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Le Web des Cheminots

En couverture de Politis : "Les dix scandales de la SNCF"


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Un titre "d'accroche" de plus contre la SNCF, bien souvent sous le feu des projecteurs, ces derniers temps....

..si au moins la vulgarisation se voulait "educative" sur ce qu'etait la SNCF de services, et sur ce qu'elle est désormais, commerciale et de profits....afin de depasser le sensationnalisme, et de bien montrer le froid cynisme managerial, très bien incarné par le directeur de SNCF Logistics, dans le dernier Cash Investigation....

..les lecteurs seraient ils en capacité de comprendre ???...j'ai de fort doutes....

Fabrice

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La page d'accueil de l'article en ligne sur le site Politis commence par :

ATZpx3iTqk73AAAAAElFTkSuQmCC

Le reste est réservé aux abonnés (je ne le suis pas) ou à lire dans le numéro papier.

Je n'ai pas eu l'occasion de l'avoir en main. Je n'ai donc, pour le moment, aucun avis sur le contenu. Je comptais un peu sur celui des contributeurs habituels de ce forum pour me faire une première idée. C'est vrai que souvent le lecteur lambda ne comprend pas tout. Mais nous-mêmes cheminots ne sommes pas toujours très bons pour vulgariser certaines choses. A priori, Politis est plutôt pour le service public, le statut, les prix pas chers, tout ça... Rien à craindre, ce n'est ni BFM ni TF1 pour ne citer que les médias les plus souvent décriés ici. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des erreurs grossières ou des approximations. Mais attendons d'avoir lu.

Si j'ai bien compris, il s'agit d'une nouvelle formule de Politis. Que la SNCF fasse la couverture du premier numéro de cette nouvelle formule n'est sans doute pas un hasard.

 

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Il y a 14 heures , Fabr a déclaré:

Un titre "d'accroche" de plus contre la SNCF, bien souvent sous le feu des projecteurs, ces derniers temps....

..si au moins la vulgarisation se voulait "educative" sur ce qu'etait la SNCF de services, et sur ce qu'elle est désormais, commerciale et de profits....afin de depasser le sensationnalisme, et de bien montrer le froid cynisme managerial, très bien incarné par le directeur de SNCF Logistics, dans le dernier Cash Investigation....

..les lecteurs seraient ils en capacité de comprendre ???...j'ai de fort doutes....

Fabrice

Effectivement il y a beaucoup à choses à dire sur certains "journallistes". Mais il ne faut pas non plus dans les mêmes travers qu'eux : préjugés, manque d'investigation, absence totale de neutralité et d'objectivité...

 

Concernant Politis, je n'ai pas lu l'article (j'essaierai à la médiathèque par chez moi). Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Politis est un titre (très) engagé à gauche (pas celle à la sauce PS !) ; donc à priori on ne peut pas suspecter ce titre de taper sur du cheminot.   Par contre, cet engagement politique peut, aux yeux de certains, faire passer Politis comme un média extrêmement partial. Bizarrement ces mêmes personnes n'ont pas le même avis concernant l'Express ou le Point...

Mais bon j'attends de lire l'article avant de me prononcer. Je ne pense pas que Politis, qui en est à son énième plan de sauvetage, ait décidé d'avoir une ligne éditoriale similaire à celle d'un tabloid pour relancer ses ventes.

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Le sujet de Politis a sans doute été repris dans la revue de presse SNCF et certains (actifs) y auront donc eu accès.

Pour les autres, je me contente de lister ici ces fameux "dix scandales" selon ce mensuel. Pour ceux qui ne situent pas ou ne connaissent pas, la ligne éditoriale est plutôt positionnée du côté de la gauche radicale (gauche antilibérale et écologiste selon Wikipédia).

1) Des tarifs à s'arracher les cheveux. Un algorithme fixe les prix en fonction du marché.

2) Le désengagement de l'Etat.

3) Classe contre classe (sont évoquées ici les offres alternatives dégradées  par rapport au service de base attendu de la SNCF service public : Ouigo, TGVpop, Izy).

4) Les retards.

5) Des cartes de réduction très réduites (critique des offres commerciales contingentées).

