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Le Web des Cheminots

Interdiction de prendre le train pour Sarkozy


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L'explication donnée par G. Pépy

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pepy-ne-veut-pas-de-sarkozy-a-bord-de-ses-trains_258285.html

Pepy ne veut pas de Sarkozy à bord de ses trains

Selon une vieille réglementation, tout déplacement du chef de l'Etat en train doit s'accompagner d'un contrôle des ponts du réseau ferroviaire. Un dispositif extrêmement coûteux et compliqué à mettre en place.

La SNCF "ne souhaite pas vraiment" transporter le président de la République, Nicolas Sarkozy, car une réglementation vieille de 60 ans impose dans ce cas... de faire garder tous les ponts du réseau ferrroviaire, a indiqué mardi le PDG de l'entreprise, Guillaume Pepy.

Interrogé sur France Inter quant à un éventuel désamour pour le rail du chef de l'Etat, qui effectue l'essentiel de ses trajets en avion, le patron de la SNCF a expliqué qu'au contraire, M. Sarkozy lui avait "plusieurs fois demandé ou proposé de prendre le train".

"Cela ne s'est pas fait. Quand il prend l'avion, les mesures de sécurité sont très simples à prendre. Quand il prend le train, la réglementation, c'est qu'il faut que chaque pont soit gardé par la gendarmerie", a-t-il expliqué.

"Donc on ne le souhaite pas vraiment parce que cela entraînerait une mobilisation de forces de police extraordinaire", a ajouté M. Pepy, précisant que la règlementation en cause datait de soixante ans.

Début des années 1980, peut-être en 1984, pour un anniversaire sur les plages du débarquement, un train présidentiel a circulé sur la ligne de Paris Caen. François Mitterrand, président de cette époque, devait voyager soit en train, soit en avion soit en voiture. Le train présidentiel a bien circulé mais nous n'avons jamais su si Mitterrand voyageait réellement à bord. A l'époque les effectifs de l'équipement le permettaient, tous les accès devaient être gardés par un ou deux agents renforcés par les forces de police. Les passages à niveau, il y en avait pléthore à l'époque, devaient être fermés 10 minutes avant l'heure de passage du train ; les ponts, les tunnels et les accès aisés étaient également gardés.

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pour ce type de train, le / les conducteurs sont plutôt des "chefs conducteurs" qui déconnectent les systèmes, tels que contrôle de vigilance, contrôle de vitesses...

ce qui a pour objectif de réduire à rien les contraintes de dysfonctionnements de ces outils....

est-ce le respect des règles sécurité ?

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Invité SNCF 21

pour ce type de train, le / les conducteurs sont plutôt des "chefs conducteurs" qui déconnectent les systèmes, tels que contrôle de vigilance, contrôle de vitesses...

ce qui a pour objectif de réduire à rien les contraintes de dysfonctionnements de ces outils....

est-ce le respect des règles sécurité ?

heuuu ... c'est quoi cette connerie ???? D'où tu tiens ça ??

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heuuu ... c'est quoi cette connerie ???? D'où tu tiens ça ??

Quelques precisions ne seraient pas en effet inutiles...

Cependant, celà ressemble beaucoup au pendant routier de l'escorte d'ouverture chargée de s'assurer que la route est libre et le restera, quel que soit la signaletique ou les regles de priorité. le risque etant bien celui de l'attentat facilité par arrêt des vehicules....

Ce qu'oublie cette logique, c'est sans nul doute la présence de la police politique ou renseignements, au sein des differents postes du parcours, chargés de la manoeuvre des signaux, voire la declinaison loufoque d'un SES "contrôlé" dans chaque armoire de canton en Block automatique....

De quoi mobiliser tous les effectifs nationaux...lotrela

Le mieux si vraiment le Chef de l'Etat veut prendre le rain, c'est incognito, en cabine avec Pepy et CTT... Pour peu qu'ils tombent sur un mecano assez vif, et c'est ambiance assurée...

Puis bon, un peu de taf pour les pilotes, je ne vais surtout pas m'en plaindre....mdrmdr

Fabrice

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Il y a 60 ans...

les Gares devaient être volets fermés au passage du train présidentiel

rien ne devait traîner sur les quais (pot de fleurs et autre chariot à bagages...)

le chef de Gare devait se tenir au garde-à-vous le quai

Les Cheminots qui refusaient et ils furent nombreux en particulier lors du voyage du grand Charles entre Paris et Nantes

ils étaient remplacés et sanctionnés...à coup de 1/12ème de PFA de retenue

les voies entre les gares étaient surveillées

et les gendarmes devaient même contrôler que les tire-fonds étaient bien en place sur les traverses...

