusqu'à la promesse de De gaulle sur ce point .Donc , il ne me parait surprenant que "de tradition " certaines familles se soit inculquées que leurs pays était la France .....

Pour s'en convaincre , il fait avoir lu ou entendu les témoignages d'un garçon comme Alain Mimoun

(2) La France a succédé à un prédécésseur qui était un colonisateur qui précédait déjà un autre colonisateur .......

Donc , dans la tête de certains la notion de "pays-nation " ne devait pas signifier grand chose, voir même ne pas exister

compte tenu des différents occupants au cours de l'histoire de ce pays .

D'ailleurs , il est à signaler que lors de l'indépendance , pour déterminer les contours , il fut retenu les frontiéres ....que la France avait sinon , cela était difficile..................

Modifié par MarcM
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les harkis ? des traitres et des collabos qui ont trahis leur pays et leurs frères pour l'occupant français...

koiquesse , Tiens tu reviens le lendemain de mon changement de signature .Tu est adorable ! !Etonnant lotrela

Je crois qu'il faut lire un peu avant tout jugement .Nombre de personnes nées sur le sol Algérien (et de souche Algérienne )étaient de nationalités française de par le fait , par exemple , que leurs parents avaient combattu durant la 2 éme guerre mondiale .Voir même durant la 1ére guerre mondiale.

Donc , quand ,ils combattaient dans les rangs français , ils étaient quoi ?

Français ou traitres ?

Ensuite , le GVT de la France "libre" s'était déplaçé dans les colonies car il ne pouvait pas s'installer en France et donc de fait nombres de ces combattants ont été imprégné de "cette culture Bleue -Blanc-Rouge ".

Leur reprocher maintenant est quand même très étonnant .....alors que peu de Français de l'époque contestaient leurs présences au sein de l'armée (ou la légion ) ....

En plus , je n'ai jamais entendu "un Français 100% pur porc" dire que les titres ou médailles obtenues par un sportif de haut niveau était un titre du fils d'un traite.Si...maintenant !

Par contre , effectivement , cela s'est produit...en 2001 lors du match de "réconciliation France -Algérie"

On a pu y lire des banderolles qui insultait Zidane sur ce thème................qui émanaient des invités !

Modifié par MarcM
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C'est indiscutable sauf si on prend en considération que beaucoup se considéraient Français (1) donc leurs logiques a suivi !

(1)Cette notion doit tenir compte du fait que dès le début, les combattants obtenaient la nationalité Française dès 1830 .Et aussi du temps de Napoléon III jusqu'à la promesse de De gaulle sur ce point .Donc , il ne me parait surprenant que "de tradition " certaines familles se soit inculquées que leurs pays était la France .....

Pour s'en convaincre , il fait avoir lu ou entendu les témoignages d'un garçon comme Alain Mimoun

j'ai peur que tu idéalises un peu. Tous les Algériens n'étaient pas Mimoun. Si la rébellion s'est transformée en libération nationale, c'est que la majorité de la population n'était pas du tout intégrée dans son propre pays. Il me semble bien que les premières manifestations de 1954 violemment réprimées dans le sang ne demandaient rien d'autre que la nationalité française pour tous.

Ce qui a été refusé pour le plus grand bénéfice (momentané) des colons qui avaient une main-d'oeuvre trop précieuse pour qu'on lui donne des droits.

Après, comme dans tout épisode de ce genre, la philosophie est du genre c'est lui ou moi , et évidemment, ce qui n'était pas encore le FLN ne s'est pas fait que des amis en s'en prenant à ceux qu'il suspectait de ne pas l'être.

Rien d'étonnant donc qu'il y ait eu des gens du cru qui se soient rangés du côté des colons et de l'armée, pour se protéger. Rien d'étonnant non plus qu'ils aient été victimes de la vindicte de leurs compatriotes qui leur ont fait payer leurs souffrances.

Dans l'attitude des autorités françaises à leur égard, je pense qu'il y avait une gêne extrême à secourir ceux qui, comme le dit Kris, pouvaient passer pour des collabos, aux yeux mêmes de ceux qui les employaient.

N'oubions pas qu'ils n'ont jamais été que des supplétifs dans l'armée française. Un terme qui en dit long sur le mépris dont ils étaient l'objet. Peut-être même plus méprisés par l'armée française que les combattants du FLN !!

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j'ai peur que tu idéalises un peu. Tous les Algériens n'étaient pas Mimoun.

Dommage , on collectionnerait les médailles comme d'autres collectionnent les petits pains... !

Si la rébellion s'est transformée en libération nationale, c'est que la majorité de la population n'était pas du tout intégrée dans son propre pays. Il me semble bien que les premières manifestations de 1954 violemment réprimées dans le sang ne demandaient rien d'autre que la nationalité française pour tous.

Date officielle .Mais il est préférable de parler de 1945 ..............8 Mai (à vérifier ) .Le massacre de Sétif .

Ce qui a été refusé pour le plus grand bénéfice (momentané) des colons qui avaient une main-d'oeuvre trop précieuse pour qu'on lui donne des droits.

