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Le Web des Cheminots

"SNCF, héros et salauds pendant l'occupation" de Jean Pierre Richardot


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"SNCF, héros et salauds pendant l'occupation" de Jean-Pierre Richardot

Résumé

La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150000 personnes environ ont été déportées, dont 14000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l'administration préfectorale, toutes subordonnées à l'ennemi sur l'ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, nommé dès l'été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de «terroristes» et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur «résistance», à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s'est placé au coeur de la lutte contre l'occupant. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à «passer les lignes», puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l'heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers «la nuit et le brouillard», la Shoah, dont la plupart ignoraient l'existence ?

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Un extrait de l'article qui résume assez bien mon sentiment là dessus :

"Tout ne s'est pas fait en un jour. Le peuple du rail a été réveillé progressivement, comme tout le peuple français par des gens simples, des "croyants", des "héros" isolés et (généralement) discrets, des petits groupes spontanés et cloisonnés, des donneurs précoces d'informations à destination de Londres, des "roulants" franchisseurs sur leur machine de lignes de démarcations et de frontières internationales (Suisse, Espagne), sans oublier les multiples employés des gares : femmes de ménage, cantonniers et gardes-barrières, porteurs (et porteuses), du courrier des déportés, et puis les cacheurs de Juifs, d'Espagnols républicains, de communistes, d'antinazis allemands, d'Alsaciens et de Lorrains en fuite et, naturellement, de prisonniers évadés."

Et oui, les cheminots n'étaient pas meilleurs et pas pire que le reste de la population. Je suppose qu'on pourrait faire le même type de livre sur d'autres corps de métiers avec les mêmes conclusions.

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Je suis en train de le lire.

Ca raconte la vie et les actions d'un mécanicien de route contre l'occupant.

Plus de commentaires quand j'aurais fini de le lire.

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Je l'ai acheté à la FNAC.

Pas vu dans la boutique de LVDR.(Grande maison d'édition?)

C'est surtout un livre témoignage, plutôt qu'un livre d'analyse ou de reflexion.

C'est le même genre de livre que "Trains en détresse" d'Etienne CATTIN.

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Et oui, les cheminots n'étaient pas meilleurs et pas pire que le reste de la population. Je suppose qu'on pourrait faire le même type de livre sur d'autres corps de métiers avec les mêmes conclusions.

certainement, mais sans oublier quand même que la tête et le bas de ces corps de métier n'avaient pas tout à fait la même atttitude . Voir Renault, qui fréquentait Hitler pendant que les ouvriers essayaient de saboter la production ....

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certainement, mais sans oublier quand même que la tête et le bas de ces corps de métier n'avaient pas tout à fait la même atttitude . Voir Renault, qui fréquentait Hitler pendant que les ouvriers essayaient de saboter la production ....

okok

C'est ce que démontre ce livre pour la SNCF, avec la direction proche du régime de Vichy et les cheminots de base qui entrent en résistance.

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certainement, mais sans oublier quand même que la tête et le bas de ces corps de métier n'avaient pas tout à fait la même atttitude . Voir Renault, qui fréquentait Hitler pendant que les ouvriers essayaient de saboter la production ....

C'est pas pour autant que les voitures Renault faisaient ...fureur ! :jesuisdehors:

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Salut à tous!

En effet, rien chez nous. J'ai parlé à la responsable de la boutique elle m'avait l'air assez motivée pour le mettre en stock. Je vous tiendrais au courant.

En attendant, on a quand même 4 bouquins qui traitent le sujet :

http://laviedurail.c...resistance.html

http://laviedurail.c...et-le-rail.html

http://laviedurail.c...la-liberte.html

http://laviedurail.c...n-detresse.html

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okok

C'est ce que démontre ce livre pour la SNCF, avec la direction proche du régime de Vichy et les cheminots de base qui entrent en résistance.

Gardons nous tout de même de généraliser : en haut ils étaient pas tous Vichystes et en bas pas tous résistants. Il y avait, comme dans le reste de la population, une grosse part qui attendait que ça se passe, sans collaborer, sans résister.

