Sur les aspects médicaux, à part qui sait vous révéler une pathologie que vous ignorez, il ne devrait pas y avoir de surprise. S’il y a déjà un problème médical sous-jacent, idéalement vous savez à peu-près de quoi il en retourne. Si par hypothèse, il n’y a rien de cela (ce qu’on va donc dire probable), ça roule. Sur les aspects psycho, venez comme vous êtes ! Il arrive que les cheminots ironisent entre eux sur tel ou tel collègue en se demandant comment il a bien pu réussir la psycho ! Ce n’est donc certainement pas une science exacte. Seront recherchés les indices (sans que ce soit toujours une certitude) de troubles spécifiques susceptibles d’être rédhibitoires dans l’exercice des fonctions : · anxiété (excessive ou incontrôlée), · état dépressif, · troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie, hyperphagie boulimique) ; · schizophrénie et autres névroses, · addictions et comportements à risque. Que des joyeusetés ! Vous ne cochez probablement pas l’une de ces cases. Outre les aspects psychologiques médicaux qui précèdent au sens santé mentale, les tests – psychotechniques ceux-là - reposent essentiellement sur l’évaluation de la résistance au stress (il en faut un peu car ça protège mais pas trop non plus car sinon c’est dangereux) – trop de stress tétanise et empêche de réagir, l'absence de stress fait faire n'importe quoi - l’esprit logique, le sens de la réflexion et de la décision devant l’inattendu... Bref, des trucs pour lesquels il est vain de s’entrainer sauf à fausser les impressions données et faire douter les recruteurs. Ce sont somme toute des qualités et des pré-requis d'ingénieur, ce que vous êtes. Le cadre légal général est ici (pour les fonctions de sécurité AUTRES que celles de conducteur de train, ce que vous recherchez sans avoir trop trouvé sur le forum) : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000030613221 https://www.securite-ferroviaire.fr/sites/default/files/reglementations/pdf/2023-03/decret-2017-527-12-avril-2017-aptitudes-physiques-et-psychologiques-tes.pdf Vous lirez qu’au-delà de généralités, l’exploitant ferroviaire (la Sncf ici donc) a une large latitude pour apprécier au cas par cas en fonction de son cahier des charges, de ses plans de prévention, de sa politique de santé au travail, tout ça... Il s’agit du recrutement pour un poste d’ingénieur. Vous savez bien ce qu’est un ingénieur. Il y en a qui étudient et cherchent des solutions dans un bureau, d’autres qui sont sur le terrain à veiller à ce que tout se passe bien, à résoudre des problèmes... Il n’y a pas de raison qu’à la Sncf ce soit différent. Le périmètre des fonctions et des responsabilités est vaste. Dans une carrière à la Sncf, un ingénieur ne fera jamais durablement la même chose. S’agissant de cadres (potentiellement « supérieurs » par la suite), certains finissent par se retrouver à la tête d’un établissement, d’un domaine, d’une activité qui n’a pas forcément beaucoup de liens directs avec leur formation technique initiale. Pour ce qui est de l'ordre de succession des opérations dans la procédure de recrutement et des interlocuteurs, vu de l’extérieur aujourd’hui je ne saurais dire.