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  1. Le démantèlement commence ! Organisons la résistance ! Ce n'est pas une surprise tant la quasi-totalité des acteurs politiques et du patronat des transports avaient soigneusement préparé l'offensive capitalistique contre les transports publics ferroviaires depuis la loi ferroviaire de 2018. Les résultats des deux appels d'offres de la région PACA font donc la part belle au privé avec Transdev et au dumping social avec une filiale de la SNCF… Nous ne resterons pas sans réagir face aux attaques des grands groupes qui veulent venir croquer les subventions d'exploitations des transports régionaux et augmenter leurs bénéfices sur le dos des salarié-e-s, notamment en remettant en cause l'ensemble des droits des salarié-e-s de l'entreprise historique en s'appuyant sur une convention collective au rabais. Marseille, Toulon, Nice... Jackpot pour Transdev avec augmentation de la subvention et productivité annoncé ! Les chiffres étaient connus, ils sont confirmés. Concernant le lot remporté par Transdev, la région va mettre la poche et augmenter la subvention du KM train de 15,8 € à 20,8€ soit une augmentation de la subvention de 120M€ ! Dans le même temps, après avoir contesté en justice le calcul effectué concernant le personnel transféré et alors que le lot concerné représentait près de 17% de l'offre TER PACA en 2025, c'est moins de 10% des personnels qui sont concernés par un éventuel transfert. C'est un véritable hold-up de l'argent public sur fond de dumping social qui s'annonce. A SUD-Rail, nous avons décidé de ne pas laisser faire, et nous lutterons aux côtés de celles et ceux qui contestent ce braquage des conditions d'emplois des cheminot-e-s ! A SUD-Rail, nous ne nous résignons pas à laisser les travailleur·euse·s du rail en proie aux appétits des patrons. Nous revendiquons que l'intégralité des droits et de la réglementation des cheminot·e·s soit garantie et que les régions intègrent systématiquement des clauses sociales dans leurs appels d'offres. Un seul statut pour tous les travailleurs et travailleuses du rail, sur la base des droits SNCF, c'est ce que nous revendiquons pour la convention collective... La concurrence ne doit pas se faire pas sur le dos des salarié·e·s ! Le 2ème lot PACA pour la SNCF ... Vraiment ? La SNCF se félicite d'avoir remporté le 2ème lot (le plus important) mis en appel d'offres par la région PACA. L'étoile de Nice représentait en 2019 près de 27% de l'offre TER global. D'ici 2025, date de transfert effectif, la région prévoit une augmentation de près de 40% des km/trains réalisés. Ce sont près de 690 cheminot-e-s qui vont être concerné-e-s par un éventuel transfert... Car c'est bien une filiale de la SNCF et pas la SNCF en tant que telle qui a remporté cet appel d'offres. Alors même qu'elle était la seule candidate, la SNCF a décidé de monter une filiale dédiée... La création de filiales n'est pas une fatalité, c'est un choix politique et économique. C'est le choix du dumping social où les cheminot·e·s se verront privé·e·s de la réglementation SNCF, celle du RH0077 (temps de travail, repos...), celle qui entoure la rémunération (Primes, Allocations, Indemnités...), celle des notations et des déroulements de carrière, celle du temps partiel, etc... C'est le choix d'appliquer les accords de branche a minima, loin des standards de la SNCF. Si certains vont aujourd'hui regretter d'avoir signé ces accords, ils ont quand même ouvert la porte en grand au dumping social qui risque de frapper tous les cheminot·e·s, à statut ou non, qui seront concerné·e·s par les transferts. Et maintenant ? Les résultats de ces 1ers appels d'offres vont lancer une véritable machine infernale de mise en concurrence avec des conséquences néfastes pour les travailleur·euse·s du rail. Hauts de France, Grand Est, Pays de Loire, Normandie, Intercités, Auvergne Rhône-Alpes, Transilien ou encore Nouvelle Aquitaine seront très rapidement au menu. Dans le cadre du renouvellement des conventions, direction SNCF et Régions commencent à formaliser le calendrier des lots qui seront mis en concurrence alors que d'autres solutions sont possibles, comme l'attribution directe prévue par la loi qui permettrait de repousser les premiers transferts en 2033. Sans réactions des salarié·e·s, autorités organisatrices et direction SNCF continueront à programmer la casse sociale à travers les appels d'offres... Refusons que la concurrence se fasse sur le dos des cheminot·e·s ! Il est temps de riposter, nous pouvons encore gagner notre avenir ! Afficher l’article complet
  2. L'épidémie de Covid19 a bousculé les modes habituels de travail et a placé le télétravail au centre de nombreuses organisations du travail dans la société en général mais également dans le groupe SNCF. La Fédération SUD-Rail pensait qu'un retour d'expérience au sein du GPU serait réalisé afin d'en tirer les conclusions et d'établir un nouvel accord télétravail digne de ce nom. Il faut rappeler que celui en vigueur dans l'entreprise, rédigé plus de 3 ans avant la pandémie, est totalement désuet, inadapté à la mise en place généralisée du télétravail et ne prend en compte aucune des dispositions légales rentrées en vigueur depuis. La direction SNCF qui veut expédier cette question du télétravail a fait un autre choix. Elle souhaite, avant le plein été et en moins de 3 semaines, intégrer un simple avenant. La direction refuse de renégocier un accord global, le plus à même de répondre aux enjeux importants de ce dossier. Avec le télétravail à la mode SNCF, les patrons deux fois gagnants !! 1. Le télétravail fait grimper la productivité de 22%. C'est le constat fait par l'institut Sapiens. De plus, le télétravail a permis de sauvegarder entre 216 et 230 milliards de PIB en 2020. Il s'avère que nous sommes plus productif-ive-s à la maison : pas de multiples réunions, moins de prises de têtes avec les chefs, de pauses café, une meilleure organisation de son temps, moins de fatigue liée aux transports, etc...D'ailleurs la direction le sait très bien puisqu'elle tente d'imposer un traitement de 32 dossiers/jour en télétravail contre 28 sur site dans les RCAD. 2. La SNCF réalise des millions d'euros d'économies de charges. Le Parisien (9 février 2021) a fait le calcul. En prenant en compte : électricité, chauffage, chasse d'eau, savon pour les mains, restauration, etc... le montant mensuel peut s'élever à 174 € pour les salarié-e-s ! Autant d'économies réalisées par la boite en électricité, nettoyage et autre frais. Si à cela on ajoute les coûts de loyers et d'impôts, ce sont des millions d'euros d'économies réalisées par le transfert de ces charges sur les salarié-e-s en télétravail. Droit à la Déconnexion, mesure de la charge de travail… C'est circulez y a rien à voir !!! Faire rentrer toute la charge de travail dans la journée, quitte à rogner sur les pauses, le repas, les amplitudes de travail... C'est encore le quotidien de beaucoup de télétravailleur-euses dans l'entreprise, quotidien encouragé par la direction pour pouvoir « tenir les objectifs ». La direction se refuse pourtant à introduire que chaque poste éligible au télétravail comporte précisément dans son contenu les éléments sur les amplitudes, les temps de pauses... Cette disposition aurait apporté un vrai cadre de déconnexion aux salarié-e-s. Sous prétexte d'économies sur l'informatique, la direction se refuse même de discuter de mesures