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Le Web des Cheminots

Japon : une catastrophe planétaire.


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La chronologie des évènements

Japon: Les événements expliqués en images

http://www.20minutes...xpliques-images

11 mars 2011 - 15h36...

Modifié par Dom Le Trappeur
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Pour moi la question n'est pas de savoir s'il y aura un accident majeur dans une de nos belles(!) centrales nucléaires mais quand.

Et je trouve que  l'Homme est bien présomptueux de vouloir dicter sa loi sur la nature

Salut ! En exclu pour chem'net, une photo du rat en question :

Images publiées

La crise nucléaire s'aggrave au Japon

La crise nucléaire s'est aggravée mardi au Japon avec deux nouvelles explosions et un incendie à la centrale atomique de Fukushima qui ont provoqué une hausse du niveau de radioactivité jusqu'à Tokyo, où un sentiment de panique commence à s'emparer de la population.

http://fr.news.yahoo.com/4/20110315/tts-japon-ca02f96.html

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Dossier spécial et permanent sur Libération: http://www.liberatio...sme-2011,100014

Sur le monde, le dossier du jour

Les événements du mardi 15 mars

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/03/15/les-evenements-du-mardi-15-mars_1493632_3216.html

Japon : désolation à Fukushima, inquiétude à Tokyo

http://www.lemonde.f...92576_3216.html

Modifié par Dom Le Trappeur
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excellente analyse sur la façon de minimiser la catastrophe dans les médias .

http://blog.mondediplo.net/2011-03-15-Tout-est-sous-controle

Alors que les secours continuent de risquer leur vie autour de la centrale de Fukushima, alors que les ouvriers et ingénieurs sur place ont déjà reçu des doses de radiations qui mettent leur avenir en danger et viennent d’abandonner le terrain, alors que les deux derniers réacteurs de la centrale, pourtant à l’arrêt, semblent prêts à rejoindre ceux dont le cœur a commencé à fondre, il est déjà temps de se poser quelques questions sur le fonctionnement de l’information et de la communication mondiale depuis cinq jours.

La « communication de crise » est un art difficile : comment éviter de paniquer les populations, tout en respectant l’exigence de vérité ? Comment anticiper suffisamment pour comprendre le fil des événements, tout en se référant aux faits établis ? Enfin, comment mesurer l’impact de l’information sur les récepteurs situés en dehors de la zone de crise ? Les secteurs industriels à l’origine de la crise craignent évidemment un impact durable de ce type d’accident.

A écouter les médias ces derniers jours, une première question vient à l’esprit : pourquoi la dénégation est-elle le modèle standard de l’information de crise ?

Dès ce vendredi 11 mars, par exemple, alors même que tournaient en boucle sur les écrans les terribles images du tsunami, cette langue furieuse de mer noire se dressant au dessus des villes, des habitations, balayant tout sur son passage, emportant véhicules et maisons, malaxant toutes les constructions comme des fétus de paille, les « commentaires » avaient besoin de « chiffrer » l’événement. Les images montraient l’engloutissement des efforts des humains par les forces de la nature... mais la voix n’évoquait que quelques dizaines de morts. Impossible à croire : il y a sous nos yeux bien des centaines de voitures, trains, bateaux devenus jouets des éléments. Cette disjonction entre ce que nous dit d’évidence le simple constat, le fruit de l’expérience du spectateur, et le côté lénifiant du discours doit nous inciter à réfléchir. Donnons-nous le soin de nous informer à des personnes qui auraient à ce point quitté le monde des réalités observables pour se réfugier dans la langue de bois ? Rappelons-nous que cette sous-estimation est un phénomène à répétition, que l’on a déjà connu pour le nombre de victimes du tsunami de l’Océan Indien (plus de 250 000 morts) ou le tremblement de terre d’Haïti (plus de 300 000 morts). Sans parler évidemment des « inquiétudes » pour les Français présents sur les lieux, chiffrage dérisoire (en nombre cumulé, c’est pour chaque famille touchée que cela importe, pas comme information « nationale ») en regard des humains, en l’occurrence japonais, victimes de la catastrophe. Pourtant, une fois annoncé, le premier « chiffre » va devenir une ancre à l’aune de laquelle vont se mesurer les évolutions. Ainsi, cinq jours après, le « bilan officiel » est-il toujours de 3 373 morts (site du Monde.fr, mardi 15 mars, 14 h 05). On appréciera la précision, qui, comme on le sait depuis Jules Verne, est une manière littéraire de donner un semblant de réalité à une fiction.