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  • SNCF, héros et salauds pendant l'occupation
  • Auteur : Jean-Pierre Richardot
  • Genre : Histoire
  • Editeur : le Cherche Midi, Paris, France
  • Prix : 19.00 €
  • Date de sortie : 06/09/2012
  • GENCOD : 9782749120119

Editions le cherche midi

http://www.cherche-midi.com/

lien vers la page du livre :

http://www.cherche-midi.com/theme/detail-SNCF,_heros_et_salauds_pendant_l_Occupation-9782749120119.html
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Invité Gnafron 1er

Gardons nous tout de même de généraliser : en haut ils étaient pas tous Vichystes et en bas pas tous résistants. Il y avait, comme dans le reste de la population, une grosse part qui attendait que ça se passe, sans collaborer, sans résister.

Vichyste ....oui mais ça veut dire quoi exactement ?

Car c'est oublié , ceux qui pensaient très sincérement que Pétain jouait un double jeu .Car n'oublions , qu'il faisait figure de héro à l'époque....

C'est très complexe ...

Pour mémoire .

A propos de Vichy et des pleins pouvoirs donnés à Pétain:

Sur 649 suffrages exprimés :

  • 80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent « non » ;
  • 569 approuvent (357 députés et 212 sénateurs) (soit 87,67 % des suffrages exprimés) ;
  • 20 autres parlementaires s'abstiennent (12 députés et 8 sénateurs dont 3 après une demande de rectification de leur vote).

Les 649 suffrages exprimés représentent 71,55 % des 907 parlementaires que comptaient les deux Chambres au début de 1940 et les voix « pour » représentent 62,73 %.

Des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 283 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette. Des 80 votants contre, 73 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 7 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette.

Le texte adopté était :

« Article unique.

L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie.

Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura créées. La présente loi constitutionnelle, délibérée et adoptée par l’Assemblée nationale, sera exécutée comme loi de l’État »

Fait à Vichy, le 10 juillet 1940

Par le président de la République,

Albert Lebrun

Le maréchal de France, président du conseil,

Philippe Pétain.

Modifié par Gnafron 1er
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Vichyste ....oui mais ça veut dire quoi exactement ?

Car c'est oublié , ceux qui pensaient très sincérement que Pétain jouait un double jeu .Car n'oublions , qu'il faisait figure de héro à l'époque....

C'est très complexe ...

En serait-il autrement aujourd'hui ?

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Invité Gnafron 1er

Vichyste ....oui mais ça veut dire quoi exactement ?

Car c'est oublié , ceux qui pensaient très sincérement que Pétain jouait un double jeu .Car n'oublions , qu'il faisait figure de héro à l'époque....

C'est très complexe ...

Pour mémoire .

A propos de Vichy et des pleins pouvoirs donnés à Pétain:

Sur 649 suffrages exprimés :

  • 80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent « non » ;
  • 569 approuvent (357 députés et 212 sénateurs) (soit 87,67 % des suffrages exprimés) ;
  • 20 autres parlementaires s'abstiennent (12 députés et 8 sénateurs dont 3 après une demande de rectification de leur vote).

Les 649 suffrages exprimés représentent 71,55 % des 907 parlementaires que comptaient les deux Chambres au début de 1940 et les voix « pour » représentent 62,73 %.

Des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 283 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette. Des 80 votants contre, 73 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 7 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette.

Le texte adopté était :

« Article unique.

L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie.

Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura créées. La présente loi constitutionnelle, délibérée et adoptée par l’Assemblée nationale, sera exécutée comme loi de l’État »

Fait à Vichy, le 10 juillet 1940

Par le président de la République,

Albert Lebrun

Le maréchal de France, président du conseil,

Philippe Pétain.

