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Chute mortel au démarrage du RER C


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Le : 22.06.2009 Une femme de 52 ans s’est tuée hier matin à la station Saint-Michel en courant pour monter dans le train. Les portes se sont refermées sur son bras…

Drame de l’imprudence ou accident imparable ? Hier matin, une femme de 52 ans qui tentait de monter dans une rame de RER qui démarrait a trouvé la mort en chutant sur les rails de la ligne C dans la station Saint-Michel-Notre-Dame. Coincée entre la bordure du quai et les roues du wagon, elle a été écrasée par la rame. Soignée à même le ballast par les secours, cette voyageuse qui venait de Drancy (Seine-Saint-Denis) et se rendait à son travail en banlieue sud n’a pas survécu à ses blessures.

Les circonstances du drame, qui s’est joué en quelques secondes à 6 h 20 sur le quai en direction d’Etampes, n’ont pas encore pu être clairement déterminées. Mais selon les premiers éléments de l’enquête, la chute mortelle pourrait être la conséquence d’une manoeuvre de dernière minute de la voyageuse.

Le machiniste n’a rien vu

Un peu avant l’heure de pointe, les quais du RER C étaient encore relativement clairsemés. La victime patientait devant l’un des wagons du train à l’arrêt. Au moment où la sonnerie de fermeture des portes a retenti, elle aurait couru vers un autre wagon situé vers l’arrière du quai, en perdant de précieuses secondes.

Les portes se sont refermées à son passage et la voyageuse est restée dans la station, un bras coincé dans la rame. Un homme qui se trouvait sur le quai a tenté de la dégager alors que le RER commençait à rouler, sans y parvenir. La victime aurait alors couru quelques secondes, coincée contre le train avant de perdre l’équilibre et de glisser… Le machiniste n’a apparemment rien vu du drame qui se déroulait à l’arrière. La rame a disparu dans le tunnel, abandonnant la victime sur les rails.

Y a-t-il eu une défaillance dans les systèmes de sécurité de la station de RER ? A la SNCF (gestionnaire de la ligne C) on se refuse à tout commentaire sur l’accident, en rappelant qu’une enquête a été ouverte par la police. « Ce scénario d’accident est malheureusement plausible, estime de son côté un responsable du syndicat Unsa-RATP. Sur les RER, les machinistes ne démarrent qu’après avoir entendu la double sonnerie (on appelle cela le bicoup ) indiquant que les portes sont fermées et verrouillées… Mais si un voyageur a passé son bras entre les bandes de caoutchouc des bords de porte, le bicoup sonne quand même. Dans certaines stations (NDLR : celle de Saint-Michel est en courbe), les machinistes n’ont pas une visibilité parfaite sur l’ensemble des quais. Malgré les caméras ou les rétroviseurs, il y a des zones d’ombre. »

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