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Invité necroshine

Il y a 60 ans...

les Gares devaient être volets fermés au passage du train présidentiel

rien ne devait traîner sur les quais (pot de fleurs et autre chariot à bagages...)

le chef de Gare devait se tenir au garde-à-vous le quai

Les Cheminots qui refusaient et ils furent nombreux en particulier lors du voyage du grand Charles entre Paris et Nantes

ils étaient remplacés et sanctionnés...à coup de 1/12ème de PFA de retenue

les voies entre les gares étaient surveillées

et les gendarmes devaient même contrôler que les tire-fonds étaient bien en place sur les traverses...

Et tout ça pour quelqu'un qui ne paie pas son billet en plus !!! nonmais

Alors qu'on part a la chasse envers les fraudeurs!!! :blush:

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Invité technicentre

Moi, j'ai vécu de relativement près les voyages de présentation et inauguraux du TGVA...

Pour le voyage de présentation du TGVA, Oui, Tonton était bien à bord, assis dans la R3, au mileu d'enfants d'une classe, peut-être du Mans...

Pourquoi la R3? Parce que les antennes des publiphones de la R3 et de la R4 étaient équipées de cables spéciaux (que j'ai confectionné, d'un côté) et reliés à un système spécifique que je n'ai jamais vu.

Qui conduisait le train? Si je me rappelle bien, totu les conducteurs d'essai étaient présents, surement accompagnés. Il y avait plusieurs rames (3 en tout) qui roulaient ce jour là. Nous ne savions pas dans quel ordre et la marche d'ouverture de ligne s'est fait à 40 à l'heure au lieu des 160 habituels... Les pauvres paysans beaucerons s'amusant à venir arracher les portails d'accès aux voies à coups de tracteurs... Nous avons été parqués dans les bureaux avec interdiction de sortie avec pandores devant chaque porte le temps du déminage de chaque rame (2 heures) pendant que les quelques requis avaient le droit à une fouille au corps. Chaque rame était accompagné d'un commando de techniciens chosis parmi les non inscrits, du coup je ne faisais pas partie du jeu...

Puis, tout s'est passé le mieux du monde sauf au moment où Tonton est sorti de la cabine de pilotage: Un gros oiseau à fait exploser une des vitres de phare provoquant une bousculade du service de sécurité qui a extrait Tonton très rapidement vers les remorques de 1 ère (rame retournée). Autre victime, le JT de 13 h de France 2 devait montrer l'arrivée du TGV présidentiel au ras du nez... Plus possible avec le nez rouge sang et un carénage abîmé... Miterrand devait aussi sortir par la porte cabine mais cet indident ne fut pas possible pour les mêmes raisons...

Rien d'autre à signaler pour cette journée si ce n'est que le conducteur de la rame, invité par Tonton a manger à côté de lui, fut choqué par l'état du bonhomme qui ne pouavit parler tellement il souffrait la martyr mais en silence... Tout les gens qui l'ont approché de près ce jour là, en garde ce souvenir... Chapeau l'artiste...

Pour le train inaugural vers Bordeaux, là, ce fut un autre style... Les officiels n'ont jamais quitté Vaugirard sauf Delebard qui a du aller jusqu'à Massy.

Après, la rame était vide... Voila pourquoi elle a été envoyé en pâture aux manifestants qui bloquaient la voie un peu plus loin.

Roccard s'est assis pour la photo au poste de conduite, mais c'était à l'arrêt à Vaugirard.

Là aussi, c'étaient l'équipe des conducteurs d'essais qui étaient aux manches et la ligne était même pas gardée. Je l'ai crosié en allant manger et c'est là que j'ai vu Delebard en cabine avec d'autres pas identifiés car passage à VL...

Sinon, Mitterand adorait prendre le train au milieu des passagers normaux (il se foutait alors de la tronche de Léotard qui était pris dans un scandale d'utilisation d'avions du GLAM... Certe, les voisins avaient tous de belles vestes avec une grosse bosse, mais à part un nettoyage poussé, il voyageait incognito... Et le connaissant, tout les billets règlés par l'Elysée... Il a rendu aussi au service commercial les rames 16 et 325 que la SNCF avait offert à la présidence de la République pour d'éventuels voyages présidentiels. On peut aimer ou ne pas aimer le personnage... Mais tout de même, quelle classe...

