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Le Web des Cheminots

La locomotive vapeur/électrique 8001


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Dans les engins spéciaux a vapeur qui n'ont pas fait de petits ,il y a aussi l'autorail a vapeur.. L’X 49011

(PHOTO : DR/DOCUMENT DE DIETRICH)

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 Il s’agit d’un autorail qui est resté propriété de De Dietrich  jusqu’à sa fin de carrière et qui a été loué à la SNCF. Une belle idée : la chaudière à vaporisation instantanée En août 1934. Il s’agit pour la firme de Reichshoffen de développer une chaudière à vaporisation instantanée...

Pour sa mise au point, la chaudière à vaporisation instantanée est d’abord montée sur deux châssis type 46 d’automobiles Bugatti.

La flamme du brûleur chauffe un long serpentin dont la section décroît. On utilise un très faible volume d’eau et le temps de mise en route se résume à seulement trois minutes de préchauffage. Les résultats sont tout à fait conformes aux attentes et c’est pourquoi une déclinaison ferroviaire est envisagée en 1939 .

Le 12 juillet 1939, De Dietrich écrive à la SNCF pour demander l’autorisation de réaliser des essais en ligne vers novembre 1939, date prévue de l’achèvement de cet autorail de 500 ch. Mais tout est retardée du fait de la guerre. 

Ce n’est donc qu’en 1948 que l’autorail sort des ateliers. La caisse est entièrement nouvelle et le plancher est surélevé pour pouvoir loger au-dessous les quatre chaudières.

Les bogies reçoivent chacun deux moteurs à vapeur compound à deux cylindres entraînant chacun un essieu. Deux groupes condenseurs sont installés par la suite à l’arrière des cabines pour améliorer l’alimentation en eau des chaudières.

Dès  mai 1948,  De Dietrich reprend contact avec la SNCF pour le rodage et les essais de l’autorail sur les voies SNCF.. L’autorisation est accordée en juin 1949.

Les essais s’avèrent concluants mais restent sans suite : La technologie « vapeur » est déjà abandonnée par la SNCF.

En théorie, le principe de la chaudière à vaporisation instantanée s’est pourtant montré efficient en supprimant la plupart des défauts reprochés habituellement à la traction vapeur. Les firmes qui se sont lancées dans ce type de chaudière moderne ont toutes butées sur des coûts de fabrication trop élevés et De Dietrich n’est pas parvenu à résoudre ce problème.

L’autorail, propriété du constructeur a été remotorisé avec un classique moteur diesel Saurer SBD à douze cylindres en V réglé à 450 ch à 1500 t/min qui prend place dans le compartiment à bagages. L’un des groupes condenseur est transformé en radiateur, l’autre est remplacé par une porte.. En tant que prototype diesel il  a servi à tester une nouvelle boîte de vitesse  qui était le prototype  de celle des EAD X 4300, 4500.

Il a été retiré du service commercial en 1965 puis vendu par De Dietrich à un ferrailleur local en février 1966 . La SNCF lui avait fait parcourir plus de 400 000 kilomètres environ..

ferrivissime N° 28

 

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