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  1. Tout-à-fait, parce que l'objet il est pourri jusqu'à la moëlle. C'est sûrement pour cela que le budget communication de la boîte est énorme. Désolé, je n'ai pas les chiffres, mais c'est quelque chose de connu.La SNCF préfère ravaler la façade que de s'attaquer aux fondations. Quand on voit les procédures de merde qui sont pondues tous les jours, du genre l'autorisation de mise en mouvement citée par fabrice et fby, on se dit que le bateau ne va pas voguer longtemps! Il y a plus de types qui font des trous dans la coque que de mousses pour écoper !
  2. S'il y avait eu des morts, tout le monde aurait crié contre la SNCF, demandant des mesures immédiates et tout le toutim. Là, des gens qui font bien leur boulot se retirent car la situation à agent seul dans les trains représente un danger pour les voyageurs, mais ça n'intéresse personne, car cela gêne sur une journée. Evidemment que ça gêne, on ne peut le nier, mais la Direction de la SNCF, elle fait quoi pour assurer la sécurité ? Les agents de conduite et les ASCT, ils font quoi pour se faire entendre d'une direction qui ne va que vers le profit ? Il y a tout un tas d'audits, de surveillances rapprochées et compagnie, mais des situations dangereuses il y en a, masquées par toutes ces mascarades qui relèvent de façon artificielle le niveau de sécurité que tous les usagers sont en droit d'attendre. Avant de balancer des pavés dans la mare, on s'informe un minimum. Je ne suis pas agent de conduite ni ASCT, ni syndiqué d'ailleurs, mais je soutiens ces retraits, qui sont eux aussi légaux. Oui, il y a des risques dans les trains EAS, et la preuve est là. Il y a juste eu la chance que cela ne soit pas plus grave.
  3. Bonjour, Je n'avais jamais consulté ce sujet, mais comme il revient sur le devant de la scène, je l'ai parcouru. Bien sûr je me souviens de ce triste évènement, je n'étais pas encore cheminot à l'époque. Quelques commentaires font part du fait qu'à l'époque le PRS qui gérait les installations n'aurait pas eu de possibilité de faire une reprise de voie de par sa conception. C'est impossible, tous les postes peuvent modifier un itinéraire. Cela pourrait servir en cas d'erreur de direction, mais également pour aller assurer un secours par exemple. Par contre, tous les itinéraires sont enclenchés, et effectivement comme il est dit, il est fait application du "temps moral" avant de pouvoir détruire un itinéraire sur lequel est train est en approche (zone d'approche de l'itinéraire occupée). Cette application du temps moral (3 minutes en général) se fait automatiquement par le poste lorsqu'on lance la procédure, ceci après avoir refermé manuellement le signal qui protège l'itinéraire (cette action referme le signal sans libérer aucun enclenchement). Si on se trouve sur un poste à commande individuel (poste à leviers) c'est l'aiguilleur qui doit respecter ce temps moral. Lorsqu'un train est en approche, la modification d'itinéraire se fait lorsqu'il appelle pour faire part de son arrêt au signal origine de l'itinéraire qui a été préalablement refermé. C'est à ce moment là qu'on annule les enclenchements. Dans le cas de la gare de Lyon, il semblerait que d'autres voies étaient libres et malgré tout le train en absence de freinage a été reçu sur voie occupée. Bien entendu le signal origine était fermé, mais l'arrêt ne pouvait être obtenu de par la situation. D'après ce que j'ai lu, le mécanicien avait appliqué la procédure pour cette situation. Pour l'itinéraire lui-même, il n'a pas été modifié, et bien sûr on était dans le cas d'une dérive, donc toute disposition utile est à prendre (entre autre, ne pas fermer forcément tous les signaux, certains trains doivent au contraire pouvoir continuer leur marche pour éviter d'être rattrapé par la dérive par exemple). Malgré tout le temps de réaction était peut-être très court, et l'AC a pu avoir peur des conséquences de la manœuvre des aiguilles juste devant le train en dérive. Cela peut d'ailleurs être impossible malgré que le carré qui protège l'itinéraire soit fermé, si les zones propres au aiguilles sont déjà occupées. Voilà, on n'était pas à la place de nos collègues ce jour-là, c'est une situation que personne ne peut prévoir et qui n'est dans l'expérience d'aucun. En plus, sur un gros secteur-circulation avec des trains partout, il y a des risques et vu d'un poste les décisions ne sont pas forcément faciles à prendre, peut-être aussi à cause du contexte réglementaires, des réflexes sécurité qu'on peut avoir, et de la veille sur le sujet. Même s'il y a eu erreur, elle est humaine, et on se doit de penser au mécanicien dans cette terrible situation. Il est certain que lorsqu'on est en situation dégradée, cela peut-être difficile de tout maîtriser parfaitement jusqu'au bout. Un collègue fait d'ailleurs part de son stress dans plusieurs de ces situations. Personnellement je suis AC, et j'ai eu une fois ce genre de chose, en service de nuit. J'étais plutôt habitué aux incidents en ayant ma part, mais ce jour-là j'ai senti une pression intense et il ne fallait pas perdre les pédales. Ma relève est arrivée, j'étais bien content, je lui ai tout expliqué lui disant qu'il fallait tout remettre sur la table pour éclaircir la situation (on avait eu une petite tempête, des arbres étaient tombés un petit peu partout, plusieurs trains se trouvaient sur notre secteur qui était grand et des alertes-radio étaient tombées sur nos deux cantons-radio. Il avait fallut tout fermer et arrêter plusieurs trains en ligne en même temps). Je ne reviens pas sur tout le reste, tout a été dit par les autres intervenants, je voulais juste parler de la situation du poste.