Qui a voté contre Pétain :

Maurice Montel Gauche indépendante

Léonel de Moustier RIAS

Marius Moutet SFIO

René Nicod UPF

Louis Noguères SFIO

Jean Odin Gauche démocratique

Joseph Paul-Boncour USR

Jean Perrot Parti radical

Georges Pézières SFIO

André Philip SFIO

Marcel Plaisant Gauche démocratique

François Tanguy-Prigent SFIO

Paul Ramadier USR

Joseph-Paul Rambaud Gauche démocratique

René Renoult Gauche démocratique

Léon Roche SFIO

Camille Rolland Gauche démocratique

Jean-Louis Rolland SFIO

Joseph Rous SFIO

Jean-Emmanuel Roy Parti radical

Henry Sénès SFIO

Philippe Serre Gauche indépendante

Paul Simon PDP

Gaston Thiébaut Parti radical

Isidore Thivrier SFIO

Pierre Trémintin PDP

Michel Zunino SFIO

Marcel-François Astier Gauche démocratique

Jean-Fernand Audeguil SFIO

Vincent Auriol SFIO

Alexandre Bachelet SFIO

Vincent Badie Parti radical

Camille Bedin SFIO

Émile Bender Gauche démocratique

Jean Biondi SFIO

Léon Blum SFIO

Laurent Bonnevay ARGRI

Paul Boulet Gauche indépendante

Georges Bruguier SFIO

Séraphin Buisset SFIO

Gaston Cabannes SFIO

François Camel SFIO

Pierre de Chambrun PDP

Auguste Champetier de Ribes PDP

Pierre Chaumié Gauche démocratique

Arthur Chaussy SFIO

Joseph Collomp SFIO

Octave Crutel Parti radical

Achille Daroux Parti radical

Maurice Delom-Sorbé GDRI

Joseph Depierre SFIO

Marx Dormoy SFIO

Alfred Elmiger Gauche indépendante

Paul Fleurot Gauche démocratique

Émile Fouchard UPF

Édouard Froment SFIO

Paul Giacobbi Gauche démocratique

Justin Godart Gauche démocratique

Félix Gouin SFIO

Henri Gout Parti radical

Louis Gros SFIO

Amédée Guy SFIO

Jean Hennessy Gauche indépendante

Lucien Hussel SFIO

André Isoré Parti radical

Eugène Jardon UPF

Jean-Alexis Jaubert Parti radical

Claude Jordery SFIO

François Labrousse Gauche démocratique

Albert Le Bail Parti radical

Joseph Lecacheux ARGRI

Victor Le Gorgeu Gauche démocratique

Justin Luquot SFIO

Augustin Malroux SFIO

Gaston Manent Parti radical

Alfred Margaine Parti radical

Léon Martin SFIO

Robert Mauger SFIO

Jean Mendiondou Parti radical

Jules Moch SFIO

Modifié par Gnafron 1er
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Gardons nous tout de même de généraliser : en haut ils étaient pas tous Vichystes et en bas pas tous résistants. Il y avait, comme dans le reste de la population, une grosse part qui attendait que ça se passe, sans collaborer, sans résister.

bien sûr, mais tout de même, ceux qui étaient du côté du manche ne voyaient pas d'un mauvais oeil l'ordre nouveau rétabli sous le regard attentif des occupants faisant la même chasse qu'eux aux rouges

tandis que ceux qui étaient du côté de la pelle n'avaient vraiment rien à en espérer, même si leurs frères de classe étaient bien polis ... (enfin ... au début)

Modifié par 5121
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Salut !

Et oui, les cheminots n'étaient pas meilleurs et pas pire que le reste de la population. Je suppose qu'on pourrait faire le même type de livre sur d'autres corps de métiers avec les mêmes conclusions.

C'est ce que je me suis dit en lisant le 4 de couv'.

Bref pas grand-chose de nouveau sous le Soleil, si ?

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Pour Petain, il me semble qu'il était resté populaire au fait qu'il était vu comme le père de la victoire en 18. Hélàs, on ne peut en dire de la suite...

C'est sur que Petain serait mort le en 1939, la plus part des villes françaises auraient une rue à so nom.