Attention sur la notion de colon......tous n'étaient de riches propriétaires .Il y avait aussi des prolos !

Après, comme dans tout épisode de ce genre, la philosophie est du genre c'est lui ou moi , et évidemment, ce qui n'était pas encore le FLN ne s'est pas fait que des amis en s'en prenant à ceux qu'il suspectait de ne pas l'être.

Rien d'étonnant donc qu'il y ait eu des gens du cru qui se soient rangés du côté des colons et de l'armée, pour se protéger. Rien d'étonnant non plus qu'ils aient été victimes de la vindicte de leurs compatriotes qui leur ont fait payer leurs souffrances.

.................parce qu'abandonné(e)s par l'ancien colonisateur !

Dans l'attitude des autorités françaises à leur égard, je pense qu'il y avait une gêne extrême à secourir ceux qui, comme le dit Kris, pouvaient passer pour des collabos, aux yeux mêmes de ceux qui les employaient.

N'oubions pas qu'ils n'ont jamais été que des supplétifs dans l'armée française. Un terme qui en dit long sur le mépris dont ils étaient l'objet. Peut-être même plus méprisés par l'armée française que les combattants du FLN !!

Ce que j'en ai lu (et entendu ) c'était assez inégal selon ce qui était connu de la personne (exemple : famille d'ancien militaire etc...)

Mais mon sujet voulait évoquer un thème que Mr Nicolas a mis à l'ordre du jour (identité nationale) mais jamais , il n'a été question de "réhabiliter " ces personnes .

Ni les médias , ni la gauche, ni les syndicats .etc..personne !

Je pose la question =pourquoi ?

Modifié par MarcM
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Date officielle .Mais il est préférable de parler de 1945 ..............8 Mai (à vérifier ) .Le massacre de Sétif .

mea culpa ... c'est exact !

Attention sur la notion de colon......tous n'étaient de riches propriétaires .Il y avait aussi des prolos !

sûr. et même des intellectuels de haut niveau, comme Maurice Audin ...

Cette attitude colonialiste était plus dans les douars et les grosses exploitations agricoles que dans les villes, où restait néanmoins cette question de la citoyenneté. A ce propos d'ailleurs, je serais intéressé à connaître la situation réelle, savoir quelle proportion d'indigènes avaient un statut de Français à part entière.

Mais mon sujet voulait évoquer un thème que Mr Nicolas a mis à l'ordre du jour (identité nationale) mais jamais , il n'a été question de "réhabiliter " ces personnes .

Ni les médias , ni la gauche, ni les syndicats .etc..personne !

Je pose la question =pourquoi ?

mon hypothèse, c'est que c'est l'effet de l'amalgame collabo-mépris-honte-temps.

Collabo, le fait que ces algériens se soient faits complices d'une armée devenue étrangère, ce qui rappelle trop de mauvais souvenirs

mépris, l'attitude de l'armée envers ses propres auxiliaires

honte , parce qu'il n'y a pas de quoi être fier de la conduite des autorités avant, pendant et après le conflit

temps, parce que puis tant d'années, rien n'a été fait ni pour eux, ni pour comprendre, ni pour expliquer.

S'il n'est jamais trop tard pour bien faire, faire quelquechose maintenant reviendrait à reconnaître l'incapacité à affronter la vérité en face pendant 45 ans ... belle lâcheté, quelquepart, non ?

NB à ce propos, le film Vive la Bombe qui est passé hier sur ARTE met en scène certains aspects du statut des non-français sur leur propre territoire : on voit à un moment les décontamineurs en combinaison ... et les locaux sans aucune protection ... c'est furtif mais c'est montré

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Salut 5121, le terme suplétif me choque grandement, alors que beaucoups ont servi de chaire à cannon dans cet immence merdier, et quand cela arrangeait bien!

Qu' ils soient traités de traitres, de colabo ect, je ne sais si il faut exactement faire le rapprochement de ce qui c'était passsé en europe et plus particulièrement en france pendant la deuxième guerre mondiale.

Si il y eu de véritables résistants voulant l'indépendance politique, d'autres groupuscules voulaient certainement aussi l'indépendance politique mais peut être plus le retour à une certaine indépendance religieuse face à la laicité. ( ceci, on en parle jamais ).

Dans tous les cas, les soldats d'origine algérienne ayant combattu pour l'intéret français ont été laché et méprisés comme bien d'autre dans les conflits antérieurs.

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Salut 5121, le terme suplétif me choque grandement,

Supplétif était le terme officiel utilisé par l'armée française pour désigner les harkis .... je ne me serais pas permis ! :Smiley_25:

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Supplétif était le terme officiel utilisé par l'armée française pour désigner les harkis .... je ne me serais pas permis ! :Smiley_25:

J'avais bien compris la chose comme cela :Smiley_25: , les USA avaient pratiqué à peu près la même chose pendant la 2ème GM ( je ne me rappel plus du nom qu'ils étaient affublés ), où les soldats "afro" n'avaient pas le mérite du combat et étaient cantonnées aux " service de la logistique ", mais il n'empêchera qu'ils irront quand même au combat quand le peuple bien concervateur commença à s'offusquer de perdre tant de leurs enfants blancs.

