Aller au contenu
Le Web des Cheminots

comme un con sous la pluie


Invité TRAM21

Messages recommandés

Invité TRAM21

novembre 1976, plus que quelques semaines d'armée à finir à Brest...

un vendredi soir, enfin une perm de 48h00, direction Paris, et la maison !

problème : le 3626 est plein ras la gueule ! la SNCF, une fois de plus, n'a pas anticipé le retour de l'Escadre de l'Atlantique, avec son porte avions, ses escorteurs, avisos, et BSL... ça fait beaucoup, beaucoup de monde...

et comme la compo n'a pas été renforcée, pas question d'avoir une couchette ! galère !

sans compter que dans certaines voitures, des libérables fêtent leurs quilles avec des "zérooooooo" tonitruants, et des packs de bière au large... ambiance !

avec un pote, on parcours le train en cherchant un coin où se poser, et essayer de pioncer : Paris Montparnasse est à plus de 600 bornes, on n'y est pas encore...

enfin, on arrive dans une voiture calme : une OCEM couchette de 1ère, et ses couloirs moquettés !

on s'installe par terre, sans faire de foin, à défaut de mieux...

hélas !

un contrôleur se pointe, du genre hargneux, et nous vire de là avec pertes et fracas ! vu le barouf qu'il a fait, serais pas étonné que des dormeurs ont dû être réveillés par ses vociférations imbéciles...

on a eu beau lui expliquer que le train était archi bondé, et qu'on voulait juste pioncer un peu, macache ! buté comme une mule...

attends un peu mon bonhomme... toi, je t'ai bien photographié, je vais pas te louper !

je savais qu'avec mon embauche à Trappes, en janvier suivant, j'avais des chances de retomber sur cet abruti...

et ça n'a pas loupé !

j'ai attendu l'hiver 1978 pour ça, mais ma vengeance fut bien mouillée et bien froide :

à Trappes, il y avait une navette assurée en Picasso entre la gare et le dépôt, situé en plein cœur du triage, assez loin. et comme pour cette navette, il fallait bien un agent de train...

je rentrais d'une longue tournée comme AICR sur la GC avec une 25500 HLP, et j'étais au manche.

je reconnais mon con-trôleur au pied du carré en bout de quai en gare de Trappes (qui commande l'accès impair au triage), qui attendait une loc HLP, histoire d'aller chercher le Picasso, garé en coupure au dépôt.

il tombait des cordes, mais alors, bien-bien !

je demande au mécano titulaire : "tu peux me le laisser, celui-là ? j'ai un œuf à peler avec lui !"

réponse du titulaire : "c'est toi le patron, t'es au manche !"

arrêt au pied du carré (ouvert vers le triage), et là :

- "ouais ?"

- tu peux m'emmener au dépôt ?"

- "nan !"

- "pourquoi ?"

- "tu ne te rappelles pas comment tu m'as viré comme un malpropre du couloir de la couchette du 3626 en novembre 1976 ?

- "....... !"

- "et ben t'iras à pince..."

et je démarre, en laissant le pékin sous la flotte comme un con... mon mécano hilare : "t'as bien raison, c'est un con qui nous fait souvent chier quand on est en voiture..."

non mais !

la vengeance est un plat qui se mange froid...

ben là, c'était froid ET humide !

:cool:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

novembre 1976, plus que quelques semaines d'armée à finir à Brest...

un vendredi soir, enfin une perm de 48h00, direction Paris, et la maison !

problème : le 3626 est plein ras la gueule ! la SNCF, une fois de plus, n'a pas anticipé le retour de l'Escadre de l'Atlantique, avec son porte avions, ses escorteurs, avisos, et BSL... ça fait beaucoup, beaucoup de monde...

et comme la compo n'a pas été renforcée, pas question d'avoir une couchette ! galère !

sans compter que dans certaines voitures, des libérables fêtent leurs quilles avec des "zérooooooo" tonitruants, et des packs de bière au large... ambiance !

avec un pote, on parcours le train en cherchant un coin où se poser, et essayer de pioncer : Paris Montparnasse est à plus de 600 bornes, on n'y est pas encore...

enfin, on arrive dans une voiture calme : une OCEM couchette de 1ère, et ses couloirs moquettés !

on s'installe par terre, sans faire de foin, à défaut de mieux...

hélas !

un contrôleur se pointe, du genre hargneux, et nous vire de là avec pertes et fracas ! vu le barouf qu'il a fait, serais pas étonné que des dormeurs ont dû être réveillés par ses vociférations imbéciles...

on a eu beau lui expliquer que le train était archi bondé, et qu'on voulait juste pioncer un peu, macache ! buté comme une mule...

attends un peu mon bonhomme... toi, je t'ai bien photographié, je vais pas te louper !

je savais qu'avec mon embauche à Trappes, en janvier suivant, j'avais des chances de retomber sur cet abruti...

et ça n'a pas loupé !

j'ai attendu l'hiver 1978 pour ça, mais ma vengeance fut bien mouillée et bien froide :