Si cette période vous interresse vous pouvez toujours lire la France de Vichy, écrit par Robert O Paxton. Un américain considéré comme le spécialiste de cette période de l'histoire française.

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Pour Petain, il me semble qu'il était resté populaire au fait qu'il était vu comme le père de la victoire en 18. Hélàs, on ne peut en dire de la suite...

mon grand père se mettait au garde à vous devant sa radio pour le défilé du 14 juillet .... il n'avait même pas été mobilisé en 39, ayant été blessé en 18 en sautant d'un camion ... nous les gosses, ça nous faisait rigoler et en même temps, ça a fait de nous des antimilitaristes et des antipatriotards convaincus !

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en vente à 16,99 au format Kindle chez Amazon

Extrait

Extrait du prologue

Il y a deux SNCF : celle qui a résisté et celle qui a trahi.

La direction générale de la SNCF était non seulement informée des déportations dans les moindres et sinistres détails, mais elle y a activement participé. Et s'est fait payer pour déporter. Son seul souci était que les trains soient constitués discrètement, si possible sans être vus, loin des gares, de nuit et rigoureusement à l'heure.

Les hommes, alors dénommés «nouveaux», qui, en été 1940, profitant de la défaite de notre pays se sont emparés du pouvoir à la tête de la SNCF et au sommet de l'État, étaient antirépublicains, antisémites, opposés aux fondements du droit français et, pour beaucoup d'entre eux, moralement proches des nazis. Ils ont même contribué directement à la spoliation et à la persécution des Juifs et à la lutte contre la Résistance. Ces «grands commis» indignes, qui ont pendant quatre ans pourchassé les cheminots résistants et les ont même dénoncés à la Gestapo et à la Wehrmacht, ont été félicités dès la Libération par le CNR (Conseil national de la Résistance) pour leur «résistance».

Le président de la SNCF, Pierre-Eugène Fournier, inspecteur des Finances, qui a fondé et dirigé l'organisme de spoliation et de persécution des commerçants juifs, le SCAP (Service de contrôle des administrateurs provisoires des biens juifs saisis), a travaillé main dans la main avec Pierre Laval à l'organisation méticuleuse de la déportation. La spoliation a constitué une étape vers la Shoah.

Des documents ont été brûlés. Une partie a pu être récupérée et sauvée grâce, notamment, aux archives allemandes disséquées à la loupe par un chercheur du CNRS : Christian Bachelier.

À la Libération, Pierre-Eugène Fournier, président de la SNCF venant de la Banque de France, a non seulement été félicité par le CNR pour son activité de «résistance» mais, par-dessus le marché, a été prorogé pendant deux ans à la tête de l'entreprise SNCF, le temps de maquiller l'Histoire. Aucun compte ne lui a jamais été demandé ni à lui ni à son état-major sur les déportations des Juifs et des «politiques». Même Louis Armand, le grand patron du rail d'après-guerre, lui-même véritable résistant (cofondateur avec Jean-Guy Bernard de Résistance-Fer sous l'Occupation), n'a rien voulu voir ni savoir du comportement de certains camarades de Polytechnique qui, comme Jean Bichelonne, ont pactisé avec l'ennemi. Quant au directeur général, Robert Le Besnerais, lui aussi polytechnicien, qui a invité les cheminots à dénoncer leurs camarades résistants directement à l'occupant, il a pu achever calmement sa carrière et bénéficier d'une confortable retraite. La solidarité des polytechniciens l'a aidé à s'abriter. Les communistes, à la Libération, l'appelaient «le fusilleur des patriotes».

L'héroïsme authentique des cheminots qui ont apporté au prix de leur sang (8938 tués dont 809 fusillés, 1157 morts en déportation, 15977 blessés) une aide considérable à la Résistance et à la victoire commune des Alliés, a servi à masquer la trahison des hauts dirigeants de la SNCF qui raisonnaient comme Jean Jardin, directeur de cabinet de Pierre Laval : persécuter soi-même les gens pour éviter qu'ils le soient par les nazis. En quelque sorte, se dévouer à les sacrifier pour mieux les préserver. C'était également la pensée du «maréchal», sacrifier et se sacrifier.

