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Le Web des Cheminots

SUD perd le nord ?


Jean SUD Rail

Messages recommandés

Bonjour,

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions quant au devenir syndical de SUD.

Loin de représenter les idéaux de lutte qui nous ont poussé à adhérer au modèle SUD, nous constatons amèrement qu'au fil des derniers mois, il apparaît en notre sein des dérives bureaucratiques douteuses et dangereuses.

Ci dessous le texte d'un camarade de SUD Rail de la région PACA, Sébastien JO., qui vient de démissionner de toutes ses responsabilités syndicales au sein de la Fédération.

"En préalable, je tiens à préciser que mon propos n"est pas de dénigrer le travail très pointu que font certains camarades, chose nécessaire pour la maîtrise de dossiers la plupart du temps relativement complexes, mais plutôt d"ouvrir le débat sur l"opportunité de notre participation à toutes ces commissions, tables rondes, réunions et pseudo-négociations que la direction de l"entreprise organisent. Ayant assumé quelques responsabilités syndicales, je sais que la tâche est ardue, et plus d"un écueil guettent ceux qui choisissent le chemin de la lutte. C"est pourquoi, plutôt que de polémiquer, cette petite réflexion est une question posée directement à tous celles et ceux qui participent à la vie de notre organisation syndicale dans le but d"un débat constructif.

Depuis les dernières élections, notre participation quasi-systématique à toutes les commissions et autres tables rondes au sein de notre entreprise m"interroge sur l"utilité et le sens de ma contribution. En effet, je pense que vouloir tout régler avec des commissions ci, table ronde là, révèle d"une conception totalement étriquée des problèmes sociaux. De même que le pouvoir joue sur l"atomisation du corps social, les "partenaires sociaux" avec les commissions, montrent leur conception décousue de l"action syndicale.

Aujourd'hui, dans notre entreprise nous avons des commissions pour tout : la politique de l"emploi, les salaires, la stratégie d"entreprise, la mobilité, les conditions de travail, l"amiante, le stress, la formation, l"égalité homme-femme, les retraites, le pouvoir d"achat…. comme si tout cela n"était pas lié et ne devait pas former un seul et même sujet : celui de la condition du salariat.

Certains diront que sans notre participation à toutes ces commissions, nous n"avons aucunes informations et perdons toute crédibilité auprès des cheminots. A ceux-là, je répondrais qu"en faisant le distinguo entre ceux qui participent aux réunions au plus haut niveau du pouvoir et les autres, leur vision relève d"une conception hiérarchique de l"entreprise et de la société. De plus, derrière l"apparence de "scientificité" en prétendant suivre l"avis de pseudo-experts dont les conclusions sont la plupart du temps données à l"avance dans les attendus de leurs missions, toutes ces commissions ne servent qu"à masquer la cohérence de l"ensemble d"une idéologie non avouable tout en relevant d"une conception managériale et technicienne du pouvoir. Cette idéologie non avouable est celle de la domination et de l"exploitation. La conception managériale et technicienne du pouvoir quand à elle, est une idéologie destinée à exclure la dimension humaniste, donc à masquer à la base comme aux dirigeants eux-mêmes ce qui, dans l"existence collective, ne peut se réduire à une problématique technique. La cohérence du système à l"oeuvre dans notre entreprise, mais aussi dans la société, au travers de la multiplication des commissions, est donc bien celle de la domination, de l"exploitation et de la négation de la part d"humanité présente en chacun de nous. La participation de syndicalistes à ces mascarades, cautionne, banalise et contribue à édifier ce système. Le plus troublant est que celles et ceux qui acceptent de travailler dans les commissions sont pour la plupart de bonne foi, mais ont eux-mêmes une conception si atomisée des problèmes sociaux qu"ils ne se rendent même pas compte de ce à quoi ils contribuent, tellement il sont imprégnés de l"idéologie gestionnaire au détriment d"une approche politique.

Après un tel bilan, force est de constater que la logique d"ensemble du "dialogue social" aujourd"hui est un échec pour l"ensemble des salariés. Par notre présence à toutes ces commissions, mais aussi dans les différentes instances aux cotés des syndicats de

gestion, nous contribuons à masquer les réels effets de ce système. Il est donc vain de se demander si telle ou telle mesure, prise isolément, est bonne ou mauvaise. Il faut au contraire analyser à quelle logique d"ensemble elle participe et la critiquer comme telle.