  4. Je pense que des euros on en a perdu pas mal pour arriver au point zéro. Personnellement, ça fait en effet un bail que je n'en ai pas perdu dans les journées de grève, et vu comment ça se passe, je n'ai pas envie de rejoindre une unité inexistante. L'unité, elle a surtout été quand il y avait un moyen de se mettre les os à l'abri même si les restructurations ou autres attaques passaient. En façade tout était beau, "on avait gagné", mais quand on en arrive à la situation d'aujourd'hui, tout le monde essaie de sauver sa peau, parce qu'on voit bien que c'est la fin et que ce n'est pas l'action syndicale qui y fera quoi que ce soit. Qui est-ce qui a poussé à la reprise dans les derniers gros conflits ?
  5. Oui c'est exact, c'était d'ailleurs le but de mon intervention initiale, et ADC01 a répondu en disant qu'il était trop facile de partir quand on avait semé une situation difficile, rajoutant que les changements de têtes ne faisaient qu'empirer les choses à chaque fois. Bien sûr, c'est l'Etat qui est responsable avant tout, Pépy n'est qu'un pion, et s'il part, cela ne changera rien à la donne, le remplaçant n'appliquera que la feuille de route tracée. Malgré tout, Pépy a accepté le poste, donc il sa part de responsabilité, et malgré ce qu'on peut voir de l'extérieur sur "sa" politique, peut-être qu'il est préférable que ce soit lui qui reste à la barre pour éviter que le navire ne sombre, c'est mieux qu'un dirigeant qui arrive et qui ne connaît pas le bâtiment.
  6. Cela me paraît cohérent même si exprimé d'une "certaine" façon. Effectivement, nauséabond n'était pas le terme, c'est bien plus, mais je n'écrirai pas, je ne veux pas d'arrêt cardiaque. J'aurais souhaité lui répondre après son dernier message où il me cite, mais je ne veux pas dériver, il a lui-même recadré les choses.
  7. Oui, ce n'est pas faux. Il est grandement responsable de tout ça, et comme ça sent mauvais il voudrait mettre les voiles maintenant. Effectivement, les changements sont difficiles, car c'est un nouveau départ à chaque fois.
  8. Dans un sens, peu importe qui sera aux manettes, parce que cela ne changera jamais rien, tout ça ce sont des copains, mais si Pépy pouvait dégager, personnellement ça ne me déplairait pas. Ce type veut nous faire croire qu'il n'y a que lui qui sait faire du ferroviaire, alors qui est plutôt de l'ère du démantèlement.
  9. Cher ami, Tes propos nauséabonds n'ont rien à voir avec le sujet, et chacun a le droit d'avoir la Foi. On n'en fait d'ailleurs pas étalage comme toi qui utilise ce sujet pour abonder dans l'autre sens. Va retrouver tes amis dans des cercles politiques pour en parler. Les mêmes que ceux qui ne veulent plus du rail d'ailleurs...
  10. Excuse-moi de t'avoir dérangé en participant au forum... Il n'est pas question d'enquêter, on parlait d'un cas général par rapport à une situation qui aurait été observée sur ce P.N, dixit l'article mis en lien par williamcau. On n'a jamais parlé de la situation des barrières au moment du drame. Si tu avais lu comme il faut, tu aurais pu voir que je tentais de dire à un contributeur que des barrières qui restent fermées, ça fait partie de la vie du ferroviaire. Il y a des dizaines de types qui posent des questions sur ce forum, et il y a toujours quelqu'un qui répond, ou presque, donc je ne vois pas en quoi donner une information sur une situation d'exploitation consiste en une enquête. Sur le fil Brétigny, je m'étais abstenu du moindre post, si mes souvenirs sont bons, mais là, ce sera le dernier. Quant à parler de la presse et des médias pour s'informer... Si ça suffit, il faut fermer ce forum ! Quant à la compassion, ça ne suffit pas pour les morts.
  11. Je n'ai pas trouvé ce témoignage de barrières qui restaient fermées dans le texte, mais cela peut arriver bien sûr, comme sur n'importe quel P.N à SAL. Ce fait est pris en compte d'un point de vue exploitation par des mesures appropriées , mais comme le dit Pascal, pour le P.N en question, le franchissement en chicane est rendu difficile par la présence d'aménagements routiers.
  12. Ou dans la benne qui a servi a évacuer les gravats, car l'équipement local, surtout la voie, n'a pas dû s'occuper de grand-chose dans cette affaire. Je suis passé à Ardentes à la mi-Juillet, et j'avais constaté la démolition du B.V. Un ami m'en a fait part ce jour également, je lui ai donc dit que je l'avais vu. Lorsque je suis arrivé à Châteauroux en 1995, le bâtiment n'était pas terrible, mais les planchers n'étaient pas attaqués comme le dit Vérane. C'était encore jouable.
  13. Tu veux encourager la délinquance?
  14. Il ne faut pas lui en vouloir, il a vécu une époque, avec tout un contexte.
  15. Si on écoute bien le système, normalement cela devrait être ainsi.
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