JPEG - 33.8 ko

Eric Besson sur TF1

« Lorsqu’ils se sont aperçus que sur le réacteur numéro 1 la pression était trop grande, ils ont fait volontairement exploser le bâtiment pour libérer de la vapeur faiblement radioactive ; donc, ils ont fait ce qu’ils devaient faire sur le bâtiment numéro 1. » TF1, dimanche 13 mars

La suite est à l’avenant. Tout était en germe dans cette terrible dénégation. C’est donc depuis cinq jours, alors que l’on recherche les survivants parmi les décombres et que l’on multiplie les découvertes morbides, alors que l’on parle de villes entières emportées, que le discours sur la « crise nucléaire » qui vient ponctuer l’épisode se rédige sur le mode mineur. Il s’agit d’euphémiser en permanence, de mettre en balance chaque information, chaque évidence portée par les images. Nous sommes plongés dans un discours à double détente : susciter l’attente (c’est bon pour l’audimat) et parler des résultats de l’heure précédente (quand la situation était « sous contrôle »). Et se réfugier derrière le discours des officiels, partant du principe qu’il est de la responsabilité des pouvoirs publics de gérer le discours de crise, afin de rassurer les populations, d’éviter les paniques, et de maintenir la Bourse (dont nul n’omet dans la circonstance de relever les hoquets).

Pourtant, toutes celles et tous ceux qui voulaient avoir une idée de la situation pouvaient dès vendredi soir (heure française) regarder les sites d’information des Etats-Unis et lire les analyses de spécialistes, à l’image de l’interview prémonitoire de Kevin Kamps publiée par The Institute for Public Accuracy et reprise rapidement par Joshua Holland, rédacteur du réseau d’information Alternet. Il y était dès ce moment-là clairement expliqué qu’avec les ruptures du courant électrique, la circulation des liquides de refroidissement de la centrale ne fonctionnait plus, et que les groupes électrogènes de secours étaient eux aussi en panne en raison du tsunami. Pas besoin d’être devin, avec cette information entre les mains, pour savoir que la menace était réelle. D’ailleurs, dès ce moment-là, la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, a fait envoyer des fluides de refroidissement.

Sur place va débuter un combat dramatique pour éviter la fusion. Songeons un instant au personnel des centrales : ils (elles) savent que leurs chances de s’en sortir sont devenues faibles, mais ils (elles) vont rester assumer leur mission : il faut confiner l’événement, limiter les dégâts, sauver ce qui reste au Japon, leurs familles, leurs proches, leur pays... et plus encore. Le SMS rendu public d’un travailleur demandant à sa famille de partir et leur disant adieu est le meilleur résumé de la situation.

Et comparons avec le « discours officiel » repris par les médias. Là encore, nous assistons dans les cinq jours à un hiatus énorme entre ce qui est dit et ce qui est fait. Dans la pratique, on instaure une zone d’évacuation, dont le diamètre va d’ailleurs grandir au fil du temps. On distribue de l’iode, on prépare les systèmes de mesure de la radioactivité... Dans le discours, nous aurons deux antiennes qui reviennent en permanence : « les doses reçues ne sont pas dangereuses pour les populations » et « on ne peut pas comparer avec Tchernobyl ». Sous une forme ou sous une autre, « experts », décideurs politiques et économiques et journalistes spécialisés vont s’efforcer de relayer ce message. Pour des raisons de court terme (au Japon notamment), mais surtout d’intérêts biens compris (éviter que l’accident n’ait des conséquences sur la filière en France et dans le monde). L’information qui va être délivrée ne sera jamais une image du réel impitoyable qui se met en place, mais une volonté permanente de « rassurer », au prix de tous les petits arrangements avec la réalité.