de la charge de travail ou de systèmes techniques d'alerte sur les durées de connexion... tout juste des prescriptions ou des recommandations non-contraignantes pour les établissements. Un blanc-seing pour la direction pour faire comme elle veut, sans aucun contrôle ! Le Télétravail : Ce n'est pas une solution pour tous !!! Une enquête Harris Interactive indique que le télétravail n'est pas adapté à tous. En fonction de son foyer, de sa sociologie ou de son habitat par exemple (bruyant, surpeuplé, sombre, etc...) mais aussi du manque d'interactions sociales, il entraîne un sentiment d'isolement, de stress et d'angoisse particulièrement important chez les télétravailleuses et télétravailleurs. C'est une des conclusions de la crise covid, les télétravailleurs ont besoin d'interaction sociale. Il est loin le projet « tous SNCF » où il fallait remettre l'humain au cœur... Tout sera ce sera vite effacé au profit d'un espoir d'économies massives, quitte à généraliser le flex-office ... Donc le télétravail forcé ! Le Flex-office ou la déshumanisation généralisée... et le télétravail forcé !!! On ne peut pas ignorer que le télétravail est étroitement lié au « bureaux partagés », ce nouveau mode de travail qui n'attribue plus de poste de bureau dédié à chaque salarié. Pour exemple au siège du Fret, il y a 6 bureaux pour 10 salarié-e-s. Au-delà du fait qu'Il ne sera plus possible de personnaliser son espace de travail, en fin de journée il faut rendre « son » poste. Et dans l'idée de la direction, le flex-office implique aussi la généralisation des open-spaces, avec tous les problèmes de bruit, de promiscuité (notamment en période d'épidémie...). Mais pour les entreprises c'est encore une économie d'échelle considérable en matière de locaux et d'entretien. Quand on connait le prix de l'immobilier dans les grandes métropoles, on peut imaginer sans problème que la SNCF cherchera à minimiser la taille de ses locaux et développera considérablement le Flex-office donc le télétravail. Il ne sera donc plus sur la base du volontariat mais bel et bien « encouragé » par une direction qui trouve donc tout son intérêt à ne pas encadrer outre-mesure ce nouveau standard. Indemnisation du Télétravail : Équipement, Charges et Frais, la direction refuse de passer à la caisse !!! Aujourd'hui, l'accord télétravail ne prévoit aucune disposition précise quant à l'évaluation des frais supplémentaires induits par le fait que votre domicile devient votre lieu de travail. Rien sur les charges courantes, très peu sur les achats de matériels, rien sur la restauration ou sur l'occupation des M2 de son logement. Pourtant la direction fait d'énormes économies, sur les charges courantes (eau, électricité, chauffage, mobilier...) mais également sur les charges immobilières (loyer, assurances, nettoyage...). SUD-Rail a fait des propositions à l'entreprise sur l'intégration d'un dispositif indemnitaire qui aurait permis une prise en charge à la bonne hauteur les télétravailleurs-ses. Mais comme depuis le début, peu importe les propositions, argumentées ou non, la direction déroule son projet. Peut être que certains arriveront à grapiller quelques centimes mais ce ne sera toujours rien en rapport avec les économies réalisées et non redistribuées. Si nous sommes nombreuses et nombreux à trouver notre compte avec le télétravail (on ne perd plus des heures dans les transports et c'est souvent plus facile pour organiser notre vie familiale), ce n'est pas une raison pour accepter tout et n'importe quoi comme l'accord proposé aujourd'hui par la direction SNCF. Au final, la direction veut transformer le confinement lié au COVID et la mise en place du télétravail massif en une affaire juteuse pour elle, et pas pour les salarié-e-. Devant l'absence de réponses, SUD-Rail se refuse de cautionner cet hold-up organisé. Le télétravail reste du travail, il ne doit pas se faire à notre détriment !! Afficher l’article complet
  3. Hasard du calendrier, la parution d'un rapport sur les facilités de circulation accordées aux cheminot-e-s, demandé conjointement par le syndicat patronal du ferroviaire, l'UNSA et la CFDT coïncide avec l'annonce de la gratuité pour les policiers. Ce rapport, même s'il vient démystifier le « coût » de cet acquis social totalement comparable voire inférieur à ce qui peut exister dans de nombreuses grandes entreprises, va maintenant servir de prétexte au ministère des transports pour tenter de remettre en cause un des derniers acquis des cheminots. Les cheminot-e-s transféré-e-s seront les premier-ère-s touché-e-s mais nul doute que le reste des cheminot-e-s ne sera pas épargné (fiscalisation des facilités, réduction du nombre ...). Après la fin du statut, l'alignement sur le régime général des retraites, l'ouverture à la concurrence sur la base du dumping social et le démantèlement de l'entreprise publique, Djebarri et Farandou poursuivent avec acharnement l'éradication de tout ce qui a fait l'histoire des cheminot-e-s et de la SNCF. Sans doute que l'explication se situe dans la combativité des cheminot-e-s à l'encontre des politiques de casse sociale généralisées à l'œuvre depuis des années ! Dans ce contexte, la fédération SUD-Rail et les cheminot-e-s mettront tout en œuvre pour ne pas se laisser dépouiller de leurs droits ! L'état des lieux ... la cour des comptes peut aller se rhabiller ! En 2020, 328.144 cheminots et retraités pouvaient prétendre aux facilités de circulations. A cela il faut ajouter 786.692 ayants droit (partenaire, enfants, ascendants). Soit un total de 1.1 million de bénéficiaires. Ces Facilités de Circulation vont de la gratuité totale avec 8 dispenses de réservation pour les agents, à 4 fichets gratuits pour les ascendant-e-s. Donc si le chiffre de 1.1 million de personnes pouvant bénéficier des FC peut paraître important, il cache des réalités très différentes quant à l'effectivité de la pseudo « gratuité totale » véhiculée par les adeptes du cheminot bashing. Par ailleurs le rapport révèle que 52% des ascendants ne récupèrent pas leurs FC, soit 204.732 ascendants. Avoir un droit est une chose, l'utiliser en est une autre. Le rapport ne chiffre pas le taux d'utilisation des FC effectivement prises, d'expérience, nous savons que de nombreux cheminot-e-s, retraité-e-s et ayant droits n'utilisent pas leurs droits de manière complète. Cela permet de relativiser ce chiffre important, qu'on risque de voir tourner en boucle dans la presse d'ici peu. Un coût inférieur aux avantages de plusieurs grandes entreprises ! Dans ce rapport, nous apprenons également que les FC coûtent 105 millions d'euros à la SNCF. Outre le fait que le coût effectif divise par 2 les chiffres fantaisistes publiés par la cour des comptes, il relativise grandement l'avantage soi-disant « exorbitant » dont bénéficient les agents et leurs familles éligibles au FC. Ramené à l'ensemble des bénéficiaires théoriques, cela représente 95€ à la charge de la SNCF par bénéficiaire, pour reprendre les termes du rapport « ce montant ne parait pas exorbitant ». Par ailleurs le comparatif est fait avec d'autres grandes entreprises accordant des avantages en nature. Engie accorde l'équivalent de 2.450 euros par an de réduction sur le prix de l'énergie, Carrefour 1200 euros par an sur les courses, Autoroutes et tunnels du Mont-Blanc l'équivalent de 562 euros par an... Les adeptes du cheminot bashing en seront pour leurs frais ! Le rapport propose, le gouvernement