6) La sécurité, oubliée de la dérégulation (l'article s'appuie sur les conclusions que le mensuel retient de l'accident de Brétigny).

7) Lignes à grande vitesse : la gabegie des partenariats public-privé.

8) Disparition des trains de nuit.

9) L'autocar, une concurrence déloyale.

10) La fermeture et/ou la désertification des gares.

Un encadré : "Libéralisation, le statut de cheminot dans le viseur".

Un article complémentaire : "Une certaine idée du service public. La question de l'ouverture à la concurrence divise les associations de consommateurs. En jeu, l'avenir du transport de voyageurs". Il s'agit d'une interview croisée de Mathieu Escot, responsable des études au sein de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir ? et de Guy Beauné, secrétaire national d'INDECOSA, l'association de consommateurs de la CGT. Pour info, Guy Beauné est cheminot.

 

 

Modifié par PLANONYME
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  • 2 semaines plus tard...

J'ai emprunté ce numéro de "Politis" à la médiathèque.

Comme prévu, vu le côté "militant" de ce média, les articles n'étaient pas du genre à "taper que du cheminot". Mais plutôt des articles très explicatifs, malgré quelques approximations. Par contre, un connaisseur et/ou un professionnel du monde ferroviaire n'y apprendront sans doute pas grand chose.

Comme je l'ai écrit plus haut, ce titre étant très engagé politiquement, certains bien-pensants l'accusent facilement de ne pas écrire des articles objectifs. Alors que ce titre a une diffusion plutôt confidentielle et comme si le Point ou l'Express étaient des titres d'une neutralité et d'une objectivité exemplaires...

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Sur 31/3/2016 at 08:56 , PLANONYME a déclaré:

Le sujet de Politis a sans doute été repris dans la revue de presse SNCF et certains (actifs) y auront donc eu accès.

Pour les autres, je me contente de lister ici ces fameux "dix scandales" selon ce mensuel. Pour ceux qui ne situent pas ou ne connaissent pas, la ligne éditoriale est plutôt positionnée du côté de la gauche radicale (gauche antilibérale et écologiste selon Wikipédia).

1) Des tarifs à s'arracher les cheveux. Un algorithme fixe les prix en fonction du marché. Yield Management. Appliqué dans tous les modes de transport libéralisés

2) Le désengagement de l'Etat. Dénoncé depuis des lustres par les syndicats et de nombreuses associations d'usagers

3) Classe contre classe (sont évoquées ici les offres alternatives dégradées  par rapport au service de base attendu de la SNCF service public : Ouigo, TGVpop, Izy). L'appauvrissement général de la population conduit à "innover" en réinventant la 3è classe. Là encore, vive la libéralisation à outrance ou le social laisse la place à la rentabilité et surtout au profit

4) Les retards. Comme dans tout mode de transport, et dans tous les pays.... Seulement, un ICE en retard en Allemagne, on n'en parle pas chez nous

5) Des cartes de réduction très réduites (critique des offres commerciales contingentées). L'évolution est la même que les programmes de fidélisation des compagnies aériennes dont les avantages se réduisent comme peau de chagrin année après année

6) La sécurité, oubliée de la dérégulation (l'article s'appuie sur les conclusions que le mensuel retient de l'accident de Brétigny). Rentabilité et profit ne font pas bon ménage avec la sécurité. Il y a fort longtemps que les acteurs du terrain tirent le signal d'alarme

7) Lignes à grande vitesse : la gabegie des partenariats public-privé. Nationalisation des pertes, privatisation des bénéfices. Tel en sera le résultat. Faire du chemin de fer, ça ne s'invente pas

8) Disparition des trains de nuit. Consécutive au yield management: appauvrir l'offre pour gonfler les prix des trafics qui resteront. Réduction des couts liés aux manoeuvres, et utilisation trop faible des locomotives et voitures dédiées à ces trafics. Ca aussi, c'est dénoncé depuis longtemps

9) L'autocar, une concurrence déloyale. Et qui arrange bien tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne veulent plus voir de trains soit disant si chers....