Mais peut-on rassurer avec des mensonges ? Les découvertes de Freud et de la psychanalyse sur l’impact du « secret » ne vaudraient-elle pas sur la scène des catastrophes ? Pire encore, comment convaincre un peuple qui connaît les conséquences des irradiations sur le long terme (les ibakushas, survivants d’Hiroshima, malades durant des années) avec des discours lénifiants ? Et pourtant, les discours des dirigeants japonais, repris par nos médias hexagonaux, ont oscillé en permanence entre le paternalisme et l’aveu que la situation n’est plus sous contrôle, entre la litote et l’appel aux institutions internationales.

Quant à la comparaison avec Tchernobyl, essayons de mesurer ce qu’elle représente. L’explosion de la centrale ukrainienne, l’éjection dans la stratosphère du nuage radioactif, et les retombées sur un continent entier serait-elle la seule forme de la catastrophe nucléaire ? Dès lors, tant que l’explosion n’aurait pas eu lieu, il n’y aurait pas de catastrophe nucléaire, comme l’affirmait sans rire samedi Eric Besson, ministre français de l’industrie. Ou cette déclaration hallucinante d’Anne Lauvergeon, présidente d’Areva et à ce titre en responsabilité sur la filière nucléaire : « Je crois qu’on va éviter la catastrophe nucléaire. »

Pendant ce temps, l’accident grimpe régulièrement sur l’échelle de l’International Nuclear and Radiological Event Scale (INES), d’une position 4, signe d’une situation « maîtrisée » et d’un relâchement de matière radioactive important mais limité à l’échelle locale, à la position 6, accident grave... tout près du maximum 7, accordé à Tchernobyl. Pendant ce temps, nous voyons, sur des vidéos diffusées en direct, des explosions dans la centrale. L’un après l’autre, les bâtiments sont soufflés en nuages, qui à chaque fois ne sont pas le grand champignon qui seul serait signe de catastrophe. On nous parle de l’enceinte de confinement comme du dernier rempart, et nous devons être convaincus qu’elle tient encore et tiendra toujours. Là encore, le fossé entre le discours et les faits laisse pantois.

Mais réfléchissons à cette focalisation sur « l’explosion ». Il s’agit d’un double mouvement médiatique : l’attente garde le spectateur en haleine, et les médias, tout comme leurs spectateurs, croient toujours que le monde est un film hollywoodien, avec happy end obligatoire. Mais il s’agit aussi de masquer la réalité de la situation de catastrophe telle qu’elle est déjà en place. Car même si l’expulsion de matière radioactive sur une large distance est évitée — ce qui semble de moins en moins probable au moment où j’écris ces lignes, car les ingénieurs viennent de quitter leur poste compte tenu de l’intensité de la radioactivité —, les matières radioactives sont déjà propulsées sur une large zone. Tokyo, avec ses 35 millions d’habitants, connaît une augmentation rapide de la radioactivité. Alors même que le gouvernement japonais se veut rassurant envers les populations, lundi 14, le porte-avion américain Ronald Reagan, pourtant situé à 150 km, se déplace pour éviter un nuage radioactif. Car le maintien, quand il était encore possible, de la température du cœur passait par des relâchements volontaires ou explosifs de vapeurs chargées de radionucléides, ce qui est signe de catastrophe, avec à l’évidence des conséquences, sur la santé humaine, l’agriculture, l’alimentation...

Cela n’empêchait pas les « experts » de l’Organisation mondiale de la santé, cette même institution qui voyait dans la grippe H1N1 une menace pour la planète, de déclarer : « D’après ce que l’on sait pour l’instant sur les niveaux de radioactivité, le risque de santé publique est minime pour le Japon. » On est alors le lundi 14 mars, et c’est repris dans une dépêche AFP de 18 h. Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS, ajoute sans rire : « Cela veut dire que si quelqu’un est touché, les risques ne sont pas très grands. »

Devant la naïveté tant des experts patentés que des médias, nous sommes en droit de soulever quelques questions essentielles pour la société qui émergera de cette catastrophe en cours.

La première concerne la notion de conflit d’intérêt. Habituellement, cette notion désigne des individus devenus experts sur des sujets pour lesquels ils (elles) sont par ailleurs économiquement concernés. Mais dans la situation actuelle, la mansuétude médiatique et politique envers l’industrie nucléaire, la minimisation de la catastrophe, la langue de bois des cinq premiers jours (car gageons que cela va changer radicalement maintenant que la situation est clairement hors contrôle) sont les signes d’une connivence bien plus large, qui touche des secteurs industriels et politiques entiers. Dans cette connivence qui écrase les citoyens de la morgue du savoir élitiste, tout en refusant la confrontation avec d’autres spécialistes qui ne partagent pas le projet des industries concernées, c’est en miroir le signe de la faillite du système techno-industriel à satisfaire les besoins essentiels des populations et à leur assurer paix et sécurité.