dispose ! Maintenant, le gouvernement va soi-disant concerter avec les patrons et les organisations syndicales avant de faire un choix entre 4 scénarios proposés par le rapport. • Scénario A : L'ensemble des salarié-e-s et des retraité-e-s de la branche ferroviaire et leurs ayants droit bénéficient des mêmes FC que celles accordées par la SNCF, sur l'ensemble du territoire quel que soit l'opérateur ferroviaire. Cela demande d'étendre les FC à 2500 salarié-e-s d'entreprises ferroviaires privées et à 9750 ayants droit. C'est la revendication de SUD-Rail et le seul scénario qui ne ferait pas perdre de droits aux travailleur-euse-s du rail ! • Scénario B : Les agents transférés gardent leurs FC SNCF sur l'ensemble du territoire, mais les ayants droit des salarié-e-s transféré-e-s passent d'une réduction de 90% à 30%. Leurs ascendants perdent leurs FC. Pour les cheminot-e-s non transféré-e-s, les retraité-e-s et leurs ayants droit, maintien des FC actuelles. • Scénario C : Les agents transférés ou pas gardent leurs FC sur l'ensemble du territoire, les ayants droit des salarié-e-s transféré-e-s perdent leurs FC. Les ayants droit des salarié-e-s non transféré-e-s et les retraité-e-s gardent les FC sur le seul périmètre des lignes opérées par la SNCF historique. • Scénario D : Suppression totale des FC au profit d'une monétisation des FC des salarié-e-s transféré-e-s. 498 euros par an pour un célibataire, 1094 euros pour une famille monoparentale et 2413 euros pour une famille nombreuse. Pour les cheminot-e-s non transférés et retraité-e-s, perte des FC sur le service transféré. Outre ces différents scénarios pour les cheminot-e-s transféré-e-s, la question de la fiscalisation des FC est clairement mise sur la table dans le rapport, encore une attaque sur nos acquis ! Pour SUD-Rail, pas de négociation pour baisser les droits ! Après avoir annoncé la fin des régimes spéciaux, après avoir remplacé le RH0077 par un accord d'entreprise et un accord de branche au rabais, après nous avoir annoncé le transfert de milliers de cheminot-e-s dans les entreprises ferroviaires privées ou de filiales de la SNCF en cas de perte de marché avec des conditions sociales au rabais...c'est maintenant au tour des Facilités de Circulation. Les FC ne sont pas un privilège honteux des cheminot-e-s, mais une juste compensation des bas salaires dans l'entreprise et des conditions de travail dégradées. La direction, d'ailleurs, en joue depuis des années pour ne pas augmenter les salaires. On retrouve des particularités dans plein d'autres professions du public et du privé. Les journalistes ont des réductions fiscales, les salariés des banques ont des prêts à taux réduits, les travailleurs/se d'Engie des réductions sur le prix de l'énergie, les salarié-es de Carrefour sur les courses, ... et il y a aussi les députés, sénateurs et ministres qui ne payent pas le train ! Et on veut encore nous faire croire que les cheminots sont des privilégié-es alors qu'il s'agit d'acquis sociaux qui existent partout ailleurs, sous d'autres formes. Mais il est vrai qu'en ces temps de remise en cause des acquis des travailleur-euse-s au moment même où des milliards d'euros sont donnés en cadeau au patronat, sans aucune compensation, tout droit des salarié-e-s devient un privilège inadmissible. Et toute organisation défendant ces droits est traitée d'archaïque. Pourtant, des privilèges inadmissibles, il y en a, toujours pour les mêmes catégories, et jamais dénoncés : actions, stock-options défiscalisées, fiscalisation favorable aux plus aisés, investissements immobiliers, « pardon » accordé à ceux qui des années durant ont délocalisé leurs bénéfices à l'étranger, impôts sur les Sociétés déclarés dans les paradis fiscaux, en toute impunité … Alors NON, SUD-Rail refuse de voir encore une fois les acquis cheminot-e-s passés à la moulinette, nos droits acquis doivent être respectés et étendus à l'ensemble des travailleurs et travailleuses du rail ! Afficher l’article complet
  4. Le gouvernement vient d'annoncer la gratuité totale des lignes SNCF pour les personnels « armés » de la police, avec l'accord de la direction SNCF. La fédération SUD-Rail et les cheminot-e-s dénoncent cette mesure clientéliste qui va amener des policiers armés hors service, seuls et hors procédures dans les trains du groupe SNCF. Cette mesure en direction des policiers sert de paravent sécuritaire à une direction SNCF qui, depuis des années, n'a fait que supprimer la présence humaine à bord des trains régionaux. Pourquoi la gratuité pour les policiers armés et non pour les personnels de santé ou ceux de l'éducation nationale ? Pourquoi la gratuité pour les policiers armés et non pour les chômeur-euse-s et les retraité-e-s. Pour la fédération SUD-Rail, il s'agit bien d'une mesure populiste, potentiellement dangereuse et d'une nouvelle provocation adressée aux cheminot-e-s dont le ministre de tutelle annonce vouloir « réexaminer » la gratuité des transports ! Des policiers pour remplacer les contrôleurs ! Dans la quasi-totalité des régions, la direction SNCF fait circuler les trains régionaux sans contrôleurs et sans aucune présence à bord. Depuis des années, la fédération SUD-Rail s'oppose à cette déshumanisation des trains qui exacerbe le sentiment d'insécurité et laisse les usagers désemparés face aux aléas du transport. Ce n'est pas la présence éventuelle de policiers armés, en dehors de leur service, et sans formation aux spécificités du ferroviaire qui permettra de garantir sécurité et service aux usagers du train. Pour la fédération SUD-Rail, c'est bien la présence de personnels SNCF formés, identifiés et systématique qui sera en mesure de garantir sérénité et service aux usagers. La gratuité annoncée pour la police, la fin des facilités de circulation pour les cheminot-e-s ? Hasard du calendrier, cette annonce de la gratuité pour la police coïncide avec la parution d'un rapport sur les facilités de circulation accordées aux cheminots. Ce rapport, même s'il vient démystifier le « coût » de cet acquis social totalement comparable à ce qui peut exister dans de nombreuses grandes entreprises, servirait de prétexte au ministère des transports pour remettre en cause un des derniers acquis des cheminots. Après la fin du statut, l'alignement sur le régime général des retraites, l'ouverture à la concurrence sur la base du dumping social et le démantèlement de l'entreprise publique, Djebarri et Farandou poursuivent avec acharnement l'éradication de tout ce qui a fait l'histoire des cheminot-e-s et de la SNCF. Sans doute que l'explication se situe dans la combativité des cheminot-e-s à l'encontre des politiques de casse sociale généralisées à l'œuvre depuis des années ! Dans ce contexte, la fédération SUD-Rail et les cheminot-e-s mettront tout en œuvre pour ne pas se laisser dépouiller de leurs droits ! Afficher l’article complet