Modifié par Rail cassé
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Salut 5121, le terme suplétif me choque grandement, alors que beaucoups ont servi de chaire à cannon dans cet immence merdier, et quand cela arrangeait bien!

C'était le terme officiel ....

Qu' ils soient traités de traitres, de colabo ect, je ne sais si il faut exactement faire le rapprochement de ce qui c'était passsé en europe et plus particulièrement en france pendant la deuxième guerre mondiale.

Si il y eu de véritables résistants voulant l'indépendance politique, d'autres groupuscules voulaient certainement aussi l'indépendance politique mais peut être plus le retour à une certaine indépendance religieuse face à la laicité. ( ceci, on en parle jamais ).

Disons que le malaise est apparu en 1945 .Car lorsque De Gaulle et le GVT de la France libre s'est installé en Afrique , il avait promis à tous les intellectuels , les partis politiques etc... (enfin tout ce qui avait un caractère organisé )qu'en échange de leurs contributions , ils seraient Français comme "les camemberts qui puent " .D'ailleurs , à la libération beuacoup de ces intellectuels étaient gaullistes "purs et durs".Et avec les années et notamment le massacre de Sétif et au sénégal (des soldats fusillés pour avoir réclamé leurs soldes) , les indépendaistes ont commençé à prendre de l'envergure.

.................

Dans tous les cas, les soldats d'origine algérienne ayant combattu pour l'intéret français ont été laché et méprisés comme bien d'autre dans les conflits antérieurs.

:Smiley_25: et donc devraient s'inviter sur le débat de l'identité nationale ....On verrait la tête du nain .

Au fait , son pére et son grand père ont -ils salué le drapeau Bleu blanc rouge ?

Modifié par MarcM
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C'était le terme officiel ....

Très choquant, mais bon à l'époque?????????????????????????? ils n'en étaient pas à des termes de compassion.

Disons que le malaise est apparu en 1945 .Car lorsque De Gaulle et le GVT de la France libre s'est installé en Afrique , il avait promis à tous les intellectuels , les partis politiques etc... (enfin tout ce qui avait un caractère organisé )qu'en échange de leurs contributions , ils seraient Français comme "les camemberts qui puent " .D'ailleurs , à la libération beuacoup de ces intellectuels étaient gaullistes "purs et durs".Et avec les années et notamment le massacre de Sétif et au sénégal (des soldats fusillés pour avoir réclamé leurs soldes) , les indépendaistes ont commençé à prendre de l'envergure.

Ben oui, tous n'étaient pas intellos ou politicards, ils étaient de simples soldats ayants vu leurs camarades de combats mourir pour un certain idéal, idéal que l'on avait " montré " tel un phantasme de vie.

De plus les évennements de Sétif que tu relate, n'ont surement pas fait qu'arranger les choses.

bigbisous et donc devraient s'inviter sur le débat de l'identité nationale ....On verrait la tête du nain .

Au fait , son pére et son grand père ont -ils salué le drapeau Bleu blanc rouge ?

Quel age ont la plupart de ces anciens soldats? le gouvernement sait très bien ce qu'il fait, cela ne m'étonnerais pas qu'il en décors une poignée d'ici quelques temps pour parraitre " politiquement correct " et faire avancer le bins en toute clairvoyance médiatique.

Quand à l'histoire de sa famille, je ne jugerais pas, car.................... je m'en fiche complètement.

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Quel age ont la plupart de ces anciens soldats? le gouvernement sait très bien ce qu'il fait, cela ne m'étonnerais pas qu'il en décors une poignée d'ici quelques temps pour parraitre " politiquement correct " et faire avancer le bins en toute clairvoyance médiatique.

Quand à l'histoire de sa famille, je ne jugerais pas, car.................... je m'en fiche complètement.

Tu t'en fous parce que ce n'est pas ton pote lotrela !

C'était juste pour souligner qu'il est plus français que Vercingétorix (!) donc , il en oublie ces combattants de fraiche date ...re !

Sinon , ça farte ? bigbisous

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Tu t'en fous parce que ce n'est pas ton pote lotrela !

C'était juste pour souligner qu'il est plus français que Vercingétorix (!) donc , il en oublie ces combattants de fraiche date ...re !

Sinon , ça farte ? bigbisous

ouaip! de la peuf jusqu'au coup ces derniers jours! ( fin h/s pour les suceptibles ! de compétition ).

Donc, il s'en fout de moi, je suis moins français que Vercingétorix. lotrela lotrela

Modifié par Rail cassé
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ouaip! de la peuf jusqu'au coup ces derniers jours! ( fin h/s pour les suceptibles ! de compétition ).

Donc, il s'en fout de moi, je suis moins français que Vercingétorix. bigbisouslotrela

Tiens un peu d'hisotire .......Décret de 1870 :

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