Or, l"on peut constater que ce fétichisme des commissions et autres réunions au sommet se retrouve aussi au niveau interprofessionnel. En regardant les faits avec un peu de recul, on peut s"apercevoir que la dégradation de la condition des salariés dans notre pays concorde étrangement avec de nombreuses années de partage du pouvoir quasi égal entre 2 forces syndicales devenues libérales : la CFDT et la CGT. Non pas que ces organisations soient responsables de la situation. Mais par leur mode d"action, elles ont contribué à ce que les salariés ne distinguent plus les faits du sens qui leur est imposé, brisant ainsi leur capacité d"être libre, de ne pas être enfermés dans l"image, dans le regard du maître. En effet, là où l"axe vertical de la lutte des classes révèle le rapport de domination et d"exploitation, ce type de syndicalisme y a peu a peu substitué une axiologie horizontale, celles des rapports sociaux et des corporatismes. Leur mode d"action consiste essentiellement à donner la primeur au compromis avec le pouvoir en place via toutes les commissions, instances, tables rondes et autres mascarades ; cela masque leur renoncement historique à ce qui fait la grandeur du syndicalisme : le syndicalisme de lutte.

Mais qu"est ce que le syndicalisme de lutte?

L"idée syndicaliste répond d"abord, selon moi, à une question fondamentale qui va resurgir avec autrement plus de virulence qu"elle a été éludée : qu"est ce que l"homme? Le syndicalisme de lutte conçoit l"homme comme enfant des lumières. Il le promeut, de manière indifférenciée, au nom de l"égalité, par l"éducation. Il assure, par le combat politique, son émancipation dans le champ économique et social. Le syndicalisme de lutte est en fait une immense œuvre d"émancipation politique et philosophique. Il complète à ce titre toute la démarche entreprise au cours du siècle des lumières, il en est l"incarnation, le foyer vivant. Le syndicalisme de lutte, c"est donc un idéal, une pensée politique qui se prolonge dans le mouvement et dans l"action. A travers lui, le salarié s"élève en Homme vers une réalité supérieure à sa propre singularité.

! Aujourd"hui, je suis intimement convaincu que seule une pensée globale révolutionnaire prenant appui sur des bases solides - la pensée des lumières - réveillera le syndicalisme pour le relever, et lui donner cette capacité d"incarner à nouveau la grandeur du salariat français, car seul "le génie de la France est tout entier dans le refus qu"on puisse encore discipliner les peuples au prix de leur saint abêtissement" (de Diéguez). Dans le contexte actuel, il est vital que la France redevienne cette nation porteuse de ce rêve éveillé : des citoyens égaux, libres et responsables au service d"un dessein supérieur : l"émancipation des Hommes, de tous les Hommes… Seul le syndicalisme de lutte, fidèle à sa tradition politique et philosophique, peut relever le défi. Le syndicalisme social-libéral par ses compromis et compromissions, est mort, lobotomisé puis perfusé intellectuellement par une pensée néo con"s. Que tous ceux là (les sociaux-libéraux) sachent qu"aucune loi, aucun pouvoir ne pourra arrêté ce mouvement de fond qui gronde jusque dans leurs rangs.

Stop aux commissions, tables rondes et autres mascarades !

Stop aux compromis pourris !

Stop au reculs sociaux !

Vive la Vie !

Vive le syndicalisme de lutte !"

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rien.gif Bonjour,

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions quant au devenir syndical de SUD.

Loin de représenter les idéaux de lutte qui nous ont poussé à adhérer au modèle SUD, nous constatons amèrement qu'au fil des derniers mois, il apparaît en notre sein des dérives bureaucratiques douteuses et dangereuses.

Ci dessous le texte d'un camarade de SUD Rail de la région PACA, Sébastien JO., qui vient de démissionner de toutes ses responsabilités syndicales au sein de la Fédération.