  5. Le 5 OCTOBRE, envoyons un message clair ! En cette rentrée, les salarié-e-s de la SNCF sont, comme au cœur de la crise COVID, en première ligne. En première ligne sur la mise en place du pass sanitaire, sur les facilités de circulation ou encore sur les retraites ! Ils doivent en plus faire face au dumping social lié à l'ouverture à la concurrence. A ces attaques du gouvernement, viennent s'ajouter les attaques du patronat du ferroviaire via ses positions rétrogrades sur la convention collective et sa volonté d'une remise en cause systématique des acquis des cheminot-e-s lors des transferts de personnel. La direction SNCF n'est pas en reste avec, outre les attaques récurrentes sur l'emploi et les conditions de travail, une politique sociale visant à liquider ce qui reste de nos droits à travers la filialisation systématique lors des appels d'offres et une politique salariale inexistante avec une 8 ème année blanche qui se profile. LE 5 OCTOBRE, TOUS EN GREVE, RÉUNISSONS-NOUS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE POUR NOUS INFORMER, ORGANISER LA RIPOSTE, AVANT DE REJOINDRE LES MANIFESTATIONS ! Pour la fédération SUD-Rail, l'heure est à la riposte face aux attaques du gouvernement et de nos dirigeants : ➢ Dumping social lors des premiers transferts de personnel. ➢ « Négociation » salariale obligatoire à la SNCF prévue en Octobre. ➢ Mise en place de la nouvelle classification (en lieu et place du dictionnaire des filières). ➢ Budget emploi encore largement déficitaire. ➢ Annonce de la SNCF d'une future fiscalisation des FC. Les sujets d'affrontement ne manquent pas ! Il est temps de montrer à nos patrons que nous ne nous laisserons pas dépouiller de nos droits sans réagir ! Les revendications des salarié-e-s sont légitimes, gouvernement et direction doivent les entendre ! Pour l'avenir de nos droits et de nos emplois, le 5 Octobre, soyons massivement en grève, dans les assemblées générales et les manifestations pour envoyer un message clair ! Afficher l’article complet
  6. Les conducteurs de train allemands ont appelé à partir du 11 août à une grève nationale massive de plusieurs jours afin de peser sur les négociations salariales avec leur direction. Afficher l’article complet
  7. Disons-le sans détour : la vaccination générale à l'échelle mondiale est le meilleur moyen de stopper la pandémie. C'est bien la levée des brevets et des politiques sanitaires ambitieuses en moyens humains et matériels qui vaincront cette pandémie. A l'inverse, l'usage d'un outil qui nous entraîne dans une société de surveillance, qui encourage les discours anti-scientifiques voire complotiste et ceux de l'extrême droite n'a aucun avenir. Tout comme un discours qui stigmatise les personnes craignant encore de se faire vacciner et qui vise à brader le droit du travail ... Comme l'état d'urgence sanitaire, le pass sanitaire pourrait s'inscrire dans la durée et se muer en carte d'identité biométrique. De lois sur la sécurité intérieure en renouvellement de l'état d'urgence, les prétendues mesures sécuritaires nous ont enseigné que leur détournement et leur pérennisation étaient systématiques… au détriment de nos droits et de nos libertés. Un Pass Sanitaire Antisocial !! La Fédération SUD-Rail se positionne contre le pass sanitaire. Il se construit contre les travailleuses et les travailleurs, surtout ceux et celles qui étaient premier-ère-s de corvées, travaillant sans aucune protection lors de la première vague et qui seront cette fois-ci les premier-ère-s sanctionné-e-s ! Ce n'est pas acceptable ! Et pendant que ces décisions heurtent et divisent la population, de graves attaques contre les droits sociaux sont annoncées. Autoritarisme et casse sociale vont de pair… Emmanuel Macron confirmant, entre-autres, sa volonté de reporter l'âge légal de départ en retraite et la fin de tous les régimes spéciaux. Alors que le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30% en 2020, le gouvernement ne revient aucunement sur toutes les largesses et veut faire payer la crise aux salarié-e-s. Un Pass Sanitaire Discriminatoire !! La Défenseure des droits alerte sur les risques de discrimination qui pèsent sur les salariés : « Les mesures prévues par le projet de loi ont pour conséquence d'opérer in fine une distinction entre les travailleurs détenteurs de l'un des trois documents demandés et les autres. » Elle pointe également le fait que « les personnes en situation de pauvreté pourraient être doublement victimes ». En effet, « la carte des plus faibles taux de vaccinations recoupe celle de la pauvreté, de la fracture numérique, de l'accès aux services publics. Les nouvelles mesures comportent ainsi le risque d'être à la fois plus dures pour les publics précaires et d'engendrer ou accroître de nouvelles inégalités. » Quoi dire de plus ?? SUD-Rail refuse la contrainte et l'atteinte aux libertés !! SUD-Rail s'oppose au contrôle des pass sanitaires et à la contrainte de la vaccination que souhaite imposer l'Etat via la direction SNCF à ses salarié-e-s. Nous appelons les cheminot-e-s à ne pas réaliser de contrôle sur les pass sanitaire et à continuer d'effectuer leurs seules missions de sécurité et de contrôle des titres de transports. Même si la question du licenciement n'est plus sur la table après le passage du texte au sénat, si l'État et la direction de la SNCF venaient à confirmer leurs intentions de sanctionner, par une suspension ou un reclassement un-e salarié-e de la SNCF qui ne disposerait pas d'un certificat de vaccination, SUD-Rail n'hésitera pas à appeler à la grève sur l'ensemble de l'entreprise. Les travailleur-se-s du rail ne seront pas les victimes de la politique inconséquente du président Macron et seront toujours en 1ère ligne pour lutter pour les droits et le libre arbitre des salarié-e-s ! Afficher l’article complet
  8. NON, ILS NE PASSERONT PAS ! La Fédération SUD-Rail dénonce les dégradations commises contre les locaux de l'Union syndicale Solidaires dont les murs ont été recouverts de tags racistes et fascistes. Dans une période où le gouvernement ne fait qu'opposer les citoyens les uns aux autres, où la classe politique banalise les discours les plus virulents et où l'extrême droite peut distiller son venin raciste et sexiste dans tous les médias complaisants, la fédération SUD-Rail réaffirme son rejet de toutes les idées xénophobes et réactionnaires. L'extrême-droite, qui se nourrit des inégalités et de la misère sociale, est la véritable ennemie des travailleuses et des travailleurs. La fédération SUD-Rail continuera de combattre l'extrême droite sur tous les terrains à travers ses luttes sociales et dans son syndicalisme d'émancipation. La fédération SUD-Rail apporte tout son soutien à l'Union syndicale Solidaires et à toutes celles et ceux qui luttent contre le racisme, l'homophobie et toutes les discriminations Afficher l’article complet
  9. Après les annonces du président le 12 Juillet concernant l'extension du pass sanitaire dans les transports pour les usagers mais également pour les salarié-e-s, la fédération SUD-Rail a immédiatement alerté la direction sur une application stricte des dispositions qui viendrait encore dégrader les conditions de travail ou retirer des droits aux agents SNCF. Devant la grogne qui monte, la direction SNCF a organisé une table ronde le mardi 20 juillet 2021 sur la manière dont elle envisage d'appliquer les dispositions actuellement en discussion dans le cadre d'une énième loi qui va prolonger l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 31 Décembre 2021. Le contrôle du pass sanitaire... des usagers ! Le ministère des Transports confirme que seuls les trains longue distance (TGV, IC, trains de nuit, trains internationaux) seront concernés. Devant l'impossibilité matérielle et humaine de réaliser des contrôles systématiques, les contrôles du pass sanitaire (passeport vaccinal, test PCR ou antigénique de moins de 48h) des voyageurs à l'embarquement seront aléatoires. Concernant les contrôles à bord, même