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Le Web des Cheminots

ANPE : Offre d'emploi acceptable ? 160/320 euros par mois


michael02

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Ce n'est pas vraiment un scoop sur les salaires pratiqués dans les pays émergents, mais voila que ça éclate au grand jour :

Offre d'emploi Inde

Il y a eu précédemment d'autres exemples de propositions de mobilité à salaire locaux au moment de certaines délocalisations.

Modifié par michael02
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Quand, brusquement, la réalité éclate au grand jour... non pas parce qu'elle était jusque là cachée, mais parce qu'on ne se sentait guère concerné par les conditions de travail dans les pays "émergents", eh bien ça fait scandale :

160 euros par mois

On aimerait connaitre le point de vue de l'éventuel preneur de cet emploi.

Et puis, ce n'est pas vraiment la première fois que ça se produit.

http://www.cheminots.net/forum/index.php?s...mp;#entry180708

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Une offre de l'ANPE pour travailler en Inde

pour 160 euros par mois crée la polémique

Une offre d'emploi "low cost" à Pondichéry, en Inde, rémunéré en roupies indiennes l'équivalent de 160 à 320 euros par mois,

a déclenché la polémique ce week-end entre l'ANPE, des syndicalistes et le PS, alors que le gouvernement s'apprête à durcir les obligations pour les chômeurs.

Révélée par Le Parisien, cette offre à prix cassé porte sur un poste d'informaticien niveau Bac+2 spécialisé dans la conception de sites web.

La connaissance de l'anglais courant et technique est requise, le salaire proposé à "10.000 à 20.000 roupies" pour "40H00 hebdomadaires", selon l'offre consultable dimanche sur le site ANPE. "Protection sociale et avantages à négocier", précise l'annonce, dont le PS a demandé le "retrait immédiat".

Pour Alain Lecanu du syndicat des cadres CFE-CGC, "c'est incroyable, la mention +protection sociale à négocier+, c'est carrément du marchandage".

Selon lui, "cela montre bien qu'on a beaucoup de travail à faire sur la qualité des offres d'emploi" disponibles, au moment où le gouvernement s'apprête à durcir la législation pour la rendre plus coercitive et obliger les salariés au chômage à accepter un emploi, même moins payé ou plus éloigné que souhaité.

"Est-ce que, pour le gouvernement, cela fait partie des offres raisonnables d'emploi?", s'est-il interrogé, à deux jours d'une première grande réunion tripartite sur l'avenir de l'assurance chômage, avec les syndicats, le patronat et la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.

"C'est une offre difficile à refuser en tant qu'agent ANPE, car elle correspond aux salaires légaux indiens", a réagi Bernie Billey, déléguée CFDT à l'ANPE, qui est néanmoins "choquée" car "cela ressemble plutôt à un stage" et "étonnée car il y a beaucoup d'informaticiens de qualité en Inde".

"Pourquoi expédier quelqu'un là-bas ? Même en admettant qu'on puisse vivre correctement avec ce salaire, encore faut-il se payer le billet aller-retour", dit-elle.

Interrogé sur RTL, le directeur de l'ANPE, Christian Charpy, s'est étonné de la polémique: "le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen en Inde. Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime ou pas légitime".

Parmi ses 3 à 4 millions d'offres collectées chaque année, l'ANPE en propose de nombreuses à l'étranger, mais à des salaires français (comme 20.000 à 35.000 euros annuels pour un poste de développeur informatique à Casablanca au Maroc).

Pour qui veut absolument partir en Inde, une entreprise de transit international cherche par exemple un délégué commercial à New Delhi... payé 20.000 à 40.000 dollars US.

Selon le Journal du Dimanche, l'offre payée en roupies émane d'une agence web fondée en 1997 en Charente-Maritime à Jonzac, développant des services internet, et délocalisée à Pondichéry depuis 2007 sous le nom de Hangar 17 ICT.

Son dirigeant Denis Delcroix, injoignable dimanche, a nié au JDD avoir sollicité l'ANPE mais reconnaît déposer des offres similaires sur d'autres sites de recrutement: "Je suis dans mon droit, je suis une entreprise indienne, j'embauche aux conditions locales", explique-t-il.

