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Le Web des Cheminots

Olivier Joseph

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Tout ce qui a été posté par Olivier Joseph

  1. En août 2017, pour assister à l'éclipse totale de Soleil qui traversait le territoire américain, j'ai rejoint ma sœur qui habite à Kansas City, en prenant le train Southwest Chief entre Chicago et KC.Ce fut le choc aussi bien en raison de la qualité du service à bord de ce train qui relie quotidiennement Chicago à Los Angeles, qu'en raison du confort du voyage et surtout de la beauté des paysages traversés, alors même qu'il ne s'agissait que des grandes plaines du centre des USA. Mais la traversée du Mississippi au soleil couchant, à hauteur de Fort Madison a été un moment exceptionnel.À peine descendu du train, je n'avais qu'une envie : repartir pour, cette fois, faire le trajet entier de Los Angeles à Chicago.L'opportunité s'est présentée quelques mois plus tard : le 1er mai 2018, je m'envolais pour San Francisco pour un périple d'un mois à travers les États-Unis et le Canada (mon frère, ma fille et ma nièce vivent à Ottawa, Montréal et Québec).Le programme était bien rempli : après de longues journées à arpenter les rues de San Francisco, notamment pour filmer les fameux Cable Cars, je prenais le train Coast Starlight en gare d'Oakland. Direction Los Angeles. Le parcours d'une douzaine d'heures emprunte la plaine centrale de la Californie, descend à travers les collines vers San Luis Obispo et enfin longe l'océan Pacifique de longues heures durant, notamment en plein cœur de la base militaire de Vandenberg, entre les silos de missiles nucléaires et les pas de tir de la NASA et de SpaceX (tous parfaitement visibles depuis le train).De Los Angeles, je remontais en voiture avec un ami vers la base militaire de Vandenberg afin d'assister, en pleine nuit, au lancement de la fusée emportant la sonde InSight vers Mars. Nous étions placés à un peu plus de 4 km du pas de tir : ce fut une émotion immense. Le bruit d'une fusée qui décolle est quelque chose qu'il faut entendre et ressentir une fois dans sa vie.Le surlendemain, je montais enfin à bord du Southwest Chief en partance pour Chicago. J'avais décidé de scinder mon voyage en plusieurs étapes. Après une nuit et une matinée dans le train, je faisais halte pendant 48 heures à Albuquerque, d'où j'allais visiter Santa Fe en empruntant le Santa Fe Rail Runner. Puis retour dans le Southwest Chief pour 20 nouvelles heures de voyage à travers le Nouveau Mexique, le Colorado et le Kansas où je retrouvais ma sœur et ses enfants.À Kansas City, je décidais d'abandonner le Southwest Chief pour gagner Saint Louis en suivant le cours du Missouri avec le Missouri River Runner en 5 heures. Et enfin, je rejoignais Chicago depuis Saint Louis avec L'Illinois Service, aussi en 5 heures.Cette fringale de trains ne se terminait pas tout à fait là, puisque deux jours après avoir rejoint Chicago, je faisais une petite virée avec le South Shore Line vers Michigan City notamment pour filmer les trains circulant en pleine chaussées, dans les 10 et 11th rues.J'ai énormément filmé et photographié ces périples. Mais j'ai à peine eu le temps de monter ces films.Je vous propose donc un petit avant goût de cette traversée des État-Unis en train avec quelques paysages du Nouveau Mexique et du Colorado.Voyager en train au long cours est facile et pas très coûteux : les billets de ma traversée en train entre San Francisco, Los Angeles, KC, Saint Louis et Chicago m'ont coûté un peu plus de 300 dollars pour presque 5000 km. C'est une expérience à faire…Je prendrai le temps de raconter tout cela en détail ici, avec des photos et des vidéos.