si ceux-ci sont prévus, SUD-Rail a revendiqué qu'ils ne soient pas réalisés dans le cadre des missions quotidiennes des ASCT. La direction s'est engagée sur le fait que les seuls contrôles à bord seront réalisés par des brigades (type LAF) et pas par les ASCT du train. Ils devraient débuter début Aout, une fois que la loi sera publiée au journal officiel et que les décrets d'application seront parus. Concernant les agents qui seraient habilités à effectuer le contrôle des pass sanitaire (QR code et identité), à ce stade, seuls les ASCT et la SUGE sont concernés. La direction envisage de demander au gouvernement une plus grande latitude pour autoriser plus de personnels à le faire. SUD-Rail a revendiqué que ces missions de police, normalement dévolue aux forces de l'ordre, ne viennent pas se rajouter aux charges de travail déjà importante des salarié-e-s en charge du contrôle des titres de transports et qu'elles soient réalisées systématiquement par des renforts, notamment de la SUGE. Si la direction s'est bien engagée sur le fait que le contrôle des titres et du pass étaient deux choses différentes, elle ne s'est pas engagée sur la nature des renforts. Quant aux moyens techniques envisagés, si la direction semble se diriger vers l'application gouvernemental (tousanticovd verif) sur base de scan de QR code, elle n'est pas prête à intégrer le pass dans les titres de transport. Le pass sanitaire pour les salarié-e-s, qui est concerné ? Le principe de la loi est que tout agent qui exerce ses fonctions dans l'espace confiné du train sera soumis à l'obligation du pass sanitaire (passeport vaccinal, test PCR ou antigénique de moins de 48h) soit les ASCT, les baristas, les agents propretés et les agents SUGE amenés à embarquer, au total un peu plus de 5000 personnes pour le 31 Aout. La direction ne souhaite pas que les ADC soit soumis à l'obligation mais avec les trajets en voiture, ça parait compliqué d'y échapper. Les agents qui voyagent dans des trains longue distance dans le cadre de leur trajets domicile-travail sont soumis à l'obligation du pass sanitaire, de même que les agents en service qui se déplacent dans ces trains et ce, à compter du 01er Aout .… Le pass sanitaire pour les salarié-e-s, dans quel délai et quelles sanctions ? Le projet de loi, sous la pression des annonces de Macron, prévoit l'obligation du pass sanitaire pour les agents précédemment cités sous la contrainte d'une éventuelle suspension du contrat de travail, voire d'une rupture dudit contrat au bout de deux mois à compter du 31 Aout ... SUD-Rail a dénoncé ces mesures autoritaires et revendiqué qu'elles ne soient pas appliquées à la SNCF sous peine d'un conflit social d'ampleur. La direction n'appliquera pas la suspension du contrat ou le licenciement mais souhaite pouvoir « reclasser » les agents qui se refuseraient à présenter un pass sanitaire. Pour SUD-Rail, c'est encore insuffisant, nous refusons qu'un agent subisse un préjudice alors même que nous demandons depuis des mois que des tests antigéniques, suffisant pour valider un pass sanitaire, soient fournis par la direction aux agents qui en font la demande, d'autant que ces mesures ne sont que temporaire (jusqu'au 31/12/2021). La direction ne s'est pas engagée plus avant mais nous avons rappelé que « pass sanitaire » ne signifiait pas obligatoirement la vaccination et que nous ne laisserons pas faire n'importe quoi avec les salarié-e-s ! Qui contrôle le pass sanitaire des salarié-e-s ? Cette simple question n'a pas encore trouvé de réponse, le manager, les services RH... Face aux multiples objections et obligations liées au secret médical ou au RGPD, la direction n'est pas aujourd'hui en mesure de nous fournir une réponse. Pour SUD-Rail, il est hors de question que les données personnelles circulent sans un contrôle et un anonymat strict et qu'une différenciation liée à la nature du pass sanitaire puisse être effectuée par le management direct. La direction n'a pas encore tranché cette question ni la méthode qu'elle mettra en place pour recenser les agents déjà vaccinés.… Quid des Tests et vaccins dans les cabinets médicaux SNCF ? La direction attend la vaccination pour tous. À ce titre, pour elle, les tests ne sont qu'une solution transitoire. Pour SUD-Rail, ça tombe bien vu que les mesures du pass sanitaire ne peuvent être que temporaires… En revanche, tant que les tests font foi pour le pass, la direction doit pouvoir les mettre à disposition des agents. Pour inciter à la vaccination, les cabinets médicaux régionaux seront ouverts tout l'été. La SNCF a demandé une dotation collective aux différents ministères concernés pour avoir entre 1300 et 1600 doses par semaine. Apparemment, la réponse serait positive.... Comme prévu par le projet de loi, SUD-Rail a demandé que tout soit organisé dans les établissements pour que les salarié-e-s volontaires puissent se faire vacciner sur leur temps de travail, sans perte de salaires ! La direction travaille sur un processus. Et ORFEA dans tout ça ? L'extension du pass sanitaire est prévu pour les restaurants et les lieux accueillants du public. Alors même que, depuis peu, les agents ont pu retrouver un semblant de confort pendant les RHR, l'ensemble des organisations syndicales est intervenu pour que les foyers orfea ne soit pas soumis au pass sanitaire. Selon la direction, cela ne devrait pas l'être mais cela reste en attente d'une réponse ferme du ministère. Pour SUD-Rail, il est hors de question de repartir pour des mois de restriction dans les foyers, la direction est prévenue, nous ne laisserons pas faire n'importe quoi avec les conditions de RHR des agents ! Afficher l’article complet
  10. Nous revendiquons : le maintien du service public 7 jours sur 7 des agents SNCF présents du 1er au dernier train des créations de postes à la réserve des formations professionnelles avec des formateurs des applications & matériels fonctionnels & efficaces des possibilités d'évolutions de carrières dans toutes les gares et chantiers, équitables pour toutes et tous ! Nous refusons : la baisse de notre rémunération l'augmentation de la charge de travail, le transfert des taches vers les qualifications inférieures, la destruction des postes d'agents d'exécution, la sous-traitance et l'intérim, synonymes de précarité. Les directions SNCF (en région comme dans les axes), les autorités organisatrices régionales et l'État organisent la case des chemins de fer. Au lieu de sacraliser la vente des titres de transports et de permettre aux usagers d'accéder aux trains en sureté, les agents des gares sont contraints de participer à des opérations de « Lutte Anti Fraude » qui contribuent à la casse du métier de contrôleur, lui-même sédentarisé ou détourné de sa fonction d'agent permettant aux usagers de voyager à bord des trains en sûreté et en sécurité. SUD-Rail dénonce ces décisions patronales iniques. L'assermentation des agents de gares tend à se généraliser à cette fin, à moindre coût tant en matière de rémunération que de formation professionnelle. L'organisation des équipes en collectifs sur des périmètres élargis ne permet plus de garantir la présence d'agents SNCF du commercial voyageur dans toutes les gares mais seulement des passages aléatoires. La fermeture des guichets grandes lignes, le remplacement des chantiers de vente par des boutiques et la généralisation du libre service accompagné (LSA, tablettes en lieu et place de guichets) menacent la capacité de vendre correctement des billets en gare, comme la d'ailleurs relevé la Défenseure des droits. L'absence de mesures de prévention pour lutter efficacement contre la pandémie COVID19 n'a pas permis à l'entreprise de protéger l'activité du commercial voyageur comme nécessaire tant d'un point de vue d'entreprise (économique) que de celui des travailleuses et travailleurs ! La direction doit entendre raison. La fédération SUD-Rail soutient les agents du commercial voyageur sédentaire mobiliséEs contre la destruction des chemins de fer publics. Afficher l’article complet