La seconde a trait au statut de « protecteur de la nation » (pour ne pas dire « petit père des peuples ») que se donnent nos édiles politiques. La stratégie du secret, qui consiste à considérer que les populations ne peuvent pas comprendre et gérer les situations de crise, et que seules les hautes sphères vont disposer des informations et mener une politique de « communication » rassurante, voire lénifiante, va-t-elle toucher à sa fin ? Et comment les acteurs des médias vont-ils se comporter dans les jours qui viennent, et surtout lors de la prochaine crise majeure ? Les frémissements qui font que les médias peuvent oser reconstruire le fil des discours, dénégations et autres manipulations des décideurs, à l’image de cet article du Monde — « Japon : comment le discours du gouvernement français a évolué » — vont-ils continuer ?

(On appréciera que des médias commencent à se départir du discours programmé pour devenir des acteurs de la confrontation entre l’idéologie et la réalité, à l’image de ce clip audio, diffusé ce matin sur France Inter)

France Inter, 15 mars

Extrait de l’émission « Souriez, vous êtes informés ».

IMG/mp3/france-inter-20110315.mp3

Terminons en admirant la façon dont on suppute dorénavant sur l’imminence de la pluie, sur le sens du vent, sur la force des vagues pour déterminer les risques encourus par les populations du Japon (et des pays de la zone Pacifique). Comme des augures de l’Antiquité, la société techno-médiatique en est réduite à espérer des signes du ciel pour conjurer le sort... Si l’humanité dispose de plus de connaissances, il est clair qu’elle n’a pas beaucoup plus de sagesse.

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Bonjour Raez.

Je crois qu'il est dangereux de minimiser les événements, comme toi, mais que cela peut être aussi salutaire. Dans une logique de crise (sanitaire, nucléaire, chimique, etc...) cette dialectique entre "être à 100% transparent" et "minimiser" est toujours présente. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Je crois ici qu'au vu de la densité humaine, la seconde possibilité a été choisie. Au vu des événements, ils se sont sans doute trompés après coup, mais c'était en quelque sorte un pari sur l'avenir: si cela n'avait pas tant dégénéré au niveau nucléaire, leur stratégie eût été la bonne.

Car des millions de personnes qui veulent immédiatement quitter un territoire, c'est impossible, dangereux et vecteur d'une crise potentiellement plus grave que si la situation s'était calmée. Je ne sais pas si je suis clair :)

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Encore une fois nous sommes face au problème bien connu du "vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe, c'est trop compliqué pour vous, on ne peut donc pas vous dire la vérité..."...

ON nous dit que cet accident n'est pas aussi grave que Tchernobyl, que ses conséquences seront bien moindres...

Et pourtant...

Tchernobyl, 1 seul réacteur, qui entre en fusion et explose, dégageant sur des centaines de km² des matériaux hautement radioactifs et contaminant les environs pour des siècles. Un nuage de radioactivité qui a fait 3 fois le tour de la planète (sauf au dessus de la France, bien sûr)... Avantage (si on peut dire), une fois le réacteur explosé, les éléments éparpillés, la réaction cesse faute de masse critique, et la radio activité baisse aussi et surtout elle reste localisée au sol, elle ne présente plus de menace à grande distance...

Au Japon, 3 réacteurs, tous en fusion (totale ou partielle, le fait que de l'hydrogène se soit créé dans l'enceinte est un signe de fusion au moins partielle), au moins 1 dont l'enceinte de confinement est rompue... La grosse différence, c'est que ces 3 réacteurs (au moins) sont toujours "intacts" au niveau de leur masse de combustible, et qu'ils continuent donc de créer des rayonnements qui s'échappent joyeusement dans l'atmosphère (puisque la réaction nucléaire continue au sein du magma de combustible), et ne se gênent pas pour utiliser la chaleur dégagée pour monter très haut dans le ciel (phénomène bien connu des pilotes de planeur...), et aller se promener où elle veut. Cette situation continuera tant que les réacteurs n'auront pas été refroidis, ou qu'ils n'auront pas explosé eux aussi... Mais bon, la radioactivité ne se voit pas, donc pas la peine d'en parler, on aura tout le temps d'aborder le sujet plus tard, en présentant des excuses, comme toujours...