"En préalable, je tiens à préciser que mon propos n"est pas de dénigrer le travail très pointu que font certains camarades, chose nécessaire pour la maîtrise de dossiers la plupart du temps relativement complexes, mais plutôt d"ouvrir le débat sur l"opportunité de notre participation à toutes ces commissions, tables rondes, réunions et pseudo-négociations que la direction de l"entreprise organisent. Ayant assumé quelques responsabilités syndicales, je sais que la tâche est ardue, et plus d"un écueil guettent ceux qui choisissent le chemin de la lutte. C"est pourquoi, plutôt que de polémiquer, cette petite réflexion est une question posée directement à tous celles et ceux qui participent à la vie de notre organisation syndicale dans le but d"un débat constructif.

Depuis les dernières élections, notre participation quasi-systématique à toutes les commissions et autres tables rondes au sein de notre entreprise m"interroge sur l"utilité et le sens de ma contribution. En effet, je pense que vouloir tout régler avec des commissions ci, table ronde là, révèle d"une conception totalement étriquée des problèmes sociaux. De même que le pouvoir joue sur l"atomisation du corps social, les "partenaires sociaux" avec les commissions, montrent leur conception décousue de l"action syndicale.

Aujourd'hui, dans notre entreprise nous avons des commissions pour tout : la politique de l"emploi, les salaires, la stratégie d"entreprise, la mobilité, les conditions de travail, l"amiante, le stress, la formation, l"égalité homme-femme, les retraites, le pouvoir d"achat…. comme si tout cela n"était pas lié et ne devait pas former un seul et même sujet : celui de la condition du salariat.

Certains diront que sans notre participation à toutes ces commissions, nous n"avons aucunes informations et perdons toute crédibilité auprès des cheminots. A ceux-là, je répondrais qu"en faisant le distinguo entre ceux qui participent aux réunions au plus haut niveau du pouvoir et les autres, leur vision relève d"une conception hiérarchique de l"entreprise et de la société. De plus, derrière l"apparence de "scientificité" en prétendant suivre l"avis de pseudo-experts dont les conclusions sont la plupart du temps données à l"avance dans les attendus de leurs missions, toutes ces commissions ne servent qu"à masquer la cohérence de l"ensemble d"une idéologie non avouable tout en relevant d"une conception managériale et technicienne du pouvoir. Cette idéologie non avouable est celle de la domination et de l"exploitation. La conception managériale et technicienne du pouvoir quand à elle, est une idéologie destinée à exclure la dimension humaniste, donc à masquer à la base comme aux dirigeants eux-mêmes ce qui, dans l"existence collective, ne peut se réduire à une problématique technique. La cohérence du système à l"oeuvre dans notre entreprise, mais aussi dans la société, au travers de la multiplication des commissions, est donc bien celle de la domination, de l"exploitation et de la négation de la part d"humanité présente en chacun de nous. La participation de syndicalistes à ces mascarades, cautionne, banalise et contribue à édifier ce système. Le plus troublant est que celles et ceux qui acceptent de travailler dans les commissions sont pour la plupart de bonne foi, mais ont eux-mêmes une conception si atomisée des problèmes sociaux qu"ils ne se rendent même pas compte de ce à quoi ils contribuent, tellement il sont imprégnés de l"idéologie gestionnaire au détriment d"une approche politique.

Après un tel bilan, force est de constater que la logique d"ensemble du "dialogue social" aujourd"hui est un échec pour l"ensemble des salariés. Par notre présence à toutes ces commissions, mais aussi dans les différentes instances aux cotés des syndicats de

puce-96d77.gif gestion, nous contribuons à masquer les réels effets de ce système. Il est donc vain de se demander si telle ou telle mesure, prise isolément, est bonne ou mauvaise. Il faut au contraire analyser à quelle logique d"ensemble elle participe et la critiquer comme telle.

Or, l"on peut constater que ce fétichisme des commissions et autres réunions au sommet se retrouve aussi au niveau interprofessionnel. En regardant les faits avec un peu de recul, on peut s"apercevoir que la dégradation de la condition des salariés dans notre pays concorde étrangement avec de nombreuses années de partage du pouvoir quasi égal entre 2 forces syndicales devenues libérales : la CFDT et la CGT. Non pas que ces organisations soient responsables de la situation. Mais par leur mode d"action, elles ont contribué à ce que les salariés ne distinguent plus les faits du sens qui leur est imposé, brisant ainsi leur capacité d"être libre, de ne pas être enfermés dans l"image, dans le regard du maître. En effet, là où l"axe vertical de la lutte des classes révèle le rapport de domination et d"exploitation, ce type de syndicalisme y a peu a peu substitué une axiologie horizontale, celles des rapports sociaux et des corporatismes. Leur mode d"action consiste essentiellement à donner la primeur au compromis avec le pouvoir en place via toutes les commissions, instances, tables rondes et autres mascarades ; cela masque leur renoncement historique à ce qui fait la grandeur du syndicalisme : le syndicalisme de lutte.