  11. Journal d'information SUD-Rail dans les conseils d'administration SNCF Vous trouverez ci joint le tract du CA avec au sommaire : INTERCITES : Des orientations pour organiser la filialisation ! PLAN STRATEGIQUE VOYAGES 2030 …SOUS LE SIGNE DE L'ATTRITION ! RELANCE DU FRET FERROVIAIRE …ENCORE UN PLAN ! Gares et Connexion … l'Etat se défausse ! SNCF « RE », assurances et optimisation fiscale ! Sous-traitance et externalisation…SNCF persiste et signe ! Afficher l’article complet
  12. Depuis le 1er juillet 2021, le congé de paternité a été allongé passant de 11 jours à 25 jours (18 à 32 en cas de naissances multiples). Pour les enfants nés avant mais dont la naissance était supposée intervenir à partir de cette date, cet allongement est aussi valable. Quatre jours devront être pris à la naissance, le reste pourra être pris plus tard et être fractionné dans les 6 mois suivant la ou les naissances. Depuis le 1er juillet 2021, le congé de paternité a été allongé passant de 11 jours à 25 jours (18 à 32 en cas de naissances multiples). Pour les enfants nés avant mais dont la naissance était supposée intervenir à partir de cette date, cet allongement est aussi valable. Quatre jours devront être pris à la naissance, le reste pourra être pris plus tard et être fractionné dans les 6 mois suivant la ou les naissances. UN BON DÉBUT Le congé paternité a été créé en 2002 avec 11 jours. Quasiment 20 ans plus tard, nous passons à 25 jours. Cette évolution législative vise à mieux partager les charges parentales et domestiques entre les deux parents. La répartition inégale travail/famille dans un couple contribue en effet à accentuer le partage inégal des tâches et aggrave la charge mentale supportée par les femmes. Depuis toujours les congés pour s'occuper des enfants sont trop souvent uniquement associés aux mères, avec les inégalités qui, régulièrement, en découlent : discrimination à l'embauche, absence de promotion liée à la maternité, choix des horaires de travail imposé notamment. Pour SUD-Rail, il est grand temps que cela change. La fédération SUD-Rail note positivement cette avancée sociale que représente l'allongement du congé paternité mais elle ne doit pas se limiter à ce seul point. Le laboratoire de l'Égalité estime par exemple que cette décision pourrait aller encore plus loin et rappelle que le rapport « 1000 premiers jours de l'enfant » préconise d'étendre ce congé à 9 semaines et que la France reste en retard par rapport à ses voisins européens. En Suède par exemple, le congé paternité payé est de 60 jours, 54 en Finlande et 20 au Portugal dont 10 sont obligatoires… Les 7 jours obligatoires en France (3 au titre du congé de naissance et 4 au titre du congé de paternité) sont bien insuffisants. Rien n'empêche les entreprises de prévoir des congés paternité de plus longue durée. Un véritable congé paternité permet sur la durée une meilleure répartition des tâches et une meilleure conciliation entre vie professionnelle, vie personnelle et parentalité. A l'arrivée cela profite autant aux hommes qu'aux femmes. LE RÔLE DE LA SNCF DANS TOUT ÇA La direction SNCF doit valoriser cette décision et l'accompagner d'une rémunération suffisante. Car en France la dernière étude de la DREES (direction de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques) démontre que 30% des pères ne le prennent pas. L'âge et le statut sont les deux facteurs déterminants du recours ou non au congé paternité. Les causes sont multiples mais les préjugés de l'environnement de travail, la perte de rémunération, la culture du présentéisme, l'injonction à la réussite professionnelle et le frein à la carrière sont parmi les explications qui reviennent le plus souvent. Pour la fédération SUD-Rail, l'allongement du congé paternité est une avancée positive mais reste encore insuffisante pour atteindre l'objectif d'une parentalité permettant une véritable égalité entre les femmes et les hommes dans l'aménagement vie privée/vie professionnelle. Elle continuera de porter cette revendication lors des négociations portant sur l'accord mixité professionnelle femmes/homme. La direction doit tout mettre ne place pour parvenir à cet équilibre. LES MODALITÉS Le décret paru le 12 mai 2021 pris en application de la loi n*2020-1576 du 14 décembre de financement de la sécurité sociale pour 2021 prévoit plusieurs modalités : ✓ Une première période de 4 jours fera immédiatement suite au congé de naissance de 3 jours, soit 7 jours obligatoires à prendre au moment de la naissance. Il est interdit d'employer le salarié pendant cette période, même si celui-ci ne respecte pas le délai de prévenance. L'employeur aura donc l'obligation de mettre le salarié en congés pendant 7 jours, même si le salarié ne dépose pas de demande ou le fait sans respecter le délai de prévenance. ✓ Une seconde période de 21 jours (28 en cas de naissances multiples) sera à prendre dans les 6 mois suivant la naissance contre 4 mois aujourd'hui. Elle pourra être accolée au congé de naissance et donc à la première partie du congé paternité et d'accueil de l'enfant. Cette partie, non obligatoire, du congé pourra être fractionnée en deux périodes d'une durée minimale de 5 jours chacune. Il sera possible d'effectuer un report de ce congé en cas d'hospitalisation, de décès de la mère, à compter de la fin du congé postnatal dont bénéficie le père. Les bénéficiaires sont le père et, le cas échéant, la personne qui vit avec la mère. L'employeur qui a été régulièrement informé dans le délai d'un mois des dates choisies par le salarié pour partir en congé paternité ne peut ni s'opposer à son départ, ni en exiger le report. LES DÉMARCHES À EFFECTUER Pour bénéficier du congé paternité, le salarié devra, en respectant un délai de prévenance d'un mois, informer son employeur de : • La date prévisionnelle de l'accouchement • Les dates de prise du congé • La durée du ou des congés Le salarié peut prévenir son employeur par oral mais pour des raisons de preuve ou en cas de litige, la demande écrite est à privilégier. Les justificatifs à fournir sont les mêmes qu'aujourd'hui : • Pour le père copie intégrale de l'acte de naissance (et non du certificat de naissance) • Pour la personne qui vit avec la mère et qui n'est pas le père, copie intégrale de l'acte de naissance + justificatif attestant du lien avec la mère Afficher l’article complet
