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Le Web des Cheminots

Les cerealiers peu satisfaits du ferroviaire....


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Congrès Coop de France - Section métiers

du grain : volatilité, capacités de stockage, fret ferroviaire…

A l’occasion du Congrès Coop de France du 15 novembre, Hubert Grallet, président de la

section métiers du grain, a fait le point sur les dossiers majeurs rythmant la vie de la

filière : volatilité des prix, réduction des capacités de stockage, durcissement de la réglementation

pour le stockage des engrais, dysfonctionnements du fret ferroviaire… L'occasion également pour

les adhérents de présenter des initiatives innovantes.

Hubert Grallet, président de la section

métiers du grain. (© Coop de France)

Hubert Grallet, président de la section métiers du grain de Coop de France, revient les grandes

tendances qui caractérisent la filière ces dernières années : la volatilité des cours des matières

premières agricoles qui rythme les campagnes depuis 2006, l’obligation de prise en compte des

impératifs environnementaux, les prix bas et le désarroi des agriculteurs en 2009, les besoins

et demandes de régulation qui fluctuent au gré des mouvements des marchés.

Il exprime son inquiétude quant à la perte de capacités de stockage. En effet, FranceAgriMer a

évalué au printemps 2010 la capacité de stockage française de grains. Depuis le début des années 2000,

la capacité globale aurait reculé de 5 % pendant que la collecte progressait de 10 %. « Pour retrouver

le même rapport capacité/collecte, il faudrait 8 à 10 millions de tonnes de capacités nouvelles »,

s’inquiète Hubert Grallet. « La progression de l’urbanisation et le durcissement de la réglementation

en matière de sécurité des installations classées ont conduit à détruire des capacités et retarder,

sinon empêcher, leur remplacement par de nouvelles. »

« 70.000 tonnes de ventes annulées, 10.000 camions supplémentaires sur les routes et plus de 550.000 tonnes

exécutées avec retard »

Le président précise par ailleurs que l’obligation de contractualisation, prévue par la Lma entre l’agriculteur

et le premier transformateur, ne doit pas remplacer les outils de régulation. « Ce principe ne pourra pas pallier

les insuffisances des marchés quant à la régulation. » Sur le dossier du transport par 44 tonnes, Hubert Grallet

reste confiant suite aux annonces de Nicolas Sarkozy au printemps dernier . Par contre, il se plaint du « manque

de fiabilité chronique du fret ferroviaire » dû au nombre insuffisant de motrices, aux défauts d’entretien des

infrastructures et aux grèves à répétition.

« Une enquête portant sur la période janvier-juin 2010, réalisée auprès de nos adhérents - 52 coopératives

soit 40 % de la collecte nationale - permet de mesurer l’ampleur des perturbations : 56 trains non exécutés,

soit 70.000 tonnes de ventes annulées, 196 trains remplacés par 10.000 camions supplémentaires sur nos routes,

420 trains reprogrammés, soit plus de 550.000 tonnes exécutées avec retard. » Enfin, le président de la section

métiers du grain explique pourquoi, en accord avec l’Unifa, un recours a été déposé contre l’arrêté du 14 avril 2010

relatif aux stockages d’engrais solides à base de nitrate d’ammonium, « notamment du fait du caractère disproportionné

de certaines prescriptions techniques par rapport aux améliorations en termes de sécurité qu’elles sont censées apporter ».

Valfrance fait la tournée pour ses adhérents

Ce congrès fut également l’occasion de témoigner d’expériences innovantes, menées par des coopératives françaises.

Un exemple avec Thibaut Samier, responsable exécution de Valfrance, qui présente l’outil logistique mis en place

par la coopérative, « une offre tournée vers le sociétaire ».

Du fait des nouvelles contraintes liées à l’évolution des structures - agrandissement des surfaces exploitées,

diminution de la main-d’œuvre disponible, baisse des capacités de stockage, accroissement de la vitesse des

chantiers – auxquelles s’ajoutent le stress de la période et les risques quant à la circulation sur les grands

axes autour de Paris, pour faciliter l’organisation de la moisson, Valfrance propose un service de collecte du

grain chez l’adhérent. Ce système permet par ailleurs à la coopérative de travailler ses lots, d’organiser le

stockage et les voies logistiques en fonction des débouchés.

Source : Terre-net Média

Modifié par km315
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