"La globalisation du marché m'a amené à ce nouveau positionnement stratégique" afin de "continuer à apporter des solutions toujours plus innovantes, à des tarifs ultra-compétitifs", explique son site à l'adresse des clients, parmi lesquel des marques de cognac du groupe LVMH, collectivités, industriels... et l'ANPE elle-même.

Si on décortique sur la base de cet article :

10.000 roupies = 160 euros

20.000 roupies = 320 euros

10.000 à 20.000 roupies correspondraient à 4 à 5 fois le salaire moyen en Inde (soit entre 2500 soit 40 euros et 4000 roupies... soit 64 euros)

Reste à savoir comment on vit en Inde avec "un salaire moyen" ?

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Entendu ce matin sur France-Inter les patrons qui ont passé cette annonce (et qui l'ont retiré je crois devant la polémique). Il s'agirait de français partis créer leur boîte à Pondichéry ; là-bas en effet le salaire proposé est du style 4 fois plus élevé que le salaire moyen ; s'agissant d'une entreprise de droit indien les modalités de protection sociale n'étaient pas les mêmes d'où le "à négocier"...

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Entendu ce matin sur France-Inter les patrons qui ont passé cette annonce (et qui l'ont retiré je crois devant la polémique). Il s'agirait de français partis créer leur boîte à Pondichéry ; là-bas en effet le salaire proposé est du style 4 fois plus élevé que le salaire moyen ; s'agissant d'une entreprise de droit indien les modalités de protection sociale n'étaient pas les mêmes d'où le "à négocier"...

C'est tout à fait comme cela que ça se présente... C'est parfaitement légal, nickel... Comme l'était la venue de plombiers de l'est aux tarifs de l'est...

Ce qui prévaut c'est la règle de la législation sociale la moins chère... les partenaires sociaux internationaux ne sont pas prêts à décider du contraire...

Si pour fonder leur boite à Pondichéry (ex-comptoir français), les patrons payaient leurs collaborateurs expatriés français au tarif français, ils n'en paieraient pas moins sur place leurs salariés indiens au tarif indien... dans l'indifférence générale, comme en ce qui concerne Dacia pour le groupe Renault.

En rester là, c'est donc favoriser un système profondément vicié.

Les pays concernés sont ils simplement victimes du contexte international. Pas sûr... Ce n'est pas en roupies que l'Inde nous achète de la technologie...

Il est préférable que ces courageux entrepreneurs fassent leur deal dans l'intimité... plutôt qu'à l'anpe.

Modifié par michael02
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Le salaire est 4 fois plus élevé que le salaire moyen indien... mais le peu de personnes que je connais et qui sont partis à l'étranger, c'était pour gagner énormément plus qu'en France et pouvoir concrétiser un projet à leur retour..

Avec 230 euros tu peux même pas prétendre à un emprunt pour t'acheter un VTT à ton retour :Smiley_36:

Modifié par krisamv
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1 euro = 59,8658 roupie indienne

1 roupie indienne = 0.01...67040280093 euro (excusez l'exactitude du calcul)

http://www.mataf.net/conversion-monnaie-1.htm

Modifié par Dom-trappeur
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Entendu ce matin sur France-Inter les patrons qui ont passé cette annonce (et qui l'ont retiré je crois devant la polémique). Il s'agirait de français partis créer leur boîte à Pondichéry ; là-bas en effet le salaire proposé est du style 4 fois plus élevé que le salaire moyen ;

Si l'offre d'emploi est ouverte aux autochtones, dont le niveau n'a rien à envier aux francais dans le domaine informatique -c'est une boite d'internet si j'ai bien compris- et si le salaire est effectivement 4x plus elevé que le salaire moyen (c'est flou aussi ca), alors on peut parler de progres social :Smiley_36: . De toute façon faut pas rever, personne n'ira et cette boite veut faire du buzz c'est tout.

Modifié par Roukmoute
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Si l'offre d'emploi est ouverte aux autochtones, dont le niveau n'a rien à envier aux francais dans le domaine informatique -c'est une boite d'internet si j'ai bien compris- et si le salaire est effectivement 4x plus elevé que le salaire moyen (c'est flou aussi ca), alors on peut parler de progres social :Smiley_36: . De toute façon faut pas rever, personne n'ira et cette boite veut faire du buzz c'est tout.

