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Un Accord Salarial Qui Ne Fait Pas L'unanimité


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SNCF : un accord salarial qui ne fait pas l'unanimité

La direction de la SNCF a obtenu hier, pour la première fois depuis dix ans, la signature d'un accord salarial, prévoyant une hausse générale des salaires de 1,8% pour 2004. Il n'est toutefois signé que par cinq syndicats minoritaires.

Majoritaires, la CGT-Cheminots et Sud Rail, respectivement premier et deuxième syndicat, ainsi que FO n'ont pas signé cet accord, mais ne semblent pas envisager un recours au droit d'opposition autorisé par la loi.

Après une année 2003 sans augmentation générale des salaires, une première proposition de hausse de 1%, en juillet dernier n'avait pas abouti. La SNCF s'en tenait alors aux annonces unilatérales faites en janvier d'1% d'augmentation pour 2004, provoquant la colère des syndicats.

Les négociations ont été rouvertes la semaine dernière par la direction, qui a proposé une hausse générale de 1,8%, en trois temps : 0,75% de hausse rétroactive en janvier, 0,75% en juillet puis 0,3% en octobre, et enfin 0,3% au 1er février 2005. L'accord comprend aussi des mesures spécifiques pour les plus bas salaires, soit environ 22 000 agents, qui « seront majorés en moyenne de 3,8% ». Des mesures pour les retraités sont également prévues.

Un certain dégel

La CGT, qui se réunira demain, compte « maintenir la pression », dénonçant des mesures qui « ne maintiennent pas le pouvoir d'achat ». Sud-Rail refuse de valider « une perte sèche du pouvoir d'achat », tandis que FO dénonce des mesures « inférieures à l'évolution de l'inflation prévue (2,1%) ». « C'est davantage une démarche pragmatique qu'une d'adhésion », a commenté Bernard Aubin, de la CFTC, qui revendiquera des hausses de salaires lors de la manifestation nationale unitaire de cheminots le 25 novembre.

Cet accord confirme tout de même un certain dégel du climat social dans l'entreprise, alors que les discussions sur la prévention des conflits doivent reprendre le 18 octobre.

Source: www.dna.fr

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Des salaires insuffisants

« Toujours insuffisant ! » C’est ainsi que la Fédération CGT des cheminots a accueilli le 12 octobre la proposition de la direction de la SNCF d’augmenter les salaires de 1,8 % en 2004, 2003 restant une année sans revalorisation. La CGT, FO et SUD rail, majoritaires, se retrouvent sur les mêmes positions, faisant remarquer que « l’inflation atteint déjà 3,7 % fin août 2004 ». En revanche, les autres syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FGAAC et UNSA) ont ratifié l’accord hier après-midi, modifiant ainsi les positions qu’elles avaient prises en juillet dernier lorsque la direction de la SNCF avait proposé 1,5 % d’augmentation. À ce moment-là, seule l’UNSA s’était déclarée favorable. Aujourd’hui, à l’instar de la CFDT, les syndicats signataires estiment qu’une « revalorisation salariale » est « en tout état de cause bienvenue, surtout après les efforts consentis par les cheminots dans le redressement des comptes de la SNCF ». Les divergences qui viennent de surgir à l’occasion des négociations salariales ne semblent pas pour autant fragiliser le front syndical qui s’est renforcé à

la SNCF contre l’ensemble d’une politique de régression (effectifs, moyens matériels, plan fret...). Initiées par la frange la plus libérale du gouvernement et de l’Assemblée nationale, les pressions s’accentuent pour la libéralisation du rail au profit du routier, tout en réduisant les marges de manoeuvre du président de la SNCF, Louis Gallois, et même du ministre UDF des Transports Gilles de Robien.

L’unité syndicale demeure. Lundi dernier, tous les syndicats de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD rail, UNSA, CFE-CGC et FGAAC) ont confirmé qu’ils organisaient un colloque national sur le fret ferroviaire le jeudi 28 octobre à Paris au siège du Conseil économique et social. Ils se préparent également pour une manifestation nationale unitaire le 25 novembre à Paris en faveur de « la défense du service public, du fret, de l’emploi, des salaires et du droit de grève ». Enfin, ils saluent unanimement le retour de la négociation sur les salaires. « C’est lié à la mobilisation unitaire des cheminots que la CGT a poussé pour obtenir le feu vert du gouvernement », souligne Didier Le Reste de la CGT.

Quant aux propositions salariales, la CGT parle « d’un léger plus par rapport au 1er juillet dernier », mais elle persiste à penser que « c’est notoirement insuffisant ». Rappelons que 57 % des cheminots gagnent moins de 1 800 euros net par mois.

Source: www.humanite.presse.fr

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