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Tant Pis Pour Vous Si Vous Avez Un Appartement De 960000 Euros


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Bonjour

Vive le grand capital comme disais récemment un député des grands propriétaires.(C'était pas au 19 eme siècle c'était cette semaine à l'assemblée nationale)

Plus les riches auront de l'argent moins les impôts seront élevés, ils peuvent remercier les petits shootés à la télévision poubelle et qui ont voté pour notre David Copperfield nationale.

Article de Liberation

A l’Assemblée, y a tout ce qu’il faut pour les cadeaux fiscaux

ISF, bouclier fiscal, succession... les députés poursuivent l’examen du projet Tepa.

Par Tonino Serafini

QUOTIDIEN : samedi 14 juillet 2007

Un clivage droite gauche très marqué a continué à peser sur les débats vendredi à l’Assemblée nationale, qui a poursuivi l’examen du projet de loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d’achat), avec au menu des débats deux dossiers emblématiques : le bouclier fiscal pour les ménages les plus aisés, et la réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). «Comprenez notre indignation et notre colère : nous défendons des valeurs qui ne sont pas cotées en Bourse», a lancé dès l’ouverture des débats Jean-Pierre Brard (PCF-Seine-Saint-Denis). La veille, la droite avait déjà voté pour 3,7 milliards d’euros d’exonérations fiscales au titre du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts (lire Libération du 13 juillet). Et aussi 1,8 milliard d’euros d’allégement fiscaux sur les successions-donations (lire ci-dessous).

Bis-répétita vendredi. Dépité, Jean-Louis Idiart (PS) a interpellé ses collègues de droite. «Est-ce que vous allez continuer encore longtemps ? Vous n’en pouvez plus de faire des cadeaux fiscaux. C’est votre été des mauvais coups.»

Hôtel particulier. A ce moment là, l’Assemblée examinait un amendement prévoyant de porter de 20 % à 30 % l’abattement sur la résidence principale pour le calcul de l’ISF. «C’est un sujet que tous les Français attendent, qui touche plus de 400 000 contribuables», a osé Gilles Carrez (UMP) cosignataire de l’amendement avec le président du groupe UMP, Jean-François Copé. A gauche, on s’est empressé de démontrer que sous couvert d’épargner l’ISF à des propriétaires d’appartements parisiens ou de maisons sur le littoral (dont les prix ont plus que doublé en dix ans), le relèvement de l’abattement à 30 % profite surtout aux gros patrimoines. Les exemples ont fusé: 15 500 euros d’ISF à payer en moins pour un hôtel particulier d’une valeur de 10 millions d’euros et 99 euros de réduction pour un appartement de 960 000 euros. Pas de quoi décourager la droite. Montant du cadeau fiscal : autour de 105 millions d’euros.

Mais ce n’était pas fini. Les députés ont aussi voté un dispositif prévoyant que les sommes investies dans «les PME ou dans des organismes de recherche» sont déductibles de l’ISF à payer dans «une limite de 50 000 euros», a rappelé la ministre de l’Economie Christine Lagarde. Le député des Yvelines, Jacques Myard (UMP) qui s’était déjà beaucoup illustré la veille par son zèle antifiscal, a déposé un amendement pour «supprimer l’ISF». Mais ses collègues n’ont pas osé le suivre.

CSG. Il faut dire que quelques heures auparavant, ces mêmes députés avaient voté 810 millions d’allégements d’impôts pour les bénéficiaires du «bouclier fiscal à 50 %», des contribuables aisés, disposant souvent de patrimoines assujettis à l’ISF. Ils sont gagnants sur les deux tableaux. Sur le bouclier, la majorité parlementaire UMP a refusé les amendements tendant à rétablir un semblant d’équité. Comme celui du député (NC) Charles de Courson, voulant exclure la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. Ce qui revient à dispenser ces riches contribuables d’une fiscalité pesant sur tous les autres. A moment là, le président (PS) de la commission des finances Didier Migaud à pris la parole: «La CSG, affecté à la protection sociale, n’est pas un impôt comme les autres, a-t-il expliqué. Il serait dangereux de faire croire à nos concitoyens qu’il serait possible de se dispenser du financement de nos comptes sociaux». La droite a écouté mais à voté contre.

Modifié par laconi
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Hôtel particulier. A ce moment là, l’Assemblée examinait un amendement prévoyant de porter de 20 % à 30 % l’abattement sur la résidence principale pour le calcul de l’ISF. «C’est un sujet que tous les Français attendent, qui touche plus de 400 000 contribuables», a osé Gilles Carrez (UMP) cosignataire de l’amendement avec le président du groupe UMP, Jean-François Copé. A gauche, on s’est empressé de démontrer que sous couvert d’épargner l’ISF à des propriétaires d’appartements parisiens ou de maisons sur le littoral (dont les prix ont plus que doublé en dix ans), le relèvement de l’abattement à 30 % profite surtout aux gros patrimoines. Les exemples ont fusé: 15 500 euros d’ISF à payer en moins pour un hôtel particulier d’une valeur de 10 millions d’euros et 99 euros de réduction pour un appartement de 960 000 euros. Pas de quoi décourager la droite. Montant du cadeau fiscal : autour de 105 millions d’euros.

......