Après, savoir quels équipements étaient actifs lors des voyages spéciaux? Quel intérêt à les déconnecter alors qu'ils servaient à espacer les rames? C'est sur que le PAR était sous surveillance, ce qui est normal... Normal aussi qu'il n'y ait pas beauocup de trains commerciaux ce jour là, vu les foules présentes... Pour le reste, pour le train inaugural de Nantes où j'étais à côté du PDG de la SNCF, Jacques Fournier, aucune précaution, si ce nest que nous avons fermé les portes de notre rame en gare de Nantes car il y avait une autre rame en présentation dans la gare et une foule là aussi importante.

Là, étant en cabine, au retour, ordre fut donné à l'équipe de conduite (un mécano normal et un CTRA ancien de l'équipe des conducteurs d'essais) de battre le record de 1955... Après échange de lettres signées et contresignées, 2 commutateurs manoeuvrés par le chef mec en cabine après déplombage, il nous a promené jusqu'à 360 km/ h avec une rame non préparée, strictement de série. On a gagné moins de 10 minutes sur l'horaire prévu, un point c'est tout...

Le commutateur a été replombé à l'arrivée après essais simple du poste de pilotage.

Modifié par technicentre
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Rien d'autre à signaler pour cette journée si ce n'est que le conducteur de la rame, invité par Tonton a manger à côté de lui, fut choqué par l'état du bonhomme qui ne pouavit parler tellement il souffrait la martyr mais en silence... Tout les gens qui l'ont approché de près ce jour là, en garde ce souvenir... Chapeau l'artiste...

Un président de la République incapable de parler ? ça ferait presque envie, par les temps qui courent...

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L'explication donnée par G. Pépy

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pepy-ne-veut-pas-de-sarkozy-a-bord-de-ses-trains_258285.html

Début des années 1980, peut-être en 1984, pour un anniversaire sur les plages du débarquement, un train présidentiel a circulé sur la ligne de Paris Caen. François Mitterrand, président de cette époque, devait voyager soit en train, soit en avion soit en voiture. Le train présidentiel a bien circulé mais nous n'avons jamais su si Mitterrand voyageait réellement à bord. A l'époque les effectifs de l'équipement le permettaient, tous les accès devaient être gardés par un ou deux agents renforcés par les forces de police. Les passages à niveau, il y en avait pléthore à l'époque, devaient être fermés 10 minutes avant l'heure de passage du train ; les ponts, les tunnels et les accès aisés étaient également gardés.

Il nous avait fait aussi le coup pour un trajet de Paris à Strasbourg de nuit

Non seulement y avait du personnel des forces de l'ordre sur le parcours, mais les équipes d'astreintes étaient placées en différents endroits

Quelle nuit nous avions passé à attendre le passage du train, et finalement, en regardant les infos de 13h, nous avions vu qu'il était allé en avion

De même que le 10 novembre, il y avait ( je ne sais s'ils le font encore) le train qui amenait nos politique de Paris à Bar/Aube pour la commémoration de De Gaule à Colombey , là aussi les abords des voies étaient bien encombrés

Modifié par fabrice
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Sans inspection/filtrage, bien sûr qu'un type peut se ballader dans un train avec des sabres, ou autres choses.... Aprés, tout reside dans le but du type qui les transporte. Car dans l'immense majorité, c'est quand même monsieur tout le monde sans intentions paticulières de nuire.

Fabrice

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On m'a raconté l'histoire d'un cheminot, syndiqué probablement, qui travaillait dans les années 60 au poste de Monaco.

Un jour que le grand Charles devait aller à Monaco en train, toutes les précautions que vous avez évoquées ont été prises. Et même plus puisque, après avoir tracé l'itinéraire, notre cheminot a été éjecté du poste par les forces de l'ordre et les cadres qui craignaient un attentat.

Notre cheminot est donc allé sur le quai attendre qu'on veuille bien le laisser reprendre son poste.

A l'arrivée du train présidentiel, le général a salué tous les cheminots qui avaient conduit le train et ceux qui étaient présents sur le quai, dont le notre...

Extrait du dialogue :

- Le général : "Tiens, Richard, mais comment vas-tu?"