  2. Bonjour, Pour ceux qui sont dans les parages de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes), je voudrais signaler deux très belles expositions conçues par l'Écomusée de la Roudoule. La première est visible dans les locaux mêmes du Musée, à Puget-Rostang : elle a été préparée dans le cadre du centenaire des Chemins de Fer de Provence et elle est visible jusqu'à la fin de l'année. La seconde est itinérante et elle porte sur les tramways des vallées des Alpes-Maritimes : http://www.roudoule....es-vallees.html
  3. Dans le cadre du centenaire des Chemins de Fer de Provence, j'ai réalisé bénévolement – mais avec le soutient de la Communauté de Communes du Haut-Verdon – un découpage en HO de la gare de Chaudon-Norante qui a été distribué aux enfants des écoles. Le voici en fichier joint, à imprimer au format A3. Dépliant découpage format définitif.pdf
  4. Comme je travaillais entre Embrun et Barcelonnette ces derniers jours, j'en ai profité pour faire un petit tour dans la Baie de Chanteloube afin de réaliser quelques visites virtuelles du viaduc qui est encore à moitié hors d'eau. L'heure des prises de vues n'est pas tip-top, la lumière est très violente, mais cela donne une bonne idée du site et du viaduc. Ces quatre visites virtuelles seront visibles dans Google Earth d'ici quelques jours. Bonne visite ! http://www.360cities...#0.00,0.00,70.0 http://www.360cities.net/image/le-viaduc-de-chanteloube-le-lac-de-serre-pon-on-et-le-gros-morgon-1#72.90,-7.17,70.0 http://www.360cities.net/image/le-viaduc-de-chanteloube-le-lac-de-serre-pon-on-et-le-gros-morgon#4.22,-2.61,70.0 http://www.360cities.net/image/le-viaduc-de-chanteloube-le-lac-de-serre-ponon-et-le-gros-morgon-hautes-alpes#5.27,-0.39,70.0 Le viaduc de Chanteloube, le lac de Serre-Ponçon et le Gros Morgon in Hautes Alpes Le viaduc de Chanteloube, le lac de Serre-Ponçon et le Gros Morgon in Hautes Alpes Le viaduc de Chanteloube, le lac de Serre-Ponçon et le Gros Morgon in Hautes Alpes Le viaduc de Chanteloube, le lac de Serre-Ponçon et le Gros Morgon in Hautes Alpes
  5. Bonjour, Voici une photo du viaduc de Chanteloube au printemps 2003, lors d'une période de basses-eaux particulièrement forte (-35m). On peut voir l'image en plus haute définition ici : http://www.flickr.co.../in/photostream
  6. Bonjour, Voici une photo panoramique du viaduc de Chanteloube, prise lors des basses-eaux de 2003 (-35m) que je viens de mettre en ligne : http://www.flickr.co.../in/photostream Comme historien des hautes vallées alpines – Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence – et passionné de chemins de fer, je me suis penché sur ces questions des lignes de chemins de fer dans les Alpes du Sud. J'ai consacré un article à cette question du désenclavement des vallées : c'est un sujet piégé car ces vallées n'ont jamais été enclavées. La caractéristique principales des sociétés montagnardes c'est de s'être adaptées à un environnement particulier et d'avoir trouvé les moyens de s'y déplacer en toute saison afin d'en tirer le meilleur profit. Dans les années 1830, un sous-préfet de Briançon écrit d'ailleurs que le percement de routes modernes et de voies de chemin de fer transforment en cul-de-sac les vallées alpines, ce qu'elles n'étaient pas auparavant. @ Aqulys : je ne comprends pas bien vos propos sur les intérêts qui s'opposent à la réouverture de la ligne Chorges-Barcelonnette… D'un point de vue historique, cette ligne est totalement secondaire. Elle n'a d'intérêt, dans l'esprit du gouvernement, que dans la mesure où elle favorisera les mouvements militaires vers l'Ubaye qui est un des points de passage les plus aisés pour traverser les Alpes, où ont été construits une série de forts importants articulés autour du verrou de Tournoux, et où stationne le 157e Régiment d'Infanterie Alpine, ainsi que quelques Bataillons Alpins de Forteresse et des Sections d'Éclaireurs Skieurs. Toutes les études préalables sur les autres lignes ferroviaires visant à desservir ces vallées alpines montrent qu'elles n'ont aucune rentabilité possible et que seul l'intérêt des militaires est à prendre en compte. C'est notamment le cas pour le très beau projet Thorame-Barcelonnette avec tunnel sous le col d'Allos et viaduc type Viaur sur le ravin des Agneliers. Lorsqu'on décide d'en abandonner la fin de la construction et donc la future exploitation, on est dans une période de crise majeur des chemins de fer, à la suite de la première guerre mondiale, et de la crise qui s'en suit. C'est l'époque où les VFIL ferment systématiquement et où nombre de lignes secondaires des anciens réseaux principaux ferment aussi. Depuis ces années là, jamais personne n'a songé sérieusement à ouvrir la ligne Chorges-Barcelonnette car aucune rentabilité économique n'est envisageable. Je ne vois donc pas quels pourraient être les intérêts qui s'opposent à cette ouverture…