Mais qu"est ce que le syndicalisme de lutte?

L"idée syndicaliste répond d"abord, selon moi, à une question fondamentale qui va resurgir avec autrement plus de virulence qu"elle a été éludée : qu"est ce que l"homme? Le syndicalisme de lutte conçoit l"homme comme enfant des lumières. Il le promeut, de manière indifférenciée, au nom de l"égalité, par l"éducation. Il assure, par le combat politique, son émancipation dans le champ économique et social. Le syndicalisme de lutte est en fait une immense œuvre d"émancipation politique et philosophique. Il complète à ce titre toute la démarche entreprise au cours du siècle des lumières, il en est l"incarnation, le foyer vivant. Le syndicalisme de lutte, c"est donc un idéal, une pensée politique qui se prolonge dans le mouvement et dans l"action. A travers lui, le salarié s"élève en Homme vers une réalité supérieure à sa propre singularité.

! Aujourd"hui, je suis intimement convaincu que seule une pensée globale révolutionnaire prenant appui sur des bases solides - la pensée des lumières - réveillera le syndicalisme pour le relever, et lui donner cette capacité d"incarner à nouveau la grandeur du salariat français, car seul "le génie de la France est tout entier dans le refus qu"on puisse encore discipliner les peuples au prix de leur saint abêtissement" (de Diéguez). Dans le contexte actuel, il est vital que la France redevienne cette nation porteuse de ce rêve éveillé : des citoyens égaux, libres et responsables au service d"un dessein supérieur : l"émancipation des Hommes, de tous les Hommes… Seul le syndicalisme de lutte, fidèle à sa tradition politique et philosophique, peut relever le défi. Le syndicalisme social-libéral par ses compromis et compromissions, est mort, lobotomisé puis perfusé intellectuellement par une pensée néo con"s. Que tous ceux là (les sociaux-libéraux) sachent qu"aucune loi, aucun pouvoir ne pourra arrêté ce mouvement de fond qui gronde jusque dans leurs rangs.

Stop aux commissions, tables rondes et autres mascarades !

Stop aux compromis pourris !

Stop au reculs sociaux !

Vive la Vie !

Vive le syndicalisme de lutte !"

Vive le vélo

vive poulidor

Déjà sorti...bonne chance quand même !

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Les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère...

J'adore la langue de bois... lotrela

même si je n'y comprends pas grand chose... :Smiley_33:

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Les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère...

J'adore la langue de bois... koiquesse

même si je n'y comprends pas grand chose... :Smiley_15:

A l'usage du salarié qui comprend pas tout :happy: :

En clair , il y a plein de mecs de SUD (et pas seulement )qui sont dans une ribanbelle de commisions ,donc au boulot mais pas complétement , mais qui sont payés quand même .Leurs vocations étant de nous représenter mais comme c'est un piège à cons (toi et moi par exemple re !), les gars croient bien faire mais sans s'en rendre compte nous emperlousent gentillement .....sans la poignée de sable !

Comme ça , tu comprends ? lotrela

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Cela s'appel l'épuisement de la contestation , ça sert comme son nom l'indique ) à épuiser les gens, mais avant cet épuisement, c'est un mécanisme qui réclame beaucoup de syndicalistes formés et impliqués que les syndicats n'ont évidement pas, donc, beaucoups cumulent les mandats. Et avec toutes les réunions auquelles ils doivent assister ils n'occupent plus le terrain et la " propagande verbale diminue de tout autant. La direction est tranquile pendant qu'elle occupe les syndicalistes dans les réunions sur une multitude de sujets.

