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Le Web des Cheminots

la grogne monte


jackv

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Il y a les grèves ponctuelles des médecins généralistes, des personnels des crèches. Un jour en mars, un jour en avril, d'autres prévus en mai. Rares mais réguliers. Il y a les journées de mobilisation des enseignants, nombreuses depuis février dans les zones d'éducation prioritaires. Il y a bien sûr la grève à la SNCF depuis le 6 avril et la grève au SAMU Social, depuis plus de quinze jours. Et les mobilisations des salariés de Sodimatex à Crépy-en-Valois (Oise) et de Poly Implant Prothèses à La Seyne-sur-Mer (Var), médiatisées parce que particulièrement dures, les salariés ayant menacés d'incendier leur sites de production.

Voilà pour les plus exposés. Mais des conflits sociaux plus discrets ont lieu en ce moment partout en France, démontrant que si les mobilisations historiques des 29 janvier, 19 mars et 1er mai 2009 sont loin, le climat social reste tendu. La presse régionale se fait ainsi l'écho de nombreux mouvements de protestations : séquestration chez Essex, qui fabrique des fils de cuivre à Mâcon (Saône-et-Loire) et chez le fabricant de pneumatiques Sullair à Montbrison (Loire) ; grève chez Siedoubs, sous-traitant automobile à Sochaux (Doubs), chez Forest-Liné, qui fabrique des machines outils à Capdenac-Gare (Aveyron), à la Fonte ardennaise à Vivier-au-Court (Ardennes), chez Sin et Stes, entreprises de nettoyage à Crolles (Isère), chez Delphi, sous-traitant dans l'électronique à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Villaine), chez les salariés des magasins Surcouf, notamment à Strasbourg (Bas-Rhin), chez les travailleurs sociaux du foyer Interval à Lille (Nord). Les salariées du fabriquant de lingerie Lejaby, à Rilleux-la-Pape (Rhône), ont su, elles, attirer les photographes, grâce à un défilé original.

En Ile-de-France, des salariés des Caisses d'épargne étaient en grève mardi, ainsi que des salariés parisiens de l'Urssaf, et un appel à la grève était lancé à La Poste des Hauts-de-Seine pour jeudi.

UNE RADICALISATION PLUS RAPIDE

D'autres luttes, bien réelles, apparaissent à peine dans la presse. Pourtant, les salariés sont aussi mobilisés chez Gardy à Barentin (Seine-Maritime) ou chez Grass Valley en Ille-et-Vilaine, ou chez France Transfo en Moselle. La liste est trop longue pour qu'ils soient tous nommés.

"L'année dernière nous avons connu les grandes restructurations et les fermetures. Cette année, ce que l'on voit se développer ce sont les conflits autour des questions salariales. Car lors des négociations annuelles obligatoires, les augmentations proposées étaient très faibles ou inexistantes", explique Stéphane Vannson, secrétaire régional de la CFDT Lorraine. "Et ce que l'on constate, c'est que les salariés se radicalisent beaucoup plus vite qu'avant. J'avoue que l'on a parfois été débordé par des réactions dures, avec des blocages de sites. Ce que l'on sent remonter chez tous nos militants, c'est qu'ils ne peuvent plus accepter des injustices criantes, comme des refus de primes aux ouvriers alors qu'on augmente les dividendes des actionnaires."

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