C'est réussi.

Les critères de l'offre d'emploi acceptable aux les salaires normalement appliqués pour le métier, la qualification du salarié, et dans le bassin d'emploi devont être précisés...

Cette entreprise aura du moins permis une réflexion sur les salaires en Inde, qui n'aurait pas eu lieu si la proposition d'expatriation avait été faite avec les salaires habituellement proposés aux européens à l'étranger.

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http://www.20minutes.fr/article/229339/Eco...-ce-prix-la.php

Offre d'emploi en Inde:

«Même les Indiens ne travaillent pas à ce prix-là»

«Un bon coup de pub.» Selon Camille Allauzen, directrice du cabinet de conseil en recrutement international EuroTriade à Chennai, en Inde, c'est peut-être ce qui a motivé la société de développement de services Internet Hangar 17 ICT à publier sur le site Internet de l'ANPE une offre d'emploi pour un poste d'informaticien à Pondichéry (au sud de Chennai).

«La formulation “protection sociale et avantages à négocier” est lamentable, estime cette chef d'entreprise de 37 ans. En Inde, les employeurs incluent généralement dans le salaire des ressortissants français qui ne sont pas expatriés une cotisation à la Caisse des Français à l'étranger. Si ce n'est pas le cas, ils prennent en charge une partie des dépenses de santé.» «L'annonce ne prend peut-être pas en compte le logement ni le billet d'avion», renchérit Jérémy Grasset, directeur de Grasset Kuntal Consulting à Chennai et Dehli.

Pour ces deux entrepreneurs français basés en Inde, le salaire proposé par Hangar 17 ICT (10.000 à 20.000 roupies par mois, soit 160 à 320 euros) n'est pas crédible s'il ne s'accompagne pas de ces avantages. «Même les Indiens ne travaillent pas à ce prix-là», note Jérémy Grasset. «Un ingénieur en informatique qui a deux ans d'expérience gagne entre 652 et 850 euros par mois», précise Camille Allauzen. Contacté par 20minutes.fr à ce sujet, le dirigeant d'Hangar 17 ICT n'avait pas encore réagi.

«Les salaires augmentent de plus de 10% tous les six mois»

Jérémy Grasset comme Camille Allauzen, toutefois, ne sont pas surpris qu'une telle annonce fasse son apparition dans les offres d'emploi françaises. «Du fait de son développement, l'Inde manque de main d'œuvre, même en informatique», note Jérémy Grasset, qui porte un regard «amusé» sur la polémique provoquée par cette offre d'emploi en France. «Avec 15.000 ou 20.000 roupies, on vit à Pondichéry. Avec le Smic, on survit en France», constate-t-il.

Estimant «surréaliste» la possibilité qu'un chômeur français se voit proposer ce type de poste, Camille Allauzen estime pour autant que les salaires indiens ne sont pas indécents pour un Français, d'autant «qu'ils augmentent de plus de 10% tous les six mois. L'Inde, c'est pas uniquement les bidonvilles et les vaches dans la rue. Ce type d'expérience peut être très intéressante pour un jeune diplômé européen.» Et la présidente du Club France à Chennai de constater que de plus en plus de Français dépendent du droit local pour leur contrat de travail. «Moi-même je ne suis pas expatriée. Je paie mon assurance-maladie et je ne cotise pas pour la retraite. De toute façon, je ne pense pas que ces acquis vont durer bien longtemps en France.»

Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Une agence ANPE à Paris

Catherine Fournier

20Minutes.fr, éditions du 05/05/2008 - 15h01

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Invité MarcM

Une offre de l'ANPE pour travailler en Inde

pour 160 euros par mois crée la polémique

Une offre d'emploi "low cost" à Pondichéry, en Inde, rémunéré en roupies de sansonnets :Smiley_36: indiennes l'équivalent de 160 à 320 euros par mois,

a déclenché la polémique ce week-end entre l'ANPE, des syndicalistes et le PS, alors que le gouvernement s'apprête à durcir les obligations pour les chômeurs.

A vomir ....!

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