Petit à petit, l'épuisement syndicale gagne du terrain, et quand je dis épuisement, je sais de quoi je parle ( et bien d'autres aussi l'ont vécu et arrêté leur engagement), petit à petit le vilain syndicaliste à force de " réunionner " devient le gentil " partenaire social " et tout devient " zen ", il y a de moins en moins de " syndicalisme de terrain favorisant les mobilisations. ( encore une petite décénie et se sera le partenariat de collaboration )

Tous les syndicats se font avoir, Sud rail n'échappera pas à cette tendance.

Ce syndicalisme est bien mort, et si vous en doutez encore, regardez de près ce qui se passe chez vous, interpelez les responsables syndicaux de vos établissements, demandez leur depuis combien de temps ils n'ont pas faits de tournée sur le terrain et quand ils en prévoient une.

La réponse sera quasi sûr" j'ai pas le temps en ce moment, il y a la réforme de ceci, de cela et ci et ci.

Bien sûr, il y a des exeptions, puis ceux qui sont si occupés à réunionner ne sont pas à blâmer, bien souvent ce sont des personnes voulant rester fidèles à leurs convictions et ne voulant pas laisser champs libre devant eux. mais cela à pour résultat l'effet inverse, ils se font enfermer dans cette logique ( bon certains y trouvent un bon confort ).

J'approuve la réflexion et la décision du camarade de SUD qui à les couilles de faire face à sa concience et d'arrêter.

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Franchement ya pas besoin de faire un long texte en faisant référence aux lumières pour faire ce constat.

Le patronat essaie d'occuper les syndicalistes avec des réunions. Oui tout à fait c'est une technique.

Ca n'empeche pas de faire des tournées syndicales sur le temps de délégation. On est pas obligé de répondre aux convocations des patrons. T'as qu'à dire que t'avais piscine !!!!

Les patrons ont une stratégie à long terme. Il ont le pouvoir et ils prennent le temps pour accentuer notre exploitation progressivement sans éléver de protestation de masse.

Une fois que tu sais ça, c'est à nous de répondre et de se bouger. De simplifier, d'expliquer, de globaliser, de rassembler les travailleurs pour qu'ils forment un collectif solidaire pour se défendre et se battre.

Pour le reste, on a pas le temps de pleurer si on s'attelle à cette tâche. Les bourgeois n'ont pas d'état d'âmes même quand les suicidés tombent à la pelle.

revoltages

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Franchement ya pas besoin de faire un long texte en faisant référence aux lumières pour faire ce constat.

Le patronat essaie d'occuper les syndicalistes avec des réunions. Oui tout à fait c'est une technique.

Ca n'empeche pas de faire des tournées syndicales sur le temps de délégation. On est pas obligé de répondre aux convocations des patrons. T'as qu'à dire que t'avais piscine !!!!

Les patrons ont une stratégie à long terme. Il ont le pouvoir et ils prennent le temps pour accentuer notre exploitation progressivement sans éléver de protestation de masse.

Une fois que tu sais ça, c'est à nous de répondre et de se bouger. De simplifier, d'expliquer, de globaliser, de rassembler les travailleurs pour qu'ils forment un collectif solidaire pour se défendre et se battre.

Pour le reste, on a pas le temps de pleurer si on s'attelle à cette tâche. Les bourgeois n'ont pas d'état d'âmes même quand les suicidés tombent à la pelle.

revoltages

Salut, tu as parfaitement raison, mais faut aussi bouger les cul de plombs des hautes sphères syndicales, sinon cela ne fonctionnera pas. Le constat de la sur occupation des syndicalistes est fait depuis très longtemps, mais de là qu'il soit pris en compte c'est autres chose.

Il y à deux ans j'écrivais sur ce forum ce fait d'être occcupé et de se laisser enfermer dans une multitude de dossiers, alors que tous les problèmes avaient tous la même origine. Pour ma part, je suis bien loin de tout ça, ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire le BABA du syndicalisme( le terrain ) et en plus j'ai du temps.