  13. Il aura fallu plus d'un an après le début de la pandémie pour que le président de la république, dans son allocution du 12 Juillet, reconnaisse que les cheminot-e-s de première ligne existent. Mais malheureusement ce n'était pas pour remercier les salarié-e-s qui ont assuré la continuité du service public de transports de marchandises et de voyageurs au plus fort de la crise et pendant la catastrophe climatique de la vallée de la Roya mais bien pour annoncer des mesures de contraintes supplémentaires aux cheminot-e-s et aux usagers. Pour la fédération SUD-Rail, si nous sommes favorables à la vaccination, le libre arbitre doit rester la règle. Nous déplorons qu'aucun dialogue d'aucune sorte n'ait été engagé avec les salarié-e-s des entreprises ferroviaires, comme de la sous-traitance, et leurs représentants sur la question de la vaccination obligatoire et des pass sanitaires. Il aura fallu plus d'un an après le début de la pandémie pour que le président de la république, dans son allocution du 12 Juillet, reconnaisse que les cheminot-e-s de première ligne existent. Mais malheureusement ce n'était pas pour remercier les salarié-e-s qui ont assuré la continuité du service public de transports de marchandises et de voyageurs au plus fort de la crise et pendant la catastrophe climatique de la vallée de la Roya mais bien pour annoncer des mesures de contraintes supplémentaires aux cheminot-e-s et aux usagers. Pour la fédération SUD-Rail, si nous sommes favorables à la vaccination, le libre arbitre doit rester la règle. Nous déplorons qu'aucun dialogue d'aucune sorte n'ait été engagé avec les salarié-e-s des entreprises ferroviaires, comme de la sous-traitance, et leurs représentants sur la question de la vaccination obligatoire et des pass sanitaires. Depuis des mois, Etat et direction refusent l'ouverture des cabinets médicaux SNCF pour la vaccination ! SUD-Rail déplore l'attitude de la direction SNCF et du gouvernement qui depuis des mois se refusent malgré la demande unanime des organisations syndicales représentatives d'ouvrir les cabinets médicaux SNCF à la vaccination ou à la mise en place de tests antigéniques Cette démarche aurait permis à l'ensemble des agents de pouvoir recevoir une protection vaccinale ou une procédure de tests dans le cadre professionnel, notamment face aux risques de contact avec le public. Pour rappel, SNCF Voyageurs, c'est 70 000 agents sur les 215 000 du groupe SNCF en France dont 12 000 conducteurs de ligne, 9 000 contrôleur-euse-s et 12 000 agents de ventes et d escale, autant d'agents qu'il faudrait maintenant vacciner de manière obligatoire dans les 15 prochains jours. Refus hier ; Obligation aujourd'hui… Ignorance hier, Mépris aujourd'hui… Ce gouvernement aura démontré encore une fois, pendant cette crise, sa gestion incohérente toujours dans l'urgence, et son dédain à l' encontre d es salarié-e-s de la SNCF et plus globalement pour le service public en général. L'impossible mesure du pass sanitaire obligatoire dans les trains Pour le président, chaque personne voyageant dans un train « longue distance » devra présenter un pass sanitaire vaccination ou test pcr pour effectuer son voyage. Outre la définition précise de longu e distance, c'est bien la question de la faisabilité d'un tel dispositif de contrôle qui se pose. En l'état , le nombre de cheminot e s, l'organisation du travail et l'absence de pers onnels dans de nombreuses gares rendent concrètement impossible la mise en place d'un tel dispositif pour les 750 TGV ( 300 000 voyageurs en moyenne et 220 trains intercités quotidien 100 000 voy /moy). L a fédération SUD Rail ne validera pas un dispositif global qui fait porter l'entièreté de la responsabilité et des processus à des salarié e s qui n'en n'ont ni les prérogatives, ni la formation et qui sont en nombre très insuffisant pour le faire. Nous refusons que cette charge soit confiée aux contrôleurs à bord des trains pour des questions de sureté des personnels et de prise en charge des usagers en infraction. SUD-Rail reste aux cotés des salarié-e-s pendant la crise et luttera pour le respect du libre arbitre et des conditions de travail de chacune ! Afficher l’article complet
  14. En quelques années le cana RCAD a perdu les compétences Junior et Co, Auto train, bagages, Thalys, Eurostar, TER, objets trouvés : produits externalisés ou abandonnés… SUD-Rail a été reçu ce 5 juillet par la direction nationale. SUD-Rail revendique : La fin du recours à la sous-traitance dans les centres de Débord ainsi que la ré-internalisation de la charge de travail. Des embauches pour combler des postes vacants sur le réseau RCAD « Automatisation », « Digitalisation », et si l'histoire m'était « comptée » : Coté front-office Les indemnisations aux usagers coulent à flots, depuis la mise en place de l'automatisation et du Tchat Bot (2018). Tenez-vous bien, pour n'importe quelle réclamation, le voyageur se voit accorder un Bon d'achat digital (70, 80 ou 120 euros). Et si le montant de ses billets correspond à une somme plus conséquente et bien c'est le même tarif. Entre les réclamations archivées « automatiquement » et les réclamations traitées « automatiquement » les agents doivent jouer à la boucle de rattrapage. De l'aveu même de la direction d'activité cette situation est aberrante et génère de l'« insatisfaction client ». Coté back-office Depuis la gratuite du 3635, les effectifs n'ont pas suivi, le nombre d'appels a augmenté. Pour répondre à la dégradation de la qualité du service, la direction n'a rien trouvé de mieux que de reconvertir les rédacteurs d'Arras, Paris Est et Chambéry en télé-conseiller, pourssant aisni la logique de la polyvalence à son paroxysme. Ces réorganisation font craindre le pire, avec une perte de sens du métier pour les collgèes. La direction d'activité doit revoir sa copie et prendre en compte les besoins des agents pour traiter correctement les réclamations. Le services clientèles ne seront pas la variable d'ajustement SUD-Rail exige : L'arrêt des réorganisations sur Paris Est et Arras La mise en place de journées de service mixte 50 % Front / 50 % Back Un plan d'action sur l'ensemble du réseau RCAD afin d'en finir avec le mal-être, les mauvaises conditions de travail et les organisations délétères. PEPS va remplacer LA PRIME : Après des expérimentations sur les site de Béziers et Vannes, PEPS est un énième dispositif de rémunération variable mis en place par la direction pour faire gagner quelques cacahuètes tous les quadrimestres, avec des objectifs liés à la production de l'agent comme la durée moyenne de communication ou de traitement de dossier, BO Prod, nombre de dossiers traités. Le seul but… augmenter la production des agents et le nombre d'écoutes/pickings Management agressif, Condition de Travail et Hyper-vision : Cela fait plusieurs années que les téléconseillers subissent un flicage de leurs activités par ONICS. Ils sont sommés par la hiérarchie d'être dans les standards de DMC, DMT et de se justifier sur le BO prod, les pauses etc., et par l'intervention de l'hyper-vision une pression supplémentaire est mise aux téléconseillers et aux superviseurs car désormais les sites perdent leur autonomie et les tableaux de pré-opérationnel qui organise la journée de travail ne sont pas tenus ! Les étapes et les scripts imposés dans le dialogue de vente sont une source de souffrance et ils robotisent « le téléconseiller » et lui retire sa personnalité. Le temps de pause visuelle de 60mns est une obligation légale pour l'employeur en plus de laquelle il peut octroyer une pause repas de 20mns ! Les formations professionnelles manquent pour appréhender correctement les nouveautés et les informations nécessaires pour effectuer le travail. La pression sur les agents est devenue permanente : appels conflictuels, écoutes actives, micros-tandem, QCM, picking, stim, DMC, MSC… Ensemble, en grève, mobiliséEs, dans les RCAD ! SUD-Rail Revendique : La fin des standards fixés par l'activité sur la durée Moyenne de Communication, DMT Back, BO Prod qui sont utilisés comme moyen de pression sur site. 1h de pause visuelle plus 20 minutes pour la pause repas. La temporisation et post-appel à 1mn. Un cadrage national d'une observation par mois maximum. Plus d'autonomie dans le dialogue de vente pour les téléconseillers. SUD-Rail appelle donc les téléconseillères et téléconseillers à se mettre massivement en grève ce vendredi 16 juillet ! Par la grève, nous pouvons faire changer d'attitude la direction ! Afficher l’article complet