Cet accident est le pire jamais connu... On finira par l'admettre, un jour. De toute façon, indemniser les victimes est du ressors des assurances, il suffira d'augmenter les primes des pauvres types comme vous et moi, on ne va pas risquer de mettre en péril les extraordinaires bénéfices des actionnaires des groupes nucléaires...

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Bonjour, tu as tout à fait raison quant aux faits. C'est indéniable.

Je souhaitais simplement soulever le point que dans l'esprit des décideurs, une alternative apparaît toujours. Imagine le cas classique, traité dans la série que j'adore, the west **** (je ne sais pas si je peux citer ce nom).

Un cas de vache folle potentiel aux USA; on doit faire des tests ensuite pour savoir si oui ou non c'est bel et bien le cas. Donc:

- soit on alerte tout de suite, panique générale, perte de confiance, récession évidente, tout un pan de l'économie s'effondre;

- soit on attend d'être sûr car on ne veut pas alerter pour rien, mais on prend le risque que des gens continuent de s'alimenter en boeuf.

Que faire? Personne n'a de réponse évidente, c'est juste ça que je voulais dire. C'est de la gestion de risques, parfois on gagne, parfois on perd. Ce n'est pas une question de préjuger de la stupidité des citoyens, mais juste de tenir compte des implications catastrophiques d'une annonce.

Voilà, je ne prends pas position je précise, pour moi ils auraient dû prévenir plus tôt de s'écarter de la centrale.

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Oui, sauf que dans un cas comme l'épidémie de vache folle, ou grippe, ou autre maladie, on sait contrôler, on peut canaliser tout ça...

Dans le cas du nucléaire on ne peut pas, il n'y a que les français qui arrivent à arrêter la radioactivité dans le ciel (y'a des douaniers la haut avec un panneau stop ?)... Et le gros risque dans cette affaire c'est cette radioactivité qui se promène dans le ciel et qui peut retomber n'importe où, même chez nous... Le problème est désormais mondial, pas seulement japonais. Et c'est avant tout un problème de santé, l'économie passe au second plan dans ce genre de situation, de toute façon elle s'en sort toujours, elle...

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Oui mais l'alternative reste valable dans l'esprit des dirigeants: pourquoi affoler si on parvient à maîtriser le risque? S'ils n'avaient pas anticipé que le système de refroidissement tombe en panne, ils ont dû croire que ça allait tenir.

Et puis, il paraît que l'entreprise qui exploite Fukushima avait déjà falsifié des documents pour déclasser des accidents en les qualifiants d'incidents mineurs. Je peux donc imaginer qu'elle ait menti au gouvernement pour les rassurer.

Enfin bon, je suis d'accord avec toi, encore une fois, mais l'alternative se présente. La vache folle, on ne maîtrise pas du tout le risque sanitaire, si cela tombe, c'est tout (ou presque) qui s'effondre aux USA: restent les pêcheurs qui en profitent, mais c'est bien tout!

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Le fil de la journéeheure par heure

L'Humanité:

Le fil de la journée : la menace nucléaire au Japon

http://humanite.fr/12_03_2011-le-fil-de-la-journée-la-menace-nucléaire-au-japon-467393

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Chose étrange, relevée par un intervenant sur iTélé : pour le tsunami qui a touché pas mal de pays en Asie du sud est, on avait fait un énorme appel aux dons, qui ont au final été plus élevés que ce qu'il fallait (tant mieux pour eux). Là, les médias s'inquiètent plus de savoir si les 10 000km vont être suffisants pour qu'on soit épargnés... C'en est pitoyable.

Bon courage à toute la population concernée par ce drame, qui n'est peut être pas encore terminé.