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Salut,

oui les fameuses tables rondes, on vous donne les dates si vous arrètez le mouvement ... pfffffffffff, et re-pffffffff, une berceuse, un suppo et tout le monde au boulot !!! Perso je l'ai en travers de la gorge depuis 2007 et je suis pas près de suivre le moindre mouvement décidé par X ou Y syndicat . J'ai encore le "c'est la base qui décide de la poursuite, pas les fédé" (octobre 2007) qui résonne dans mon p'tit crane, 100% de gréviste à Amiens, "ça sera dur très dur", et moi: alors ça y est on est dedans ? Ce qu'on nous promet depuis des années c'est maintenant ? Bin 10 jours en novembre (+3 en octobre) a se les cailler dans la fumée de traverse pour voir les anciens faire du rab et avoir plus que prévu, je dit BRAVO !!! Et nous? Ca fait 10ans qu'on est là dedans et on rentre pas dans les tableaux, faudra remettre ça et faire ce qu'on nous à fait, voir midi à sa porte et s'en foutre des jeunes ??? Désolé mais cette grande famille est bel et bien éclaté, chacun pour sa pomme comme partout . Quand je vois des gars qui ont eu des mandats dans 3 syndicats différent, je me dis que ça doit être un bon plan quand même ? Elle est ou la conviction ? (Ca me rappel un bon vieux Indochine, "je retourne ma veste, toujours du bon coté ....) Et ceux qui n'ont pas les c... d'afficher leur décompte, bin ouai AY, DD ... bref beaucoup de blabla, de guéguerres entre syndicat et pendant ce temps on nous observe, on calcule et on nous la met avec l'art et la manière .

J'admet qu'il y a des gars qui se bougent au niveau local, des gens qui ne suivent pas forcement leur fédé et ne lachent pas leurs collègues et qui sont là jusqu'au bout en disant: je vous expose la chose, à vous de voir . Malheureusement c'est gens là sont rop rare et face à la manipulation de haut vol, ils ne pèsent pas lourd .

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Salut,

oui les fameuses tables rondes, on vous donne les dates si vous arrètez le mouvement ... pfffffffffff, et re-pffffffff, une berceuse, un suppo et tout le monde au boulot !!! Perso je l'ai en travers de la gorge depuis 2007 et je suis pas près de suivre le moindre mouvement décidé par X ou Y syndicat . J'ai encore le "c'est la base qui décide de la poursuite, pas les fédé" (octobre 2007) qui résonne dans mon p'tit crane, 100% de gréviste à Amiens, "ça sera dur très dur", et moi: alors ça y est on est dedans ? Ce qu'on nous promet depuis des années c'est maintenant ? Bin 10 jours en novembre (+3 en octobre) a se les cailler dans la fumée de traverse pour voir les anciens faire du rab et avoir plus que prévu, je dit BRAVO !!! Et nous? Ca fait 10ans qu'on est là dedans et on rentre pas dans les tableaux, faudra remettre ça et faire ce qu'on nous à fait, voir midi à sa porte et s'en foutre des jeunes ??? Désolé mais cette grande famille est bel et bien éclaté, chacun pour sa pomme comme partout . Quand je vois des gars qui ont eu des mandats dans 3 syndicats différent, je me dis que ça doit être un bon plan quand même ? Elle est ou la conviction ? (Ca me rappel un bon vieux Indochine, "je retourne ma veste, toujours du bon coté ....) Et ceux qui n'ont pas les c... d'afficher leur décompte, bin ouai AY, DD ... bref beaucoup de blabla, de guéguerres entre syndicat et pendant ce temps on nous observe, on calcule et on nous la met avec l'art et la manière .

J'admet qu'il y a des gars qui se bougent au niveau local, des gens qui ne suivent pas forcement leur fédé et ne lachent pas leurs collègues et qui sont là jusqu'au bout en disant: je vous expose la chose, à vous de voir . Malheureusement c'est gens là sont rop rare et face à la manipulation de haut vol, ils ne pèsent pas lourd .

revoltages

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Bonjour,

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions quant au devenir syndical de SUD.

Loin de représenter les idéaux de lutte qui nous ont poussé à adhérer au modèle SUD, nous constatons amèrement qu'au fil des derniers mois, il apparaît en notre sein des dérives bureaucratiques douteuses et dangereuses.

Ci dessous le texte d'un camarade de SUD Rail de la région PACA, Sébastien JO., qui vient de démissionner de toutes ses responsabilités syndicales au sein de la Fédération.

(...)

Eh bien... pour un premier message.... c'est un message.