10) La fermeture et/ou la désertification des gares. La encore, juste une notion de profit et de rentabilité avant de penser "service public"

Ces 10 "scandales" sont dénoncés depuis le début des années 90 pour certains..... Mais ils ne sont que l'héritage du traité de Maastricht (vote du référendum en 1992) qui parlait des fameux "paquets ferroviaires", de la dédicace des moyens humais et matériel par activité, et surtout une séparation comptable même au sein d'une même entreprise, des divers flux d'activités. Cette même comptabilité devait aussi à minima être à l'équilibre financier, ce qui condamnait à mort le "service public" tel qu'on le concevait jusqu'alors.... Le traité de Maastricht ouvrait aussi la voie à la libéralisation du transport, que tous les analystes s'accordent à dire qu'elle a plus été néfaste socialement que profitable pour les salariés du transports aériens sur les 40 dernières années....

Modifié par CRL COOL
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"9) L'autocar, une concurrence déloyale " Et qui arrange bien tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne veulent plus voir de trains soit disant si chers...."

 

Ca a bon dos tout cela.Et oui le train est beaucoup trop cher pour les gens sans passes droits.Quoi, il faudrait interdire le covoiturage par dessus le marché pour votre bien être ?Les entreprises se doivent d'être compétitives à notre époque et il ne doit plus exister de bonnes planques, c'est une question d'égalité de traitement entre tous les français.Désolé pour pour tous ces gros mots qui vont être supprimés par la modération je ne me fais pas la moindre illusion..

Si on veut remplir les trains davantage et ne pas supprimer des lignes il faut être COMPETITIF.Et augmenter la productivité des agents.Encore un gros mot supplémentaire.

 

 

 

Modifié par gobsec
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Il y a 1 heure , gobsec a déclaré:

"9) L'autocar, une concurrence déloyale " Et qui arrange bien tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne veulent plus voir de trains soit disant si chers...."

 

Ca a bon dos tout cela.Et oui le train est beaucoup trop cher pour les gens sans passes droits.Quoi, il faudrait interdire le covoiturage par dessus le marché pour votre bien être ?Les entreprises se doivent d'être compétitives à notre époque et il ne doit plus exister de bonnes planques, c'est une question d'égalité de traitement entre tous les français.Désolé pour pour tous ces gros mots qui vont être supprimés par la modération je ne me fais pas la moindre illusion..

Si on veut remplir les trains davantage et ne pas supprimer des lignes il faut être COMPETITIF.Et augmenter la productivité des agents.Encore un gros mot supplémentaire.

C'est quoi ton travail qu'on puisse le critiquer aussi ?

PS : la figure de style trollistique de gnagnagna ces mots vont être effacés par la modération je ne me fais pas d'illusion est d'une inélégance...

Modifié par Roukmoute
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Humm !

Lorsque Gobsec évoque un problème de productivité, il me semble qu'il exprime une opinion.

On peut être d'accord (ou pas) avec lui.

Mais si à chaque fois qu'on n'est pas d'accord avec quelqu'un on le traite de Troll, qu'est ce qu'on est ?

J'imagine que lorsque Jean Jaurès était l'un des rares français a être contre la guerre de 14, alors que tout le monde criait "à Berlin, à Berlin", certains le qualifiaient de " Troll"...

 

 

 

Post Scriptum :

Ce message évoquant le conflit franco allemand de 1914 (et non pas 1939 !) est certifié "Point Godwin free"

Modifié par Mak
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il y a 20 minutes, Mak a déclaré:

Humm !

Lorsque Gobsec évoque un problème de productivité, il me semble qu'il exprime une opinion.

On peut être d'accord (ou pas) avec lui.

Mais si à chaque fois qu'on n'est pas d'accord avec quelqu'un on le traite de Troll, qu'est ce qu'on est ?

J'imagine que lorsque Jean Jaurès était l'un des rares français a être contre la guerre de 14, alors que tout le monde criait "à Berlin, à Berlin", certains le qualifiaient de " Troll"...