Gom

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Japon: les images avant et après la catastrophe

La comparaison des vues aériennes, sur quelques zones parmi les plus touchées, montre l'ampleur du drame.

http://www.liberation.fr/seisme-japon-mars-2011-avant-apres.html

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Chose étrange, relevée par un intervenant sur iTélé : pour le tsunami qui a touché pas mal de pays en Asie du sud est, on avait fait un énorme appel aux dons, qui ont au final été plus élevés que ce qu'il fallait (tant mieux pour eux). Là, les médias s'inquiètent plus de savoir si les 10 000km vont être suffisants pour qu'on soit épargnés... C'en est pitoyable.

Bon courage à toute la population concernée par ce drame, qui n'est peut être pas encore terminé.

Gom

Le problème des fonds de soutien se pose moins au Japon que lors du tsunami de 2004 qui a touché pas mal de pays pauvres.... La catastrophe humaine est certaine.... plus de 4300 morts "confirmés" à l'heure ou j'écris ce post et plus de 10.000 disparus, c'est énorme! Toutefois, on ne mesure pas encore toutes les conséquences de Tchernobyl il y a 25 ans, et là, on s'achemine vers quelque chose d'équivalent avec des retombées possible sur toute la partie orientale de l'Asie voire bien plus loin.... il y a quand même de quoi s'inquiéter aussi....

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Le problème des fonds de soutien se pose moins au Japon que lors du tsunami de 2004 qui a touché pas mal de pays pauvres.... La catastrophe humaine est certaine.... plus de 4300 morts "confirmés" à l'heure ou j'écris ce post et plus de 10.000 disparus, c'est énorme! Toutefois, on ne mesure pas encore toutes les conséquences de Tchernobyl il y a 25 ans, et là, on s'achemine vers quelque chose d'équivalent avec des retombées possible sur toute la partie orientale de l'Asie voire bien plus loin.... il y a quand même de quoi s'inquiéter aussi....

C'est vrai il s'agit d'un pays "riche". 2e économie mondiale. C'est vrai, le pire est peut être encore à venir. Il n'empêche que même si ce n'est pas un pays pauvre, je trouve ça très choquant qu'on se dise "bah, ils sont riches, ils se débrouilleront tous seuls" et qu'on s'apitoie sur notre pauvre petit sort alors que nous sommes quasiment aux antipodes. Le risque est très présent, mais il faut quand même relativiser je pense. Tous les Japonais ne sont pas riches (tout comme nous, Français, ne sommes pas tous riches) et ont besoin d'aide maintenant. Pas dans quelques semaines, une fois que la crise nucléaire sera passée. En espérant qu'elle se passe le moins catastrophiquement possible...

Gom

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Invité steakfrites

Les amerloc's feraient bien de s'investir un peu plus après avoir exterminé 250 000 personnes à Hiroshima et et 150 000 à Nagasaki en seulement 3 jours...

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Les amerloc's feraient bien de s'investir un peu plus après avoir exterminé 250 000 personnes à Hiroshima et et 150 000 à Nagasaki en seulement 3 jours...

quand on voit ce qui s'est passé à la Nouvelle Orléans avec Katrina, les américains sont incapables d'aider leur propre population, alors...

Sinon pour le Japon le Secours Populaire récolte des fonds.

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Les amerloc's feraient bien de s'investir un peu plus après avoir exterminé 250 000 personnes à Hiroshima et et 150 000 à Nagasaki en seulement 3 jours...

Sinon, plutôt que de dire "les autres feraient bien de faire quelque chose", on peut aussi agir, NOUS.

http://www.20minutes.fr/article/687708/societe-comment-aider-japon-

MONDE - Les mouvements de solidarité se mettent en place...

3.373 morts, 1.897 blessés et 6.746 disparus: alors que le bilan ne cesse de s’alourdir au Japon, la communauté internationale s’active pour aider le pays du soleil levant. Des associations et grands groupes (Google, Facebook, Apple) sollicitent également le public:

Le secours populaire récolte les dons via son site internet ou par courrier à l’adresse Secours populaire français, Urgence tsunami, 9/11, rue Froissart BP 3303, 75123 Paris Cedex 03.

La fondation de France collecte des fonds destinés aux associations Japonaises qui viendront en aide aux plus sinistrés, sur son site Internet ou à l’adresse suivante : Fondation de France - Solidarité Japon, BP22, 75008.