- Richard : "Très bien, mon général.

- "Et qu'est-ce que tu fais là?"

- "Les cadres et la police n'ont pas voulu que je reste dans le poste, par crainte d'une mauvaise manipulation probablement..."

- "Ah, les imbéciles!" Et le général lui sert la main chaleureusement, tout en rigolant.

Devant ce dialogue très cordial, les dirigeants SNCF sont venus lui tirer les vers du nez afin de comprendre pourquoi il avait eu le droit à cet entretien impromptu (eux n'avaient eu le droit qu'à une poignée de main très rapide).

- "Le général et moi, nous avons combattu les Allemands ensemble : je l'ai très bien connu à Londres pendant la Résistance!"

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Pour les amateurs de voyages présidentiels en train, à voir sur le site des archives de l'I.N.A. :

http://www.ina.fr/fresques/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00244/voyage-en-sarthe.html?video=Gaulle00244

A la fin de ce reportage de 1965, vous verrez le Général de Gaulle, Président de la République en exercice à l'époque, rentrer de son voyage officiel en train.

Ces images remontent à moins des 60 ans que Pepy à évoqués.

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  • 7 mois plus tard...

Changement d'habitude. Sarko prend le train, campagne électorale oblige

Embarquement agité gare du Nord pour le candidat Sarkozy en route vers Lille

Nicolas Sarkozy a provoqué une belle pagaille jeudi sur les quais de la gare du Nord avant de prendre le TGV qui doit le conduire à Tourcoing et Lille pour la visite d'un centre d'apprentissage et une réunion publique, a constaté une journaliste de l'AFP.

Sitôt arrivé dans le hall de la gare, le président candidat a été happé par une grappe de journalistes venus l'interroger au lendemain de ses annonces sur l'emploi et le travail, critiquées par son rival socialiste François Hollande, et la foule des curieux venus l'approcher ou le saluer.

Nicolas Sarkozy s'est déclaré "heureux" de pouvoir prendre le train, un moyen de transport qu'il a boudé depuis cinq ans pour des raisons de sécurité. "Je l'ai pris comme ministre et candidat, je l'ai pris je crois une fois comme président (...) mais les règles font qu'il faut garder chaque pont, alors j'y ai renoncé parce que c'était trop lourd", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat était monté à bord d'un TGV en septembre dernier pour inaugurer quelques dizaines de kilomètres ultra-sécurisés de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, qui doit relier à terme Strasbourg à Lyon.

Prévu au départ à 13h16, le train "présidentiel" s'est ébranlé avec une vingtaine de minutes de retard à la suite, selon la SNCF, d'une intervention des forces de l'ordre "pour cause de colis suspect".

Pour son déplacement de campagne dans le Nord, Nicolas Sarkozy est accompagné du ministre du Travail Xavier Bertrand et, surtout, de l'ex-ministre de la Justice Rachida Dati, dont c'est la première apparition publique avec le président depuis de longs mois.

Partie en guerre contre l'investiture du Premier ministre François Fillon dans la 2e circonscription de Paris qu'elle convoite en tant que maire du VIIe arrondissement, Mme Dati a été reçue lundi par le candidat de l'UMP à la présidentielle dans son QG de campagne et doit s'exprimer jeudi soir lors de sa réunion publique à Lille.

"Je n'ai jamais eu de difficulté avec le président, vous le savez bien", a assuré l'ancienne Garde des Sceaux à la presse avant de monter dans le train, "j'ai toujours soutenu ses réformes".

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Invité technicentre

Tu parles Charles... Il a même fait plus que les soutenir, ça lui a même couté un divorce...

Faut dire que la "dâme", selon des rumeurs, était une grande amie intime du couple présidentielle...

Comment ça, je suis mauvaise langue (pas elle, j'espère...)... C'est ce que disaient les commentaires officiels de l'époque...

Bon ben d'accord, je me casse, "pov'con" que je suis...

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Invité necroshine

Tu parles Charles... Il a même fait plus que les soutenir, ça lui a même couté un divorce...

Faut dire que la "dâme", selon des rumeurs, était une grande amie intime du couple présidentielle...

Comment ça, je suis mauvaise langue (pas elle, j'espère...)... C'est ce que disaient les commentaires officiels de l'époque...

Bon ben d'accord, je me casse, "pov'con" que je suis...

Tu parles de la dame qui confond Inflation et Fellation ???

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