  7. Bonsoir, Je suis un des organisateurs de cette journée à Thorame-Haute Gare. Je n'ai pas photographié le déraillement car il me fallait régler tous les problèmes engendrés par cet incident auprès de la Région PACA, des CP, des chorales et du Conservatoire des Alpes de Haute-Provence… Mais je tiens à dire combien les agents des CP et les bénévoles du GECP ont été remarquables : ils ont rétabli la situation en 3 heures. Bravo à eux. Des photos de la venue du train à vapeur du GECP en gare de Thorame-Haute, en suivant le lien : http://www.flickr.com/photos/oliviervallouise/ et en farfouillant dans les 4 premières pages. Olivier
  8. Bonjour à tous. Pour commencer, hommage à Sébastien Le Prestre de Vauban pour le tricentenaire de sa mort (30 mars 1707), avec cette photo nocturne de la Porte de Savoie à Colmars-les-Alpes (04). Rolleiflex 6 x 6 et Fuji Velvia. Comme presque toutes les fortifications estampillées « Vauban », Colmars-les-Alpes a en fait été réalisée sous les ordres de ses collaborateurs, en trahissant les plans de leur patron… ; ici Niquet et Richerand, ingénieurs en chef des fortifications de la Provence et du Dauphiné. Quelques paysages qui composent mon ordinaire… Coucher de soleil au Lac Long. Canon EOS 1, 14 mm, Fuji Velvia. Lever de soleil sur les lacs des Gardioles. Au loin, le massif des Écrins. Canon EOS 1, 28 mm, Fuji Velvia. Plus haut, au cœur du Queyras, lever de soleil sur l'observatoire de Saint-Véran au Pic de Châteaurenard. Canon EOS 1, 28 mm, Fuji Velvia. Fin d'après-midi orageuse sur la gare de Barrême des Chemins de Fer de Provence. Fuji G 617 panoramique, Fuji Velvia. Olivier
  9. Salut, Oui, je suis professionnel, mais pas à temps plein pour la photo : une partie de mon activité concerne la photographie en montagne. La photo que j'ai soumise n'est pas du sépia ; mais j'utilise un vieux truc d'imprimeur et de photographe : traiter la photo en bichromie en ajoutant au N&B une couche de marron qui va donner plus de modelé dans les zones sombres. Quant à être inspiré par le N&B… vaste question… je conçois tout à fait qu'on ait du mal à se positionner face au N&B ; mais une fois qu'on a compris que cette technique est à elle seule une façon de voir le monde, on a fait le plus grand du chemin pour commencer à l'apprécier. Olivier
  10. Bonjour, Par principe je m'interdis de voter dans un concours auquel je participe… donc je n'ai pas voté. Ceci dit, j'ai regardé avec attention toutes ces photos et si vous le permettez, je voudrais vous faire part de mes impressions sur cinq clichés parmi ceux que j'ai le plus apprécié. Le noir & blanc, ce n'est pas une version grisailleuse de la couleur : c'est une autre façon de voir le monde, de jouer avec les lumières, de construire des lignes, des perspectives, des masses, de suggérer une dynamique ou au contraire de créer ou recréer une ambiance immobile. C'est donc dès avant l'acte de photographier (choix de la focale, de la pellicule, du sujet, du cadrage) et jusqu'au tirage final (développement, tirage papier) l'expression d'un regard qui se construit autour de matières, de masses et de lignes. (Tout ceci reste vrai lorsqu'on travaille en numérique) Alors, voyons-voir. Mais surtout, que ceux dont je vais décortiquer les clichés n'y voient pas malice : simplement l'invitation à travailler encore et encore… car le N&B c'est une école de la sueur… Avec l'ami Nugget, nous assistons à la naissance d'un bon photographe qui a un coup d'oeil assez sûr et un sens esthétique prononcé. Mais il lui reste encore à travailler l'avant et l'après prise de vue… 1. Un filtre polarisant bien utilisé aurait supprimé le reflet dans la vitre gauche de la cabine de l'autorail. Mais ce n'est pas un drame ; 2. Une position légèrement différente aurait donné plus d'importance au signal et aurait donc dynamisé l'ensemble du cliché : dans ton choix de position, le spectateur reste encore assez extérieur à la scène ; en bougeant légèrement vers l'avant, le spectateur aurait été plongé dans l'ensemble : il aurait notamment plongé dans la vallon en voyant les arches du viaduc dans leur entier. 