La Croix-Rouge lance une campagne d’appel aux dons par l’intermédiaire du réseau social Facebook. L’association a également réactivé le service SMS qui avait permis de récolter 14.3 millions d’euros pour Haïti: Envoyer REDCROSS au 90 999. Pour chaque message envoyé, sept euros seront reversés aux équipes humanitaires. La Croix-Rouge offre enfin la possibilité d’envoyer un don par voie postale à l’adresse Croix-Rouge française «Catastrophe Japon 2011», 75678 Paris Cedex 14.

L’éditeur de jeux Zynga, qui regroupe 275 millions de joueurs sur Facebook, permet de récolter des dons via l’achat d’objets virtuels sur des jeux comme Farmville ou Cityville. Ils seront distribués à une organisation pour les droits de l’enfant : Save the Children.

Pour chaque application du jeu Street Fighter 4, le développeur japonais Capcom s’engage à reverser la totalité des bénéfices à un organisme caritatif.

Le site de musique www.musicforrelief.org permet de télécharger légalement des titres de musique. Les fonds seront reversés aux victimes de la catastrophe.

Apple recueille des dons par l’intermédiaire de son iTunes Store. Il est possible de donner entre 5 et 200$. Les donations seront reversées à la Croix-Rouge.

Pour chaque don de deux euros, le site de commerce électronique Groupon ajoutera la même somme et reversera le tout à la Croix-Rouge, soit quatre euros.

Google a mis en place un bouton qui permet de faire un don à la Croix-Rouge japonaise sur le site Google Crisis Response.

L’association Rennes-Sendaï fait appel aux dons à l’adresse suivante : Comité de jumelage, 7 Quai Chateaubriand – 35000 Rennes. Tel : 02.99.78.22.66.

Gom

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Salut, c'est bien triste tout cela! Avant tout, je voudrai dire mon soutien au peuple Japonais.

Pour revenir au nucléaire.

Tcherno, quand ça a explosé, les particules radioactives ont été dispersé en une seul fois dans l'atmosphère, certes le nuage à beaucoup voyagé autour de la planette.

Là, les réacteurs qui fuient leur merde, allimentent en continu l'atmosphère, et cette dernière se comporte un peu comme un incubateur et va se remplir de particules au fil du temps ( si fuite réelle il y a ).

En plus de l'atmosphère, les sous sols des réacteurs se contaminent aussi, un réacteur en fusion s'enfonce dans le sol, d'ailleurs à tcherno, la première opération qui fût entreprise,était de creuser des tunnels d'accès sous le réacteur afin de couler une dale en béton. Ceci n'a pas empêché l'explosion, mais avait peut être éviter une trop grande contamination des napes d'eau.

Pour l'instant, ils essaient de refroidir les réacteurs, et éviter une fusion totale de ces derniers, mais, si ils échouent, il faudra songer à les faire exploser et évité ainsi l'allimentation en continu de l'atmosphère.

C'est très cru ce que je dis, mais si l'atmosphère se remplie de parrticule radioactive, vous savez tous ce que cela veut dire.

Pas cool tout ça!

Modifié par Rail cassé
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lapleunicheuseVoici une image que je qualifierais "classique post-nucléaire" et que la fin du monde est pour demain ... :Smiley_51: :Smiley_51: :Smiley_51:

Modifié par Bearcat
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Pour l'instant, ils essaient de refroidir les réacteurs, et éviter une fusion totale de ces derniers, mais, si ils échouent, il faudra songer à les faire exploser et évité ainsi l'allimentation en continu de l'atmosphère.

Pas cool tout ça!

songer à les faire exploser? Mais on ne maitrise plus rien, ces reacteurs feront ce qu'ils voudront! Exploser au contact de la nappe phreatique (production d'hydrogene), ou meme çà:http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_chinois

En tous cas, des nouvelles que j'ai d'une amie vivant dans le sud du Japon (à Hiroshima, quelle blague!), le sang froid apparent des japonais est, en plus de leur stoïcisme traditionnel, surtout du fait de manque d'informations officielles, ou meme d'informations volontairement erronées pour rassurer des autorités, surtout préoccupés par les centaines de milliers de gens perdus un peu partout, et on ne peut les en blamer. En tous cas jusqu'il y a deux jours, à present ils semblent prendre conscience de la gravité des faits.

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