à Trappes, il y avait une navette assurée en Picasso entre la gare et le dépôt, situé en plein cœur du triage, assez loin. et comme pour cette navette, il fallait bien un agent de train...

je rentrais d'une longue tournée comme AICR sur la GC avec une 25500 HLP, et j'étais au manche.

je reconnais mon con-trôleur au pied du carré en bout de quai en gare de Trappes (qui commande l'accès impair au triage), qui attendait une loc HLP, histoire d'aller chercher le Picasso, garé en coupure au dépôt.

il tombait des cordes, mais alors, bien-bien !

je demande au mécano titulaire : "tu peux me le laisser, celui-là ? j'ai un œuf à peler avec lui !"

réponse du titulaire : "c'est toi le patron, t'es au manche !"

arrêt au pied du carré (ouvert vers le triage), et là :

- "ouais ?"

- tu peux m'emmener au dépôt ?"

- "nan !"

- "pourquoi ?"

- "tu ne te rappelles pas comment tu m'as viré comme un malpropre du couloir de la couchette du 3626 en novembre 1976 ?

- "....... !"

- "et ben t'iras à pince..."

et je démarre, en laissant le pékin sous la flotte comme un con... mon mécano hilare : "t'as bien raison, c'est un con qui nous fait souvent chier quand on est en voiture..."

non mais !

la vengeance est un plat qui se mange froid...

ben là, c'était froid ET humide !

:cool:

J'adore tes anecdotes TRAM, continue d'en poster plein comme ça lotrela

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Merci papy !  okok

En cherchant bien dans le forum, on doit sûrement la retrouver car il me semble l'avoir déjà lue quelquepart...  

Oui moi aussi.

C'est du réchauffé ça... mais on ne s'en lasse pas. mdrmdr

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité TRAM21

Merci papy !  :Smiley_01:

En cherchant bien dans le forum, on doit sûrement la retrouver car il me semble l'avoir déjà lue quelquepart... xan1.gif 

ailleurs, oui ! mais pas ici... :Smiley_01:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Ca me rappelle lorsque nous faisions des remontes sur Paris-Est, quand j'ai laissé un CTT sous des trombes d'eau , CTT qui m'avait engueulé quelques temps avant parce que je m'étais arrêté à La Villette pour laisser monter des gars allant à Paris-Est

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité technicentre

je plussoie il faut le mettre sur le blog c'est une belle anecdote !

Toujours la petite histoire pour egayer sa journée !

Remarque, moi, ça me rappelle un gars de Chatillon qui habitait au Mans: Un matin après une nuit de boulot, il se pointe à la cabine d'un TGVA pour rentrer en cabine. Le mécano le fout dehors avant même qu'il n'ait eu le temps de trop se présenter... Le collègue se présente donc au chef de train pour voyager en voiture... Sauf qu'il entend un mec qui le ratrappe et qui commence à lui demander des renseignements sur un léger problème qu'il avait en cabine... Le collègue a envoyé chier l'autre en lui rappelant qu'il venait de le foutre à la porte... Lorsqu'il y a échange de bons procédés, les bonne srelations entre collègues sont plus faciles :)lotrela lotrela
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le coup de l'arroseur arrosé quoi mdrmdr

Dans le même style, une anecdote villeneuvoise :

il faut savoir qu'à Lyon, le trajet entre "la Guille P4" et le dépôt de la Mouche est relativement long et pénible à pied le soir, donc il est (était ?) de coutume que les trains avançant à vitesse réduite dans les parages ('me rappelle plus le nom des voies) s'arrêtent pour prendre les collègues qui remontent vers le dépôt.

Un soir, un Villeneuvois remontant le faisceau fait signe à un train pour monter avec. Le conducteur lui répond, sans s'arrêter, par un magistral bras d'honneur. Bien, bien, bien... bigbisous

Or, au bout de quelques centaines de mètres, le train s'arrête à un carré à l'entrée de Lyon-chépakoi. Le Villeneuvois arrive (toujours à pied, donc) au niveau de la queue du train et lui tire le Rb d'arrêt CG et continue son chemin. Il croise le conducteur du train à la recherche de la fuite CG et lui fait un grand sourire (mdrmdr) et, arrivé à hauteur de la loc, monte dans celle-ci.... Et vide la sa coche du collègue par terre !!! Et redescend pour continuer jusqu'au dépôt de la Mouche l'air de rien...

Modifié par Roukmoute
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité SNCF 21

Dans le même style, une anecdote villeneuvoise :

il faut savoir qu'à Lyon, le trajet entre "la Guille P4" et le dépôt de la Mouche est relativement long et pénible à pied le soir, donc il est (était ?) de coutume que les trains avançant à vitesse réduite dans les parages ('me rappelle plus le nom des voies) s'arrêtent pour prendre les collègues qui remontent vers le dépôt.