On envisagera peut être que parler simple, clair, en français ordinaire et compréhensible aidera le salarié à comprendre les enjeux et à se mobiliser ???

nonmais

Modifié par assouan
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Le camarade Sébastien JO n'est pas le seul à se poser des questions, à SUD Rail Moselle, les camarades s'entredéchirent et parlent de départ massif...

Ils vont créer Est Rail Moselle , c'est plus logique ...! Mieux vaut en rire

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Quand j'évoque des pratiques bureaucratiques au sein de SUD Rail (et plus encore au sein de SOLIDAIRES), je fais référence à des réalités qui sont avérées à la CGT, réalités qui en théorie devaient être étrangères à SOLIDAIRES.

J'ai adhéré il y a plus de 13 ans à SUD Rail, comme beaucoup de camarades, en pensant que le modèle SOLIDAIRES était en rupture avec les pratiques bureaucratiques des autres syndicats.

La réalité est autre : passée les premières années où nous prenions en compte nos principes de rotation des tâches et d'autogestion, nous sommes amenés à reproduire les dérives des autres. Des militant-es sincères qui sont reconduits de mandat en mandat. Et ça c'est contraire en théorie à notre éthique.

Au plan revendicatif, SOLIDAIRES et SUD Rail, trop content d'être enfin accepté comme représentatif, se perd aujourd'hui dans les Commissions et intersyndicales molles alors que l'urgence sociale mériterait autrement plus d'initiative.

C'est pourquoi les dents grincent au sein de SOLIDAIRES aujourd'hui car nous sommes nombreux à nous poser des questions... Nombre de syndicats locaux de SOLIDAIRES n'ont pas participé à la journée d'(in-)action du 7 octobre appelée par l'intersyndicale SUD - CGT - CFDT. C'est tout dire... La direction (car il faut parler de direction même si cela me fait mal au cœur) de SOLIDAIRES décide, prend des orientations sans en aviser la base, sans en discuter au sein des structures SOLIDAIRES de base.

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Quand j'évoque des pratiques bureaucratiques au sein de SUD Rail (et plus encore au sein de SOLIDAIRES), je fais référence à des réalités qui sont avérées à la CGT, réalités qui en théorie devaient être étrangères à SOLIDAIRES.

J'ai adhéré il y a plus de 13 ans à SUD Rail, comme beaucoup de camarades, en pensant que le modèle SOLIDAIRES était en rupture avec les pratiques bureaucratiques des autres syndicats.

La réalité est autre : passée les premières années où nous prenions en compte nos principes de rotation des tâches et d'autogestion, nous sommes amenés à reproduire les dérives des autres. Des militant-es sincères qui sont reconduits de mandat en mandat. Et ça c'est contraire en théorie à notre éthique.

Au plan revendicatif, SOLIDAIRES et SUD Rail, trop content d'être enfin accepté comme représentatif, se perd aujourd'hui dans les Commissions et intersyndicales molles alors que l'urgence sociale mériterait autrement plus d'initiative.

C'est pourquoi les dents grincent au sein de SOLIDAIRES aujourd'hui car nous sommes nombreux à nous poser des questions... Nombre de syndicats locaux de SOLIDAIRES n'ont pas participé à la journée d'(in-)action du 7 octobre appelée par l'intersyndicale SUD - CGT - CFDT. C'est tout dire... La direction (car il faut parler de direction même si cela me fait mal au cœur) de SOLIDAIRES décide, prend des orientations sans en aviser la base, sans en discuter au sein des structures SOLIDAIRES de base.

Bref , SUD est à l'ouest........; !

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En tout cas ils étaient pas beaucoup à la manif...

une vingtaine de drapeaux devant la direction

pour les caméras sûrement...

mais personne de sud à l'arrivée de la manif...

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En tout cas ils étaient pas beaucoup à la manif...

une vingtaine de drapeaux devant la direction

pour les caméras sûrement...

mais personne de sud à l'arrivée de la manif...

C'est une affaire d'orientation.....géographique ! Si c'est le vent du Nord ...pas bon , !

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Les syndicats sud-Rail ont décidé de ne pas appeler à cette manif qui n'a pas de sens.