Jean Jardin était d'ailleurs passé lui-même par la SNCF comme l'«X» Bichelonne, grand dirigeant du rail, qui aimait tellement les nazis qu'il est parti avec eux à l'été 1944 pour appuyer encore leur ultime combat.

Léon Bronchart, le cheminot qui est au coeur de ce livre, le héros qui a refusé de conduire un train de déportés puis, quelque temps après, qui a catégoriquement repoussé l'ordre de prendre en charge un convoi de troupes allemandes et l'a proclamé publiquement, Léon Bronchart, le résistant cacheur de Juifs qui a travaillé avec Londres-SOE (Spécial Opération Executive), les corps francs, Jacques et Mireille Renouvin, Jean-Guy Bernard, Résistance-Fer, René La Combe, Max Heilbronn des Galeries Lafayette et du «Plan vert», Edmond Michelet, l'abbé Alvitre, Henry Frenay, Serge Asher dit Ravanel, Bertie Albrecht, Martial Brigouleix, Raymond Farro, l'AS (Armée secrète), le BRO (Bureau de résistance ouvrière) les FTP (Francs-tireurs et Partisans) et les communistes, Léon Bronchart a été volontairement oublié par la SNCF.

Présentation de l'éditeur

La SNCF a collaboréétroitement avec les nazis. 150 000 personnes environ ont été déportées, dont 14 000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l'administration préfectorale, toutes subordonnées à l'ennemi sur l'ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, nommé dès l'été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de « terroristes » et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur « résistance », à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s'est placé au cœur de la lutte contre l’occupant. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à« passer les lignes », puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l'heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers « la nuit et le brouillard », la Shoah, dont la plupart ignoraient l'existence ?

rien de neuf.

Pour les autres professions, peut-on enquêter sur les gendarmes ou la police ?

Ah, ce n'est pas correct...

NB: mon grand-père servait dans la gendarmerie et fût résistant.

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Invité Gnafron 1er

a été prorogé pendant deux ans à la tête de l'entreprise SNCF, le temps de maquiller l'Histoire

Cette partie est contestable .En effet , De Gaulle avait un point de vue sur le sujet de l'épuration . Il avait souhaité la limiter afin de relancer le pays le plus vite possible.................

Le général de Gaulle et l’épuration (Source : Robert Aron, Histoire de l’épuration)

Le général voulut que l’épuration soit courte, et fit preuve d’une grande clémence que les communistes lui reprochèrent avec véhémence. Il pensait que la vengeance était contraire à la démocratie, et que les peines les plus sévères devaient être réservées à ceux qui avaient utilisé la guerre à des fins personnelles.

Au total, de la Libération jusqu’à sa démission en janvier 1946, 1594 recours en grâces lui furent présentés pour des condamnés à mort de tous les tribunaux existants : Haute cour de Justice pour les hommes politiques, Cours martiales qui furent remplacées par les Cours de justice, Tribunaux militaires jugeant les trahisons, Cours d’Assisses, Juridiction Coloniale et Tribunaux militaires jugeant les crimes de guerre. Le général De Gaulle accorda 998 grâces pour ces 1594 recours.

Extrait de :

http://www.vrid-memorial.com/afficher/rubrique/6/liberation/article/228/LEPURATION-EN-FRANCE.html

" François de Menthon nouvellement nommé ministre de la justice explique clairement au cours d’une allocution le besoin d’épuration légale mais aussi le rassemblement de tous les Français en introduisant le mythe de « la France qui a résisté ». Cette stratégie a de multiples objectifs. A l’intérieur, réorganiser une république en ruines avec des cadres administratifs compétents et des entrepreneurs dynamiques quels qu’ils soient. A l’extérieur, l’ennemi occupant toujours l’Est de la France, montrer aux alliés la force de la France par son armée qui sera effectivement présente lors de la reddition de l’Allemagne le 8 mai 1945 "

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