  15. L'épidémie de Covid19 a bousculé les modes habituels de travail et a placé le télétravail au centre de nombreuses organisations du travail dans la société en général mais également dans le groupe SNCF. La Fédération SUD-Rail pensait qu'un retour d'expérience au sein du GPU serait réalisé afin d'en tirer les conclusions et d'établir un nouvel accord télétravail digne de ce nom. Il faut rappeler que celui en vigueur dans l'entreprise, rédigé plus de 3 ans avant la pandémie, est totalement désuet, inadapté à la mise en place généralisée du télétravail et ne prend en compte aucune des dispositions légales rentrées en vigueur depuis. La direction SNCF qui veut expédier cette question du télétravail a fait un autre choix. Elle souhaite, avant le plein été et en moins de 3 semaines, intégrer un simple avenant. La direction refuse de renégocier un accord global, le plus à même de répondre aux enjeux importants de ce dossier. Avec le télétravail à la mode SNCF, les patrons deux fois gagnants !! 1. Le télétravail fait grimper la productivité de 22%. C'est le constat fait par l'institut Sapiens. De plus, le télétravail a permis de sauvegarder entre 216 et 230 milliards de PIB en 2020. Il s'avère que nous sommes plus productif-ive-s à la maison : pas de multiples réunions, moins de prises de têtes avec les chefs, de pauses café, une meilleure organisation de son temps, moins de fatigue liée aux transports, etc...D'ailleurs la direction le sait très bien puisqu'elle tente d'imposer un traitement de 32 dossiers/jour en télétravail contre 28 sur site dans les RCAD. 2. La SNCF réalise des millions d'euros d'économies de charges. Le Parisien (9 février 2021) a fait le calcul. En prenant en compte : électricité, chauffage, chasse d'eau, savon pour les mains, restauration, etc... le montant mensuel peut s'élever à 174 € pour les salarié-e-s ! Autant d'économies réalisées par la boite en électricité, nettoyage et autre frais. Si à cela on ajoute les coûts de loyers et d'impôts, ce sont des millions d'euros d'économies réalisées par le transfert de ces charges sur les salarié-e-s en télétravail. Droit à la Déconnexion, mesure de la charge de travail ... C'est circulez y a rien à voir !!! Faire rentrer toute la charge de travail dans la journée, quitte à rogner sur les pauses, le repas, les amplitudes de travail... C'est encore le quotidien de beaucoup de télétravailleur-euses dans l'entreprise, quotidien encouragé par la direction pour pouvoir « tenir les objectifs ». La direction se refuse pourtant à introduire que chaque poste éligible au télétravail comporte précisément dans son contenu les éléments sur les amplitudes, les temps de pauses... Cette disposition aurait apporté un vrai cadre de déconnexion aux salarié-e-s. Sous prétexte d'économies sur l'informatique, la direction se refuse même de discuter de mesures de la charge de travail ou de systèmes techniques d'alerte sur les durées de connexion... tout juste des prescriptions ou des recommandations non-contraignantes pour les établissements. Un blanc-seing pour la direction pour faire comme elle veut, sans aucun contrôle ! Le Télétravail : Ce n'est pas une solution pour tous !!! Une enquête Harris Interactive indique que le télétravail n'est pas adapté à tous. En fonction de son foyer, de sa sociologie ou de son habitat par exemple (bruyant, surpeuplé, sombre, etc...) mais aussi du manque d'interactions sociales, il entraîne un sentiment d'isolement, de stress et d'angoisse particulièrement important chez les télétravailleuses et télétravailleurs. C'est une des conclusions de la crise covid, les télétravailleurs ont besoin d'interaction sociale. Il est loin le projet « tous SNCF » où il fallait remettre l'humain au cœur... Tout sera ce sera vite effacé au profit d'un espoir d'économies massives, quitte à généraliser le flex-office ... Donc le télétravail forcé ! Le Flex-office ou la déshumanisation généralisée... ... et le télétravail forcé !!! On ne peut pas ignorer que le télétravail est étroitement lié au « bureaux partagés », ce nouveau mode de travail qui n'attribue plus de poste de bureau dédié à chaque salarié. Pour exemple au siège du Fret, il y a 6 bureaux pour 10 salarié-e-s. Au-delà du fait qu'Il ne sera plus possible de personnaliser son espace de travail, en fin de journée il faut rendre « son » poste. Et dans l'idée de la direction, le flex-office implique aussi la généralisation des open-spaces, avec tous les problèmes de bruit, de promiscuité (notamment en période d'épidémie...). Mais pour les entreprises c'est encore une économie d'échelle considérable en matière de locaux et d'entretien. Quand on connait le prix de l'immobilier dans les grandes métropoles, on peut imaginer sans problème que la SNCF cherchera à minimiser la taille de ses locaux et développera considérablement le Flex-office donc le télétravail. Il ne sera donc plus sur la base du volontariat mais bel et bien « encouragé » par une direction qui trouve donc tout son intérêt à ne pas encadrer outre-mesure ce nouveau standard. Indemnisation du Télétravail : Équipement, Charges et Frais, la direction refuse de passer à la caisse !!! Aujourd'hui, l'accord télétravail ne prévoit aucune disposition précise quant à l'évaluation des frais supplémentaires induits par le fait que votre domicile devient votre lieu de travail. Rien sur les charges courantes, très peu sur les achats de matériels, rien sur la restauration ou sur l'occupation des M2 de son logement. Pourtant la direction fait d'énormes économies, sur les charges courantes (eau, électricité, chauffage, mobilier...) mais également sur les charges immobilières (loyer, assurances, nettoyage...). SUD-Rail a fait des propositions à l'entreprise sur l'intégration d'un dispositif indemnitaire qui aurait permis une prise en charge à la bonne hauteur les télétravailleurs-ses. Mais comme depuis le début, peu importe les propositions, argumentées ou non, la direction déroule son projet. Peut être que certains arriveront à grapiller quelques centimes mais ce ne sera toujours rien en rapport avec les économies réalisées et non redistribuées. Si nous sommes nombreuses et nombreux à trouver notre compte avec le télétravail (on ne perd plus des heures dans les transports et c'est souvent plus facile pour organiser notre vie familiale), ce n'est pas une raison pour accepter tout et n'importe quoi comme l'accord proposé aujourd'hui par la direction SNCF. Au final, la direction veut transformer le confinement lié au COVID et la mise en place du télétravail massif en une affaire juteuse pour elle, et pas pour les salarié-e-. Devant l'absence de réponses, SUD-Rail se refuse de cautionner cet hold-up organisé. Le télétravail reste du travail, il ne doit pas se faire à notre détriment !! Afficher l’article complet
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