Ce que tu ne dis pas c'est que certains retraités, propriétaire de leur maison depuis de tres nombreuses années, etaient assujetis a l'impot sur la fortune malgres une petite pension, du seul fait de l'augmentation de l'immobilier. Ceux-ci etaient surtout situé dans des régions cotieres (cote d'azur ou il de Ré par ex....)

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Ce que tu ne dis pas c'est que certains retraités, propriétaire de leur maison depuis de tres nombreuses années, etaient assujetis a l'impot sur la fortune malgres une petite pension, du seul fait de l'augmentation de l'immobilier. Ceux-ci etaient surtout situé dans des régions cotieres (cote d'azur ou il de Ré par ex....)

C'est dit dans l'article de Libération au dessus : il aurait suffit de faire le lien entre prix de la maison ou appartement ET revenus de la personne (salaire - pension) pour règler le problème...

Là la mesure permet de s'appliquer aux gros patrimoines ...

le problème qui en découle : où est-ce que le gouvernement va aller chercher les recettes fiscales nécessaires à la couverture des dépenses collectives : TVA sociale ? c'est à dire principalement dans la poche des salariés et des pensionnés (nous avons l'expérience de la CSG-CRDS)

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C'est dit dans l'article de Libération au dessus : il aurait suffit de faire le lien entre prix de la maison ou appartement ET revenus de la personne (salaire - pension) pour règler le problème...

Là la mesure permet de s'appliquer aux gros patrimoines ...

le problème qui en découle : où est-ce que le gouvernement va aller chercher les recettes fiscales nécessaires à la couverture des dépenses collectives : TVA sociale ? c'est à dire principalement dans la poche des salariés et des pensionnés (nous avons l'expérience de la CSG-CRDS)

Moins de dépenses.....je trouverai ça bien. Si je gerai mon budjet comme l'état gere le sien , je serai sur la paille depuis longtemps.

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Ce que tu ne dis pas c'est que certains retraités, propriétaire de leur maison depuis de tres nombreuses années, etaient assujetis a l'impot sur la fortune malgres une petite pension, du seul fait de l'augmentation de l'immobilier. Ceux-ci etaient surtout situé dans des régions cotieres (cote d'azur ou il de Ré par ex....)

Oui enfin ce qu'on ne dit pas non plus quand on s'offusque de voir les gentils retraités de l'ile de ré ainsi taxés, c'est qu'ils sont plutot (pour la plupart) dans la première tranche de l'isf dont le niveau est plutot faible........donc faire une loi en les mettant en avant hein? okok

Maintenant exclure le logement principal de ce calcul pour quoi pas ...........mais please ne pas faire comme si l'isf était le même pour tout le monde..

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Oui enfin ce qu'on ne dit pas non plus quand on s'offusque de voir les gentils retraités de l'ile de ré ainsi taxés, c'est qu'ils sont plutot (pour la plupart) dans la première tranche de l'isf dont le niveau est plutot faible........donc faire une loi en les mettant en avant hein? okok

Maintenant exclure le logement principal de ce calcul pour quoi pas ...........mais please ne pas faire comme si l'isf était le même pour tout le monde..

Il y avait eu un reportage il y a quelque temps sur F2 et la personne n'avait vraiment pas les moyens de regler cet impot avec sa retraite, aussi faible soit le montant de l'impot.

De toute façon l'ISF est pour moi une anomalie; Les personnes concernés payent deja des impots sur le revenu et on les retaxe une seconde fois pour les sommes qui ont deja fait l'objet d'un prelevement au titre de l'IR, c'est a mes yeux totalement anormal.

Modifié par Vinces
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Moins de dépenses.....je trouverai ça bien. Si je gerai mon budjet comme l'état gere le sien , je serai sur la paille depuis longtemps.

Il y a des recettes et des dépenses...

normalement le budget devrait être équilibré

Mais il est présenté en déficit

ce qui augmente la ligne de dépenses de la "charge financière de la dette de l'état"

grossièrement : pour financer un achat, tu prends un crédit

donc tu rembourses le montant de ton crédit (capital) + les intérêts

le tout sur un temps donné.

l'Etat fait à peu près la même chose comme la sncf d'ailleurs

avec une dette qui s'étale sur plusieurs dizaines d'années.

Qui profite de cette situation : les marchés financiers, les fonds de pensions jusqu'à celui qui a quelque sous à la banque et qui les place sur ce type d'emprunt plus que garantie.

Côté dépenses on peut toujours faire des économies

mais les investissements de l'état et des collectivités, des entreprises publiques

constituent un poumon économique

Côté recettes il y a aussi les exonérations...

et depuis quelques années ces exonérations augmentent de manière exponentielle

et une exonération c'est tout simplement de l'argent qui ne rentre pas dans les caisses

sans parler de l'argent des impots (revenus, taxes professionnelles, TVA, cotisations sociales... : fraude ou incapacité de paiement) qui ne rentrent pas du tout... mais reste bien dans les poches de quelqu'un,

et une recette à un moment T peut constituer ensuite un trou énorme dans les rentrées financières c'est le cas de certaines privatisations comme les autoroutes par exemples qui apportaient des recettes d'exploitation importantes à l'état et qui étaient affectées à l'entretien du réseau routier...

Bon après n'oublions pas que c'est toujours le petit qui finit par payer en dernier. koiquesse

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