Le principal est préparer un mouvement inter-services pour empêcher l'explosion de la SNCF, ce que fait tout les jours la la fédé sud-rail

En levant les préavis de ce week-end chez les ADC et ASCT, CGT-CGT et UNSA ne sont pas allé dans ce sens.

Si sud perd le nord, on ne sait pas non plus vers ou vont les autres fédérations syndicales ????

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Les routiers lèvent leur menace de blocus après un accord

Reuters

12-12-2009

La signature d'un accord vendredi entre les syndicats des chauffeurs routiers et une organisation patronale a levé la menace d'une grève et de blocus d'entrepôts en France à partir de dimanche.

Deux jours de négociations sous l'égide de médiateurs désignés par le gouvernement ont été nécessaires pour éviter un conflit qui aurait eu de lourdes conséquences pour l'économie et aurait perturbé les fêtes de fin d'année des Français.

Pour y parvenir, le gouvernement a mis dans la balance un allègement des charges des entreprises du secteur de 100 millions d'euros, grâce à une disposition législative votée dans la nuit de jeudi à vendredi par les députés.

Les syndicats ont obtenu du syndicat patronal TLF (Transport et logistique de France), seul signataire de l'accord, une revalorisation salariale moyenne de 3,56% (4% pour le bas de grille, 2,9% sur le haut de grille) et une augmentation de 3% des frais des salariés du secteur des transports, notamment.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui a assisté à la signature de l'accord au ministère devant les caméras, s'est réjoui de ce dénouement devant la presse.

"Le gouvernement a souhaité que ce conflit soit évité à tout prix", en raison des conséquences qu'il pouvait avoir sur l'économie et les fêtes de fin d'année, a-t-il dit.

Bien que signé par une seule organisation patronale, l'accord a vocation à s'étendre à l'ensemble de la profession au terme d'une procédure mise en oeuvre par les pouvoirs publics.

"Le gouvernement veillera à ce que son extension se fasse dans les plus brefs délais", a assuré Dominique Bussereau.

APPLICATION EN JANVIER 2010

Il suffirait que deux des quatre syndicats patronaux fassent opposition pour bloquer l'extension pendant près de six mois. Une hypothèse que les syndicats de salariés refusaient d'envisager vendredi soir.

TLF représente 40% de la profession et 60% des salariés de la branche, selon les syndicats.

Dans un communiqué, le syndicat patronal a annoncé que l'accord ferait l'objet d'un avenant conventionnel dès la semaine prochaine. "Il s'appliquera à l'ensemble des entreprises après la parution de l'arrêté d'extension, en janvier 2010."

L'intersyndicale des chauffeurs (CGT, CFDT, CFE-CGC, FO et CFTC), qui avait montré depuis le début des discussions une forte détermination, s'est également félicitée de cet accord, qui apparaît comme un compromis.

Sur les salaires, les syndicats réclamaient une revalorisation de 4% en moyenne. Ils ont finalement obtenu 3,56%.

"C'est un compromis qui nous semble acceptable dans la situation où se trouve la profession", a déclaré Richard Jaubert, secrétaire général de la CGT Transports.

Maxime Dumont, le chef de file de la CFDT, a estimé qu'il s'agissait d'un "accord du bons sens et du respect des salariés". "Grâce à l'implication d'une seule organisation patronale, nous avons pu sortir de l'impasse", a-t-il dit.

Le bras de fer entre l'intersyndicale et une partie du patronat s'était poursuivi jusqu'au bout de la nuit de jeudi à vendredi, trois organisations patronales ayant quitté la table des négociations.

Sur lepoint.fr, Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de l'une des trois organisations, de la FNTR, a dénoncé "un accord unilatéral". "Nous dénonçons cet accord signé avec une organisation qui ne représente que des grands groupes", a-t-il dit.

Interrompus à 06h00 (05h00 GMT) ce vendredi, les pourparlers ont repris vers 11h00 (10h00 GMT) avec la seule organisation TLF. Elles ont longuement buté sur une revalorisation des plus hauts salaires, ceux des chauffeurs qui effectuent de longs trajets, qui ont obtenu une revalorisation de 2,9%.

Mais en restant à la table des négociations, "TLF a réussi l'exercice difficile de défendre les intérêts des entreprises tout en maintenant un dialogue social valorisant pour le secteur", a dit son président, Philippe Grillot.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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