Un soir, un Villeneuvois remontant le faisceau fait signe à un train pour monter avec. Le conducteur lui répond, sans s'arrêter, par un magistral bras d'honneur. Bien, bien, bien... bigbisous

Or, au bout de quelques centaines de mètres, le train s'arrête à un carré à l'entrée de Lyon-chépakoi. Le Villeneuvois arrive (toujours à pied, donc) au niveau de la queue du train et lui tire le Rb d'arrêt CG et continue son chemin. Il croise le conducteur du train à la recherche de la fuite CG et lui fait un grand sourire ( mdrmdr ) et, arrivé à hauteur de la loc, monte dans celle-ci.... Et vide la sa coche du collègue par terre !!! Et redescend pour continuer jusqu'au dépôt de la Mouche l'air de rien...

Bien qu'il ait eu affaire à un con, le gars de VSG l'est tout autant ...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bien qu'il ait eu affaire à un con, le gars de VSG l'est tout autant ...

...Dit le Dijonnais... lotrela

:Smiley_06: :Smiley_06: :Smiley_06:

Ce n'est rien, humour de Villeneuvois...'Faut pas rebondir...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Une autre d'un villeneuvois, mais avec son DPx ligne cette fois... C'était il y a une dizaine d'années

Le dit ADC a eu un "évènement conduite" (bibibibibibip.... Pschhhhhhhhh)... Sur ce, suite au traitement de l'incident par son Dpx, ce dernier parle un peu trop (fort) dans la salle des CTT et, comme il y a toujours des oreilles qui trainent, les propos sont rapportés à l'ADC...

Quelques jours plus tard, le DPx choist d'accompagner ce conducteur sur un ME de nuit entre Perrache Marchandise et Villeneuve. Le voyant arriver, l'ADC lui dit: "C'est toi ou moi sur la loc, mais pas les deux. T'es un escargot: tu baves, tu rampes et t'as pas de couill*s. Comme c'est mon train, tu rentres à pied". Et le DPx est resté planté à 2h du mat à LPM.... Les connaisseurs apprécieront l'endroit. Retour à Villeneuve par le 1er TGV à 5h46....

Depuis, le DPx a été muté, l'ADC est en retraite....

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité TRAM21

ça me rappelle une histoire dans le même genre :

un CTRA, du genre "trouillou" et un peu pénible à ce niveau, accompagne un de ses vieux mécanos du 122 de Perrigny, sur un patachon Perrache 2 - Gevrey, avec une BB 8100.

le CTRA n'arrêtait pas de faire chier le mécano :

- "attention, tu vas bouffer le trait"

- "attention, y a le TIV de chantier bientôt"

- "attention..."

à un moment, le mécano ne tient plus, donne un magistral coup de rabot, et s'arrête juste en face du BV de Uchizy...

et intime l'ordre à son CTRA de descendre, "sinon je t'en colle une !!!"

il était pas loin de 4h00 du matin !

le lendemain, le mécano alla voir le chef de dépôt pour lui demander de changer de chef...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Une autre d'un villeneuvois, mais avec son DPx ligne cette fois... C'était il y a une dizaine d'années

Le dit ADC a eu un "évènement conduite" (bibibibibibip.... Pschhhhhhhhh)... Sur ce, suite au traitement de l'incident par son Dpx, ce dernier parle un peu trop (fort) dans la salle des CTT et, comme il y a toujours des oreilles qui trainent, les propos sont rapportés à l'ADC...

Quelques jours plus tard, le DPx choist d'accompagner ce conducteur sur un ME de nuit entre Perrache Marchandise et Villeneuve. Le voyant arriver, l'ADC lui dit: "C'est toi ou moi sur la loc, mais pas les deux. T'es un escargot: tu baves, tu rampes et t'as pas de couill*s. Comme c'est mon train, tu rentres à pied". Et le DPx est resté planté à 2h du mat à LPM.... Les connaisseurs apprécieront l'endroit. Retour à Villeneuve par le 1er TGV à 5h46....

Depuis, le DPx a été muté, l'ADC est en retraite....

C'était pas un passionné d'aviation ?

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité Gnafron 1er

Dans le même style, une anecdote villeneuvoise :

il faut savoir qu'à Lyon, le trajet entre "la Guille P4" et le dépôt de la Mouche est relativement long et pénible à pied le soir, donc il est (était ?) de coutume que les trains avançant à vitesse réduite dans les parages ('me rappelle plus le nom des voies) s'arrêtent pour prendre les collègues qui remontent vers le dépôt.

Un soir, un Villeneuvois remontant le faisceau fait signe à un train pour monter avec. Le conducteur lui répond, sans s'arrêter, par un magistral bras d'honneur. Bien, bien, bien... koiquesse

Or, au bout de quelques centaines de mètres, le train s'arrête à un carré à l'entrée de Lyon-chépakoi. Le Villeneuvois arrive (toujours à pied, donc) au niveau de la queue du train et lui tire le Rb d'arrêt CG et continue son chemin. Il croise le conducteur du train à la recherche de la fuite CG et lui fait un grand sourire (lotrela) et, arrivé à hauteur de la loc, monte dans celle-ci.... Et vide la sa coche du collègue par terre !!! Et redescend pour continuer jusqu'au dépôt de la Mouche l'air de rien...

Gnafron 1er l'aurait bien nommé Ministre de la Justice de son Comté . !

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...