 

 

 

Post Scriptum :

Ce message évoquant le conflit franco allemand de 1914 (et non pas 1939 !) est certifié "Point Godwin free"

Résumer le coût du transport ferroviaire à un seul manque de compétitivité de la SNCF et de ses salariés, c'est du trollisme ;

profiter d'un sujet qui ne s'y prête pas pour déverser un fiel anti-cheminots SNCF, c'est du trollisme ;

n'exister sur le forum que pour dire tout le mal qu'on pense des cheminots SNCF (heureusement à petite dose pour l'instant), c'est du trollisme ;

enfiler les poncifs sur une supposée réalité économique dans laquelle il faudrait forcément faire du moins-disant social pour survivre, c'est du trollisme.

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il y a 42 minutes, Mak a déclaré:

Humm !

Lorsque Gobsec évoque un problème de productivité, il me semble qu'il exprime une opinion.

On peut être d'accord (ou pas) avec lui.

toutes les opinions sont recevables ... à une condition à mes yeux, qu'il y ait des arguments derrière. Sinon, si c'est une répétition directe de vu à la télé ça n'a pas plus de valeur qu'une réclame de Lidl. (marque choisie presque au hasard) ....

Modifié par 5121
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Il y a 1 heure , Mak a déclaré:

Humm !

Lorsque Gobsec évoque un problème de productivité, il me semble qu'il exprime une opinion.

On peut être d'accord (ou pas) avec lui.

Mais si à chaque fois qu'on n'est pas d'accord avec quelqu'un on le traite de Troll, qu'est ce qu'on est ?

J'imagine que lorsque Jean Jaurès était l'un des rares français a être contre la guerre de 14, alors que tout le monde criait "à Berlin, à Berlin", certains le qualifiaient de " Troll"...

 

 

 

Post Scriptum :

Ce message évoquant le conflit franco allemand de 1914 (et non pas 1939 !) est certifié "Point Godwin free"

Un avis sur le trollisme donné par quelqu'un adepte lui même du trollisme régulièrement. C'est un comble. Quoi que... Qui de mieux placé qu'un troll pour en parler ? ;)

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Il y a 22 heures , Roukmoute a déclaré:

Résumer le coût du transport ferroviaire à un seul manque de compétitivité de la SNCF et de ses salariés, c'est du trollisme ;

.

Lorsque que Gobsec pointe du doigt le manque de compétitivité de la SNCF, ce n'est pas une caricature, il évoque un réel problème.

Là où je ne suis pas d'accord avec lui c'est que ce manque de compétitivité n'est pas dû aux agents de la base qui travaillent durement et souvent dans des conditions dangereuses, mais plutôt à l'organisation même de la SNCF avec une hiérarchie pléthorique.

Comme toute Administration, donc dirigée directement par le pouvoir politique (par un Préfet et non pas un chef d'entreprise) et avec un objectif, non pas commercial, mais politique : faire de la communication

- en faisant croire qu'on diminue le chômage (en employant par exemple des emplois jeunes dans les gares qui ne servent à rien ou à pas grand-chose),

- faire de la communication en faisant rouler à grands frais des autoroutes ferroviaires, pour masquer le désengagement massif de l'État envers le fret ferroviaire

donc oui on aboutit à un manque de productivité, qui n'est bien sûr pas dû aux salariés de base, mais au fait que cette entreprise est prise en otage par le personnel politique pour servir leurs ambitions politiques personnelles (se maintenir au pouvoir) fusse au détriment de l'intérêt national...

Modifié par Mak
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la chasse aux postes "inutiles", ou devenus sans objet, ne saurait se limiter à la seule execution.....le manque d'agents sur le terrain est flagrant, mais il doit l'être tout autant dans la hierarchie intermediaire: ex postes CTT à la traction...

..après, qu'il puisse exister en haute direction des postes à "copains, copines...", c'est fort possible, mais sans doute pas à un niveau oberrant la productivité générale mesurée à l'echelle de l' entreprise.. ce que nous dit Mak etait une verité d'il y a déjà, une ou deux décennies.....

..par contre que les dits copains copines appliquent la politique anti rail, si chère à leur hauts prescripteurs, ça n'est que renvoi d'ascenceur.....et obligations de subornation contractuelle....

 

Fabrice

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