3. Les branches de l'arbre à gauche brouillent légèrement l'image : il aurait fallu soit intégrer en plus grande partie cet arbre, soit l'éliminer ; 4. Au tirage, il aurait fallu aller chercher du contraste et des formes dans la forêt au dernier plan ; 5. Au tirage toujours, il aurait fallu aller chercher du détail dans les rembardes pour supprimer cet effet de large bande noire qui barre l'image. Un superbe cliché en puissance… au travail, Nugget ! Le cliché de Lionel Mollard méritait les nombreux votes qu'il a obtenus, mais il méritait aussi d'être encore plus travaillé au tirage (sous l'agrandisseur ou dans Photoshop, c'est - presque - kif-kif…). 1. Aller chercher des détails dans la voûte du tunnel ; 2. Retravailler la scène externe avec trois ou quatre masquages différents qui vont dramatiser l'ensemble et tireront le cliché de sa grisaille : cela permet de donner de l'importance aux volutes de fumée et de vapeur (contrastes) ; de faire ressortir l'avant de la locomotive par masquage qui, en débouchant les ombres, lui donne plus de présence (masquage sélectif) ; d'atténuer légèrement la masse du contrefort maçonné à gauche (autre masquage). En travaillant vite fait sur Photoshop, voilà ce vers quoi tu pourrais te diriger : Ca change, non ? Pour le cliché suivant, on joue avec le graphisme de l'avant de la locomotive, ainsi qu'avec sa massive et écrasante présence. Excellente idée ! Joli coup d'œil ! Mais il reste deux zones vides, en bas et en haut qui n'apportent rien au cliché et lui font même perdre de sa présence. Recadrage ? Position différente au moment de la prise de vue ? Au boulot ! Sur les quais de Montpellier, la nuit, l'ambiance est toujours impressionnante… Ca vaut un cliché, c'est certain… Mais là, il va falloir retourner sur place, tourner encore et encore autour de cet alignement de trois panneaux lumineux pour trouver comment construire une présence sur la moitié droite de l'image, et comment, au tirage certainement, adoucir les zones surexposées… Au travail ! Alors là… comment dire ? Mon sang de Haut-Alpin depuis presque un millénaire (mes ancêtres ont rossé un abbé à Lus-La-Croix-Haute vers 1054, c'est pour cela qu'il ont laissé une trace dans l'Histoire ; des cols, des montagnes et des hameaux portent leur nom…) ne fait qu'un tour ! Gasp ! On sent le papy qui a installé son camping-car, sorti sa table pliante, sa chaise pliante, son pastaga tout frais dans la glacière Norauto, déplié son trépied Carrefour et fait clic-clac quand passe le train… Résultat : c'est vide à l'avant du train, c'est vide à la droite du viaduc, c'est vide à gauche du viaduc, c'est vide vers le barrage de Serre-Ponçon et dans le ciel… et c'est gris partout. Tout juste distingue-t-on un truc-machin en biais dans le paysage, en bas… Quoi, c'est un train ? LE train de nuit qui ahane dans les dernières rampes qui le mèneront fièrement à Briançon ? Allez, je galèje… Bon, Julien, si tu veux on y retourne tous les deux : grosses chaussures aux pieds, sac sur le dos. Sur le cliché, on doit sentir la sueur, la peur du vide, les vipères qui te filent entre les pieds, sur la gauche, la présence écrasante du Gros Morgon, au milieu celle, grâcieuse, de la chapelle Saint-Pierre sur son îlot : ça donne envie de chercher le point de vue qui va dynamiser et dramatiser le passage du train de nuit, sous le ciel le plus transparent d'Europe, et dans la violence de la lumière du petit matin haut-alpin ! Au travail ! Voili, voilà… Le N&B, c'est du boulot… mais quel bonheur au bout du compte ! Olivier
  11. Petit matin de neige au Mur des Vaudois, à l'entrée des Gorges de la Durance, entre L'Argentière-la-Bessée et Prelles (Hautes-Alpes) Rolleiflex 6x6, pellicule Kodak Tri XPan. Olivier
  12. Bonjour, Promenade nocturne dans le Vieux Lyon ; gare Saint-Paul, le 3 décembre 2006. Assemblage de 3 clichés. Olivier
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